jeudi 31 juillet 2014

Le taux de chômage de la zone euro en baisse au mois de juin 2014

Selon Eurostat, dans la zone euro,  le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 11,5% au mois de juin 2014. Il est en baisse par rapport au mois d'avril où le  taux est de 11,6% et par rapport à celui du mois de juin 2013 où il était de 12,0%. Le taux du mois de juin 2014 est le plus bas enregistré depuis septembre 2012. Dans l’Union européenne, le taux de chômage s’est établi à 10,2% au mois de juin 2014 en baisse par rapport au taux de 10,3% de mai 2014 et à celui de 10,9% de juin 2013. Il s’agit du taux le plus bas enregistré depuis mars 2012. Au mois de juin 2014, 25,005 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’Union européenne dont 18,412 millions dans la zone euro. Par rapport à mai 2014, le nombre de chômeurs a diminué de 198 000 dans l’UE28 et de 152 000 dans la zone euro. Comparé à juin 2013, le chômage a baissé de 1,537 million de personnes dans l’Union  et de 783 000 dans la zone euro.

Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche (5,0%), en Allemagne (5,1%) ainsi qu’à Malte (5,6%), et les plus élevés en Grèce (27,3% en avril 2014) et en Espagne (24,5%). Sur un an, le taux de chômage a baissé dans vingt-et-un États membres, a augmenté dans cinq autres et est resté stable aux Pays-Bas et en Suède. Les baisses les plus marquées ont été observées au Portugal (de 16,6% à 14,1%), en Hongrie (de 10,4% à 8,1% entre mai 2013 et mai 2014), en Irlande (de 13,6% à 11,8%) et en Espagne (de 26,2% à 24,5%), et les plus fortes hausses en Finlande (de 8,1% à 8,8%), au Luxembourg (de 5,9% à 6,3%) et en Autriche (de 4,7% à 5,0%).  En juin 2014, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 6,1%, en baisse par rapport au taux de 6,3% enregistré en mai 2014 et à celui de 7,5% de juin 2013.

mercredi 30 juillet 2014

Croissance de 4 % au 2ème trimestre : les Etats-Unis sont presque de retour !

Après un recul un peu plus faible que prévu du PIB au premier trimestre, -2,1 %, les Etats-Unis ont renoué avec la croissance au deuxième trimestre. Le taux de croissance a atteint 4 % soit plus que ce que les experts attendaient.

Les dépenses de consommation ont progressé de 2,5% après 1,2% au 1er trimestre, les dépenses de biens durables, comme les voitures ou les équipements électroménagers d’une durée de vie de plus de quatre ans, ont enregistré une hausse forte de  14%, au plus haut depuis 2009. La reconstitution des stocks a ajouté 1,66 point de croissance alors qu’un déstockage au premier trimestre en avait soustrait 1,16 point. Les exportations ont progressé de 9,5 % après une chute de 9,2 % mais les importations ont augmenté plus rapidement,+11,7%.

Compte tenu du plan de réduction des  dépenses publiques du gouvernement fédéral, ces dernières ont baissé de 0,8 % au deuxième trimestre, en revanche, les dépenses des  collectivités locales ont augmenté de  3,1%, soit la plus forte progression depuis le 2eème trimestre 2009.
Sur l'année 2014, la croissance devrait se situer  ne devrait pas atteindre 2 %. Les prévisions du FMI prévoient une croissance de 1,7 % après 1,9 % en 2013.  Par ailleurs, les résultats de l'emploi sont décevant avec seulement 218 000 emplois créés en juillet soit moins que prévu.
Il est donc trop tôt pour indiquer que les Etats-Unis sont de retour. Il faudra attendre un peu avant de diagnostiquer une véritable reprise.

Philippe Crevel interviewé sur BFM au sujet du défaut de paiement de l'Argentine


Stabilité de la confiance en zone euro et en France : pas de reprise à l'horizon

Pas de quoi fanfaronné, les enquêtes des différents instituts de conjoncture soulignent que le niveau de  confiance est restée stable en juillet en France comme en zone euro . Pour la Commission, l’indice du climat économique s’est inscrit à 102,1, en hausse de seulement 0,1 point par rapport au mois de juin. L’enquête signale que la reprise continue dans la zone euro. Son faible rythme reste toutefois un problème majeur pour entrevoir une reprise réelle de l'économie.

mardi 29 juillet 2014

L'assurance-vie, le come back ?

Philippe Crevel a publié un article sur le site Atlantico, article consacré à l'évolution de l'assurance-vie et à l'épargne des Français.

Lire l'article

L'investissement toujours faible en zone euro

Selon Eurostat et la Banque Centrale Européenne, au premier trimestre 2014, le taux d'investissement des entreprises a été de 19,3% dans la zone euro en baisse de 0,1 point par rapport au quatrième trimestre 2013. . Cette diminution est le résultat d’une baisse de l’investissement (-0,8%) et  d’une hausse de la valeur ajoutée brute (+0,2%). Avant la crise, en 2008, ce taux était nettement supérieur à 22 %. 

Pour l'Union européenne,  le taux d'investissement s’est établi à 19,5% au premier trimestre 2014, contre 19,4% au trimestre précédent. Il était de 23 % en 2008. 

samedi 26 juillet 2014

La lettre économique hebdomadaire N°85 du 26 juillet 2014

  • Le coin des Epargnants
  • Les affres de la zone euro
  • Un semestre à oublier pour la France
  • Le Royaume-Uni confirme et signe
  • Les Etats-Unis toujours pris entre deux feux
  • L'agenda de la semaine prochaine

mercredi 23 juillet 2014

Le déficit public à 2,7 % au premier trimestre au sein de la zone euro

Au premier trimestre 2014, selon Eurostat, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s'est élevé à 2,7% dans la zone euro  quasiment stable par rapport au quatrième trimestre 2013 (2,6%). Dans l'Union européenne, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a diminué, passant de 3,1% du PIB au quatrième trimestre 2013 à 1,9% du PIB au premier trimestre 2014, en grande partie due à des effets exceptionnels. la France est désormais très au-dessus de la moyenne européenne;

Au premier trimestre 2014, les recettes publiques totales se sont élevées dans la zone euro à 46,8% du PIB, contre 46,9% au quatrième trimestre 2013. Les dépenses publiques totales dans la zone euro se sont quant à elles établies à 49,5% du PIB, stables par rapport au trimestre précédent.

Au premier trimestre 2014, les recettes publiques totales dans l’UE28 représentaient 46,6% du PIB, contre 45,7% au quatrième trimestre 2013. Les dépenses publiques totales dans l’UE28 se sont quant à elles établies à 48,5%  du PIB, en baisse par rapport au trimestre précédent où elles se situaient à 48,8% du PIB.

Les économies attendues de la réformeinstitutionnelle

Philippe Crevel a répondu aux questions de la rédaction au sujet de la réforme institutionnelle et de ses conséquences budgétaires.

Lire l'interview

Climat des affaires stable au mois de juillet 2014

Selon l'INSEE, e climat des affaires reste stable en juillet. Il demeure inférieur à sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique du climat des affaires
Indicateur synthétique du climat des affaires
L’indicateur de retournement, en légère progression par rapport à juin, quitte la zone défavorable pour entrer dans celle indiquant une incertitude conjoncturelle.
Indicateur de retournement
Indicateur de retournement
Le solde sur l’activité passée se replie mais se situe à un niveau très proche de sa moyenne de longue période. Quant au solde correspondant aux perspectives personnelles, il baisse légèrement et se situe à un niveau inférieur à sa moyenne de long terme.
Tandis que les carnets de commandes globaux sont en légère hausse, les carnets étrangers sont stables. Néanmoins une majorité d’industriels continue à les considérer tous deux inférieurs à la normale.
Le solde sur les perspectives générales, qui représente l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, est quasi stable, à un niveau inférieur à sa moyenne de long terme.
Enfin, les stocks de produits finis sont stables à un niveau très proche de la normale.

samedi 19 juillet 2014

Europe 1 : C'est l'économie, cette semaine avec Philippe Crevel


Philippe Crevel a été interrogé le samedi 19 juillet 2014 dans le cadre de l'émission "C'est l'économie cette semaine" par Julian Bugier au sujet des 100 ans de l'impôt sur le revenu.

Ecouter l'émission (à partir de 32 minutes 30)

La lettre économique hebdomadaire N° 84 du 19 juillet 2014

Au sommaire de la lettre économique hebdomadaire  N°84 : 

  • Le coin des Epargnants : les taux au plus bas et l'attentisme de rigueur
  • La France, toujours  la recherche d'un nouveau souffle
  • Royaume-Uni, le temps reste au beau fixe
  • L'Allemagne n'est pas une île
  • L'euro pâtit de l'Europe
  • A suivre, la semaine prochaine




vendredi 18 juillet 2014

Europe, une balance courante toujours excédentaire

Bonne nouvelle, l'Union européenne conserve un confortable excédent pour les échanges courants à hauteur  de 25,4 milliards d’euros pour le premier trimestre 2014 et de e 45,9 milliards d’euros pour la balance des services. Certes, ce résultat est en baisse par rapport au dernier trimestre 2013, signe d'une reprise et de moindre entrées de capitaux en Europe. La zone euro obtient de meilleur résultat que l'ensemble de l'Unon


Lire la note d'Eurostat

mercredi 16 juillet 2014

Création d'entreprise en baisse au mois de juin (hors auto-entrepreneurs)

Selon l'INSEE, au mois de  juin, le nombre de créations d'entreprises en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) est stable par rapport au mois de mai ; 0,0 % y compris auto-entrepreneurs. Une baisse de 0,7 % est même enregistrée  pour le nombre de créations hors auto-entrepreneurs.
Le nombre cumulé de créations brutes au cours des trois derniers mois augmente par rapport aux mêmes mois un an auparavant (+2,0 %) et plus particulièrement pour les entreprises sous forme sociétaire (+5,8 %).
Les secteurs qui contribuent le plus à cette hausse sont les services aux entreprises et l’hébergement et la restauration.
Le nombre de créations brutes au cours des 12 derniers mois augmente (+0,8 %) par rapport aux 12 mois précédents et plus particulièrement pour les entreprises sous forme sociétaire (+3,5 %)
En mai, 50,8 % des créations enregistrées sur les douze derniers mois, en données brutes, sont des demandes d’auto-entreprises.
Part dans l'ensemble des créations en %
Cumul données brutes sur 12 mois
Source : Insee, Sirene
Avril 2014Mai 2014Juin 2014
Forme sociétaire29,829,929,9
Entreprises individuelles hors auto-entreprises19,419,319,2
Auto-entreprises50,850,850,8
1 La contribution d'un secteur à l’évolution d'ensemble est l’évolution observée dans ce secteur, pondérée par le poids relatif du secteur dans l'ensemble.
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene

mardi 15 juillet 2014

JT 20 heures de TF1 : intervention de Philippe Crevel au sujet du centenaire de l'impôt sur le revenu


Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction de TF1 au sujet du centenaire de l'impôt sur le revenu Le reportage passe à 7 minutes 7 secondes au JT de 20 heures du 15 juillet.

regarder le jt


Légère amélioration pour les crédits aux entreprises et baisse pour le crédit à l'habitat

Selon La Banque de France,  au mois de juin, le solde d’opinion des banques sur la demande de crédits des entreprises est en hausse, de façon plus marquée s’agissant des PME. En revanche,  la demande de crédits à l’habitat perçue par les banques baisse quand celle relative aux crédits à la consommation augmente.


L'impôt sur le revenu fête ses 100 ans sur TF1


Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction de TF1 pour le journal du 13 heures (15 juillet) au sujet du centenaire de l'impôt sur le revenu.

Le Japon maintient le statu-quo pour la politique monétaire

La BoJ, la Banque centrale japonaise  a laissé la politique monétaire et ses projections à moyen terme inchangées. La Banque Centrale estime, en effet, que l'inflation atteindra son  objectif de 2% début 2016. Néanmoins, du fait des sorties capitaux, la Banque pourrait être  contrainte de poursuivre ses achats d’actifs pour maintenir sous contrôle les taux d’intérêt à long terme. Les sorties de capitaux pourraient conduire à des tensions sur les taux compte tenu du volume de dette publique à financer.

100 ans, l'âge de l'impôt sur le revenu, pas forcément le bel âge

L'impôt sur le revenu est le mal-aimé de la fiscalité française. La loi qui l'institue a été promulgué le 15 juillet 1914.

 Plus de 200 projets ont été présentés avant que celui de Joseph Caillaux le soit. L'impôt sur le revenu est né dans la douleur avec l'assassinat du rédacteur en chef du Figaro par la femme de Joseph Caillaux qui ne supportait pas les propos diffamatoires à l'encontre de son mari.

Le principe même de l'impôt sur le revenu a toujours posé problème en France. La révolution française est tout aussi l'enfant de la taille personnelle qui est l'ancêtre de l'IR que de Voltaire et de Rousseau. C'est par rejet de tout système déclaratoire que notre système fiscal s'est construit au cours du 19ème siècle. Les quatre contributions, la patente, la contribution mobilière, la contribution foncière et la contribution sur les portes et fenêtres tournaient autour de l'idée de taxer le revenu sans jamais l'atteindre directement.

La pression sociale et la nécessité d'accroître les recettes fiscales afin de financer le réarmement de la France ont conduit à l'adoption de l'impôt sur le revenu qui était tout à la fois progressif et déclaratoire. Le taux de 1914 était de 2 % mais s'appliquait par quotité afin de rendre la contribution progressive.

De 1914 à aujourd'hui, les questions autour de l'impôt sur le revenu restent les mêmes :


  • Faut-il appliquer le même barème à tous les types de revenus ?
  • Quel taux marginal ?
  • Faut-il assujettir tous les Français ?

L'impôt sur le revenu a toujours été un impôt symbole. Son poids financier est beaucoup moins important que son impact médiatique. Au maximum, 60 % des contribuables ont acquitté l'IR, c'était dans les années 80. Sinon, en moyenne, un Français sur deux paie l'impôt sur le revenu. Le taux marginal a fortement évolué avec un maximum à 90 % mais cela n'a pas beaucoup de signification car il faut prendre en compte l'assiette.

Aujourd'hui, le débat sur une réforme est resurgi au début de l'année 2014 pour être enterré assez rapidement. Il avait été évoqué l'éventuelle fusion de de l'IR et de la CSG avec comme risque que le mauvais impôt chasse le bon. Il a été une fois de plus proposé l'instauration de la retenue à la source qui serait une source de simplification mais qui déplaît à l'administration comme aux entreprises. En outre, il faudrait revoir le système de quotient familial. De ce fait, faute de réel plan, les ajustements se font à la marge avec l'introduction de mécanismes pour atténuer les effets de mesures prises hier ou avant hier. Il en résulte une complexification croissante de l'IR...





L'Union Européenne répond positivement à lamondialisation

Eurostat, l'institut statistique de l'Union européenne suite l'intégration de l'Union dans le processus de mondialisation. A travers une série d'indicateurs, l'institut mesure si l'Union réagit positivement à l'internationalisation de l'économie. Il apparaît que le poids des échanges dans le PIB s'est renforcé ces dix dernières années tout comme les flux d'investissements directs entrants et sortants.

Lire la note d'Eurostat

samedi 12 juillet 2014

La lettre N°83 de Lorello Ecodata du 12 juillet 2014:

  • Le coin des épargnants
  • Immobilier, les prix baissent
  • Livret A, 63 millions de Livrets et moi, et moi
  • Encore une mauvaise semaine pour la France
  • Japon, plus dure sera la chute
  • Etats-Unis, la fin du quantitative easing
  • A suivre, next week

vendredi 11 juillet 2014

Défaillance des entreprises au plus haut

Mauvaise nouvelle, les défaillances d'entreprise continuent d'augmenter et sont au plus haut avec à fin avril, un cumul sur 12 mois du nombre de défaillances de 63 242.

Les augmentations les plus fortes s’observent notamment dans l’information et la communication, l’hébergement-restauration et le commerce.

Le poids économique des défaillances, mesuré en termes de crédits bancaires, reste stable depuis 2010.
Défaillances d'entreprises

jeudi 10 juillet 2014

France, la production manufacturière et industrielle en berne

Selon l'INSEE, au cours des trois derniers mois, la production diminue dans l’industrie manufacturière a diminué de 0,9 % ; l'industrie a enregistré une contraction de 1,0 %.

Sur cette période, la production se replie nettement dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (–2,7 %). Elle diminue plus modérément dans les autres produits industriels (–0,4 %), dans les industries agricoles et alimentaires (–1,0 %) ainsi que dans les matériels de transport (–0,9 %). En revanche, elle augmente dans la cokéfaction et raffinage (+0,7 %).

Sur un an, le bilan n'est pas meilleur avec une diminution de 0,7 %. 
Sur cette période, la baisse de la production est particulièrement importante dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (–3,3 %), dans les industries agricoles et alimentaires (–2,3 %) ainsi que dans la cokéfaction et raffinage (–11,5 %). La production diminue plus légèrement dans les matériels de transport (–0,4 %). En revanche, la production augmente dans les autres produits industriels (+0,5 %).
Indices mensuels de la production industrielle
Indices mensuels de la production industrielle
Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
Sources : Insee, SSP, SOeS

mercredi 9 juillet 2014

Le coût du travail continue à augmenter en France

Selon l'INSEE, le coût du travail continue à augmenter en France. Il est passé de 112,6 à 113,4 de janvier à avril de cette année (indice 100 décembre 2008)
Il est à noter que depuis le 1er janvier 2014 le taux d’exonération du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi CICE est passé de 4 % à 6 % de la masse salariale inférieure à 2,5 Smic. Comme l’ICHTrev-TS est un indice lissé sur une période de quatre trimestres, l’effet du passage à 6 % du taux du CICE sur l’évolution de l’indice s’étalera sur l’ensemble de l’année 2014.
ICHTrev-TS - Coût du travail
base 100 en déc. 2008
nd = non disponible Sources : Acoss, Dares, Insee
Janvier 2014Février 2014Mars 2014Avril 2014
Industries mécaniques et électriques112,6112,9113,2113,4
Industries extractives113,2113,4113,6nd
Industrie manufacturière111,9112,0112,2nd
Gaz, électricité, vapeur, air conditionné106,6106,6106,6nd
Eau ; assainissement, déchets, dépollution107,8107,8107,8nd
Construction109,5109,6109,8nd
Commerce108,6108,7108,8nd
Transports, entreposage107,8107,7107,7nd
Hébergement, restauration110,3110,5110,6nd
Information, communication110,4110,5110,7nd
Finance, assurance109,6109,8110,1nd
Activités immobilières112,7112,9113,1nd
Activités spécialisées, scientifiques, techniques108,1108,3108,6nd
Services administratifs, soutien114,6114,8115,0nd

mardi 8 juillet 2014

D'ici 2020, 8 millions de départs à la retraite

Avec l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à l’âge de la retraite, nous entrons dans le vif du sujet au niveau des  départs de fin de carrière. D'ici 2020, parmi personnes qui occupaient un emploi en 2009, quasiment 8 millions, soit trois sur dix, devraient avoir quitté définitivement le marché du travail à cet horizon.

Les régions les plus concernées par les départs devraient être celles où le poids initial des seniors dans l’emploi est le plus important, particulièrement en Limousin et en Auvergne. Quant aux métiers, que ce soit en nombre ou en part de l’emploi, les services aux particuliers et aux collectivités seraient les plus concernés avec plus d’un million de départs définitifs d’ici 2020
Les générations nombreuses du baby-boom deviennent les générations du  « papy-boom ».En 2009, 6,3 millions de personnes âgées de 50 à 69 ans déclarent occuper un emploi en France métropolitaine. Ces seniors  représentent un quart de la population active occupée . Sous l’effet conjugué du vieillissement de la population et de l’augmentation du taux d'emploi des seniors, leur part devrait croître dans les années à venir.
Particulièrement nombreux dans les régions les plus peuplées (1,3 million en Île-de-France, 600 000 en Rhône-Alpes, 500 000 en Provence-Alpes-Côte d’Azur), leur poids dans la population ayant un emploi varie peu sur le territoire : de 23 % en Nord-Pas-de-Calais à 27 % en Limousin .

lire l'enquête de l'INSEE

samedi 5 juillet 2014

La lettre économique hebdomadaire N°82 du 5 juillet 2014

  • Le Coin des Epargnants
  • Les Etats-Unis passent un bon 4 juillet
  • Les paradoxes russes
  • la France à la recherche de la bonne trajectoire
  • C'est bien connu, c'est toujours l'Allemagne qui gagne
  • Le Royaume-Uni confirme et signe
  • Les rendez-vous de la semaine prochaine

mardi 1 juillet 2014

L'amende de de BNPPARIBAS, quelle conséquence pour la compagnie et les épargnants ?


Philippe Crevel a été interrogé par TF1 au sujet de la décision des autorités américaines d'infliger à BNPPARIBAS une amende de plus de 6 milliards de dollars en raison de ses activités en dollars au profit de clients travaillant au sein de pays sous embargo.

samedi 28 juin 2014

Evolution des prix de l'immobilier

Le Ministère de l'environnement vient de mettre en ligne une base de données sur l'évolution des prix de l'immobilier.

Consulter  la base de données

Erreurs économiques, d'Alstom à la taxe de séjour !

Philippe Crevel a publié un article sur la récente fusion Alstom General Electric et sur le projet contesté et contestable d'augmentation de la taxe de séjour

Lire le papier  

La lettre économique hebdomadaire de Lorello Ecodata

La lettre économique hebdomadaire N°81 de Lorello Ecodata du 28 juin 2014 est publiée.

Au sommaire de cette semaine :


  • Le coin des épargnants
  • Relâchement de l'effort d'épargne
  • Assurance-vie, cap vers l'euro-croissance
  • La mauvaise passe de l'économie française
  • Etats-Unis, le doute reprend des forces



jeudi 26 juin 2014

Les grandes métropoles sortent leur épingle du jeu en matière d'emploi

L'INSEE vient de publier une étude sur l'évolution de l'emploi pour les 25-54 ans entre 2006 et 2011. Il en ressort que l'emploi a moins souffert malgré la crise de 2008 / 2009 dans les grandes métropoles surtout si elles se situent dans le sud-est ou dans l'ouest. Le Nord et l'Est ont été plus durement frappés tout comme les petits pôles économiques.


Lire l'étude l'INSEE

L'Europe, championne des exportations de service

L'Union européenne accumule notamment des excédents commerciaux et notamment liés aux services ce qui contribue à l'appréciation de la monnaie européenne. Ainsi, selon Eurostat, les exportations de services de l'UE vers les pays tiers sont passées de 367 milliards d'euros en 2004 à 684 mrds d'eurosen 2013, alors que les importations ont également augmenté, passant de 321 mrds à 511 mrds. 

Les exportations s’étant développées plus fortement que les importations, l'excédent commercial a quasiment quadruplé entre 2004 et 2013, passant de 45 mrds à 173 mrds.

Les plus forts excédents du commerce de services de l’UE ont été réalisés avec la Suisse et la Russie. Ils se sont élevés respectivement à 21 mrds d'euros et à 15 mrds. Suivent  les États-Unis et la Chine (12 mrds chacun), le Japon (9 mrds), le Brésil (8 mrds) et le Canada (6 mrds). 

Environ 50% du commerce de services de l’UE28 réalisé avec cinq partenaires 

En 2013, les États-Unis ont été la première destination des exportations de services de l’UE28 (161 milliards d'euros, soit 23% des exportations extra-UE28), suivis de la Suisse (83 mrds, 12%), la Chine (32 mrds, 5%), la Russie (29 mrds, 4%) et du Japon (23 mrds, 3%). Les principaux partenaires pour les importations de services de  l’UE28 ont également été les États-Unis (148 milliards, soit 29% des importations extra-UE28), la Suisse (62 mrds, 12%), la Chine (21 mrds, 4%), la Russie et le Japon (14 mrds chacun, soit 3% chacun). 

lundi 23 juin 2014

Evolution de l'emploi vue par l'INSEE

L'INSEE vient de mettre en ligne une étude très bien documentée sur l'évolution de la situation de l'emploi en France ces dernières années et en retraçant l'évolution sur  plusieurs  décennies.

En 2012, le nombre d'emplois salariés diminue en France métropolitaine (− 0,4 %), pour s'établir à 23,8 millions au 31 décembre, soit 87 000 emplois perdus en un an. La faible reprise de l'emploi salarié en 2010 et 2011 (+ 0,2 % et + 0,3 %), faisant suite à deux années de baisse, est ainsi en grande partie annulée en 2012. En cinq ans, l'emploi salarié a perdu 360 000 postes.
En 2012, l'emploi non salarié continue à progresser (+ 1,2 %, soit 30 000 emplois). Au total, fin 2012, la France métropolitaine compte 26,3 millions d'emplois, soit une diminution de 57 000 emplois en un an

Lire le document

Les résultats de la balance des paiements courants : la France s'appauvrit

La Banque de France vient de communiquer les résultats définitifs de la balance des paiements courants pour 2013. Or, une fois de plus, la France est dans le rouge avec des points inquiétants. Ce déficit permet de mesurer les effets de la dette publique qui est détenue à plus de 50 % à des non-résidents. Il faut, en effet, verser aux non-résidents des intérêts. Ce déficit est également l'expression de notre déficit commercial de plus de 60 milliards d'euros compensé en partie par les excédents de services et par les entrées générées par les touristes étrangers.


En 2013, le solde des transactions courantes de la France a enregistre un déficit de 30,3 milliards d'euros, soit 1,4 % du PIB, contre 31,8 milliards (1,5 %) en 2012.
Principale composante des transactions courantes, les échanges de biens et services restent déficitaires (- 24 milliards en 2013 après – 30 milliards en 2012). L’amélioration observée en 2012 se poursuit en 2013 mais est de moindre ampleur (6 milliards en 2013, après 11 milliards en 2012). Elle est due à la diminution des importations de biens, du fait de la faiblesse de la demande interne et de la baisse de la facture énergétique. Les exportations ne progressent pas. Les échanges de services sont plus dynamiques que ceux de biens. Les exportations de services augmentent mais les importations croissent davantage (respectivement, de + 4 % et + 9 %), ce qui se traduit par une réduction de l’excédent. Les voyages restent le principal poste excédentaire, à plus de 10 milliards.
Les autres composantes des transactions courantes, intérêts reçus ou versés notamment, continuent de se dégrader en raison surtout de l’augmentation des encours de dette publique détenus par des non-résidents et également de la réduction de la détention de titres étrangers et de la baisse de leur rendement.
La « position extérieure », qui mesure le patrimoine national vis-à-vis de l’étranger devient plus débitrice, le solde étant de - 351 milliards à fin 2013 (soit 16,6% du PIB) contre -236 milliards à fin 2012.

samedi 21 juin 2014

La lettre économique hebdomadaire de Philippe Crevel N°80 du 21 juin 2014

Au sommaire de la lettre N°80 du 21 juin 2014


  • Le coin des épargnants
  • Le petit train du PEA-PME
  • La calendrier de la BCE
  • Que ferons-nous sans les Américains ?
  • De combien faut-il baisser le coût du travail en France
  • A suivre, la semaine prochaine


Lire la lettre en pdf

mercredi 18 juin 2014

La consommation varie d'un rapport de 1 à 3 au sein de l'Union européenne

Eurostat a publié une note intéressante sur le niveau de consommation entre les différents Etats membres.
La consommation individuelle effective avarié, selon les États membres, entre 49% et 138% de la moyenne de l'Union européenne.

Lire la note d'Eurostat

Les salaires en Allemagne ont progressé plus vite qu'en France en 2013

Le fort taux de chômage en France et la dégradation de la conjoncture ont pesé sur les salaires en 2013 plus qu'en Allemagne qui a enregistré une inflation plus importante. En 2013, en France, le salaire mensuel brut de base (SMB) de l’ensemble du secteur marchand non agricole a progressé de 1,7 % en euros courants en
moyenne annuelle, un rythme inférieur à celui de  l’année précédente (+2,1 %). En Allemagne, le SMB
est plus dynamique et ralentit moins : +2,6 % en 2013 après +2,8 % en 2012.

Lire l'analyse de l'INSEE


samedi 14 juin 2014

La lettre économique de Lorello Ecodata N°79 du 14 juin 2014

Comme chaque semaine, Lorello Ecodata décrypte l'actualité économique de la semaine passée et les événements à venir.

Cette lettre actuellement gratuite sera accessible par abonnement avec la lettre de l'épargne et de la retraite d'ici le mois de septembre au prix de 500 euros par an. Pour tout contact : s.akbaraly@o2p-conseil.com


Au sommaire de la lettre économique hebdomadaire N°79 de Lorello Ecodata publiée le 14 juin 2014 :


  • Le coin des épargnants
  • Le Royaume-Uni seul sur son île
  • France, en mal d’emplois
  • La menace déflationniste
  • Les Etats-Unis, l’empire contre-attaque
  • A suivre, la semaine prochaine



vendredi 13 juin 2014

Croissance de l'emploi de 0,1 % en zone euro au 1er trimestre 2014

Selon Eurostat, le nombre de personnes ayant un emploi  a augmenté de 0,1% dans la zone euro  (ZE18) et de 0,2% dans  l'UE28  au premier trimestre 2014 par rapport au trimestre précédent.

 Au quatrième trimestre 2013, l'emploi avait également progressé de 0,1% dans la zone euro et de 0,2% dans l’UE28. Ces chiffres sont corrigés des variations saisonnières
. 
Par rapport au même trimestre de l'année précédente, l'emploi a augmenté de 0,2% dans la zone euro et de 0,7% dans l'UE28 au premier trimestre 2014 (après respectivement -0,4% et 0,0% au quatrième trimestre 2013). Selon des estimations d’Eurostat, 224,2 millions d'hommes et de femmes avaient un emploi dans l'UE28, dont 146,1 millions dans la zone euro, au premier trimestre 2014. Ces chiffres sont corrigés des variations saisonnières 

La France est avec le Royaume-Uni le pays enregistrant le déficit commercial le plus élevé au mois d'avril

Selon  Eurostat, la zone euro  (ZE18) a enregistré un excédent de 15,7 mrds d'euros de son commerce international de biens avec le reste du monde, contre +14,0 mrds en avril  2013. Le solde enregistré au mois de mars 2014  s'établissait à +16,7 mrds, contre +21,8 mrds en mars 2013. En avril 2014 par rapport à mars 2014, les exportations corrigées des variations saisonnières ont baissé de 0,2% et les importations de 0,5%. 

Les premières estimations du solde des échanges de biens extra-UE28  pour le mois d’avril 2014 indiquent un  excédent de 1,3 mrd d’euros, contre +8,5 mrds en avril 2013. En mars 2014,  le solde était de +4,1 mrds, contre +14,7 mrds en mars 2013. En avril 2014 par rapport à mars 2014, les exportations corrigées des variations saisonnières ont baissé de 1,0% et les importations de 0,9%.

S'agissant du commerce total des États membres, l’Allemagne (+48,6 mrds d’euros en janvier-mars 2014) a affiché le plus fort excédent, suivie des Pays-Bas (+15,9 mrds), de l'Irlande (+7,9 mrds) et de l’Italie (+6,9 mrds). Le Royaume-Uni (-26,3 mrds) a accusé le plus large déficit, suivi de la France (-18,8 mrds), de l’Espagne (-6,8 mrds) et de la Grèce (-5,4 mrds).

mardi 10 juin 2014

Légère hausse de la production industrielle au mois d'avril

Selon l'INSEE, au mois d’avril 2014, la production de l’industrie manufacturière a en volume augmenté de 0,3 % après une baisse de 0,4 % en mars. La production de l’ensemble de l’industrie est également en hausse de 0,3 % après une baisse de 0,4 % en mars. Cette amélioration était attendue après le mauvais résultat de mars. La hausse reste modeste surtout qu'il faudra faire face à un moi de mai haché par les jours fériés. 

samedi 7 juin 2014

La lettre économique du 7 juin 2014 de Lorello Ecodata

Comme chaque semaine retrouver la lettre économique de Lorello Ecodata rédigé par Philippe Crevel.

  • Le coin des épargnants
  • Le retour de l'Union Jack
  • La BCE à la manœuvre 
  • La France passe entre les gouttes mais pour combien de temps
  • L'agenda économique de la semaine à venir 

jeudi 5 juin 2014

Les entreprises, la fiscalité et François Hollande

le chef de file des députés PS Bruno Le Roux a estimé mercredi 4 juin que les déclarations du numéro deux du Medef à propos "d'un harcèlement fiscal jamais vu" pouvaient "remettre en cause le pacte de responsabilité", et qu'il en avait assez "de ce syndicat des patrons qui est toujours en train de se plaindre".


Philippe Crevel a répondu sur ce sujet à une interview sur Atlantico.fr

La BCE baisse ses principaux taux

La Banque Centrale Européenne ose un peu, beaucoup


Avec un taux de croissance réduit à 0,2 % au premier trimestre et avec une inflation qui demeure très en-deçà de l’objectif des 2 %, le taux d’inflation n’était que de 0,5 % au mois de mai, la Banque Centrale Européenne après de longs mois d’atermoiements a décidé de modifier sa grille de taux.

Elle a ainsi abaissé de 10 points de base, à 0,15 % le taux de refinancement ; le taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal étant réduit de 35 points de base, à 0,40 %. Cette baisse devrait peser sur le coût du crédit. Elle devrait profiter en premier lieu aux Etats de la zone euro qui sont toujours confronté à dettes publiques importantes. A défaut de croissance et à défaut d’inflation, il faut à tout prix limiter le coût de son remboursement pour les Etats. La BCE met en œuvre une politique de répression financière qui consiste à faire payer les épargnants à travers une faible rémunération de leur argent. Par ailleurs cette mesure devrait peser sur les taux d’intérêt pratiqués par les banques et de ce fait conduire à une reprise du crédit.

Pour favoriser cette reprise du crédit, la BCE a décidé de placer en territoire négatif le taux d’intérêt de la facilité de dépôt qui est abaissé de 10 points de base et qui passe  à -0,10 %.

Cette mesure rarissime vise à inciter les banques à réduire leurs dépôts auprès de la Banque centrale et les conduire à prêter davantage.

Aujourd’hui, les banques conservent d’important volant de trésorerie à la Banque centrale par souci de sécurité afin de respecter les ratios prudentiels et par faiblesse de la demande de crédits de la part de leurs clients.

Désormais, les dépôts à la BCE seront payants. Cela peut conduire les banques soit à rapatrier dans leurs comptes les sommes en jeu, soit de faire payer à leurs clients le surcoût imposé à leur liquidité. Ce transfert sur le client a été constaté dans le passé en particulier au Danemark.

Sans franchir le cap des injections directes, la BCE a décidé de mener une série de mesures ciblées à plus long terme avec des opérations de refinancement visant à soutenir le crédit aux ménages et sociétés non financière.

Par ailleurs, la BCE pourrait annoncer d’autres mesures plus directes visant à intervenir contre la fragmentation des marchés financiers de la zone euro, à travers l’acquisition de titres.

Mario Draghi n’a fermé aucune porte pour l’avenir afin de pouvoir peser sur l’euro. Mais il a souligné qu’il fallait dans un premier temps évalué l'impact des mesures prises

Il n’est pas certain que les outils classiques permettent de ranimer l’économie européenne qui est confrontée à une véritable chape de plomb constituée par la dette publique. Les Etats sont contraints d’assainir leurs finances ce qui prend du temps. Par définition, ces politiques sont à court terme récessives. La faiblesse de l’investissement est liée à l’absence de perspectives positives à moyen terme. Dans un climat déflationniste, l’investissement est évidemment rejeté. De même, le refus du risque de la part d’un grand nombre d’acteurs avec en premier lieu les banques ne concourt pas à la reprise de l’activité. Le vieillissement de la population est un facteur à prendre en compte. En effet, des peuples âgés privilégient l’épargne avec garantie du capital au détriment du rendement, le désendettement aux crédits, la sécurité à l’innovation.


Malgré la baisse des taux de la part de la BCE, les taux d’intérêt pratiqués par les banques commerciales au regard de l’inflation et du taux de croissance demeurent élevés. En effet, les taux pratiqués tournent autour de 3 % avec une inflation à 0,5 ce qui conduit à des taux d’intérêt réels de 2,5 % soit plus de deux fois le taux de croissance. Or, en période de crise, il faudrait que le taux d’intérêt réel soit voisin voire inférieur au taux de croissance pour inciter les acteurs économiques à risquer leur agent…