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vendredi 28 octobre 2016

Croissance, la France à la traîne, les Etats-Unis en pointe !



La France avec 0,2 % de croissance est en retrait par rapport à plusieurs de ses partenaires économiques. L’Espagne, malgré l’absence de gouvernement connait toujours un rythme soutenue de croissance avec un gain de 0,7 % au troisième trimestre portant le taux de croissance annuelle à 3,2 %. Le Royaume-Uni subit le Brexit mais sans rompre. Le taux de croissance passe de 0,7 à 0,5 % du 2ème au 3ème trimestre. Les Etats-Unis, de leur côté ont fortement accéléré au troisième trimestre avec un taux de croissance annuelle de 2,9 %. Le rythme d'expansion de ce trimestre est le plus fort depuis ces deux dernières années. Ce rebond de l’activité qui a dépassé les attentes des experts repose sur un augmentation des exportations et à un retour des investissements.



vendredi 9 septembre 2016

Le Gouvernement a annoncé le 8 septembre plusieurs mesures fiscales qui seront intégrées au projet de loide finances pour 2017. Figure notamment la diminution de l'impôt sur le revenu  d'un milliard d'euros  en faveur des classes moyennes,  Elle  prendra la forme d'une réduction d'impôt de 20% sous condition de revenu. Elle concernera les couples gagnant jusqu'à 3 400 euros de salaire net par mois et les personnes seules gagnant jusqu'à 1700 euros net par mois. Ces limites seront majorées pour les familles, par exemple jusqu'à 4800 euros pour un couple avec trois enfants. Ce sont plus de cinq millions de foyers fiscaux qui devraient bénéficier d'une réduction en moyenne de 200 euros. Pour un célibataire ayant 1 700 euros de salaire net, cela représente un gain annuel de pouvoir d'achat de 190 euros. Pour un couple avec deux enfants gagnant 4 100 euros, cela représente 360 euros de baisse d'impôt. 

Les retraités, «quels que soient leurs revenus bénéficieront à partir de 2017 d'un crédit d'impôt pour les services à la personne et l'emploi de salariés à domicile»,  Jusqu'alors, seuls les retraités imposables avaient droit à une réduction d'impôt pour les services à domicile. Cette mesure va bénéficier à 1,3 million de ménages et «représentera une aide supplémentaire d'un milliard d'euros.»

par ailleurs, le taux d'impôt sur les sociétés serait abaissé  à 28% (soit le taux moyen en Europe) contre 33% actuellement - pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018. Ce taux sera généralisé «pour toutes les entreprises» d'ici à 2020.

Le taux du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sera aussi porté en 2017 de 6% à 7% pour les salaires allant jusqu'à 2,5 fois le Smic, a-t-il rappelé. Selon Bercy, cela représente un «allègement supplémentaire pour les entreprises de 3,3 milliards d'euros.»

Un compte entrepreneur investisseur sera créé pour encourager au réinvestissement dans les jeunes entreprises. 

Le Gouvernement indique que ces différentes mesures ne devraient pas empêcher le déficit de revenir en-dessous de 3 % du PIB en 2017.  Il a retenu un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) ce qui signifie de le diminuer par rapport à 2016 de 0,7 à 1 point en fonction de l'exécution en cours. Le Gouvernement au mois de mai prochain pourrait avoir quelques sueurs froides si la croissance n'est pas de retour. Le gouvernement tablait sur un taux de 1,7 % qui apparaît ambitieux.  

vendredi 13 novembre 2015

Un léger mieux dans la croissance !



La France a renoué avec la croissance au 3ème trimestre après avoir enregistré la stagnation du deuxième. Le taux de croissance a ainsi atteint 0,3 % entre juillet et septembre. Cette croissance a été portée par la consommation et par l’investissement des entreprises. En revanche, le commerce extérieur a contribué négativement à l’évolution du PIB. La progression du pouvoir d’achat des ménages générée par la faible inflation explique la bonne tenue de la croissance. L’amélioration de la confiance tant des consommateurs que des affaires laisse présager un bon quatrième trimestre. Le taux de croissance de ce dernier trimestre devrait se situer entre 0,3 et 0,4 % . Le  taux de croissance sur l’ensemble de l’année devrait être donc de 1,1 à 1,2 % mettant fin à trois années de stagnation.


La demande intérieure contribue à la croissance grâce à la consommation

La demande intérieure finale (hors stocks) contribue à la croissance du PIB pour +0,3 point après +0,1 point au deuxième trimestre.


La consommation toujours portée par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages

Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,3 % contre une stagnation au deuxième trimestre. Les dépenses d'énergie ont fortement progressé +1,6 % après –2,1 %, les acteurs économiques reconstituant leurs stocks en profitant des faibles prix de l'énergie. En revanche, les achats d'automobiles sont restés stables, après deux trimestres de hausse. Les dépenses en services continuent de progresser modérément (+0,2 % comme au trimestre précédent).


L’investissement toujours à la peine malgré la reprise de celui des entreprises

Au troisième trimestre 2015, la Formation Brut de Capital Fixe (FBCF) n’a progressé que de 0,1 % contre une baisse de 0,1 % au deuxième trimestre. Cela reste le maillon faible de la croissance française. L’accélération de l’investissement des entreprises non financières est une bonne nouvelle même si la hausse ne permet pas de compenser le retard accumulé ces dernières années. La FCBF des entreprises a, en effet, progressé plus vite au troisième qu’au deuxième (+0,7 % après +0,5 %). En revanche, l’investissement des ménages continue de baisser même si une décélération est constatée (–0,5 % après –1,1 %).

Les collectivités publiques et en premier lieu les collectivités territoriales diminuent toujours leur effort d’investissement. Le cycle électoral en cours et la réduction des concours de l’Etat ont des incidences directes sur l’investissement. En effet, l’investissement des administrations publiques diminue de 1% au troisième trimestre après une baisse de 0,8 % au deuxième.

Le repli de la FCBF des ménages et des administrations publiques se traduit par un recul de l'investissement en construction (–0,8 % après –1,0 %).

Les échanges extérieurs ne jouent plus en faveur de la croissance

La contribution extérieure est négative, de 0,7 % contre une contribution positive de 0,4 % au 2ème trimestre. Les exportations se contractent de 0 ,6 % au 3ème trimestre contre une hausse de 1,9 % au 2ème trimestre quand dans le même temps les importations progressent (+1,7 % après +0,5 %).

La bonne tenue de la consommation et la reprise de l’investissement expliquent l’augmentation des importations. La dépréciation de l’euro, plus de 10 % depuis le 1er janvier, n’a pas permis au 3ème trimestre une hausse des exportations.

Les entreprises ont reconstitué leurs stocks pour la fin de l’année

Les variations de stocks  ont contribué positivement à la croissance (+0,7 point après –0,4 point). Les entreprises anticipent un bon 4ème trimestre. Par ailleurs, elles avaient déstocké au cours du deuxième.

La production est en hausse mais le bâtiment souffre

La production de biens et services se redresse au troisième trimestre (+0,4 %) après une quasi-stabilité le trimestre précédent (–0,1 %).

La production des branches manufacturières rebondit (+0,3 % après –0,6 %), notamment celle de cokéfaction-raffinage qui avait chuté au deuxième trimestre en raison de l'arrêt temporaire de raffineries.

La production de services marchands accélère légèrement (+0,6 % après +0,3 %). La situation reste compliquée pour la construction qui enregistre une contraction de 0,8 % au 3ème trimestre faisant suite à une baisse de 0,9 % au 2ème trimestre.


vendredi 14 août 2015

La croissance française farniente au deuxième trimestre

La croissance Française renoue avec le surplace

La France a renoué avec la stagnation au cours du 2ème trimestre. En effet, le taux de croissance a été nul après avoir enregistré une hausse de 0,7 % au 1er trimestre. Ce résultat est décevant et inférieur aux prévisions de l’INSEE et de la Banque de France qui tablaient sur 0,2 à 0,3 point de croissance.

Ce ralentissement était prévisible après le vigoureux premier trimestre mais son ampleur étonne. Si les échanges extérieurs sont à nouveau porteurs de croissance, en revanche, l’investissement reste le point noir de l’économie française. Les ménages et les dirigeants d’entreprise restent toujours très méfiants vis-à-vis de la conjoncture et ne souhaitent pas s’engager sur le long terme.

La consommation a été en panne et l’investissement est toujours en recul. En effet, les dépenses de consommation des ménages n’ont augmenté que de 0,1 % contre une hausse de 0,9 % quand l’investissement se contracte de 1,6 % faisant suite à une baisse de 1,1 %.

La formation brute de capital fixe (FBCF)  totale baisse de 0,3 point au deuxième trimestre 2015 après une stagnation au 1er trimestre. Cette baisse est imputable en grande partie au recul de l’investissement en construction (–1,3 % après –1,1 %). Il s’agit de la huitième baisse consécutive. Hors construction, la FBCF augmente (+0,4 % après +1,0 %). L’investissement des entreprises non financières ne progresse que de 0,2 % après +0,6 %, celui des administrations publiques se contracte de 0,1 % après +0,2 %). La baisse de la FBCF des ménages s’accroît du fait de la réduction des investissements dans l’immobilier (–1,6 % après –1,2 %)

La demande intérieure finale (hors stocks) n’a connu, de ce fait, qu’une augmentation de 0,1 % au deuxième trimestre 2015 contre une hausse de 0,6 point début 2015.

Néanmoins, il y a une bonne nouvelle, si les importations ralentissent (+0,6 % après +2,2 %), les exportations progressent de 1,7 % après une hausse de 1,3 % au premier trimestre. Les exportations commencent à profiter de la dépréciation de l’euro. De ce fait le solde extérieur contribue positivement à l’évolution du PIB à hauteur de 0,3 point, contre -0,3 point au premier trimestre. À l’inverse, les variations de stocks y contribuent négativement à hauteur de –0,4 point, après +0,3 point le trimestre précédent.

Au deuxième trimestre, la production de biens et services a reculé de 0,1 % contre une hausse de 0,8 % au 1er trimestre. Il faut souligner que la production de biens manufacturés est en nette baisse de 0,7 % contre une hausse de 1,3 %. Ce recul s’explique par la contraction de l’activité dans le secteur de la cokéfaction-raffinage (–9,6 % après +6,5 %) en raison de l’arrêt de plusieurs raffineries. Les matériels de transports sont également en baisse de 1,3 % après une hausse de 5,5 %.
Le PIB et ses composantes
Le PIB et ses composantes
Source INSEE

Ce mauvais résultat ne devrait pas trop obéré la croissance sur l’année 2015. En effet, l’acquis de croissance du 1er trimestre devrait suffire pour atteindre 1 % de croissance sur l’ensemble de l’année. Néanmoins, cette stagnation prouve que malgré un contexte très favorable, la croissance française reste fragile. La crise de confiance demeure encore vivace. Il faudra du temps pour retrouver le chemin vertueux de l’expansion.

mardi 17 février 2015

Le PIB par habitant recule en France depuis 2008

La faute à la faible croissance, 0,4 % par an depuis trois ans, la faute à l'augmentation de la population plus de 310 000 en 2014, le PIB par habitant recule depuis 2008. En sept ans, il a perdu 2 %. Les Français s'appauvrissent mais moins vite que les Italiens -12 % depuis 2008 ou les Grecs -25 %. En revanche, les Allemands ont gagné 3,5 %.

Depuis 2008, la richesse nationale allemande a gagné 3,5 % quand le gain n'a été que de 1,4 % en France. Entre 2004 et 2014, l'écart entre la France en terme de population est passée de 20,3 à 14,8 millions d'habitants. Depuis 2008, l'Allemagne a perdu 1,1 million d'habitants. En Allemagne, une croissance de 1 % permet d'améliorer le PIB par habitant de 1,7 % quand en France pour obtenir le même résultat il faut une croissance de 2,2 %. 

mercredi 30 juillet 2014

Stabilité de la confiance en zone euro et en France : pas de reprise à l'horizon

Pas de quoi fanfaronné, les enquêtes des différents instituts de conjoncture soulignent que le niveau de  confiance est restée stable en juillet en France comme en zone euro . Pour la Commission, l’indice du climat économique s’est inscrit à 102,1, en hausse de seulement 0,1 point par rapport au mois de juin. L’enquête signale que la reprise continue dans la zone euro. Son faible rythme reste toutefois un problème majeur pour entrevoir une reprise réelle de l'économie.

mardi 3 juin 2014

La croissance des régions, des disparités de plus en plus importantes

L'Insee vient de publier une étude sur la croissance des régions françaises qui dépend fortement de l'évolution démographique. La Corse figure dans le peloton de tête des régions qui enregistrent depuis le début du siècle une des plus fortes croissances. La crise a accru la disparité de croissance entre les différentes régions. Les vieilles régions industrielles en déclin démographique enregistrent les plus mauvais résultats.

Lire l'étude

jeudi 15 mai 2014

La croissance à la peine en Europe

La croissance européenne aura déçu au premier trimestre 2014 et a été inférieure aux attentes. Elle n'a été que de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l’Union européenne.  Au cours du quatrième trimestre 2013, le PIB avait crû de 0,2% dans la zone euro et de 0,4% dans l’Union européenne. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 0,9% dans la zone euro et de 1,4% dans l’UE au premier trimestre 2014, contre respectivement +0,5% et +1,0% le trimestre précédent.

Au cours du premier trimestre 2014, le PIB des États-Unis est resté stable par rapport au trimestre précédent (après +0,7% au quatrième trimestre 2013). Par rapport au même trimestre de l'année précédente, le PIB a progressé de 2,3% (après +2,6% au quatrième trimestre 2013).

L'Allemagne est restée très dynamique avec une croissance de 0,8 % quand la France est restée étale avec une croissance nulle. L'Italie a également souffert avec un recul de son PIB de 0,1 point. En revanche, l'Espagne confirme sa reprise avec une croissance de 0,4 %.  Il faut noter le recul de 1,4 point du PIB aux Pays-Bas. Hors zone euro, le Royaume-Uni ne connait plus la crise avec un taux de croissance de 0,8 %. 


La France toujours malade de sa croissance

Après avoir fini avec une petite croissance au quatrième trimestre 2013 (+0,2 %), la France a fait du surplace au premier trimestre avec une croissance nulle. L’INSEE attendait une légère croissance de 0,1 % mais les derniers résultats de la consommation, de la production industrielle ou du chômage ne présageaient rien de  bon premier.

Le bilan du premier trimestre est assez sombre. Les grandes composantes de la croissance ont été aux abonnés absents. Que ce soit l’investissement ou la demande extérieure, la France reste en-deçà de ses partenaires. Le décalage est saisissant avec l’Allemagne pays dans lequel la croissance atteint 0,8 % au premier trimestre contre 0,4 % au dernier trimestre. En rythme annuel, le taux de croissance de l’Allemagne est de 2,5 %.

La croissance ne profite pas non plus de la reprise de l’Europe du Sud. Il apparaît même que les entreprises de l’Europe du Sud  gagnent des parts de marché au détriment de la France. Depuis plus de deux ans, la croissance se dérobe avec des résultats en dents de scie.

Consommation en berne

Les dépenses de consommation des ménages ont reculé de 0,5 point contre une petite hausse de 0,2 % au 4ème trimestre 2013. Ce recul est en phase avec la diminution du pouvoir d’achat des ménages au dernier trimestre 2013, pouvoir d’achat qui stagne ou recule depuis deux ans.

L’inquiétante poursuite de la baisse de l’investissement

L’investissement a diminué fortement avec un repli de 0,9% contre une baisse de 0,1 % au dernier trimestre 2013. Or, il ne peut y avoir de reprise durable sans une augmentation de l’investissement. L’amplification de la baisse témoigne du manque de confiance des dirigeants d’entreprise.

La France toujours malade de son commerce extérieur

Malgré le repli de la demande intérieure, les importations continuent d’augmenter avec une hausse de 1,0 % après +0,5 %. En revanche, les exportations n’augmentent que de +0,3 % après +1,6 %. Le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB de –0,2 point, après +0,3 point le trimestre précédent.

Logiquement, la France devrait bénéficier de la reprise en Europe d’autant plus que son marché intérieur stagne. Il n’en est rien confirmant que le problème de compétitivité mine l’économie.

Les stocks ont empêché une diminution du PIB

La contribution des variations de stocks à l’évolution de l’activité est positive avec +0,6 point après –0,3 point fin 2013 ce qui est assez logique. Après les fêtes de fin d’année, les entreprises reconstituent leurs stocks. .

Quelles perspectives pour 2014 ?

La prévision de croissance de 0,9 % pour l’année 2014 ne sera pas aisée à respecter. La croissance devrait se situer entre 0,6 et 0,8 %. Les augmentations des prélèvements obligatoires devraient freiner la croissance durant tout le premier semestre. Les annonces du Gouvernement de Manuel Valls ne se traduiront dans les faits que pour la seconde moitié de l’année. En outre, il ne faut pas négliger qu’il est difficile d’apprécier leur future impact économique étant donné le Gouvernement combine des mesures de rigueur (50 milliards d’euros d’économie) et des mesures de soutien (baisse de l’impôt sur le revenu ou baisse des charges sociales).

mercredi 9 avril 2014

Le FMI parie sur 1 % de croissance pour la France en 2014



Le FMI a publié son rapport du mois d'avril sur la conjoncture de l'économie mondiale. L'organisation internationale se montre légèrement plus optimiste pour la France avec une croissance qui pourrait atteindre 1 % cette année. Le Gouvernement a prévu 0,9 % et de nombreux experts penchent pour une croissance comprise entre 0,6 et 0,9 %.

Selon le FMI, la croissance mondiale devrait passer de 3 % en 2013 à 3,6 % en 2014 et à 3,9 % en 2015. Dans les pays avancés, la croissance devrait atteindre environ 2¼ % en 2014–15, soit une amélioration d’environ 1 point de pourcentage par rapport à 2013. Cette amélioration est imputable à une réduction du durcissement de la politique budgétaire, sauf au Japon, et à la persistance de conditions monétaires  accommodantes.La croissance sera la plus élevée aux États-Unis avec un taux de  2¾ %. La croissance serait positive mais  variable dans la zone euro, plus forte au  coeur de la zone, mais plus faible dans les pays caractérisés par une dette (privée et publique) élevée et une fragmentation financière. Dans les pays émergents et les pays en développement, la croissance devrait monter progressivement de 4,7 % en 2013 à environ 5 % en 2014 et à 5¼ % en 2015.

La croissance sera portée par l’affermissement de la demande extérieure des pays avancés, mais le durcissement des conditions financières pèsera sur la croissance de la demande intérieure. En Chine, la croissance s'élèverait à  7½ % en 2014 avec un freinage décidé par les autorités du  crédit et la mise en oeuvre de  réformes structurelles afin d'assurer une transition graduelle à une trajectoire de croissance plus équilibrée et durable.

Le FMI souligne que la reprise mondiale demeure fragile du fait de la persistance de nombreux déséquilibres et l'émergence de nouveaux problèmes avec le changement de politique monétaire américain. Le FMI note que les fluctuations financières pourraient évidemment avoir des conséquences sur les économies des pays émergents.

lire le rapport du FMI sur la conjoncture avril 2014

lundi 10 mars 2014

La Banque de France prévoit une croissance de 0,2 % au premier trimestre

La Banque de France, dans a dernière enquête de conjoncture, souligne quelques signes encourageants pour l'économie française. 
Selon la Banque de France, la production industrielle a progressé au mois de  février et cela dans pratiquement tous les secteurs, en particulier la chimie, l’industrie pharmaceutique et les machines et équipements. Les livraisons s’intensifient.
Les carnets de commandes s’étoffent quelque peu. Les  stocks restent maîtrisés. En revanche, les  prix des produits finis baissent mais cela est imputable à une diminution des prix de l'énergie. Les trésoreries se maintiennent en-dessous de leur moyenne de long terme. Pour le mois de mars, la Banque de France est optimiste et prévoit la poursuite de l'augmentation. 
En ce qui concerne les services, la Banque de France considère que l'activité  progresse, notamment dans les services informatiques et le travail temporaire. Les effectifs sont en légère augmentation.  Les prix sont stables.  Les trésoreries poursuivent leur redressement, dépassant leur moyenne de longue période. Elle considère qu'en fonction des réponses des dirigeants d'entreprise une hausse de l'activité est possible en mars. 
Dans ces conditions, la Banque de France table sur une hausse du PIB de 0,2 % au premier trimestre soit un peu moins qu'au précédent. 

mercredi 26 février 2014

Le Royaume-Uni confirme


Le taux de croissance de l'économie britannique a été de 0,7 % au dernier trimestre 2013 soit un des meilleurs résultats de l'Union européenne. Sur l'ensemble de l'année, la croissance a été de 1,8 % comparé à 0,3 % pour la France.

Le Royaume-Uni par sa politique monétaire accommodante semble avoir conjurer la récession avec néanmoins la question de la sortie du dopage et des menaces inflationnistes.

Lire le rapport

samedi 15 février 2014

NouvelObs.fr : de la croissance 2013 à celle de 2014..


Philippe Crevel a été interrogé par le Nouvel Obs.fr après la publication des résultats de la croissance de 2013 pour la France. La consommation a progressé de 0,4 % l'année dernière quand l'investissement et le commerce extérieur reculent. Quelles sont les solutions pour renouer avec une croissance plus forte.

lire l'article sur le site du Nouvelobs.fr 

vendredi 14 février 2014

Croissance, l'Allemagne sauve les meubles !


Avec des voisins en piteux état, l'Allemagne a sauvé les meubles l'année dernière. En effet,l'économie allemande a poursuivi sa croissance modérée à la fin de l'année . Au quatrième trimestre de 2013 , le produit intérieur brut ( PIB ) a augmenté de 0,4 % sur le troisième trimestre de 2013 . Dans les deux trimestres précédents , aussi, l'économie allemande avait augmenté de 0,7 % et 0,3 % , respectivement, après une stagnation au début de l'année . L'Office fédéral de la statistique ( Destatis ) rapporte également que cela se traduit par une hausse de 0,4 % pour l' ensemble de l'année 2013 ( calendrier ajusté : + 0,5 % ) . Sans surprise, le commerce extérieur continue à doper la croissance allemande, l'augmentation des exportations de biens et services a été sensiblement plus élevé que celui des importations . Dans une comparaison d'année en année, la croissance économique s'est accélérée au cours de l'année . Le PIB corrigé des prix au quatrième trimestre de 2013 a augmenté de 1,3 % , après des hausses de 1,1% au troisième trimestre de 2013 et de 0,9 % au deuxième trimestre de 2013. La population active occupée a atteint 42,2 millions de personnes soit une augmentation de 243 000 ou 0,6 % par rapport à 2012.

Zone euro, un léger mieux


Au dernier trimestre, le PIB a augmenté de 0,3% dans la zone euro et de 0,4% au sein de l'Union européenne., Sur l'ensemble de l'année 2013, le PIB a diminué de 0,4% dans la zone euro et a augmenté de 0,1% dans l'Union européenne. L'année a été marquée par la sortie de la récession à compter du deuxième trimestre de plusieurs Etats dont l'Espagne. Néanmoins, cette amélioration est en partie liée au desserrement de la contrainte budgétaire autorisée par Bruxelles, délais de 2 ans accordé pour revenir à un déficit de 3 % du PIB. Les forces récessives demeurent assez forte avec une diminution du crédit et une inflation très basse. L'amélioration du chômage demeure fragile en Europe du Sud et se fait attendre en France.

lundi 27 janvier 2014

Les prévisions économiques du lundi : la croissance française reste scotchée à 0,1 %

Le taux de croissance du 4ème trimestre devrait s'établir à 0,1 %. Du fait du bon résultat de la consommation de novembre, +1,4 %, et malgré les résultats décevants pour la production industrielle et le commerce extérieur, la France repasserait du bon côté de la ligne après -0,1 point sur le troisième trimestre. Pour le début de l'année 2014, la croissance ne s’accélérait pas. Nous devrions rester scotcher à 0,1 % pour le premier trimestre avec une situation de l'emploi toujours chaotique. En point positif, il faut noter l'amélioration, certes fragile, du moral des consommateurs et du climat des affaires. 

samedi 18 janvier 2014

Il manque des sous dans la caisse de l'Etat, la faute à qui ?


Le Gouvernement a du admettre en présentant la situation budgétaire au 30 novembre que les recettes fiscales étaient plus faibles que prévu. La faute à la faiblesse de la croissance mais cette situation n'est-elle pas imputable justement à la hausse des prélèvements sociaux. Philippe Crevel tente de répondre à cette question dans le cadre d'une interview à Atlantico.fr.

Lire l'interview

vendredi 29 novembre 2013

La consommation en rempli en octobre, la croissance impactée

Au mois d'octobre,, la consommation a marqué le pas ce qui rend de plus en difficile un bon taux de croissance pour le dernier trimestre. En effet, lles dépenses de consommation des ménages en biens ont diminué de 0,2 % en volume*, après avoir reculé de 0,1 % en septembre. Pour l'INSEE, cette baisse s'explique par le recul des dépenses en énergie en contraction de 4,9 %.
En revanche, les dépenses en biens durables ont progressé de 0,8 % en octobre après +0,7 % en septembre. Ce résultat s’explique notamment par une accélération des dépenses en automobiles (+1,5 %, après +0,8 %). L'INSEE explique que les Français ont  peut-être anticipé la réduction du bonus en novembre et le durcissement du malus en janvier prochain. Les achats en équipement du logement progressent également (+0,1 %, après +0,4 %).
Les Français ont boudé l'habillement, le textile et le cuir qui diminuent pour le deuxième mois consécutif (–0,3 % après –0,9 % en septembre).
Après s’être stabilisées entre juillet et septembre, les dépenses de consommation en autres biens fabriqués augmentent légèrement en octobre (+0,2 %), notamment en raison du rebond des dépenses en quincaillerie-bricolage.
La consommation totale de biens
La consommation totale de biens
Alimentaire et biens fabriqués
Alimentaire et biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués

lundi 18 novembre 2013

Commerce en apesanteur au mois d'octobre



Au mois d'octobre, les  achats auprès du commerce de détail augmentent de 0,4 %. Sur trois mois glissants, les chiffres d’affaires du commerce de détail diminuent de 0,2 % en volume. Les ventes de produits alimentaires progressent bien en  octobre avec + 2,2 % ; sur les trois derniers mois, elles sont stables.

Selon la Banque de France, les produits industriels baissent légèrement de -0,3 % en octobre Sur trois mois glissants les volumes vendus sont stables : la progression dans l’électroménager et l’électronique grand public est  compensée par le recul d’autres produits comme les  équipements automobiles, le bricolage, les meubles et la  chaussure.

Le début du dernier trimestre commence mal avec pour le petit commerce et la grande distribution un repli  en octobre (respectivement -0,3 % et -0,4 %). Sur les trois derniers mois, la grande distribution maintient ses ventes (+0,1 %) essentiellement grâce à la légère hausse des hypermarchés (+0,2 %) ; la vente à distance, les grands magasins et dans une moindre mesure, les supermarchés, sont en baisse. Il est à noter que les hypermarchés réalisent 53 % de la distribution, les supermarchés, 36 % ; la vente à distance, 6 % et les grands magasins, 5 %.

lire la note de la Banque de France

jeudi 14 novembre 2013

Croissance, retour du négatif au 3ème trimestre

L'INSEE a communiqué le 14 novembre les résultats de la croissance du  troisième trimestre 2013. Comme il était prévu,  le PIB en volume* s'est contracté de 0,1 % après une croissance au deuxième trimestre de 0,5 %.

Cette contraction est liée à un moindre dynamisme de la consommation des ménages  qui ne progresse que de 0,2 % au 3ème trimestre contre 0,4 % au deuxième. Cette faible progression ne permet pas de compenser la diminution inquiétante de l'investissement. En effet, la formation brute de capital fixe (FBCF) baisse de nouveau de –0,6 % après –0,4 %.
Au deuxième trimestre, la consommation des ménages avait été boostée par les dépenses d'énergie qui traditionnellement sont plus faibles au 3ème trimestre.

De ce fait,  la demande intérieure finale (hors stocks) ne permet aucune croissance de l'économie. Sa contribution à la croissance est nulle après +0,4 point au trimestre précédent.

Encore plus inquiétant est la baisse des exportations  qui est de 1,5 %  contre une hausse de 1,9 % au deuxième trimestre. De plus, les importations continuent d'augmenter ce qui va contribuer à dégrader notre solde commercial. Les importations ont augmenté de 1,0 % après une hausse au  deuxième trimestre de 1,6 %. De ce fait,  la contribution comptable du commerce extérieur à la croissance du PIB est négative à hauteur de 0,7 point contre une contribution neutre  au cours du trimestre précédent.
Les variations de stocks ont évité une contraction plus nette du PIB en  contribuant positivement à hauteur de  0,5 point (après +0,1 point). Cette augmentation des stocks peut être appréciée positivement comme le signe que les entreprises anticipent une reprise de l'activité dans les prochains mois. 
Comme il était attendu et au vu des annonces des plans de licenciements,   la production de biens et services a  reculé au troisième trimestre  de 0,3 % après une hausse de 0,9 % au deuxième trimestre.  La production manufacturière s'est retournée assez fortement avec une baisse de 1,0 %  contre une hausse de +2,0 % au deuxième trimestre.

Les résultats du troisième trimestre marquent bien que l'embellie du deuxième trimestre était en partie artificielle. Deux points sont inquiétants, la baisse continue de l'investissement et la régression des exportations. La consommation des ménages n'est plus la roue de secours de la croissance en raison de la dégradation du pouvoir d'achat. Il est à noter que de toute façon compte tenu du sous-investissement, l'outil productif français a du mal à répondre à la demande interne et à s'adapter à la demande extérieure.   
Malgré ses mauvais signaux, la France devrait éviter de retourner en récession avec le retour à une faible croissance au dernier trimestre de l'année 2013 qui devrait se situer entre 0 et 0,1%. Sur l'année, la croissance devrait être proche de zéro. 
Ces résultats devraient inciter les pouvoirs publics à mener des actions plus dynamiques en faveur de l'investissement afin d'augmenter la croissance potentielle de la France. 

* Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
Le PIB et ses composantes
Le PIB et ses composantes