La France avec 0,2 % de croissance est en retrait par rapport à plusieurs de ses partenaires économiques. L’Espagne, malgré l’absence de gouvernement connait toujours un rythme soutenue de croissance avec un gain de 0,7 % au troisième trimestre portant le taux de croissance annuelle à 3,2 %. Le Royaume-Uni subit le Brexit mais sans rompre. Le taux de croissance passe de 0,7 à 0,5 % du 2ème au 3ème trimestre. Les Etats-Unis, de leur côté ont fortement accéléré au troisième trimestre avec un taux de croissance annuelle de 2,9 %. Le rythme d'expansion de ce trimestre est le plus fort depuis ces deux dernières années. Ce rebond de l’activité qui a dépassé les attentes des experts repose sur un augmentation des exportations et à un retour des investissements.
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vendredi 28 octobre 2016
vendredi 9 septembre 2016
Le Gouvernement a annoncé le 8 septembre plusieurs mesures fiscales qui seront intégrées au projet de loide finances pour 2017. Figure notamment la diminution de l'impôt sur le revenu d'un milliard d'euros en faveur des classes moyennes, Elle prendra la forme d'une réduction d'impôt de 20% sous condition de revenu. Elle concernera les couples gagnant jusqu'à 3 400 euros de salaire net par mois et les personnes seules gagnant jusqu'à 1700 euros net par mois. Ces limites seront majorées pour les familles, par exemple jusqu'à 4800 euros pour un couple avec trois enfants. Ce sont plus de cinq millions de foyers fiscaux qui devraient bénéficier d'une réduction en moyenne de 200 euros. Pour un célibataire ayant 1 700 euros de salaire net, cela représente un gain annuel de pouvoir d'achat de 190 euros. Pour un couple avec deux enfants gagnant 4 100 euros, cela représente 360 euros de baisse d'impôt.
Les retraités, «quels que soient leurs revenus bénéficieront à partir de 2017 d'un crédit d'impôt pour les services à la personne et l'emploi de salariés à domicile», Jusqu'alors, seuls les retraités imposables avaient droit à une réduction d'impôt pour les services à domicile. Cette mesure va bénéficier à 1,3 million de ménages et «représentera une aide supplémentaire d'un milliard d'euros.»
par ailleurs, le taux d'impôt sur les sociétés serait abaissé à 28% (soit le taux moyen en Europe) contre 33% actuellement - pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018. Ce taux sera généralisé «pour toutes les entreprises» d'ici à 2020.
Le taux du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sera aussi porté en 2017 de 6% à 7% pour les salaires allant jusqu'à 2,5 fois le Smic, a-t-il rappelé. Selon Bercy, cela représente un «allègement supplémentaire pour les entreprises de 3,3 milliards d'euros.»
Un compte entrepreneur investisseur sera créé pour encourager au réinvestissement dans les jeunes entreprises.
Le Gouvernement indique que ces différentes mesures ne devraient pas empêcher le déficit de revenir en-dessous de 3 % du PIB en 2017. Il a retenu un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) ce qui signifie de le diminuer par rapport à 2016 de 0,7 à 1 point en fonction de l'exécution en cours. Le Gouvernement au mois de mai prochain pourrait avoir quelques sueurs froides si la croissance n'est pas de retour. Le gouvernement tablait sur un taux de 1,7 % qui apparaît ambitieux.
vendredi 13 novembre 2015
Un léger mieux dans la croissance !
La France a renoué avec la croissance au 3ème
trimestre après avoir enregistré la stagnation du deuxième. Le taux de
croissance a ainsi atteint 0,3 % entre juillet et septembre. Cette croissance a
été portée par la consommation et par l’investissement des entreprises. En revanche,
le commerce extérieur a contribué négativement à l’évolution du PIB. La
progression du pouvoir d’achat des ménages générée par la faible inflation
explique la bonne tenue de la croissance. L’amélioration de la confiance tant
des consommateurs que des affaires laisse présager un bon quatrième trimestre. Le
taux de croissance de ce dernier trimestre devrait se situer entre 0,3 et 0,4 % . Le taux de croissance sur l’ensemble de l’année devrait être donc de 1,1 à
1,2 % mettant fin à trois années de stagnation.
La demande intérieure
contribue à la croissance grâce à la consommation
La demande intérieure finale (hors stocks) contribue à la
croissance du PIB pour +0,3 point après +0,1 point au deuxième
trimestre.
La consommation toujours portée par l’amélioration du
pouvoir d’achat des ménages
Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,3
% contre une stagnation au deuxième trimestre. Les dépenses d'énergie ont
fortement progressé +1,6 % après –2,1 %, les acteurs économiques
reconstituant leurs stocks en profitant des faibles prix de l'énergie. En revanche, les achats
d'automobiles sont restés stables, après deux trimestres de hausse. Les
dépenses en services continuent de progresser modérément (+0,2 % comme au
trimestre précédent).
L’investissement
toujours à la peine malgré la reprise de celui des entreprises
Au troisième trimestre 2015, la Formation Brut de Capital
Fixe (FBCF) n’a progressé que de 0,1 % contre une baisse de 0,1 % au deuxième trimestre.
Cela reste le maillon faible de la croissance française. L’accélération de l’investissement
des entreprises non financières est une bonne nouvelle même si la hausse ne
permet pas de compenser le retard accumulé ces dernières années. La FCBF des
entreprises a, en effet, progressé plus vite au troisième qu’au deuxième (+0,7
% après +0,5 %). En revanche, l’investissement des ménages continue de baisser
même si une décélération est constatée (–0,5 % après –1,1 %).
Les collectivités publiques et en premier lieu les
collectivités territoriales diminuent toujours leur effort d’investissement. Le
cycle électoral en cours et la réduction des concours de l’Etat ont des
incidences directes sur l’investissement. En effet, l’investissement des administrations
publiques diminue de 1% au troisième trimestre après une baisse de 0,8 % au
deuxième.
Le repli de la FCBF des ménages et des administrations
publiques se traduit par un recul de l'investissement en construction (–0,8 %
après –1,0 %).
Les échanges
extérieurs ne jouent plus en faveur de la croissance
La contribution extérieure est négative, de 0,7 % contre une
contribution positive de 0,4 % au 2ème trimestre. Les exportations
se contractent de 0 ,6 % au 3ème trimestre contre une hausse de
1,9 % au 2ème trimestre quand dans le même temps les importations
progressent (+1,7 % après +0,5 %).
La bonne tenue de la consommation et la reprise de l’investissement
expliquent l’augmentation des importations. La dépréciation de l’euro, plus de
10 % depuis le 1er janvier, n’a pas permis au 3ème
trimestre une hausse des exportations.
Les entreprises ont
reconstitué leurs stocks pour la fin de l’année
Les variations de stocks ont contribué positivement à la croissance (+0,7 point
après –0,4 point). Les entreprises anticipent un bon 4ème
trimestre. Par ailleurs, elles avaient déstocké au cours du deuxième.
La production
est en hausse mais le bâtiment souffre
La production de biens et services se redresse au troisième
trimestre (+0,4 %) après une quasi-stabilité le trimestre précédent
(–0,1 %).
La production des branches manufacturières rebondit
(+0,3 % après –0,6 %), notamment celle de cokéfaction-raffinage qui
avait chuté au deuxième trimestre en raison de l'arrêt temporaire de
raffineries.
La production de services marchands accélère légèrement
(+0,6 % après +0,3 %). La situation reste compliquée pour la
construction qui enregistre une contraction de 0,8 % au 3ème
trimestre faisant suite à une baisse de 0,9 % au 2ème trimestre.
vendredi 14 août 2015
La croissance française farniente au deuxième trimestre
La croissance Française renoue avec le surplace
La France a renoué avec la stagnation au cours du 2ème
trimestre. En effet, le taux de croissance a été nul après avoir enregistré une
hausse de 0,7 % au 1er trimestre. Ce résultat est décevant et
inférieur aux prévisions de l’INSEE et de la Banque de France qui tablaient sur
0,2 à 0,3 point de croissance.
Ce ralentissement était prévisible après le vigoureux
premier trimestre mais son ampleur étonne. Si les échanges extérieurs sont à
nouveau porteurs de croissance, en revanche, l’investissement reste le point
noir de l’économie française. Les ménages et les dirigeants d’entreprise
restent toujours très méfiants vis-à-vis de la conjoncture et ne souhaitent pas
s’engager sur le long terme.
La consommation a été en panne et l’investissement est
toujours en recul. En effet, les dépenses de consommation des ménages n’ont
augmenté que de 0,1 % contre une hausse de 0,9 % quand l’investissement
se contracte de 1,6 % faisant suite à une baisse de 1,1 %.
La formation brute de capital fixe (FBCF) totale baisse de 0,3 point au deuxième
trimestre 2015 après une stagnation au 1er trimestre. Cette baisse
est imputable en grande partie au recul de l’investissement en construction
(–1,3 % après –1,1 %). Il s’agit de la huitième baisse consécutive. Hors
construction, la FBCF augmente (+0,4 % après +1,0 %). L’investissement des
entreprises non financières ne progresse que de 0,2 % après +0,6 %, celui des
administrations publiques se contracte de 0,1 % après +0,2 %). La baisse de la
FBCF des ménages s’accroît du fait de la réduction des investissements dans l’immobilier
(–1,6 % après –1,2 %)
La demande intérieure finale (hors stocks) n’a connu, de ce
fait, qu’une augmentation de 0,1 % au deuxième trimestre 2015 contre une
hausse de 0,6 point début 2015.
Néanmoins, il y a une bonne nouvelle, si les importations
ralentissent (+0,6 % après +2,2 %), les exportations progressent de
1,7 % après une hausse de 1,3 % au premier trimestre. Les
exportations commencent à profiter de la dépréciation de l’euro. De ce fait le
solde extérieur contribue positivement à l’évolution du PIB à hauteur de
0,3 point, contre -0,3 point au premier trimestre. À l’inverse, les
variations de stocks y contribuent négativement à hauteur de –0,4 point,
après +0,3 point le trimestre précédent.
Au deuxième trimestre, la production de biens et services a
reculé de 0,1 % contre une hausse de 0,8 % au 1er trimestre.
Il faut souligner que la production de biens manufacturés est en nette baisse
de 0,7 % contre une hausse de 1,3 %. Ce recul s’explique par la
contraction de l’activité dans le secteur de la cokéfaction-raffinage
(–9,6 % après +6,5 %) en raison de l’arrêt de plusieurs raffineries.
Les matériels de transports sont également en baisse de 1,3 % après une
hausse de 5,5 %.
Le PIB et ses composantes
Source INSEE
Ce mauvais résultat ne devrait pas trop obéré la croissance
sur l’année 2015. En effet, l’acquis de croissance du 1er trimestre
devrait suffire pour atteindre 1 % de croissance sur l’ensemble de l’année.
Néanmoins, cette stagnation prouve que malgré un contexte très favorable, la
croissance française reste fragile. La crise de confiance demeure encore
vivace. Il faudra du temps pour retrouver le chemin vertueux de l’expansion.
mardi 17 février 2015
Le PIB par habitant recule en France depuis 2008
La faute à la faible croissance, 0,4 % par an depuis trois ans, la faute à l'augmentation de la population plus de 310 000 en 2014, le PIB par habitant recule depuis 2008. En sept ans, il a perdu 2 %. Les Français s'appauvrissent mais moins vite que les Italiens -12 % depuis 2008 ou les Grecs -25 %. En revanche, les Allemands ont gagné 3,5 %.
Depuis 2008, la richesse nationale allemande a gagné 3,5 % quand le gain n'a été que de 1,4 % en France. Entre 2004 et 2014, l'écart entre la France en terme de population est passée de 20,3 à 14,8 millions d'habitants. Depuis 2008, l'Allemagne a perdu 1,1 million d'habitants. En Allemagne, une croissance de 1 % permet d'améliorer le PIB par habitant de 1,7 % quand en France pour obtenir le même résultat il faut une croissance de 2,2 %.
Depuis 2008, la richesse nationale allemande a gagné 3,5 % quand le gain n'a été que de 1,4 % en France. Entre 2004 et 2014, l'écart entre la France en terme de population est passée de 20,3 à 14,8 millions d'habitants. Depuis 2008, l'Allemagne a perdu 1,1 million d'habitants. En Allemagne, une croissance de 1 % permet d'améliorer le PIB par habitant de 1,7 % quand en France pour obtenir le même résultat il faut une croissance de 2,2 %.
mercredi 30 juillet 2014
Stabilité de la confiance en zone euro et en France : pas de reprise à l'horizon
Pas de quoi fanfaronné, les enquêtes des différents instituts de conjoncture soulignent que le niveau de confiance est restée stable en juillet en France comme en zone euro . Pour la Commission, l’indice du climat économique s’est inscrit à 102,1, en hausse de seulement 0,1 point par rapport au mois de juin. L’enquête signale que la reprise continue dans la zone euro. Son faible rythme reste toutefois un problème majeur pour entrevoir une reprise réelle de l'économie.
mardi 3 juin 2014
La croissance des régions, des disparités de plus en plus importantes
L'Insee vient de publier une étude sur la croissance des régions françaises qui dépend fortement de l'évolution démographique. La Corse figure dans le peloton de tête des régions qui enregistrent depuis le début du siècle une des plus fortes croissances. La crise a accru la disparité de croissance entre les différentes régions. Les vieilles régions industrielles en déclin démographique enregistrent les plus mauvais résultats.
Lire l'étude
Lire l'étude
jeudi 15 mai 2014
La croissance à la peine en Europe
La croissance européenne aura déçu au premier trimestre 2014 et a été inférieure aux attentes. Elle n'a été que de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l’Union européenne. Au cours du quatrième trimestre 2013, le PIB avait crû de 0,2% dans la zone euro et de 0,4% dans l’Union européenne. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 0,9% dans la zone euro et de 1,4% dans l’UE au premier trimestre 2014, contre respectivement +0,5% et +1,0% le trimestre précédent.
Au cours du premier trimestre 2014, le PIB des États-Unis est resté stable par rapport au trimestre précédent (après +0,7% au quatrième trimestre 2013). Par rapport au même trimestre de l'année précédente, le PIB a progressé de 2,3% (après +2,6% au quatrième trimestre 2013).
L'Allemagne est restée très dynamique avec une croissance de 0,8 % quand la France est restée étale avec une croissance nulle. L'Italie a également souffert avec un recul de son PIB de 0,1 point. En revanche, l'Espagne confirme sa reprise avec une croissance de 0,4 %. Il faut noter le recul de 1,4 point du PIB aux Pays-Bas. Hors zone euro, le Royaume-Uni ne connait plus la crise avec un taux de croissance de 0,8 %.
La France toujours malade de sa croissance
Après avoir fini avec une petite croissance au quatrième
trimestre 2013 (+0,2 %), la France a fait du surplace au premier trimestre avec
une croissance nulle. L’INSEE attendait une légère croissance de 0,1 % mais les
derniers résultats de la consommation, de la production industrielle ou du
chômage ne présageaient rien de bon premier.
Le bilan du premier trimestre est assez sombre. Les grandes
composantes de la croissance ont été aux abonnés absents. Que ce soit l’investissement
ou la demande extérieure, la France reste en-deçà de ses partenaires. Le
décalage est saisissant avec l’Allemagne pays dans lequel la croissance atteint
0,8 % au premier trimestre contre 0,4 % au dernier trimestre. En rythme annuel,
le taux de croissance de l’Allemagne est de 2,5 %.
La croissance ne profite pas non plus de la reprise de l’Europe
du Sud. Il apparaît même que les entreprises de l’Europe du Sud gagnent des parts de marché au détriment de la
France. Depuis plus de deux ans, la croissance se dérobe avec des résultats en dents
de scie.
Consommation en berne
Les dépenses de consommation des ménages ont reculé de 0,5 point contre une petite hausse de 0,2 % au 4ème trimestre 2013. Ce recul est en phase avec la diminution du pouvoir d’achat des ménages au dernier trimestre 2013, pouvoir d’achat qui stagne ou recule depuis deux ans.
L’inquiétante poursuite de la baisse de l’investissement
L’investissement a diminué fortement avec un repli de 0,9% contre une baisse de 0,1 % au dernier trimestre 2013. Or, il ne peut y avoir de reprise durable sans une augmentation de l’investissement. L’amplification de la baisse témoigne du manque de confiance des dirigeants d’entreprise.
La France toujours malade de son commerce extérieur
Malgré le repli de la demande intérieure, les importations continuent d’augmenter avec une hausse de 1,0 % après +0,5 %. En revanche, les exportations n’augmentent que de +0,3 % après +1,6 %. Le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB de –0,2 point, après +0,3 point le trimestre précédent.
Logiquement, la France devrait bénéficier de la reprise en Europe d’autant plus que son marché intérieur stagne. Il n’en est rien confirmant que le problème de compétitivité mine l’économie.
Les stocks ont empêché une diminution du PIB
La contribution des variations de stocks à l’évolution de l’activité est positive avec +0,6 point après –0,3 point fin 2013 ce qui est assez logique. Après les fêtes de fin d’année, les entreprises reconstituent leurs stocks. .
Quelles perspectives pour 2014 ?
La prévision de croissance de 0,9 % pour l’année 2014 ne sera pas aisée à respecter. La croissance devrait se situer entre 0,6 et 0,8 %. Les augmentations des prélèvements obligatoires devraient freiner la croissance durant tout le premier semestre. Les annonces du Gouvernement de Manuel Valls ne se traduiront dans les faits que pour la seconde moitié de l’année. En outre, il ne faut pas négliger qu’il est difficile d’apprécier leur future impact économique étant donné le Gouvernement combine des mesures de rigueur (50 milliards d’euros d’économie) et des mesures de soutien (baisse de l’impôt sur le revenu ou baisse des charges sociales).
mercredi 9 avril 2014
Le FMI parie sur 1 % de croissance pour la France en 2014
Selon le FMI, la croissance mondiale devrait passer de 3 % en 2013 à 3,6 % en 2014 et à 3,9 % en 2015. Dans les pays avancés, la croissance devrait atteindre environ 2¼ % en 2014–15, soit une amélioration d’environ 1 point de pourcentage par rapport à 2013. Cette amélioration est imputable à une réduction du durcissement de la politique budgétaire, sauf au Japon, et à la persistance de conditions monétaires accommodantes.La croissance sera la plus élevée aux États-Unis avec un taux de 2¾ %. La croissance serait positive mais variable dans la zone euro, plus forte au coeur de la zone, mais plus faible dans les pays caractérisés par une dette (privée et publique) élevée et une fragmentation financière. Dans les pays émergents et les pays en développement, la croissance devrait monter progressivement de 4,7 % en 2013 à environ 5 % en 2014 et à 5¼ % en 2015.
La croissance sera portée par l’affermissement de la demande extérieure des pays avancés, mais le durcissement des conditions financières pèsera sur la croissance de la demande intérieure. En Chine, la croissance s'élèverait à 7½ % en 2014 avec un freinage décidé par les autorités du crédit et la mise en oeuvre de réformes structurelles afin d'assurer une transition graduelle à une trajectoire de croissance plus équilibrée et durable.
Le FMI souligne que la reprise mondiale demeure fragile du fait de la persistance de nombreux déséquilibres et l'émergence de nouveaux problèmes avec le changement de politique monétaire américain. Le FMI note que les fluctuations financières pourraient évidemment avoir des conséquences sur les économies des pays émergents.
lire le rapport du FMI sur la conjoncture avril 2014
lundi 10 mars 2014
La Banque de France prévoit une croissance de 0,2 % au premier trimestre
La Banque de France, dans a dernière enquête de conjoncture, souligne quelques signes encourageants pour l'économie française.
Selon la Banque de France, la production industrielle a progressé au mois de février et cela dans pratiquement tous les secteurs, en particulier la chimie, l’industrie pharmaceutique et les machines et équipements. Les livraisons s’intensifient.
Les carnets de commandes s’étoffent quelque peu. Les stocks restent maîtrisés. En revanche, les prix des produits finis baissent mais cela est imputable à une diminution des prix de l'énergie. Les trésoreries se maintiennent en-dessous de leur moyenne de long terme. Pour le mois de mars, la Banque de France est optimiste et prévoit la poursuite de l'augmentation.
En ce qui concerne les services, la Banque de France considère que l'activité progresse, notamment dans les services informatiques et le travail temporaire. Les effectifs sont en légère augmentation. Les prix sont stables. Les trésoreries poursuivent leur redressement, dépassant leur moyenne de longue période. Elle considère qu'en fonction des réponses des dirigeants d'entreprise une hausse de l'activité est possible en mars.
Dans ces conditions, la Banque de France table sur une hausse du PIB de 0,2 % au premier trimestre soit un peu moins qu'au précédent.
mercredi 26 février 2014
Le Royaume-Uni confirme
Le Royaume-Uni par sa politique monétaire accommodante semble avoir conjurer la récession avec néanmoins la question de la sortie du dopage et des menaces inflationnistes.
Lire le rapport
samedi 15 février 2014
NouvelObs.fr : de la croissance 2013 à celle de 2014..
lire l'article sur le site du Nouvelobs.fr
vendredi 14 février 2014
Croissance, l'Allemagne sauve les meubles !
Zone euro, un léger mieux
lundi 27 janvier 2014
Les prévisions économiques du lundi : la croissance française reste scotchée à 0,1 %
Le taux de croissance du 4ème trimestre devrait s'établir à 0,1 %. Du fait du bon résultat de la consommation de novembre, +1,4 %, et malgré les résultats décevants pour la production industrielle et le commerce extérieur, la France repasserait du bon côté de la ligne après -0,1 point sur le troisième trimestre. Pour le début de l'année 2014, la croissance ne s’accélérait pas. Nous devrions rester scotcher à 0,1 % pour le premier trimestre avec une situation de l'emploi toujours chaotique. En point positif, il faut noter l'amélioration, certes fragile, du moral des consommateurs et du climat des affaires.
samedi 18 janvier 2014
Il manque des sous dans la caisse de l'Etat, la faute à qui ?
Lire l'interview
vendredi 29 novembre 2013
La consommation en rempli en octobre, la croissance impactée
Au mois d'octobre,, la consommation a marqué le pas ce qui rend de plus en difficile un bon taux de croissance pour le dernier trimestre. En effet, lles dépenses de consommation des ménages en biens ont diminué de 0,2 % en volume*, après avoir reculé de 0,1 % en septembre. Pour l'INSEE, cette baisse s'explique par le recul des dépenses en énergie en contraction de 4,9 %.
En revanche, les dépenses en biens durables ont progressé de 0,8 % en octobre après +0,7 % en septembre. Ce résultat s’explique notamment par une accélération des dépenses en automobiles (+1,5 %, après +0,8 %). L'INSEE explique que les Français ont peut-être anticipé la réduction du bonus en novembre et le durcissement du malus en janvier prochain. Les achats en équipement du logement progressent également (+0,1 %, après +0,4 %).
Les Français ont boudé l'habillement, le textile et le cuir qui diminuent pour le deuxième mois consécutif (–0,3 % après –0,9 % en septembre).
Après s’être stabilisées entre juillet et septembre, les dépenses de consommation en autres biens fabriqués augmentent légèrement en octobre (+0,2 %), notamment en raison du rebond des dépenses en quincaillerie-bricolage.
La consommation totale de biens
Alimentaire et biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués
lundi 18 novembre 2013
Commerce en apesanteur au mois d'octobre
Selon la Banque de France, les produits industriels baissent légèrement de -0,3 % en octobre Sur trois mois glissants les volumes vendus sont stables : la progression dans l’électroménager et l’électronique grand public est compensée par le recul d’autres produits comme les équipements automobiles, le bricolage, les meubles et la chaussure.
Le début du dernier trimestre commence mal avec pour le petit commerce et la grande distribution un repli en octobre (respectivement -0,3 % et -0,4 %). Sur les trois derniers mois, la grande distribution maintient ses ventes (+0,1 %) essentiellement grâce à la légère hausse des hypermarchés (+0,2 %) ; la vente à distance, les grands magasins et dans une moindre mesure, les supermarchés, sont en baisse. Il est à noter que les hypermarchés réalisent 53 % de la distribution, les supermarchés, 36 % ; la vente à distance, 6 % et les grands magasins, 5 %.
lire la note de la Banque de France
jeudi 14 novembre 2013
Croissance, retour du négatif au 3ème trimestre
L'INSEE a communiqué le 14 novembre les résultats de la croissance du troisième trimestre 2013. Comme il était prévu, le PIB en volume* s'est contracté de 0,1 % après une croissance au deuxième trimestre de 0,5 %.
Cette contraction est liée à un moindre dynamisme de la consommation des ménages qui ne progresse que de 0,2 % au 3ème trimestre contre 0,4 % au deuxième. Cette faible progression ne permet pas de compenser la diminution inquiétante de l'investissement. En effet, la formation brute de capital fixe (FBCF) baisse de nouveau de –0,6 % après –0,4 %.
Au deuxième trimestre, la consommation des ménages avait été boostée par les dépenses d'énergie qui traditionnellement sont plus faibles au 3ème trimestre.
De ce fait, la demande intérieure finale (hors stocks) ne permet aucune croissance de l'économie. Sa contribution à la croissance est nulle après +0,4 point au trimestre précédent.
Encore plus inquiétant est la baisse des exportations qui est de 1,5 % contre une hausse de 1,9 % au deuxième trimestre. De plus, les importations continuent d'augmenter ce qui va contribuer à dégrader notre solde commercial. Les importations ont augmenté de 1,0 % après une hausse au deuxième trimestre de 1,6 %. De ce fait, la contribution comptable du commerce extérieur à la croissance du PIB est négative à hauteur de 0,7 point contre une contribution neutre au cours du trimestre précédent.
Les variations de stocks ont évité une contraction plus nette du PIB en contribuant positivement à hauteur de 0,5 point (après +0,1 point). Cette augmentation des stocks peut être appréciée positivement comme le signe que les entreprises anticipent une reprise de l'activité dans les prochains mois.
Comme il était attendu et au vu des annonces des plans de licenciements, la production de biens et services a reculé au troisième trimestre de 0,3 % après une hausse de 0,9 % au deuxième trimestre. La production manufacturière s'est retournée assez fortement avec une baisse de 1,0 % contre une hausse de +2,0 % au deuxième trimestre.
Les résultats du troisième trimestre marquent bien que l'embellie du deuxième trimestre était en partie artificielle. Deux points sont inquiétants, la baisse continue de l'investissement et la régression des exportations. La consommation des ménages n'est plus la roue de secours de la croissance en raison de la dégradation du pouvoir d'achat. Il est à noter que de toute façon compte tenu du sous-investissement, l'outil productif français a du mal à répondre à la demande interne et à s'adapter à la demande extérieure.
Malgré ses mauvais signaux, la France devrait éviter de retourner en récession avec le retour à une faible croissance au dernier trimestre de l'année 2013 qui devrait se situer entre 0 et 0,1%. Sur l'année, la croissance devrait être proche de zéro.
Ces résultats devraient inciter les pouvoirs publics à mener des actions plus dynamiques en faveur de l'investissement afin d'augmenter la croissance potentielle de la France.
* Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
Le PIB et ses composantes
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