Interview de Philippe Crevel sur Altlantico.fr après la publication des résultats de la croissance pour 2015
Ce détail des chiffres qu’aurait pu lire Michel Sapin avant de se réjouir de notre croissance à 1,1% | Atlantico.fr
samedi 30 janvier 2016
vendredi 29 janvier 2016
La croissance est de retour mais à petite vitesse
Sans surprise, la croissance au dernier trimestre de l'année 2015 aura été de 0,2 % portant la croissance sur l'année à 1,1 % contre 0,2 % en 2014. Après trois années de stagnation, ce taux de 1,1 % est mieux que rien mais au regard des espoirs mis dans le fameux alignement des planètes (baisse du pétrole, des taux et de l'euro, CICE, pacte de responsabilité....), le résultat peut apparaître bien modeste. Le retard de la reprise de l'investissement, le ralentissement chinois, les effets des embargos avec la Russie.... ont pesé plus que prévu sur la croissance française. Ce taux de 1,1 % a été insuffisant pour réduire le chômage.
Au 4ème trimestre, l'investissement, la formation brute de capital fixe (FBCF), a porté la croissance avec une progression de 0,8 % contre 0,1 % au trimestre précédent. En revanche, la consommation a déçu en se contractant de 0,4 % contre + 0,4 % au 3ème trimestre. La demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance pour +0,1 point (après +0,3 point le trimestre précédent).
Grâce à la dépréciation de l'euro et à l'amélioration de la compétitivité des entreprises, les exportations ont progressé de 0,6 % après -0,6 %. Les importations sont connu une forte croissance du fait de l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages générée par la baisse des cours de l'énergie. Les importations ont en effet progressé de 1,6 % après +1,5 %. De ce fait, le commerce extérieur a contribué négativement de 0,3 point à la croissance après -0,7 point. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,5 point après +0,6 point).
La production totale de biens et services a progressé de 0,5 % au quatrième trimestre après +0,3 %. L'industrie manufacturière a connu une augmentation de 0,9 % après +0,2 %. À l'inverse, la production d'énergie se replie du fait de la baisse des prix et des conditions climatiques. La production de services marchands augmente au même rythme qu'au troisième trimestre (+0,5 %). Bonne nouvelle, dans la construction l'activité rebondit (+0,7 %) après huit trimestres de baisse.
En moyenne sur l'année, la production totale progresse de 1,3 % (après +0,7 % en 2014) : elle accélère dans l'industrie manufacturière (+1,4 % après +0,3 %) et dans les services marchands (+1,9 % après +1,2 %) mais la baisse s'amplifie dans la construction (-2,6 % après -2,2 %).

jeudi 28 janvier 2016
Panne de la micro-entreprise en France
Selon l'INSEE, en 2015, 525 100 entreprises ont été créées en France, soit 5 % de moins qu'en 2014.
cette baisse es imputable à la forte contraction des immatriculations de micro-entrepreneurs (- 21 % par rapport à 2014). En revanche, les autres créations d'entreprises progressent fortement (+ 13 %), particulièrement celles des autres entreprises individuelles (+ 28 %) et, dans une moindre mesure, celles des sociétés (+ 4 %).
Du fait de la crise dans le bâtiment et du durcissement du régime des auto-entrepreneurs, la construction contribue à la moitié du recul général avec une baisse des créations de 17 % en 2015
Tous types d'entreprises confondus, les créations diminuent dans presque toutes les régions. En revanche, elles s'accroissent en Île-de-France où elles sont portées par le succès du transport de voyageurs par taxi (qui inclut les entreprises de véhicules de transport avec chauffeur) et celui du secteur des « autres activités de poste et de courrier ».
Hors micro-entrepreneurs, seules 8 % des entreprises sont employeuses à la création. Elles démarrent alors en moyenne avec 2,5 salariés.
Pour les créateurs individuels, l'âge moyen se maintient à 38 ans et la part des femmes atteint 40 %.
La bonne année de l'assurance-vie en 2015
L’assurance-vie
a conforté, en 2015, sa position de premier placement d’épargne en France avec
une collecte nette de 24,6 milliards d’euros. Sa première
place n’a été menacée que par le Plan d’Epargne Logement qui devrait avoir
collecté près de 20 milliards d’euros en 2015 (18 milliards d’euros sur les 11
premiers mois de l’année).
Les
unités de comptes ont un peu plus séduit les épargnants
Les
cotisations en unités de compte ont connu un relatif succès en 2015. Les unités
de comptes ont représenté 20 % de la collecte brute. Le
poids des unités de comptes dans l’encours total est passé de 14,9 % en 2011 à 17, 8 % en 2015.
Le
triptyque magique de l’assurance-vie a fait recette
L’assurance-vie
permet toujours aux ménages de concilier sécurité, liquidité et rendement. En
2015, avec des taux de rendement de 2,3 % pour les fonds euros dans un contexte
de taux d’intérêt historiquement bas et avec des unités de compte au rendement
supérieur à 4,1 %.
L’assurance-vie
a bénéficié d’un bon niveau de compétitivité d’autant plus que les pouvoirs
publics ont diminué les taux du Livret A et du Plan d’Epargne Logement. Il en a résulté une décollecte de de 11,02 milliards
d’euros pour le Livret A et le Livret de Développement Durable en
2015.
Par
ailleurs, l’attractivité de l’assurance-vie tient toujours à son régime fiscal
et à la facilité de retrait de l’épargne investie.
Les
Français ont été plus fourmis que cigales
Ces
bons résultats de l’assurance-vie ont été réalisés dans un contexte de fort
taux d’épargne des ménages (15,5 % du revenu disponible brut au 3ème trimestre). Ce regain
d’épargne a été rendu possible par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages
(progression d’au moins 1,6 % en 2015) ainsi que par la faiblesse de leurs
investissements en particulier dans l’immobilier. Pour la quatrième année consécutive, l’investissement
des ménages est en recul, de plus de 3 %
en 2015. En 2014, la chute avait dépassé 5 %. Les ménages ont économisé une
partie des gains générés par la baisse du prix de l’énergie et ont accru leur
épargne financière.
mercredi 27 janvier 2016
Emploi : une nouvelle année en enfer !
La France, à la différence, de ses partenaires économiques, les
Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni mais aussi l’Espagne, n’aura pas réussi
à réduire le nombre de ses demandeurs d’emploi au cours de l’année 2015. En un
an, le chômage a progressé de 2,6 %. Sur le dernier mois de l’année, la
progression a été de 0,4 %.
Fin décembre 2015, la France métropolitaine comptait 3 590
600 demandeurs d’emploi en catégorie A. Toutes catégories, le nombre de
demandeurs d’emploi est de 5 475 700 personnes. La durée moyenne d’inscription
des sortants est de 307 jours en progression de 17 jours en un an (-3 jours en
décembre).
Au mois de décembre, le chômage (catégorie A) des moins de
25 ans repart à la hausse, + 0,7 %. Néanmoins, il baisse de 4 % sur un an. La
progression des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans est la plus inquiétante.
Sur un an, la hausse atteint 8,4 % (+0,6 % sur le mois de décembre). De plus en
plus, les entreprises se délestent des travailleurs seniors afin de réduire
leurs coûts salariaux. Cette augmentation du chômage des plus de 50 ans pose la
question de la formation professionnelle et de la retraite. Sur ce dernier
point, l’accord AGIRC/ARRCO du 30 octobre 2015 incite financièrement les
salariés à liquider leurs pensions un an après l’âge légal (62 ans dans la
limite des 67 ans). Du fait du chômage croissant des actifs les plus âgées, il
y a un risque réel de minoration des pensions et de transferts de charges des
caisses de retraite au détriment de Pôle Emploi, pour résumer un tarnsfert
entre caisses vides.
Le contexte favorable du début de l’année n’aura donc pas
suffi pour juguler le chômage. Le fameux alignement de planète - baisse du prix
du pétrole, baisse des taux d’intérêt, baisse de l’euro, baisse de la rigueur
budgétaire, mise en place du pacte de responsabilité, CICE… a, au mieux,
ralenti la progression du chômage mais n’a pas permis un retournement de la
courbe. Le faible taux d’utilisation des capacités de production et la trop
faible reprise de l’investissement expliquent le fait que les créations d’emploi
n’ont pas été suffisantes pour absorber l’augmentation de la population active.
Pour avoir des effets sur l’emploi, la croissance aurait du être de 1,5 %
et non de 1,1 %. En 2016, l’amélioration de la croissance risque d’être trop faible
pour véritablement aboutir à une décrue massive du chômage.
Petite amélioration sur le plan de la confiance des méanges
Au mois de janvier, après les difficiles événements de la fin d'année, selon l'INSEE, la confiance des ménages s'améliore légèrement mais leur capacité d'épargne baisse. L'indicateur de confiance gagne 1 point et retrouve son niveau de novembre 2015 (97), un niveau néanmoins inférieur à sa moyenne de longue période (100).
En janvier, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle est quasi stable. Le solde d'opinion concernant l'évolution passée gagne 1 point, tandis que celui sur l'évolution future perd 1 point. Ces deux soldes restent au-dessous de leur moyenne de longue période. Cependant, les ménages sont plus nombreux à considérer qu'il est opportun de faire des achats importants : le solde d'opinion rebondit de 8 points et retrouve son niveau de septembre 2015, qui se situe au-dessus de sa moyenne de longue période.
En janvier, l'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne se dégrade légèrement. Le solde d'opinion sur leur capacité d'épargne actuelle perd 2 points, tandis que celui sur leur capacité d'épargne future baisse de 1 point. Toutefois, ces deux soldes se maintiennent légèrement au-dessus de leur moyenne de longue période.
Les ménages sont moins nombreux à considérer qu'il est opportun d'épargner : le solde perd 4 points, et s'éloigne davantage de sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

mardi 26 janvier 2016
Petit regain d'activité dans le bâtiment
Après plusieurs années de recul et de faible investissement des ménages, les professionnels du bâtiment espèrent une reprise de leur activité en 2016. Les premières indications de l'INSEE sembleraient confirmer que cet espoir pourrait se concrétiser modestement.
Ainsi, en janvier, les artisans du bâtiment sont moins nombreux qu'en octobre 2015 à juger que leur activité a baissé au cours des trois derniers mois. Ils sont également moins pessimistes pour l'activité des trois mois à venir.
Les artisans sont de nouveau moins nombreux à prévoir une baisse de leurs effectifs au cours des prochains mois. Le solde correspondant, en hausse depuis début 2015, retrouve son niveau moyen de long terme, qu'il n'avait plus atteint depuis début 2012. En janvier 2016, 26 % des artisans du bâtiment éprouvent des difficultés de recrutement. Cette proportion a baissé depuis avril et se situe nettement en dessous de sa moyenne de longue période (41 %). La part des entreprises déclarant former des apprentis est stable (37 %), proche de son niveau moyen de long terme.
Ainsi, en janvier, les artisans du bâtiment sont moins nombreux qu'en octobre 2015 à juger que leur activité a baissé au cours des trois derniers mois. Ils sont également moins pessimistes pour l'activité des trois mois à venir.
Les artisans sont de nouveau moins nombreux à prévoir une baisse de leurs effectifs au cours des prochains mois. Le solde correspondant, en hausse depuis début 2015, retrouve son niveau moyen de long terme, qu'il n'avait plus atteint depuis début 2012. En janvier 2016, 26 % des artisans du bâtiment éprouvent des difficultés de recrutement. Cette proportion a baissé depuis avril et se situe nettement en dessous de sa moyenne de longue période (41 %). La part des entreprises déclarant former des apprentis est stable (37 %), proche de son niveau moyen de long terme.
Évolution de l'activité dans l'artisanat du bâtiment
Les promoteurs immobiliers restent circonspects sur le reprise de l'immobilier
Selon l'INSEE, au mois de janvier, de plus de promoteurs immobiliers doutent de la reprise après un léger mieux en 2015. Le solde de logements neufs se situe en dessous de sa moyenne de long terme depuis 5 ans. Néanmoins, les perspectives de mises en chantier se redressent.
Les promoteurs sont presque aussi nombreux qu'en octobre à signaler une baisse de leur stock de logements invendus. Le solde d'opinion correspondant reste légèrement supérieur à sa moyenne de long terme.
Les promoteurs sont aussi nombreux qu'en octobre à signaler une baisse du prix moyen des logements neufs mis en vente. Malgré les faibles taux du crédit, ils sont presque aussi nombreux à juger que l'apport personnel des candidats à l'acquisition d'un logement neuf a diminué lors du trimestre précédent ; le solde se situe à sa moyenne de longue période. En revanche, ils sont de nouveau plus nombreux à considérer que les moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs augmenteront au cours du prochain trimestre.
Les promoteurs sont presque aussi nombreux qu'en octobre à signaler une baisse de leur stock de logements invendus. Le solde d'opinion correspondant reste légèrement supérieur à sa moyenne de long terme.
Les promoteurs sont aussi nombreux qu'en octobre à signaler une baisse du prix moyen des logements neufs mis en vente. Malgré les faibles taux du crédit, ils sont presque aussi nombreux à juger que l'apport personnel des candidats à l'acquisition d'un logement neuf a diminué lors du trimestre précédent ; le solde se situe à sa moyenne de longue période. En revanche, ils sont de nouveau plus nombreux à considérer que les moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs augmenteront au cours du prochain trimestre.
dimanche 24 janvier 2016
JT TF1 du 23 janvier 2016 : le crowdfunding immobilier
jeudi 21 janvier 2016
Le climat des affaires toujours en zone favorable
Selon l'INSEE, au mois de janvier 2016, le climat des affaires en France s'améliore légèrement. L'indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, gagne un point et retrouve son niveau de novembre. Il se situe à 102, un peu au-dessus de sa moyenne de long terme (100) atteinte à l'été. Le climat gagne deux points dans les services et un point dans le bâtiment et le commerce de détail. Il est stable dans l'industrie et le commerce de gros.
Indicateur de climat des affaires France
L'indicateur de retournement est également en zone favorable permettant d'espérer une amélioration dans les prochains mois.
Indicateur de retournement France
Lecture : proche de +1 (resp. -1) : climat conjoncturel favorable (défavorable) ; entre +0,3 et -0,3 : zone d'incertitude conjoncturelle.
L'industrie française est sur un plateau
Depuis deux mois le climat conjoncturel dans l'industrie est, selon l'INSEE, stable depuis deux mois. L'indicateur synthétique se maintient à un niveau (102) supérieur à sa moyenne de long terme (100).
Indicateur synthétique du climat des affaires
L'indicateur de retournement augmente et passe dans la zone indiquant une conjoncture favorable.
Indicateur de retournement
En janvier 2016, le solde d'opinion des industriels sur leur activité passée, déjà légèrement inférieur à sa moyenne de long terme, se dégrade un peu plus (-2 points). Celui sur les perspectives personnelles de production est quasi stable au-dessus de la normale.
Les industriels sont un peu plus optimistes qu'en décembre sur les perspectives générales de production du secteur (+2 points). Ce solde est nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.
En janvier, les carnets de commandes sont stables dans l'ensemble, mais se dégarnissent légèrement à l'étranger ; les soldes associés restent supérieurs à leur moyenne de longue période.
jeudi 14 janvier 2016
Augmentation de la création d'entreprise en France au mois de décembre
Selon l'INSEE, au mois de décembre 2015, le nombre total de créations d'entreprises a augmenté de 1,3 après avoir baissé de 0,7 % en novembre tous types d'entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Ce léger rebond résulte du sursaut des immatriculations de micro-entrepreneurs (+3,3 %).
Le nombre cumulé de créations au cours du dernier trimestre 2015 diminue de 3,9 % (en données brutes) par rapport au même trimestre de 2014, du fait du net repli des micro-entrepreneurs (–22,5 %). La construction et le commerce sont les secteurs contribuant le plus à la baisse générale1. En sens inverse, beaucoup plus d'entreprises se créent dans le secteur des transports par rapport aux mêmes mois de l'année précédente.
En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois baisse de 4,7 %. Ceci traduit le fort recul des immatriculations de micro-entrepreneurs (-21,2 %). À l'inverse, les créations d'entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs bondissent (+27,6 %) et les créations de sociétés s'accroissent aussi (+3,8 %).
Deux créations sur cinq sont des immatriculations de micro-entrepreneur
En décembre 2015, en données brutes, les demandes d'immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 42,6 % des créations d'entreprises sur les douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 51,4 %.
mercredi 6 janvier 2016
Ni pour ni contre, la confiance des ménages est stable depuis trois mois
Selon l'INSEE, au mois de décembre, la confiance des ménages est stable pour le 3ème mois consécutif. L'indicateur qui la synthétise reste bloqué à 96 et demeure ainsi toujours en dessous de sa moyenne de longue période (100).
En décembre, le solde d'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse légèrement d'un point.
Concernant leur situation financière personnelle future, leur opinion progresse de 3 points. Ces deux soldes sont aussi en dessous de leur moyenne de longue période.
Les ménages sont aussi nombreux qu'en novembre à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant est à son niveau moyen de longue période.
En décembre, les ménages restent pratiquement aussi optimistes qu'en novembre quant à leur capacité d'épargne. Le solde d'opinion sur leur capacité d'épargne actuelle est quasi stable (+1 point). Celui sur leur capacité d'épargne future est stable pour le troisième mois consécutif. Ces deux soldes se situent au-dessus de leur moyenne de longue période.
La proportion de ménages estimant qu'il est opportun d'épargner s'accroît de 4 points, mais reste néanmoins en dessous de sa moyenne de long terme.
Les ménages sont aussi nombreux qu'en novembre à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant est à son niveau moyen de longue période.
En décembre, les ménages restent pratiquement aussi optimistes qu'en novembre quant à leur capacité d'épargne. Le solde d'opinion sur leur capacité d'épargne actuelle est quasi stable (+1 point). Celui sur leur capacité d'épargne future est stable pour le troisième mois consécutif. Ces deux soldes se situent au-dessus de leur moyenne de longue période.
La proportion de ménages estimant qu'il est opportun d'épargner s'accroît de 4 points, mais reste néanmoins en dessous de sa moyenne de long terme.
Indicateur synthétique de confiance des ménages
mardi 5 janvier 2016
Rien de neuf pour les prix en décembre
Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro est resté au mois de décembre stable
à 0,2%
lundi 4 janvier 2016
Les Français et l'épargne
Philippe Crevel a été interrogé par France Inter au sujet des placements des Français.
retrouver l'interview sur le site de France inter
retrouver l'interview sur le site de France inter
jeudi 24 décembre 2015
Petite baisse technique de la dette publique qui atteint néanmoins des sommets
La dette est repassé en dessus des 97 % du PIB à la fin du troisième trimestre. Elle représente désormais 96,9 % du PIB soit 2 103,2 Md€, en baisse de 2,2 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle diminue de 0,7 point par rapport au deuxième trimestre 2015. La dette publique nette décroît plus légèrement (-1,4 Md€).
Les évolutions de la dette publique en cours d'année sont fréquentes. En fonction des dates d'échéances des emprunts passés et des rentrées fiscales, le niveau d'endettement varie. Au 3ème trimestre, il y a en règle général un recul. Il n'en demeure pas moins que la tendance est à la hausse...
Au troisième trimestre 2015 la contribution des administrations publiques locales (Apul) à la dette diminue (–1,6 Md€). Les communes remboursent 0,3 Md€ de prêts, les départements 0,7 Md€ et les régions 0,7 Md€. Le reste des Apul (syndicats intercommunaux, organismes divers d'administration locale) contribue pour +0,1 Md€.
La contribution de l'État à la dette décroît de 1,1 Md€. Cette baisse provient pour l'essentiel de la dette négociable à court terme (–2,0 Md€). Les dépôts des correspondants au Trésor augmentent légèrement (+0,7 Md€). Les encours de titres de créances à long terme et de prêts à court et long terme restent stables. Sur cette période, aucune opération n'a été réalisée dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière (FESF, cf. encadré « Pour en savoir plus »). Par ailleurs, la contribution des organismes divers d'administration centrale (Odac) à la dette est stable.
La dette des administrations de sécurité sociale croît très légèrement
La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette augmente faiblement (+0,5 Md€) surtout du fait de l'Unedic (+1,1 Md€), de la Cnaf (+0,9 Md€) et de l'Acoss (+0,8 Md€). Au contraire, la Cades rembourse 1,3 Md€ de titres de créances négociables et 0,8 Md€ de dépôts de garantie.
La contribution de l'État à la dette décroît de 1,1 Md€. Cette baisse provient pour l'essentiel de la dette négociable à court terme (–2,0 Md€). Les dépôts des correspondants au Trésor augmentent légèrement (+0,7 Md€). Les encours de titres de créances à long terme et de prêts à court et long terme restent stables. Sur cette période, aucune opération n'a été réalisée dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière (FESF, cf. encadré « Pour en savoir plus »). Par ailleurs, la contribution des organismes divers d'administration centrale (Odac) à la dette est stable.
La dette des administrations de sécurité sociale croît très légèrement
La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette augmente faiblement (+0,5 Md€) surtout du fait de l'Unedic (+1,1 Md€), de la Cnaf (+0,9 Md€) et de l'Acoss (+0,8 Md€). Au contraire, la Cades rembourse 1,3 Md€ de titres de créances négociables et 0,8 Md€ de dépôts de garantie.
Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)
Emploi, un résultat mi-figues, mi-raisins en novembre !
Après le très mauvais mois d’octobre, avec une hausse de 1,2 %, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) s’est légèrement contracté de 0,4 % au mois de novembre pour s’établir à 3 574 800. Sur un an, il progresse néanmoins de 2,5 % (88 000 demandeurs d’emploi de plus).
Si grâce aux contrats aidés, la situation s’améliore pour les jeunes actifs, en revanche, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans progresse rapidement. Sur un an, ce dernier augmente de 8,4 % (+0,2 % en novembre). La France compte désormais plus de 886 000 personnes de plus de 50 ans qui sont demandeurs d’emploi (catégorie A).
Toutes catégories confondues, le chômage progresse de 0,1 % en novembre et de 5,1 % sur un an. Le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) est, de ce fait, de 5,442 millions contre 5,180 millions au mois de novembre 2014.
Une ancienneté de plus en en plus problématique
Au mois de novembre 45 % des demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) sont inscrits à Pôle Emploi depuis plus d’un an contre 43 % au mois de novembre de l’année dernière. L’ancienneté moyenne du chômage est passée de 568 jours à 570 d’octobre à novembre. Elle a progressé de 32 jours en un an.
Une année à oublier
Cette légère décélération de la progression du chômage reste donc fragile au regard des autres résultats économiques qui ont été communiqués ces derniers jours.
Le mois de novembre a été, en effet, marqué par le plus fort recul des dépenses de consommation depuis le mois de janvier 2014. La baisse a été de 1,1 % en volume. Elle fait suite à la contraction de 0,2 % intervenue au mois d'octobre. Cette nouvelle baisse provient principalement de la chute de la consommation d'énergie (–5,6 %) et du net recul des dépenses d'habillement (–4,7 %).
L’industrie à la peine du fait des exportations qui se contractent. Au mois d'octobre, le chiffre d'affaires des entreprises de l'industrie manufacturière se contracte de 1,0 % après avoir progressé de 0,6 % en septembre. L'industrie française souffre à l'exportation avec un nouveau recul de 0,8 % qui fait suite à une contraction de 1,4 % au mois de septembre. Sur l'ensemble de l'industrie, le chiffre d'affaires diminue de 1,0 % après une progression en septembre de 0,4 %. Au cours des trois derniers mois, le bilan est mauvais avec un recul de 0,8 % pour l'industrie manufacturière et de 0,7 % pour l'ensemble de l'industrie. Il est certes espéré un léger rebond pour la fin de l’année.
Une croissance toujours trop faible
Le taux de croissance attendu pour le dernier trimestre devrait être de 0,2 %. En 2015, la croissance devrait être de 1,1 % ce qui reste insuffisant pour contenir la progression de la population active, il faudrait au minimum 1,5 à 1,8 % de croissance.
Avant même le résultat du mois de décembre, l’année 2015 a donc déçu en matière d’emploi. Malgré une combinaison exceptionnelle, un pétrole pas cher, des taux bas, un euro faible, une moindre rigueur budgétaire, la croissance est restée relativement faible. La sortie d’un cycle de trois ans de stagnation s’avère plus difficile que prévu. La faiblesse de l’investissement du fait de surcapacités de production et l’amélioration encore trop ténue du taux de marge des entreprises n’ont pas contribué à la multiplication des créations d’emploi. En outre, le contexte international demeure incertain. Le ralentissement chinois, les récessions brésilienne et russe (doublée des embargos) ont pesé sur l’économie mondiale et donc sur la France.
En 2016, l’INSEE prévoit une très légère amélioration tant en termes de croissance qu’en termes d’emploi. Tout dépendra de l’investissement et de la capacité des entreprises françaises à regagner des parts de marché à l’exportation.
.
Philippe Crevel
Directeur du Cabinet d'études Economiques Lorello Ecodata
Responsable du Cercle de l'Epargne
tel : 06 03 84 70 36
phcrevel@lorello.fr
Le pétrole baisse, quelles conséquences pour les Français
mercredi 23 décembre 2015
L'industrie française patine malgré la baisse de l'euro
Au mois d'octobre, le chiffre d'affaires des entreprises de l'industrie manufacturière se contracte de 1,0 % après avoir progressé de 0,6 % en septembre. L'industrie française continue de souffrir à l'exportation avec un nouveau recul de 0,8 % qui fait suite à une contraction de 1,4 % au mois de septembre. Sur l'ensemble de l'industrie , le chiffre d'affaires diminue de 1,0 % après une progression en septembre de 0,4 %.
Au cours des trois derniers mois, le bilan est mauvais avec un recul de 0,8 % pour l'industrie manufacturière et de 0,7 % pour l'ensemble de l'industrie.
C'est avec les prix de l'énergie en baisse, le secteur de la cokéfaction et raffinage qui souffre le plus avec une diminution de 8 %. Les matériels de transport (–1,1 %), malgré une hausse dans l'automobile (+1,8 %) sont également à la peine.
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière est quasi stable sur les trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l'année précédente. Il augmente dans l'ensemble de l'industrie (+0,4 %), porté par les industries extractives, énergie eau, déchets et dépollution (+2,5 %).Sur cette période, le chiffre d'affaires chute dans la cokéfaction et raffinage (–20,6 %). Il recule également dans les autres industries (–0,7 %).
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
Source : Insee
La consommation chute en novembre, la faute aux attentats et à l'énergie
Le mois de novembre a été marqué par le plus fort recul des dépenses de consommation des ménages en biens depuis le mois de janvier 2014. La baisse est de 1,1 % en volume. Elle fait suite à la contraction de 0,2 % du mois d'octobre.
Cette nouvelle baisse provient principalement de la chute de la consommation d'énergie (–5,6 %) et du net recul des dépenses d'habillement (–4,7 %). Les attentats ont pu également provoquer un report de certaines dépenses.
En novembre, les dépenses en énergie se replient très nettement (–5,6 % après +2,2 %) ; il s'agit de leur plus forte baisse depuis juin 2013. Les températures moyennes de novembre ayant été particulièrement douces après un mois d'octobre un peu frais, les dépenses de chauffage s'amoindrissent. Ainsi, les dépenses en gaz et en électricité diminuent fortement. La consommation de produits raffinés continue de baisser (–2,0 %), en particulier celle de butane/propane et celle de fioul domestique.
En novembre, les achats de biens fabriqués continuent de baisser (–0,8 % après –1,3 % en octobre), surtout du fait de l'habillement.
Les dépenses en textile, habillement et cuir sont en retrait pour le troisième mois consécutif. Le recul est brutal en novembre : 4,7 % (après 1,2 % en octobre et 0,6 % en septembre), probablement du fait de températures clémentes.
En novembre, les achats de biens fabriqués continuent de baisser (–0,8 % après –1,3 % en octobre), surtout du fait de l'habillement.
Les dépenses en textile, habillement et cuir sont en retrait pour le troisième mois consécutif. Le recul est brutal en novembre : 4,7 % (après 1,2 % en octobre et 0,6 % en septembre), probablement du fait de températures clémentes.
La consommation totale de biens
Source : Insee
vendredi 18 décembre 2015
Le climat des affaires global perd un point au mois de décembre
Est-ce la faute aux attentats, au poids des incertitudes économiques, au mois de décembre 2015, le climat des affaires en France est en légère baisse.
L'indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, perd un point. Il se situe à 101, un niveau un peu supérieur à sa moyenne de long terme (100) atteinte à l'été. Le climat progresse d'un point dans l'industrie et le bâtiment. Il perd deux points dans les services et quatre dans le commerce de détail.
L'indicateur de retournement reste dans la zone favorable
L'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.
L'indicateur de retournement reste dans la zone favorable
L'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.
Indicateur de climat des affaires France
Climat des affaires dans l'industrie, léger mieux
Selon l'INSEE, le climat conjoncturel au mois de décembre dans l'industrie s'améliore légèrement. L'indicateur synthétique gagne un point et retrouve son niveau d'octobre (103), supérieur à sa moyenne de long terme (100).
Indicateur synthétique du climat des affaires
L'indicateur de retournement reste dans la zone indiquant une incertitude conjoncturelle.
Indicateur de retournement
mercredi 16 décembre 2015
Changement d'époque, la FED a relevé ses taux !
Chose prévue enfin
réalisée, la FED a augmenté ses taux
Comme prévu, la FED a décidé de relever ses taux directeurs.
Le taux interbancaire au jour le jour qui évoluait depuis fin 2008 entre 0 et
0,25 % est ainsi relevé d'un quart de point pour passer à une fourchette
de 0,25 % à 0,50 %. Le Comité de politique monétaire a indiqué que le
relèvement des taux serait ensuite progressif pour atteindre 1,4 % à la
fin de l’année 2016. Cette augmentation est la première depuis 2006.
Pour cette année, la Banque centrale américaine qui a révisé
ses prévisions à la hausse s’attend à une croissance de 2,1 %. Elle
prévoit une accélération de la croissance l’année prochaine avec un taux de 2,4 %
soit un peu plus que prévu au mois de septembre. Néanmoins, une décélération
interviendrait en 2017 avec un taux de croissance qui reviendrait à 2,2 %.
Dans son communiqué, le Comité de politique monétaire a
souligné que le marché de l'emploi s'était « considérablement amélioré ».
Pour l’emploi, la Banque centrale prévoit encore une baisse du chômage en 2016
qui s’abaisserait à 4,7 % en 2016 contre 5 % à l’heure actuelle.
Selon les nouvelles projections, l'inflation devrait se
rapprocher en 2016 de l'objectif de 2 % annuel visé par la Fed. Les prix à la
consommation devraient ainsi progresser de 1,6 % l'année prochaine après avoir
augmenté de seulement 0,4 % en 2015
La hausse des taux décidés par la FED est modeste mais marque
la fin d’une époque. Si la politique monétaire extrêmement accommodante pour soutenir
l’économie américaine et fluidifier le crédit après la récession de 2008-2009 n’est
pas réellement remise en cause, la FED entend engager un processus de
banalisation. Au sein du comité de politique monétaire, une majorité s’est
dégagée malgré la faible inflation. La nécessité de reconstituer des marges d’action
en cas de récession. En effet, en maintenant des taux nuls, la Banque centrale
était désarmée en cas de survenue d’une nouvelle crise. Par ailleurs, avec une
croissance de 2 %, les taux nuls constituaient une anomalie considérant que
leur taux devrait se situer aux environs du taux de croissance.
Quel sera l’impact de ce relèvement ?
Ce changement de politique monétaire pourrait provoquer des
tensions sur les marchés financiers même si la hausse des taux a été grandement
anticipée ces dernières semaines et qu’elle est faible. Néanmoins, cette
augmentation des taux par la FED pourrait déstabiliser certains pays émergents
avec des flux de capitaux qui prendraient le chemin des Etats-Unis.
De nombreux investisseurs pourraient être tentés de sortir
du Brésil, de la Turquie ou de l’Afrique du Sud, en quête de rendements plus
rémunérateurs aux Etats-Unis. Il en résulterait une dépréciation de la monnaie
de ces pays et un déficit de leur balance des paiements. La Banque mondiale a
souligné que les pays émergents devraient « attacher leur ceinture ».
Les marchés « actions » devraient être un peu
moins attractifs par rapport aux produits de taux. Cette correction a été
anticipée. Par ailleurs, il n’y a pas à l’heure actuelle de bulle sur le marché
« actions » ce qui devrait limiter la baisse des cours.
La zone euro devra éviter l’effet de contagion sur les taux.
Le maintien de la politique de quantitative easing de la BCE devrait y
contribuer. La Banque centrale pourrait être amenée à prendre de nouvelles
mesures en cas de tenions.
La hausse des taux devrait favoriser l’appréciation du
dollar et de ce fait pénaliser les exportations américaines et pénaliser les entreprises
étrangères qui ont contracté des emprunts libellés en dollar. En revanche, les
exportations européennes hors zone euro devraient être favorisées.
Indices PMI en baisse en France
L'indice PMI composite calculé par Markit, qui intègre le
secteur manufacturier et celui des services, s'établit à 54,0
dans la version préliminaire publiée mercredi contre 54,2 en
novembre. Il est au-dessus de la barre des 50 séparant la croissance
et la contraction d'une activité depuis juillet 2013.
L'indice PMI des services est lui aussi en baisse, à 53,9
contre 54,2 le mois précédent. Seul l'indice manufacturier
progresse légèrement, à 53,1 contre 52,8 en novembre.
En Allemagne, la croissance de l'activité du secteur privé a légèrement ralenti en décembre mais se maintient à un niveau
élevé, selon les résultats préliminaires des enquêtes
mensuelles de Markit.
L'indice PMI composite baisse à 54,9 après 55,2 en novembre.
Il est cependant supérieur pour le 32e mois d'affilée au seuil
de 50.
L'indice PMI des services est lui aussi en repli, à 55,4 à
55,6 en novembre. L'indice manufacturier progresse en revanche
légèrement, à 53,0 contre 52,9 le mois précédent.
En France, les attentats ont eu un effet négatif sur les indices PMI. La croissance de l'activité dans le secteur privé en
France a fortement ralenti ce mois-ci du fait d'une stagnation
dans les services, dont un certain nombre de secteurs ont accusé
l'impact des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis,
Cela met un coup d'arrêt à la progression de dix
mois pour les services.
L'indice du secteur manufacturer est au plus haut
depuis mars 2014.
Il s'inscrit à 51,6, un niveau reflétant une croissance
modérée, contre 50,6 en novembre et sensiblement au-dessus des
attentes des économistes interrogés par Reuters (50,5).
L'indice des services se situe lui juste sur le seuil de 50,
après 51,0 en novembre et alors qu'il était attendu à 50,8.
L'indice composite, qui combine des éléments des indices du
secteur manufacturier et des services, s'inscrit à 50,3, contre
51,0 un mois plus tôt.
Accès de faiblesse aux Etats-Unis
La production industrielle a reculé aux Etats-Unis de 0,6 % au mois de novembre quand elle était attendue en hausse de 0,1 %. Elle avait déjà reculé de 0,2 % en octobre. Le taux d'utilisation des capacités de production est ainsi passé de 77,5 à 77 %. par ailleurs, l'indicateur Markit PMI du secteur manufacturier a baissé de 1,4 point à 51, 3 points. Il reste néanmoins en territoire porteur pour la croissance tout en se rapprochant de la barre des 50 points. En novembre, il était de 54
mardi 15 décembre 2015
Revenus agricoles en baisse en Europe mais en augmentation en France
Selon Eurostat, le revenu agricole réel dans l'Union européenne (UE) a baissé de 6,0% en 2015
par rapport à 2014, alors que la main-d’œuvre agricole a reculé de 1,8%. En conséquence, le revenu agricole réel
par actif dans l'UE a diminué de 4,3% en 2015. Parmi les États membres de l'UE, le revenu agricole réel par actif
en 2015 devrait augmenter dans treize États membres et baisser dans quinze autres par rapport à l’année
précédente.
Par rapport à l’année précédente, les plus fortes hausses du revenu agricole réel par actif sont attendues en
Croatie (+21,5%), en Lettonie (+14,3%), en Grèce (+12,1%), en France (+8,8%) ainsi qu'en Italie (+8,7%), et les
baisses les plus marquées en Allemagne (-37,6%), en Pologne (-23,8%), au Luxembourg (-20,0%), au
Danemark (-19,7%), au Royaume-Uni (-19,3%) et en Roumanie (-19,2%).
Entre 2010 et 2015, les estimations montrent que le revenu agricole réel par actif a reculé dans l'UE de 5,7%. Sur
cette période, le revenu agricole réel par actif en 2015 a augmenté dans dix États membres, notamment en Italie,
en République tchèque, en Bulgarie et en Irlande, tandis qu’il a diminué dans dix-huit États membres, les
baisses les plus marquées étant relevées en Finlande, en Allemagne, en Roumanie, en Pologne, à Malte ainsi
qu'au Luxembourg. En France, de 2010 à 2015, les revenus agricoles ont baissé de 2,5 %.
Plus de 5,6 millions de salariés dans la fonction publique
Selon l'INSEE, la fonction publique emploie 5,64 millions de salariés, y compris les bénéficiaires de contrats aidés. Hors contrats aidés, les effectifs s’élèvent à 5,43 millions.
En 2014, les effectifs en fin d’année ont augmenté de 40 200, soit +0,7 % sur un an, un rythme moindre qu’en 2013 (+1,5 %).
Cette hausse s’explique aux deux tiers par celle du nombre de contrats aidés (+14,2 % après +36 % en 2013). Hors contrats aidés, les effectifs progressent de 0,3 %, après +0,7 % en 2013.
En revanche, en équivalent temps plein, le volume annuel de travail est, y compris contrats aidés, un peu plus dynamique qu’en 2013 (+1,2 % après +0,7 %) et atteint 5,28 millions. Cette hausse plus dynamique que celle des effectifs en fin d’année s’explique par une plus grande proportion de contrats aidés présents toute l’année en 2014 à la suite d’effets de calendrier de recrutements.
Dans la fonction publique de l’État, les effectifs totaux en fin d’année sont stables, après +1,0 % en 2013. Hors contrats aidés, l’emploi recule (–0,4 %). Il
Dans la fonction publique territoriale, les effectifs continuent d’augmenter (+1,5 % y compris contrats aidés, +0,8 % hors contrats aidés), à un rythme cependant un peu moins soutenu qu’en 2013 (respectivement +2,0 % et +0,9 %). La hausse est de nouveau plus marquée dans le secteur communal que dans les organismes régionaux et départementaux.
Dans la fonction publique hospitalière, l’emploi ralentit en 2014 : +0,9 % y compris contrats aidés, après +1,7 % en 2013, et +0,7 % hors contrats aidés, après +1,4 % en 2013. Il augmente nettement plus dans les établissements médico-sociaux que dans les hôpitaux.
| (p) : données provisoires | |||||
| (1) postes principaux finaux au 31 décembre | |||||
| (2) tout poste actif dans l'année | |||||
| Champ : France | |||||
| Sources : Insee, Siasp | |||||
| Niveaux en milliers | Évolution (en %) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2014 (p) | 2012-2013 | 2013-2014 (p) | |||
| Effectifs au 31 décembre (1) | |||||
| Fonction publique | Ensemble, y.c. contrats aidés | 2 475,6 | 1,0 | 0,0 | |
| de l'État | hors contrats aidés | 2 375,3 | 0,1 | –0,4 | |
| Fonction publique | Ensemble, y.c. contrats aidés | 1 981,5 | 2,0 | 1,5 | |
| territoriale | hors contrats aidés | 1 894,7 | 0,9 | 0,8 | |
| Fonction publique | Ensemble, y.c. contrats aidés | 1 183,6 | 1,7 | 0,9 | |
| hospitalière | hors contrats aidés | 1 161,1 | 1,4 | 0,7 | |
| Fonction | Ensemble, y.c. contrats aidés | 5 640,6 | 1,5 | 0,7 | |
| publique | hors contrats aidés | 5 431,1 | 0,7 | 0,3 | |
| Volume de travail en équivalent temps plein (2) | |||||
| Fonction | Ensemble, y.c. contrats aidés | 5 279,5 | 0,7 | 1,2 | |
| publique | hors contrats aidés | 5 | |||
jeudi 10 décembre 2015
L'industrie française résultats en demi teinte en octobre
Selon l'INSEE, au mois d'octobre la production diminue dans l'industrie manufacturière de 0,5 % après –0,1 % en septembre. Elle progresse, en revanche dans l'ensemble de l'industrie de 0,5 % après 0,0 % en septembre. La production manufacturière des trois derniers mois augmente de 1,1 %. Sur un an, la production manufacturière augmente (+1,7 %)
mercredi 9 décembre 2015
Les défaillances d'entreprise au mois de septembre
Selon la Banque de France, à la fin du mois de septembre, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’est élevé à 62 988, soit une baisse de 0,6 % par rapport à septembre 2014. les défaillances restent néanmoins à un sommet par rapport à ces quinze dernières années.
Les défaillances cumulées progressent de 0,2 % dans les microentreprises. Elles reculent en revanche pour les autres catégories de tailles : - 7,0 % pour les autres PME et - 27,9 % pour les ETI et grandes entreprises.
Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.
Les défaillances cumulées progressent de 0,2 % dans les microentreprises. Elles reculent en revanche pour les autres catégories de tailles : - 7,0 % pour les autres PME et - 27,9 % pour les ETI et grandes entreprises.
Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

mercredi 2 décembre 2015
vendredi 27 novembre 2015
Un mauvais mois d'octobre pour la consommation
Au mois d'octobre, selon l'INSEE, les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé 0,7 % en volume et enregistrent ainsi leur première baisse depuis mars 2015. Ce recul est notamment imputable au repli des achats de biens durables (–1,8 % après +1,6 %).
En octobre, la consommation de biens fabriqués a diminué de 1,1 % après +0,8 % en septembre. Les dépenses en biens durables se replient nettement (–1,8 % après +1,6 %). Les achats d'automobiles reculent fortement (–3,4 % après +2,6 %). En revanche, les dépenses en équipement du logement accélèrent légèrement (+0,5 % après +0,1 %), du fait du rebond des achats de meubles. En octobre, les dépenses en textile, habillement et cuir diminuent de nouveau (–1,0 % après –0,4 %).
La consommation totale de biens

mercredi 25 novembre 2015
La confiance des ménages avant les attentats était stable
L'enquête sur la confiance des ménages a été en très grande partie réalisée avant les attentats du 13 novembre dernier. Selon l'INSEE, seuls 7 % des enquêtés ont répondu après les attentats. De ce fait, on ne peut pas tirer des enseignements sur l'état d'esprit des consommateurs après les événements tragiques de ces derniers jours.
Il n'en demeure pas moins que l'enquête souligne que la confiance des ménages est stable. L'indicateur qui la synthétise se maintient à 96, un niveau inférieur à sa moyenne de longue période (100) mais il est à son plus haut niveau depuis 2008.
En novembre, le solde d'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est identique à celui d'octobre. Leur opinion concernant leur situation financière personnelle future est quasi stable (–1 point). Ces deux soldes sont en dessous de leur moyenne de longue période.
Avant même les attentats, les ménages étaient un peu plus attentistes. Ainsi, la proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants recule de nouveau : le solde correspondant perd 2 points et retrouve son niveau de longue période.
L'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne s'améliore légèrement. Le solde sur leur capacité d'épargne actuelle gagne 2 points ; il demeure proche de sa moyenne de long terme. Celui concernant leur capacité d'épargne future est quasi stable (+1 point) ; il se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période pour le troisième mois consécutif.
La part de ménages estimant qu'il est opportun d'épargner diminue de 2 points et s'éloigne un peu plus de sa moyenne de long terme.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

mardi 24 novembre 2015
Le secteur du bâtiment, les chefs d'entreprise demeurent pessimistes
Selon les chefs d'entreprise du bâtiment interrogés en novembre 2015, le climat des affaires est quasi stable. mais à un niveau tr-ès faible. L'indicateur gagne certes un point mais est nettement en dessous (91) de sa moyenne de long terme (100). L'indicateur de retournement reste en zone neutre.
Indicateur synthétique du climat des affaires
Indicateur de retournement
Climat des affaires stable au mois de novembre
En novembre 2015, selon l'INSEE, le climat des affaires en France est resté stable par rapport à octobre. Il demeure ainsi à 102 soit à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100). Le climat progresse d'un point dans le commerce de détail, le commerce de gros et le bâtiment. Il est stable dans les services et perd un point dans l'industrie.
L'indicateur de retournement se situe dans la zone favorable permettant de penser que la situation conjoncturelle va continuer de s'améliorer.
L'enquête a été réalisée en grande partie avant les attentats du 13 novembre.
Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de retournement France
lundi 23 novembre 2015
Philippe Crevel pour AG2R LA MONDIALE - LES ECHOS
Dans la série "3 minutes contre les idées reçues", publiée par les Echos en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, Philippe Crevel - Directeur du Cercle de l'épargne - explique comment réagir face au redressement de l'économie chinoise
lundi 16 novembre 2015
Petite augmentation du commerce de détail
Sur les trois derniers mois, l’activité du commerce de détail augmente
(+0,5 %, données en volumes cvs-cjo) ; en octobre, elle est presque stable (-0,1 %).
Selon la Banque de France, au cours des trois derniers mois, les ventes de produits alimentaires ont baissé de 0,4 %. Celles de produits industriels sont en hausse de 1,1 % grâce notamment à l’automobile neuve, à l’électronique grand public et aux meubles.
Les équipements automobiles et la parfumerie sont toutefois en baisse.
Les ventes du petit commerce progressent un peu (+0,3 %). La grande distribution est quasiment stable (-0,1 %) : les grands magasins sont en recul (-3,2 %) tandis que la vente à distance s’accroît (+1,3 %).
En octobre, les ventes de produits alimentaires augmentent (+0,4 %). Celles des produits industriels reculent un peu (-0,3 %) sous l’effet du repli de la chaussure et l’automobile neuve.
Les ventes du petit commerce progressent (+0,5 %) tout comme celles de la grande distribution (+0,9 %)
Selon la Banque de France, au cours des trois derniers mois, les ventes de produits alimentaires ont baissé de 0,4 %. Celles de produits industriels sont en hausse de 1,1 % grâce notamment à l’automobile neuve, à l’électronique grand public et aux meubles.
Les équipements automobiles et la parfumerie sont toutefois en baisse.
Les ventes du petit commerce progressent un peu (+0,3 %). La grande distribution est quasiment stable (-0,1 %) : les grands magasins sont en recul (-3,2 %) tandis que la vente à distance s’accroît (+1,3 %).
En octobre, les ventes de produits alimentaires augmentent (+0,4 %). Celles des produits industriels reculent un peu (-0,3 %) sous l’effet du repli de la chaussure et l’automobile neuve.
Les ventes du petit commerce progressent (+0,5 %) tout comme celles de la grande distribution (+0,9 %)
vendredi 13 novembre 2015
L'emploi dopé par l'intérim
La France connaît une légère amélioration au niveau de l’emploi.
Le troisième trimestre a connu une légère augmentation de l’emploi marchand non
agricole (+14 900, soit +0,1 %, après +23 800 au deuxième
trimestre). Sur un an, il augmente de 49 200 (soit +0,3 %).
En revanche, la situation ne s’améliore pas dans l'industrie
(–0,4 % au troisième trimestre, soit –12 800 emplois) et surtout dans
la construction (–0,8 %, soit –10 000 emplois).
Sans surprise, l’emploi marchand est toujours porté par le secteur
tertiaire (+0,3 %, soit +37 800, après +0,4 % au trimestre
précédent). Hors intérim, l'emploi du secteur tertiaire continue également
d'augmenter (+0,2 %, soit +20 200, après +0,2 % au trimestre
précédent).
L’emploi reste porté par l’intérim
En retirant l’intérim, sur un an, l'emploi marchand continue
de baisser (–2 700). Sur un an, l'emploi intérimaire est en forte hausse
sur un an (+51 500, soit +10,0 %). Pour le troisième trimestre, la
hausse est de 3,2 % contre 3,6 % au deuxième.
Un léger mieux dans la croissance !
La France a renoué avec la croissance au 3ème
trimestre après avoir enregistré la stagnation du deuxième. Le taux de
croissance a ainsi atteint 0,3 % entre juillet et septembre. Cette croissance a
été portée par la consommation et par l’investissement des entreprises. En revanche,
le commerce extérieur a contribué négativement à l’évolution du PIB. La
progression du pouvoir d’achat des ménages générée par la faible inflation
explique la bonne tenue de la croissance. L’amélioration de la confiance tant
des consommateurs que des affaires laisse présager un bon quatrième trimestre. Le
taux de croissance de ce dernier trimestre devrait se situer entre 0,3 et 0,4 % . Le taux de croissance sur l’ensemble de l’année devrait être donc de 1,1 à
1,2 % mettant fin à trois années de stagnation.
La demande intérieure
contribue à la croissance grâce à la consommation
La demande intérieure finale (hors stocks) contribue à la
croissance du PIB pour +0,3 point après +0,1 point au deuxième
trimestre.
La consommation toujours portée par l’amélioration du
pouvoir d’achat des ménages
Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,3
% contre une stagnation au deuxième trimestre. Les dépenses d'énergie ont
fortement progressé +1,6 % après –2,1 %, les acteurs économiques
reconstituant leurs stocks en profitant des faibles prix de l'énergie. En revanche, les achats
d'automobiles sont restés stables, après deux trimestres de hausse. Les
dépenses en services continuent de progresser modérément (+0,2 % comme au
trimestre précédent).
L’investissement
toujours à la peine malgré la reprise de celui des entreprises
Au troisième trimestre 2015, la Formation Brut de Capital
Fixe (FBCF) n’a progressé que de 0,1 % contre une baisse de 0,1 % au deuxième trimestre.
Cela reste le maillon faible de la croissance française. L’accélération de l’investissement
des entreprises non financières est une bonne nouvelle même si la hausse ne
permet pas de compenser le retard accumulé ces dernières années. La FCBF des
entreprises a, en effet, progressé plus vite au troisième qu’au deuxième (+0,7
% après +0,5 %). En revanche, l’investissement des ménages continue de baisser
même si une décélération est constatée (–0,5 % après –1,1 %).
Les collectivités publiques et en premier lieu les
collectivités territoriales diminuent toujours leur effort d’investissement. Le
cycle électoral en cours et la réduction des concours de l’Etat ont des
incidences directes sur l’investissement. En effet, l’investissement des administrations
publiques diminue de 1% au troisième trimestre après une baisse de 0,8 % au
deuxième.
Le repli de la FCBF des ménages et des administrations
publiques se traduit par un recul de l'investissement en construction (–0,8 %
après –1,0 %).
Les échanges
extérieurs ne jouent plus en faveur de la croissance
La contribution extérieure est négative, de 0,7 % contre une
contribution positive de 0,4 % au 2ème trimestre. Les exportations
se contractent de 0 ,6 % au 3ème trimestre contre une hausse de
1,9 % au 2ème trimestre quand dans le même temps les importations
progressent (+1,7 % après +0,5 %).
La bonne tenue de la consommation et la reprise de l’investissement
expliquent l’augmentation des importations. La dépréciation de l’euro, plus de
10 % depuis le 1er janvier, n’a pas permis au 3ème
trimestre une hausse des exportations.
Les entreprises ont
reconstitué leurs stocks pour la fin de l’année
Les variations de stocks ont contribué positivement à la croissance (+0,7 point
après –0,4 point). Les entreprises anticipent un bon 4ème
trimestre. Par ailleurs, elles avaient déstocké au cours du deuxième.
La production
est en hausse mais le bâtiment souffre
La production de biens et services se redresse au troisième
trimestre (+0,4 %) après une quasi-stabilité le trimestre précédent
(–0,1 %).
La production des branches manufacturières rebondit
(+0,3 % après –0,6 %), notamment celle de cokéfaction-raffinage qui
avait chuté au deuxième trimestre en raison de l'arrêt temporaire de
raffineries.
La production de services marchands accélère légèrement
(+0,6 % après +0,3 %). La situation reste compliquée pour la
construction qui enregistre une contraction de 0,8 % au 3ème
trimestre faisant suite à une baisse de 0,9 % au 2ème trimestre.
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