mardi 24 janvier 2017

La baisse du chômage est enfin arrivée !


En 2016, le nombre de demandeurs d’emploi a reculé pour la première fois depuis 2007. La France métropolitaine a enregistré une diminution des inscrits en catégorie A de 107 400 sur un an en catégorie.

L’amélioration de la situation de l’emploi reste néanmoins fragile comme en témoigne la progression au mois de décembre du nombre de chômeurs, +0,8 % pour la France métropolitaine soit une hausse de 26 100. Cette progression interrompt une phase de trois mois successifs de hausse.

A la fin du mois de décembre, la France métropolitaine comptait 3.473.100 inscrits en catégorie « A » (3.729.300 avec les DOM), contre 3.447.000 un mois plus tôt et surtout 3.580.500 fin 2015 (3.840.600 avec les DOM).

En incluant les catégories « B et C », c'est-a-dire les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité plus ou moins réduite dans le mois, le nombre total des inscrits reste stable sur l’année ce qui souligne que la fragilité de l’amélioration (5 475 700 pour la France métropolitaine et 5 782 200 avec les DOM en décembre 2016)

La catégorie « C » - demandeurs d'emploi ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois - a progressé sur un an, passant de 1 182 700 fin décembre 2015 (France métropolitaine) à 1 301 300 fin 2016, soit une hausse de 8,9 %. Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi classés dans la catégorie D progresse de 24,6 % en un an, passant de 274 200 à 338 300. Cette augmentation d’explique par la mise en œuvre du plan « 500.000 demandeurs d’emploi en formation » décidé par François Hollande.

Sur an, les sorties des catégories A, B et C sont avant dues à des entrées en stages (+90 %) et à des radiations administratives (+19,2 %). Les reprises d’emploi déclarées sont en légère progression, +5,6 %.

Les jeunes de moins de 25 ans ont profité tout à la fois des mesures de soutien à l’emploi et de formation ainsi que de la légère reprise de l’activité. Si au mois de décembre, une légère progression est enregistrée en ce qui les concerne (+3 400, soit +0,7 %), le nombre de jeunes demandeurs d'emploi sans activité a diminué de 14 900 (-3,0 %) sur les trois derniers mois et de 46 100 sur l’ensemble de l’année soit -8,8 %. Le chômage des jeunes retrouve son niveau de mi-2011. Le chômage de longue durée (plus d’un an) s’inscrit également en baisse en 2016 avec un recul de 2,4 %.

Selon l'Insee, près de 237.000 créations de postes ont été enregistrées dans le secteur marchand au cours des 18 derniers mois, dont 157.00 depuis le début 2016. Et selon l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), les embauches en CDI en 2016 ont augmenté de près de 9% par rapport à 2015.

Même si le résultat ne sera connu qu’au printemps, le taux de chômage de la France métropolitaine devrait avoir été de 9,5 % (9,9 % pour l’ensemble de la France). Il dépassait 10 % fin 2015. Il pourrait poursuivre sa baisse en 2017. Néanmoins, le monde du travail est de plus en plus segmenté. Près de 6 millions de personnes se trouvent dans une situation professionnelle fragile (temps partiel subi, contrat à durée déterminée, intérim subi, multi-employeurs, etc.). Cette population s’est accrue de 8 % en moins de quatre ans. La France fait moins bien que ses partenaires directs à l’exception de l’Italie en matière de réduction du chômage. L’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont en situation de plein emploi ou de quasi plein emploi.





Livret A: un cru convenable en 2016

Lundi 23 janvier 2017, Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction de France Info au sujet de la collecte 2016 du Livret A
Le Livret A a, en 2016, mis un terme à deux années consécutives de décollecte (-6,13 milliards d’euros en 2014 et -9,29 milliards d’euros en 2015) avec une collecte nette de 1,75 milliard d’euros. Pour le seul de mois de décembre, la collecte a été positive de 630 millions d’euros.

Le Livret A a, l’année dernière, surmonté le passage de son taux en-dessous de 1 % intervenu le 1er août 2015. Avec la baisse généralisée des rendements des produits de taux et surtout celle concernant le Plan d’Epargne Logement, les épargnants ont retrouvé le chemin du Livret A. Par ailleurs, les Français ont opté pour la sécurité et la liquidité au détriment du rendement. Le Livret A et le LDD sont de plus en plus les antichambres des comptes courants. Ils remplacent dans ce rôle les livrets bancaires qui offrent des rendements bien plus faibles. Le Livret A a également profité de la petite déconvenue de l’assurance-vie intervenue avec la discussion de la loi Sapin II prévoyant notamment des mesures de blocages en cas de crise systémique.

Le résultat positif du mois de dé décembre dernier est assez logique du fait des versements des primes et des étrennes de fin d’année. La collecte avait été en décembre 2015 (660 millions d’euros) et en décembre 2014 (9 millions d’euros) tant bien même que ces deux années avaient été marquées par une forte décollecte.

A fin décembre 2016, l’encours du Livret A est de quand celui du LDDS est de 360,9 milliards d’euros. Pour le Livret A, il s’élève à 259,5 milliard d’euros et à 101,4 milliards d’euros pour le LDDS. La collecte de ce dernier produit a été de au mois de décembre de 640 millions d’euros. En revanche, elle a été négative de 660 millions sur l’ensemble de l’année 2016. Ce produit étant plus bancarisé que le Livret A, il est très sensible aux évolutions des dépenses de consommation des ménages. 

Avec la remontée de l’inflation, 0,6 % en rythme annuel au mois de décembre, le rendement du Livret A a tendance à se réduire en termes réels et à se rapprocher de zéro. Du fait de l’engagement du Gouvernement de ne pas modifier le taux au 1er février, celui-ci pourrait passer en dessous du taux d’inflation si le prix de l’énergie continuait à augmenter. Par ailleurs, en retenant la nouvelle formule du Livret A, le taux pourrait être maintenu à 0,75 %.

Compte tenu des nouvelles règles de fixation qui entreront en vigueur au 1er août 2017, les indices utilisés dans la formule pour les taux monétaires et l’inflation sont lissés sur 6 mois, afin de prévenir toute variation brutale, à la hausse ou à la baisse, du taux du livret A. Par ailleurs, dans la nouvelle formule, la majoration de 0,25 point de pourcentage par rapport à l’inflation est suspendue dans certaines circonstances exceptionnelles quand l’écart entre l’inflation et les taux monétaires est supérieur ou égal à 0,25 point de pourcentage. En retenant cette double modification, le taux peur rester à 0,75 % car l’inflation est de 0,4 % en moyenne sur les six derniers mois et qu’en plus l’écart entre inflation et les taux monétaires restent supérieurs à 0,25 point (l’Euribor 3 mois est à-0,339 % et taux de l’Euronia est -0,353 %).






Collecte nette en milliards d’euros

rendement
Taux d’inflation
moyen
1994
4,9
4,50%
1,70%
1995
7
4,5
1,70%
1996
-8,3
4,5 %jusqu’au 1er mars et 3,50 % après
2%
1997
3
3,50%
1,20%
1998
1,5
3,50 % jusqu’au 16 juin  puis 3 %
0,70%
1999
-6,7
3 % jusqu’au 1er août puis 2,25 %
0,50%
2000
-0,65
2,25 % jusqu’au 1er juillet 2000 puis 3 %
1,70%
2001
4,4
3%
1,70%
2002
4,2
3%
1,90%
2003
2,3
3 % jusqu’au 1er août puis 2,25 %
2,10%
2004
1,3
2,25%
2,10%
2005
-1,3
2,25 % jusqu’au 1er août puis 2 %
1,80%
2006
3,3
2 % jusqu’au 1er février puis 2,25 % jusqu’au 1eraoût puis 2,75 %
1,60%
2007
5
2,75 % jusqu’au 1er août puis 3 %
1,50%
2008
18,7
3 % jusqu’au 1er février puis 3,50 % jusqu’au 1eraoût puis 4 %
2,80%
2009
21
4 % jusqu’au 1er février 2,50 % jusqu’au 1ermai 1,75 % jusqu’au 1er août puis 1,25 %
0,10%
2010
10,4
1,25 % jusqu’au 1er août puis 1,75 %
1,50%
2011
19,9
1,75 % jusqu’au 1er février 2 % jusqu’au 1eraoût Puis 2,25 %
2,10%
2012
30,3
2,25%
2,00%
2013
14,7
2,25 % jusqu’au 1er février 1,75 % jusqu’au 1eraoût Puis 1,25 %
0,90%
2014
-6,13
1,25 % jusqu’au 1er août 1 % depuis
0,50%
2015
-9,29
1 % puis 0,75 % à partir du 1er août
0,6 %%
2016
1,75
0,75 %
0,2%



lundi 9 janvier 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne N°33 du mois de janvier est publié

Pour tout savoir sur l'actualité de l'épargne et de la retraite, consultez le site du Cercle de l'Epargne. 

LE MENSUEL DU CERCLE N°33

JANVIER 2017

L’Édito                                                                                                                                
  • De la drôle d’année à l’année des interrogations
Le Coin de l’Épargne          
  • Un taux d’épargne en légère hausse en 2016
  • Le PEA-PME reste de petite taille
  • Plan d’Épargne Logement, retour dans la norme
  • SCPI : l’engouement des Français pour la pierre papier
Le Coin de la Retraite                                                                                   
  • La France, championne de la réforme
  • La France, dernière de la classe pour les fonds de pension
Le Coin de la Prévoyance
  • L’indispensable prévention
  • La prévoyance coûte plus cher que le chômage
  • L’espérance de vie et les inégalités
  • L’accès aux soins fragilisé depuis la crise de 2008
Dossier du Cercle : La dépendance, le défi des 20 prochaines années : de l’état des lieux aux solutions  
  • La dépendance, rapide état des lieux
  • Les pistes de réforme ou comment financer la dépendance ?
Les chiffres du Cercle de l’Epargne
  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

lundi 2 janvier 2017

Vive 2017

BONNE ANNÉE A TOUS 

MES MEILLEURS VŒUX

"Je préfère vivre en optimiste et me tromper, que vivre en pessimiste

 pour la seule satisfaction d’avoir eu raison."

Milan Kundera






C'est quoi le bon prix du pétrole ?

L’année 2016 a été marquée par la fin du mouvement de baisse du cours du pétrole engagée en 2014. Un point bas à 27 dollars a été atteint au mois de février. Depuis, le baril est remonté progressivement au-delà des 50 aidé en cela par l’accord intervenu au mois de septembre au sein de l’OPEP, accord qui a été confirmé au mois de décembre avec à la clef le ralliement de plusieurs pays non OPEP à la réduction de la production.


  


Evolution du cours du baril en dollars




La baisse à 30 dollars le baril avait contribué à l’affaiblissement de la croissance des pays producteurs de manière plus marquée que prévu. Ces derniers en réduisant leurs flux d’importation ont pesé sur le commerce international et sur la croissance des pays avancés. Au niveau des marchés financiers, la baisse du cours du baril a entraîné celle des actions des entreprises pétrolières et des banques  qui ont investi dans ce secteur. Les bourses ont regagné le terrain perdu durant le premier semestre à partir du moment où les cours du pétrole se sont redressés.

Si, en cette fin d’année 2016, au niveau financier, la hausse du pétrole est plutôt saluée, qu’en sera-t-il en 2017 ?

Une hausse du pétrole diminue le pouvoir d’achat des ménages qui sont contraints soit de réduire leur consommation ou de puiser dans leur épargne. Il devrait donc en résulter une moindre progression de la demande intérieure ce qui pourrait amener un affaiblissement de la croissance. Ce scénario est retenu par les différents instituts de conjoncture qui ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour les pays européens. 

La question centrale est d’apprécier le potentiel de hausse du prix du pétrole. Le marché du pétrole se caractérise par une élasticité-prix très faible de la demande à court terme. Cela signifie que sur une courte période, une augmentation des prix ne se traduit pas un changement de comportement des acheteurs. Un relèvement du prix du baril de 10 % ne provoque qu’une diminution de la demande de 0,3 à 0,5 %. Une régulation de la production si elle est respectée aurait donc des effets réels et rapides sur le prix du baril. Néanmoins, les pays de l’OPEP et la Russie ne peuvent pas trop jouer sur les volumes. En effet, en cas de restrictions de production trop fortes, les prix augmenteraient fortement au point de rendre rentables les producteurs de pétrole offshore, de pétrole bitumineux, pétrole de schiste, etc. ce qu’ils gagneraient en prix, ils pourraient à terme le perdre en parts de marché. Les pays de l’OPEP doivent donc veiller à ce que les prix n’augmentent pas trop vite.

L’accord intervenu au sein de l’OPEP suppose que tous les pays membres aient un comportement responsable et qu’aucun ne joue le rôle de passager clandestin en produisant plus que son quota en pensant que les autres ne le feront pas. Cette situation pourrait se produire surtout en cas de demande faible. Les divisions au sein de l’OPEP ne sont pas à négliger. L’Irak, l’Iran, la Libye voire le Nigéria pourraient être tentés d’écouler du pétrole au-delà de leur quota de production afin de faire face à leurs besoins financiers.

Les ruptures au sein du cartel sont intervenues quand la demande était faible. Aujourd’hui, la demande de pétrole est redevenue forte ; le cartel s’est donc réformé mais l’équilibre demeure précaire. Certes de nombreux gisements américains ont été fermés et de nombreux investissements visant à améliorer la productivité des gisements ont été reportés, certes la demande en énergie continue d’augmenter d’autant plus que le Brésil sort de récession mais plusieurs facteurs pourraient contrecarrer la hausse du prix du baril. La baisse de la croissance des pays consommateurs pourrait se faire ressentir plus vite que prévu. La montée en puissance des énergies renouvelables ainsi que les efforts d’économie d’énergie pourraient peser sur la demande.

Quel serait le bon prix pour l’OPEP ?

Le prix du pétrole ne peut guère excéder 60 dollars le baril car au-delà il rentabilise les pétroles dits chers. A 60 dollars, les producteurs de pétrole de schiste peuvent revenir sur le marché mais pas ceux forant en zones difficiles ou utilisant des techniques complexes. A 90 dollars le baril, l’OPEP court de grands risques de perdre le contrôle du marché et du revenir à la case de départ de 2014 qui avait conduit à la guerre des tarifs.

Le marché, en 2017, aura besoin des producteurs américains pour être équilibré ce qui permet de supposer que le cours devrait donc se situer autour de 60 dollars. La demande augmentant aujourd’hui de plus de 1,2 million de barils/jour chaque année, et la production des autres formes de pétrole étant limitée par le recul de l’investissement en Exploration-Production, ceci rend nécessaire la hausse de la production de pétrole de schiste américain,

Coût marginal de production

Source : Agence Internationale de l’Energie
Prix du baril en dollars
Pétrole conventionnel
25
Pétrole russe
50
Offshore plateau
41
Offshore profond
52
Pétrole de schiste
60
Brut très lourd
86
Sables / bitumineux
70 à 115
Arctique
120


mercredi 21 décembre 2016

Le parc de logement s'accroît dans les DOM plus vite qu'en métropole

Dans les départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte, le parc total des logements augmente plus rapidement qu’en métropole. Cela s'explique par un phénomène de rattrapage et surtout par la progression plus rapide de la population. Le parc de logements a augmenté de 3 % par an, en moyenne, entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis de 2 % à 2,5 % par an jusqu’à aujourd’hui soit plus de deux fois plus vite qu'en métropole. Du fait des divorces, du vieillissement de la population, les petites surfaces sont de plus en plus demandées. Par ailleurs, le tourisme, après des années noires, refait surface ce qui contribue au développement des résidences secondaires louées de plus en plus sur les plateformes style Airbnb.

En 2016, sur 100 logements, 84 sont des résidences principales, 4 sont des résidences secondaires ou occasionnelles et 12 sont des logements vacants. Le nombre de résidences principales s’accroît un peu moins vite que l'ensemble du parc depuis 2008. L’habitat individuel représente plus des deux tiers de l’ensemble des logements ultramarins (hors Mayotte). Il reste majoritaire quel que soit le type de logement, même si sa part baisse lentement depuis trente ans.

Un tiers du budget des ménages en dépenses pré-engagées

La DREES a pubié une étude poussée sur le poids des dépenses pré-engagées chez les personnes relevant des minimas sociaux. Les dépenses pré-engagées sont celles dont les ménages n'ont pas la maîtrise en temps réel. Il s'agit des dépenses de logement, des abonnements (téléphone, Internet, TV), des assurances obligatoires....
 En 2011, les ménages de France métropolitaine consacrent ainsi un peu plus du tiers de leur revenu disponible à des dépenses pré-engagées. Cette part est supérieure pour les ménages bénéficiaires de revenus minima garantis. le taux atteignait  42 % en 2012, selon l’enquête sur les bénéficiaires de minima sociaux menée par la DREES.
Le poste principal des dépenses pré-engagées est le logement (y compris remboursements d’emprunts immobiliers), qui représente 29 % du revenu disponible des ménages bénéficiaires de revenus minima garantis et 19 % de celui de l’ensemble des ménages de France métropolitaine.
Une fois les dépenses pré-engagées déduites du revenu disponible, la moitié des personnes vivant dans un ménage bénéficiaire de revenus minima garantis disposent d’un revenu arbitrable par unité de consommation mensuel inférieur à 500 euros. Si l’on déduit en outre de ce montant les dépenses alimentaires, un bénéficiaire sur deux se retrouve avec moins de 330 euros par mois et par unité de consommation.

lundi 19 décembre 2016

10 692 milliards d'euros, c'est le patrimoine des ménages !

Selon l'INSEE, à la fin de l'année 2015, le patrimoine net des ménages était de 10 692 milliards d’euros, soit huit fois leur revenu disponible net. En  2015, il a augmenté de + 2,4 % après + 0,4 % en
2014.

Le patrimoine des ménages est composé à 68 % d’actifs non financiers, 62 % pour le seul immobilier En 2015, la valeur du patrimoine en constructions et terrains a progressé de 1,1 %, après trois années de baisse (– 1,5 % en 2014 après – 0,3 % en 2013 et – 0,7 % en 2012).

Au total,le patrimoine non financier des ménages se redresse modérément (+ 1,2 % après
– 1,4 %en 2014).

Les actifs financiers des ménages ont augmenté de + 4,6 % après + 4,0 % en 2014, en raison de l’augmentation des flux de placements et d’une valorisation des titres détenus plus importante qu’en 2014. L’encours des contrats d’assurance-vie s’accroît de 3,9 %, après + 4,5 % en 2014, grâce au rythme toujours soutenu des souscriptions
nettes.

L’encours en numéraire et dépôts progressant de 3,4 %après + 2,1 % en 2014. Le faible niveau des taux d’intérêt réduit en effet le coût d’opportunité de détention d’avoirs liquides

L’encours des actions et parts de fonds d’investissement progresse aussi (+ 7,8% après
+ 5,3%), les ménages bénéficiant surtout d’une valorisation des titres en portefeuille plus importante : l’indice boursier SBF 120

mercredi 14 décembre 2016

Les taux d'intérêt qui en profitent !


Inflation nulle en novembre en France

Selon l'INSEE, au mois de novembre, l'indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable sur un mois. Corrigé des variations saisonnières, il augmente de 0,1 %, après une stabilité en octobre. Sur un an, la progression est de +0,5 %, après +0,4 % le mois précédent.

La stabilité des prix à la consommation en novembre par rapport au mois précédent provient d'une moindre hausse des prix de l'énergie et d'un léger rebond des prix alimentaires, compensés par une baisse des prix des services et des produits manufacturés.

En novembre 2016, l'indice d'inflation sous-jacente (ISJ) rebondit légèrement à +0,1 % après une baisse de 0,1 % le mois précédent. Sur un an, il augmente de 0,5 %, comme en octobre. 

L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) reste stable sur un mois. Sur un an, il accélère à +0,7 %, son plus haut niveau depuis mai 2014.

lundi 12 décembre 2016

Diminution du nombre des défaillances d'entreprise en France

 Selon la Banque de France à la fin du mois de septembre, le nombre de défaillances  d'entreprises enregistrées sur les douze derniers mois a diminué de 5,5 %
A fin septembre, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’élève à 59 523, soit une baisse de 5,5 % par rapport à septembre 2015. Les secteurs de la construction et de l’industrie enregistrent le plus fort recul du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (respectivement 10,2 % et -8,4 %). Les défaillances cumulées reculent pour l’ensemble des PME (-5,5 %), ainsi que pour le segment des ETI-grandes entreprises (-10,8 %). Les encours de crédits associés aux défaillances représentent 0,4 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

vendredi 2 décembre 2016

Le marché de l'automobile a toujours le vent en poupe en France

Selon le Comité des Constructeurs Français de l'Automobile, 163 170 immatriculations de véhicules neufs ont été enregistrés en novembre 2016, soit uyne hausse de 8,5 % à nombre de jours ouvrables identique (20 jours). Sur onze mois, les immatriculations se sont établies à 1 820 814 unités, en hausse de 5 % en données brutes (+ 4,6 % à nombre de jours ouvrables comparable ; 231 jours en 2016, contre 230 de janvier à novembre 2015).
Par  ailleurs, le marché des véhicules d’occasion est estimé pour le mois de novembre à 469 498 unités, en hausse de 4,7 %, et pour les onze premiers mois de l’année à 5 163 078 unités (+ 1,2 %).
Les ventes de voitures de PSA Peugeot Citroën ont reculé de 2,8 % en novembre, à 42 901 unités (- 5,6 % pour Citroën, à 14 468 unités, - 24,9 % pour DS, à 1 712 unités, et + 0,7 % pour Peugeot, à 26 721 unités), tandis que celles du groupe Renault ont progressé de 23,3 %, à 41 329 unités (+ 16,8 % pour la marque Renault, à 33 297 unités, et + 60,4 % pour Dacia, à 8 032 unités). Les marques françaises ont progressé de 8,3 % en novembre, à 84 233 unités, et les marques étrangères de 8,8 %, à 78 937 unités (+ 6,7 % pour le groupe Volkswagen, à 22 483 unités ; + 19,5 % pour le groupe Toyota, à 7 045 unités ; + 3,3 % pour le groupe BMW, à 6 925 unités ; + 17,7 % pour le groupe Fiat, à 6 908 unités ; + 20,3 % pour le groupe Mercedes, à 6 549 unités ; - 3,6 % pour le groupe Ford, à 5 929 unités ; + 9 % pour GM Europe, à 5 613 unités ; - 7 % pour le groupe Nissan, à 5 596 unités ; + 38,3 % pour le groupe Hyundai, à 5 596 unités).
Depuis le début de l’année, les ventes de PSA ont augmenté de 0,4 %, à 515 046 unités (- 2,3 % pour Citroën, - 3,9 % pour DS et + 2,4 % pour Peugeot), et celles du groupe Renault de 8,9 %, à 465 494 unités (+ 7,2 % pour Renault et + 15,8 % pour Dacia). Sur onze mois, les marques françaises ont progressé de 4,2 %, à 981 527 unités, et les marques étrangères de 6 %, à 839 287 unités