mercredi 12 novembre 2014

L'OCDE incite l'Europe à relancer son économie

L'OCDE a présenté ses dernières prévisions. L'organisation internationale est moins pessimiste mais demande à la zone euro de prendre des mesures de relance afin d'endiguer les facteurs déflationnistes.

 « Les risques financiers restent élevés et pourraient accentuer la volatilité des marchés dans les temps à venir. La zone euro est confrontée à un risque grandissant de stagnation. Les pays doivent employer tous les instruments dont ils disposent en matière de politique monétaire, de politique budgétaire et de réformes structurelles pour remédier à ces risques et soutenir la croissance », a déclaré le secrétaire général de l'OCDE M. Gurría.

Selon l'OCDE, la croissance du PIB mondial devrait s'établir à 3,3 % en 2014, avant de se hisser à 3,7 % en 2015 puis à 3,9 % en 2016.

Ce rythme est modeste comparé à celui observé avant la crise, un peu en deçà de la moyenne de longue période et légèrement inférieur à nos prévisions de septembre.

La reprise reste vigoureuse aux États-Unis qui devraient enregistrer une croissance de 2,2 % en 2014 et de l'ordre de 3 % en 2015 et 2016.

Dans la zone euro, la croissance devrait se redresser lentement, pour passer de 0,8 % en 2014 à 1,1 % en 2015, puis 1,7 % en 2016.

Au Japon, l'expansion économique continuera de subir le contrecoup des hausses de la taxe sur la consommation, et son rythme devrait être de 0,9 % en 2014, de 1,1 % en 2015 et de 0,8 % en 2016.

 Les grandes économies émergentes devraient également afficher des résultats divergents au cours des années à venir. La Chine est en train de rééquilibrer son économie tout en s'efforçant de piloter son ralentissement pour revenir à des taux de croissance plus viables, et devrait enregistrer une expansion de l'ordre de 7 % au cours de la période 2015 16, légèrement en deçà des 7,4 % prévus en 2014.

 En Inde, la croissance se renforcera parallèlement au redressement de l'investissement, passant d'un taux de 5,4 % en 2014 à 6,4 % en 2015, puis 6,6 % en 2016.

 Au Brésil, le taux de croissance économique s'est effondré et il ne devrait être que de 0,3 % en 2014, avant de se redresser à 1,5 % en 2015 puis 2 % en 2016.

Mise à mal par la baisse des cours du pétrole et le fléchissement des échanges, l'économie russe enregistrera une croissance de 0,7 % seulement cette année, qui devrait tomber à zéro en 2015 avant de remonter à 2 % en 2016.

Le resserrement de la politique monétaire aux États-Unis pourrait déboucher sur une instabilité des marchés de capitaux pour les économies de marché émergentes. Les niveaux élevés d'endettement dans certains pays avancés et émergents après la crise suscitent également des craintes concernant la stabilité financière. Par ailleurs, la possibilité que le ralentissement de la croissance de la production potentielle constaté depuis la crise se traduise par une croissance tendancielle encore plus modeste qu'on ne l'anticipe aujourd'hui constitue également un risque de poids.

L'OCDE recommande  que les autorités monétaires continuent de soutenir la demande dans toutes les grandes économies avancées.

 Aux États-Unis, la poursuite de la croissance et l'apparition de tensions sur les marchés du travail devraient permettre à la Réserve fédérale de commencer à relever ses taux directeurs à partir de la mi-2015. La Banque du Japon, en revanche, devrait poursuivre sa politique d'assouplissement quantitatif jusqu'à ce que son objectif d'inflation soit durablement atteint.

 Dans la zone euro, l'inflation étant nettement en deçà de l'objectif visé et évoluant à la baisse, la Banque centrale européenne (BCE) devrait renforcer sa politique de relance monétaire – en allant même au-delà des mesures déjà annoncées – dans le prolongement des initiatives positives adoptées jusqu'ici. Compte tenu des progrès sensibles déjà accomplis en termes d'amélioration de la situation budgétaire de nombreuses économies avancées, une nette réduction du rythme de l'assainissement des finances publiques se justifie dans bien des cas, notamment aux États Unis et dans la zone euro. Il faudrait utiliser toutes les marges de manœuvre offertes par les règles budgétaires de l'UE pour éviter des effets négatifs sur la demande et laisser jouer pleinement les stabilisateurs automatiques. Au Japon, l'assainissement des finances publiques devrait se poursuivre régulièrement. Des réformes structurelles ambitieuses complétant les mesures macroéconomiques peuvent stimuler la croissance dans les pays avancés comme dans les économies émergentes.

 Dans cette optique, les pays du G20 doivent présenter au sommet de Brisbane des stratégies nationales de croissance qui pourraient collectivement accroître de 2 % environ le PIB du Groupe des Vingt d'ici à 2018 par rapport à 2013.

Projet de loi de finances : quand le gouvernement oublie les coûts cachés de la lutte contre la fraude fiscale | Atlantico.fr

Projet de loi de finances : quand le gouvernement oublie les coûts cachés de la lutte contre la fraude fiscale | Atlantico.fr

lundi 10 novembre 2014

Les défaillances d'entreprise toujours au plus haut !

À fin août, le nombre de défaillances enregistrées sur les 12 derniers mois augmente de 1,5 %

À fin août, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’est élevé à 63 175, soit une hausse de +1,5 % par rapport aux douze mois précédents.

À fin septembre et selon les données encore provisoires, la progression annuelle ralentirait nettement à +0,2 %. En évolutions corrigées des variations saisonnières, le cumul des 3 derniers mois comparé au cumul des 3 mois précédents indique toutefois une hausse de 4,1 %, du fait d’un  cumul de défaillances relativement faible de mars à mai 2014.

Les défaillances augmentent dans une majorité de secteurs

La progression des défaillances sur 12 mois reste forte dans l’hébergement restauration et les transports (+5,2 % et +3,5 % respectivement). Elle recule au même rythme (-0,9°%) dans l’industrie et l’information et communication.

Près de 9 défaillances sur 10 concernent les microentreprises

Les défaillances concernent à plus de 85 % les microentreprises et unités légales assimilées ; pour ces entreprises, le nombre de défaillances augmente de 1,6 % sur un an (cf. tableau B). Pour les autres PME, le nombre de défaillances diminue (-1,0 %). Il diminue également pour les ETI et les grandes entreprises (-11,8 %).

Les encours de crédits à des entreprises défaillantes représentent 0,5 % du total des encours de crédit
déclarés au Service Central des Risques de la Banque de France. Cette part représente environ 1,3 % pour les PME.
Défaillances d'entreprises

Légère progression des crédits aux entreprises

Selon la Banque de France, à la fin du mois de  septembre, les encours de crédits mobilisés et mobilisables (hors Divers SCI) des PME, ETI et grandes entreprises atteignent 929,0 milliards d’euros, soit une progression de 1,8 % en glissement annuel.

A  fin septembre 2014, les encours de crédits mobilisés (part des crédits effectivement utilisés par les entreprises) augmentent de 1,5 % sur un an pour l’ensemble des PME, ETI et grandes entreprises, contre 1,6 % en juillet et août. Cette croissance annuelle reflète essentiellement la dynamique du crédit sur les deux premiers trimestres de l’année.

Les encours mobilisés atteignent 688,5 milliards d’euros à fin septembre 2014.Les encours de crédits mobilisés par la seule population des PME ralentissent légèrement à fin septembre 2014  (+ 1,9 % après +2,2 % à fin août et +2,0 % à fin juillet).

L’encours de crédits mobilisés par les ETI augmente de 1,0 % en glissement annuel à fin septembre 2014, contre 1,1 % à fin août. Pour les grandes entreprises, le glissement annuel s’établit à + 0,7 % à fin septembre 2014, soit une quasi-stabilité par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, les ETI et les grandes entreprises disposent de sources alternatives de financement sur les marchés, en particulier par émission de titres.

vendredi 7 novembre 2014

Un déficit en aggravation à fin août

Le déficit budgétire continue de se dégrader. Ainsi, au 31 août 2014, le solde budgétaire est déficitaire à hauteur de 94,1 Md€, contre 93,6 Md€ à fin août 2013
.
Bercy explique cette dérive par les dépenses exceptionnelles du nouveau programme d’investissements d’avenir.

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 253,9 Md€ au 31 août 2014,
contre 257,5 Md€ au 31 août 2013, soit une diminution de 3,6 Md€.

Déduction faite des dépenses exceptionnelles en 2013 et 2014 (investissements d’avenir, dotation
au Mécanisme Européen de Stabilité et à la Banque Européenne d’Investissement), le montant des
dépenses ressort en diminution de 6,4 Md€ par rapport au 30 août 2013.

Du fait de la baisse des taux d'intérêt, la charge de la dette, en baisse de 1,5 Md€ par rapport à fin août 2013 (26,7 Md€ contre 28,2 Md€ en 2013).

Au 31 août 2014, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements)
s’établissent à 186,1 Md€ contre 190,8 Md€ à fin août 2013, soit une baisse de 4,7 Md€
.
Cette évolution est liée à la diminution du produit de l’impôt sur les sociétés, qui s’explique en
particulier par l’entrée en vigueur du crédit d’impôt en faveur de la compétitivité et de l’emploi
(CICE).

S’agissant de l’impôt sur le revenu, l’écart constaté à fin août par rapport à la même période l’année
dernière résulte en partie d’un effet calendaire lié à la fusion des avis d’imposition d’impôt sur le
revenu et de contributions sociales.

Le produit des recettes non fiscales à fin août s’établit à 7,4 Md€, soit 0,7 Md€ en-deçà du niveau
observé à la même date en 2013. Cet écart est lié principalement à un effet calendaire sur le
versement des dividendes partiellement compensé par la perception de prélèvements sur les fonds
d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations. Il n’est pas significatif à ce stade de l’exercice
car l’Etat perçoit une part substantielle de ces ressources en fin d’année.

mardi 4 novembre 2014

Taxe sur les résidences secondaires : Philippe Crevel à Europe Midi avec Wendy Bouchard


Philippe Crevel répond aux questions de Wendy Bouchard et des auditeurs d'Europe 1 sur la création d'une taxe sur les résidences secondaires. (à partir de 54 minutes 20)

Réforme de l'UNEDIC en vue

Comme cela était prévue depuis plusieurs semaine une nouvelle convention d’assurance chômage vient d’être signée, qui s’appliquera pour deux ans, jusqu’en juin 2016. Elle ne permettra pas de corriger significativement le déficit du régime qui devrait atteindre 3,8 milliards d'euros  en 2014 et encore 3,5 milliards d'euros en 2015. Les partenaires sociaux devraient à nouveau se réunir pour traiter ce problème. 

Salariés du privés et salariés du public, quels sont les profils de carrière ?

L'INSEE vient de publier une étude détaillée comparant les évolutions de carrière entre secteur public et secteur privé. Il en ressort que les augmentations de salaire interviennent plus tôt dans le privé et que les écarts homme / femme y sont plus accentués. 

Il y a évidemment des ressemblances. Les salaires des moins diplômés sont plus faibles que ceux des plus diplômés et progressent moins vite. Quel que soit le diplôme, les salaires progressent plus vite en début qu'en milieu de carrière. Concernant les différences, c'est dans la fonction publique de l'État (FPE) que les moins diplômés gagnent le plus. À l'inverse, les plus diplômés sont mieux rémunérés et connaissent de meilleures progressions salariales dans le secteur privé et dans la fonction publique hospitalière (FPH). C'est également dans ces deux secteurs que l'éventail des salaires est le plus ouvert. 

Qu'ils changent de fonction publique, passent au secteur privé ou le quittent, environ 6 % des salariés changent de secteur au moins une fois entre 30 et 45 ans, dont la moitié de manière durable. Ils sont en moyenne plus jeunes et plus diplômés que l'ensemble des salariés et cumulent plus souvent que les autres salariés, avant leur mobilité, leur activité principale avec une activité située dans un autre secteur. Le changement de secteur n'apporte pas forcément un bénéfice salarial immédiat (à un an) mais plutôt à moyen terme (à 5 an

Lire l'étude de l'INSEE

vendredi 31 octobre 2014

BFM Business : les Experts du Soir de Sébastien Couasnon

Philippe Crevel a participé à l'émission de Sébastien Couasnon sur BFM Business le 30 octobre 2014. Au sommaire : la résiliation du contrat avec Ecomouv'. Avec : Philippe Crevel, économiste, Olivier Sichel, président directeur général de Leguide.com et Rémi Godeau, rédacteur en chef de L'opinion. - Les Experts du soir, du 30 octobre, présenté par Sébastien Couasnon, sur BFM Business.

 

Philippe Crevel à C dans l'Air le 29 octobre 2014

Philippe Crevel a participé à l'émission animé par Yves Calvi le 29 octobre 2014 sur le thème "l'Europe des banques est née". A cette émission étaient également présents Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France, Philippe Dessertine, économiste et Serge Maître, secrétaire générale de la Fédération des Usagers des Banques.

Très légère remontée du taux d'inflation en zone euro au mois d'octobre

Au grand soulagement de la BCE et des gouvernements, le taux d'inflation annuel est estimé à 0,4% u mois d'octobre  en hausse par rapport au mois de septembre , où il était de 0,3%, selon une estimation rapide  publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union  européenne.

S'agissant des principales composantes de l'inflation de la zone euro, les services devraient connaître le taux annuel le plus élevé en octobre (1,2%, contre 1,1% en septembre), suivis de l’alimentation, boissons alcoolisées & tabac (0,5%, contre 0,3% en septembre), des biens industriels hors énergie (-0,1%, contre 0,2% en septembre), et de l'énergie (-1,8% contre -2,3% en septembre). 

mercredi 29 octobre 2014

mardi 28 octobre 2014

L'artisanat dans le bâtiment souffre

Le secteur du bâtiment est en première ligne face à la crise économique que la France connait depuis deux ans. Les faillites d'entreprises et les licenciements sont nombreux. Ce climat est fortement ressenti par les professionnels. Ainsi selon une enquête de l'INSEE, le climat conjoncturel se dégrade de nouveau dans l’artisanat du bâtiment.
En octobre 2014, l’activité reste dégradée sur la période récente. Les artisans sont sensiblement plus nombreux qu’en juillet à prévoir une baisse de leur activité pour les trois prochains mois. Les soldes d’opinion correspondants sont très inférieurs à leur moyenne de long terme.
Les perspectives générales, qui traduisent l’opinion des artisans sur l’évolution globale du secteur, se dégradent fortement et le solde correspondant se situe nettement en dessous de son niveau moyen.
Les artisans sont légèrement moins nombreux qu’en juillet à déclarer une baisse des effectifs passés. Ils demeurent pessimistes sur l’évolution de leurs effectifs prévus. Les soldes correspondants restent inférieurs à leur moyenne de long terme.
Les difficultés de recrutement concernent un peu moins d’une entreprise sur trois. Cette proportion reste inférieure à sa moyenne de longue période. La part des entreprises déclarant former des apprentis est stable à 36 %.
Conjoncture dans l'artisanat du bâtiment
Soldes d'opinion, en %, CVS
* Moyenne depuis octobre 1990.
Source : enquête de conjoncture artisanat du bâtiment - Insee
Moy.*Jan. 14Avril 14Juil. 14Oct. 14
Activité passée–5–24–25–29–25
Activité prévue–9–29–26–27–36
Perspectives générales–21–40–39–43–51
Effectifs passés–3–12–10–10–7
Effectifs prévus–4–13–10–12–12
Difficultés de recrutement (en %)4233322829
Entreprises formant des apprentis (en %)3838393636
Évolution de l'activité dans l'artisanat du bâtiment
Évolution de l'activité dans l'artisanat du bâtiment

Les travaux publics dans le creux de la vague

Avec la diminution de la commande publique et la proximité des élections départementales et régionales, les chantiers publics se font rares. De ce fait, il n'est pas étonnant qu'au mois d'octobre, les entrepreneurs soient plus nombreux qu’en juillet à anticiper une baisse des effectifs pour le prochain trimestre. Le solde d’opinion correspondant est très en dessous de sa moyenne de longue période, dont il s’éloigne depuis le début de l’année.

Selon les entrepreneurs interrogés en octobre 2014, le climat conjoncturel continue de se dégrader fortement dans les travaux publics.

En octobre 2014, le jugement sur l’activité est très dégradé

Les soldes d’opinion correspondant à l’activité passée et prévue ont chuté par rapport au trimestre précédent. Atteignant leur plus bas niveau depuis 1984, ils restent très en dessous de leur moyenne de longue période, de façon plus marquée pour la clientèle publique.
Les entrepreneurs sont plus nombreux qu’en juillet à juger leurs carnets de commandes inférieurs à la normale pour cette période de l’année.

Les contraintes de production restent à un niveau très faible : seules 3 % des entreprises déclarent être contraintes par une insuffisance de main-d’œuvre.

Conjoncture dans les travaux publics
Soldes d'opinion, en %, CVS
Note : les soldes par type de clientèle peuvent diverger de ceux portant sur l'ensemble, dans la mesure où les entreprises ne distinguent parfois pas le type de clientèle.
* Moyenne depuis janvier 1981
Sources: FNTP et INSEE
Moy.*Jan. 14Avril 14Juil. 14Oct. 14
Activité passée–72–7–43–58
- clientèle publique–12–2–19–55–70
- clientèle privée–11–6–9–30–39
Activité prévue–14–27–29–47–54
- clientèle publique–17–29–40–55–58
- clientèle privée–17–18–22–36–41
Jugements sur les carnets de commande–25–23–37–56–63
Goulot de production pour insuffisance de personnel (en %)156543
Effectifs prévus–16–15–32–42–49
Évolution de l'activité dans les travaux publics
Évolution de l'activité dans les travaux publics

lundi 27 octobre 2014

L'Allemagne, pas de rebond à court terme

En Allemagne, l’enquête IFO a reculé pour le sixième mois d’affilée en octobre. Ces résultats ne préfigurent pas une nette reprise de l’économie pour le quatrième trimestre  après la probable stagnation du PIB au troisième trimestre et sa contraction au T2 (-0,2% t/t)

L'investissement reste étale au sein de l'Union européenne

L'investissement ne reprend pas au sein de l'Union européenne. Au deuxième trimestre 2014, le taux d'investissement des entreprises  a été de 21,6% dans la zone euro, stable par rapport au deuxième trimestre.

La valeur ajoutée brute est restée quasiment inchangée (+0,1%). Les stocks (matériaux, fournitures et produits finis) ont diminué.

Dans l’Union européenne, le taux d'investissement s’est établi à 21,9% au deuxième trimestre 2014, stable par rapport au trimestre précédent

De même, le niveau de profit évolue peu et reste à un étiage bas. Dans l'Union européenne la part des profits  des sociétés non financières s'est établie à 38,2% au deuxième trimestre 2014, contre 38,1% au premier trimestre 2014. Dans la zone euro, la part des profits a été de 38,4% au deuxième trimestre, contre 38,7% au trimestre précédent.

vendredi 24 octobre 2014

Les résultats du chômage au mois de septembre 2014

RESULTATS DE L’EMPLOI EN FRANCE AU MOIS DE SEPTEMBRE

Le retour à la triste réalité du terrain


Par Philippe Crevel, directeur associé de Lorello Eco Data


Après la pause du chômage au mois d’août, le retour à la dure réalité économique était attendu pour le mois de septembre.

Le nombre de demandeurs d’emploi a, au mois de septembre, donc augmenté de 19 200 soit + 0,6 % et s’élève, désormais, à 3,43 millions ce qui constitue un nouveau record.

Sur un an, la hausse atteint 4,3 %. En prenant en compte toutes les catégories de personnes qui recherchent un emploi, le nombre de demandeurs d’emploi atteint, en France, 5 128 200 en progression de 5,8 % sur un an.

L’absence de signes de reprises économiques n’augurait rien de bon pour le chômage d’autant plus que septembre n’est jamais, par ailleurs, un bon mois pour l’emploi.

L’augmentation du chômage de septembre s’explique par la réinscription de demandeurs qui avaient été radiés en août, à l’arrivée sur le marché du travail de jeunes qui ont terminé leur cycle d’études au mois de juin et par l’atonie de la demande interne ainsi que par l’incapacité de l’économie française à regagner des parts de marché à l’exportation.

Un chômage des jeunes toujours très présent

Le chômage des jeunes de moins de 25 ans est ainsi en hausse de 0,4 % tout en restant en recul de 1,2 % sur un an. 540 000 jeunes de moins de 25 ans sont à la recherche d’un emploi au mois de septembre.

Pour tenter d’endiguer le chômage des jeunes, le Gouvernement a annoncé la création de 50 000 nouveaux contrats d’avenir pour 2015 pour un coût supplémentaire de 200 millions d’euros. Dans la loi de finances pour 2014, 150 000 contrats d’avenir avaient été budgétés.

Un chômage des seniors qui commencent à devenir très préoccupant

L’augmentation du mois de septembre est imputable en partie à la hausse du chômage des plus de 50 %, + 1 %. 802 400 personnes de plus de 50 ans sont à la recherche d’un emploi.

Sur un an, le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 11 %. Le Gouvernement n’a pas réussi à développer le contrat de génération. Il ne peut pas, de ce fait, amortir l’impact des licenciements des seniors. 30 000 contrats de génération ont été signés au 31 juillet 2014 pour un objectif de 75 000.

Une durée facteur d’exclusion qui n’en finit pas de s’allonger

La durée du chômage a augmenté de deux jours au mois de septembre. Elle atteint désormais 534 jours contre 503 jours au mois de septembre 2013. 2,363 millions de demandeurs d’emploi sont inscrits depuis plus d’un an.

La Corse, toujours en proie à une violente dégradation de sa situation économique et sociale

Sur un an, la Corse est la région la plus frappée par l’augmentation du chômage avec une hausse de 11,2 % du nombre de demandeurs d’emploi. Suivent le Languedoc Roussillon (+6,3 %) et la région Ile de France (+6,1 %). Trois régions enregistrent une baisse du nombre de demandeurs d’emploi sur un an : Champagne Ardenne avec -3,4 %, Bourgogne avec – 0,6 % et Picardie avec -0,1 %. Outre-mer, il est à noter que sur un an, la Martinique connait un recul de son chômage de 0,9 %.


La montée en puissance plus lente que prévue du Crédit d’Impôt Compétitivité ne favorise pas la création d’emploi. Par ailleurs, les mesures d’allègement des charges sociales n’entreront en vigueur pas avant 2015. Le ralentissement de l’activité dans l’ensemble de la zone euro ne présage pas une inversion de la courbe du chômage. 

Philippe Crevel sur France 3 au sujet de la baisse du collecte du Livret A au mois de septembre


jeudi 23 octobre 2014

Epargne et Vous : Comment faire face à la chute des cours de Bourse ?

Le climat des affaires s'et stabilisé en France au mois d'octobre...

Après quatre mois de baisse, l’indicateur composite du climat des affaires de l’INSEE est, en effet, resté stable au moi d'octobre. L’indice dans l’industrie et les services a enregistré une légère hausse. En revanche, il est stable dans le commerce de détail et il a poursuivi son recul dans le bâtiment. Il n'y a pas malgré de signes de reprise.

L'indicateur de retournement pour l’ensemble des secteurs reste dans la zone indiquant une situation défavorable.
Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de retournement France
Indicateur de retournement France

mardi 21 octobre 2014

Chine, ralentissement confirmé mais un peu moins rapide que prévu

Le taux de croissance du troisième trimestre, en Chine, a été de 1,9 %. En base annualisée, le taux de de croissance est de 7,3 % contre 7,5 % au deuxième trimestre. Les experts avaient prévu un taux de 7,2 %.

La production industrielle a été, au mois de septembre, de 8 % contre 6,9 % au mois d'août. Ce résultat est supérieur aux attentes. En revanche, l'investissement urbain enregistre un taux de 16,1 % au mois de septembre contre 16,,1 % au mois d'août. 

samedi 18 octobre 2014

La Lettre Eco N°97 du 18 octobre 2014


Le Coin des Epargnants
  • Le CAC 40 a sauvé les meubles
  • Petite alerte sur les taux
  • Le pétrole poursuit sa chute
Si vous étiez ailleurs cette semaine
  • Les bourses n'aiment pas octobre
  • Le contexte économique tourmenté
Le Coin de la Conjoncture
  • L'inflation est à 0,3 % : Que va devenir notre Livret A ?
  • Etats-Unis, la croissance ne monte pas aux arbres
  • Zone euro, le troisième trimestre n'a pas été bon
  • Allemagne, que faire ?
Le Coin des tendances
  • L'automobiliste schizophrène
  • Les nouveaux chasseurs de fraude
L'agenda économique de la semaine à venir

mercredi 15 octobre 2014

Baisse de la création d'entreprises !!!!

La création d'entreprises a un peu moins la cote. Les temps sont durs pour tout le monde. Au mois de  septembre , le nombre de créations d'entreprises en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) recule par rapport au mois d’août, tous types d’entreprises confondus (-0,8 %) et plus fortement hors auto-entrepreneurs (-3,1 %). 

La baisse de la création d'auto-entreprise marque une petite rupture même si sur un an nous sommes encore en hausse. 
Le nombre cumulé de créations brutes au cours des trois derniers mois augmente par rapport aux mêmes mois un an auparavant pour l’ensemble des entreprises (+4,9 %), ainsi que pour les seules entreprises sous forme sociétaire (+5,0 %).
Les secteurs qui contribuent le plus à cette hausse sont le soutien aux entreprises, et l’enseignement, santé, action sociale.
Le nombre cumulé de créations brutes au cours des douze derniers mois est en hausse par rapport aux douze mois précédents (+2,3 %), en particulier pour les entreprises sous forme sociétaire (+4,3 %).
En septembre 2014, 51,2 % des créations enregistrées sur les douze derniers mois, en données brutes, sont des demandes d’auto-entreprises.
Part dans l'ensemble des créations en %
Cumul données brutes sur 12 mois
Source : Insee, Sirene
Juil. 2014Août 2014Sept. 2014
Forme sociétaire29,929,929,9
Entreprises individuelles hors auto-entreprises19,219,018,8
Auto-entreprises50,951,051,2
1 La contribution d'un secteur à l’évolution d'ensemble est l’évolution observée dans ce secteur, pondérée par le poids relatif du secteur dans l'ensemble.
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)

Epargne & Vous : Comment améliorer votre future pension de retraite ?

"Epargne et Vous" de ToutSurMesFinances : Philippe Crevel revient sur le contrat Eurocroissance


Le taux de chômage au Royaume-Uni au plus bas depuis

Entre juin et fin août, l’emploi a enregistré sa plus faible progression (+46 000 t/t, ou +0,1% t/t) depuis le printemps. Néanmoins, du fait d'une  légère baisse du taux d’activité qui est passées à
77,8%,contre 78% fin mai, le nombre de chômeurs a reculé  de 154 000 en trois mois (à 1,972 millions). Le nombre de demandeurs d'emploi repasse ainsi sous la barre des 2 millions pour la première fois depuis fin 2008. Le taux de chômage est désormais de  6% soit son  son niveau le plus bas depuis octobre 2008.

L’emploi salarié est le facteur de dynamisme, le nombre d’auto-entrepreneurs reculant pour la première fois depuis l’été 2013. La baisse continue du taux de chômage depuis début 2012 s’accompagne d’une légère accélération du rythme de progression des salaires, qui reste toutefois contenu. La hausse des salaires ((+0,7% (bonus inclus) et +0,9% (hors bonus) en août, en glissement annuel lissé sur trois mois) restait, en août, inférieure au taux d’inflation (+1,5% g.a. en août).

mardi 14 octobre 2014

Crédits aux entreprises, crédits à l'habitat en petite forme

Selon la Banque de France, au mois de septembre, le solde d’opinion des banques sur la demande de crédits des PME reste positif mais le rythme de progression de la demande par rapport au mois précédent continue de ralentir.En matière de crédits à l’habitat et à la consommation : la demande de prêts à l’habitat est déclarée en baisse, tandis que la demande de crédits à la consommation est perçue en légère hausse.
Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France
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samedi 11 octobre 2014

La lettre Eco du 11 octobre 2014

Le Coin des Epargnants
  • Les marchés haïssent le mois d'octobre
  • L'or, le pétrole et le reste
Si vous étiez absent cette semaine..
  • L'Allemagne a des problèmes à l'Est et à l'Ouest
  • France, écotaxe échec et mat
  • trou d'air industriel au Royaume-Uni
Le Coin de la Conjoncture
  • Le FMI inquiet pour la zone euro
  • La Chine en pente douce mais certaine
  • Les Etats-Unis, stop ou encore
  • France, la restauration ne nourrit plus son homme
  • La spirale de l'échec
Le Coin des tendances
  • Facebook et Google, votre futur banquier
  • Le livre résiste
L'agenda de la semaine