- Le coin des épargnants
- Et si l'Ecosse devient indépendante
- France, l'heure des choix
- Etats-Unis, la route incertaine de la croissance
- Japon, la croissance crie "misère"
- L'agenda économique des prochains jours
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samedi 13 septembre 2014
La lettre économique N°92 du 13 septembre 2014
samedi 30 août 2014
La lettre économique hebdomadaire N°90 du 30 août 2014
Au sommaire de la lettre du 30 août 2014 :
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- Le Coin des Epargnants, du CAC 40 à l'euro en passant par l'or et le pétrole
- France, les impossibles équations
- Chômage, pas d'éclaircie
- Fin de partie estivale et nouveau modèle économique
- Zone euro ou le nouveau triangle des Bermudes
- Japon, une reprise en mode mineure
- A suivre, l'agenda éco de la semaine
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mardi 15 juillet 2014
Le Japon maintient le statu-quo pour la politique monétaire
La BoJ, la Banque centrale japonaise a laissé la politique monétaire et ses projections à moyen terme inchangées. La Banque Centrale estime, en effet, que l'inflation atteindra son objectif de 2% début 2016. Néanmoins, du fait des sorties capitaux, la Banque pourrait être contrainte de poursuivre ses achats d’actifs pour maintenir sous contrôle les taux d’intérêt à long terme. Les sorties de capitaux pourraient conduire à des tensions sur les taux compte tenu du volume de dette publique à financer.
samedi 24 mai 2014
La lettre économique hebdomadaire de Lorello Ecodata N°76 du 24 mai 2014
Retrouver la lettre N°76 du 24 mai avec au sommaire
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- Le coin des Epargnants
- Le Japon plie mais résiste
- La France s'enrichit sans rien faire
- Les Etats, croissance ou pas croissance
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samedi 29 mars 2014
La semaine économique vue par Philippe Crevel
Comme chaque semaine, retrouvez l'analyse économique proposée pat Philippe Crevel et la société Lorello Eco Data
Le coin des Epargnants
La bourse a connu une bonne semaine avec une progression du CAC 40 de 1,75 %. Il a terminé vendredi soir à 4 411 points tout près de son record de l’année à 4 419 points atteint le 24 février. Les tensions ukrainiennes n’impactent pas trop les marchés financiers. Les déclarations des responsables chinois en faveur de la croissance ont favorisé la hausse tout comme les bons indicateurs américains ou européens.
L’assurance-vie a enregistré un bon mois de février marquant le fait que les ménages français souhaitent maintenir un volant suffisant d’épargne. Néanmoins, ce résultat positif est avant tout le résultat d’une diminution des rachats. En revanche, les épargnants français boudent toujours les actions au vu des résultats des unités de compte.
Le coin des prévisions
France, des résultats qui pleurent…
La progression du chômage en France, la faible progression de la consommation qui ne compense pas la baisse du mois de janvier.
Pour autant, les indicateurs avancés qui scrutent le moral des entreprises et des consommateurs restent bien orientés et peuvent laisser penser qu’une reprise se dessine.
Néanmoins, jamais depuis quarante ans, la France n’avait connu une sortie de récession aussi pénible. En règle générale, après une diminution du PIB, il y a un rattrapage. Depuis 2009, aucun rebond n’a été réellement enregistré. L’économie française connaît une véritable atonie qui a force de perdurer entrave la future croissance. Le retard pris sur l’investissement est cumulatif et rend plus délicat l’adaptation de notre outil production à la demande finale française et internationale.
Europe, des indicateurs qui rient mais rien n’est acquis…
Pour le moment, la reprise manque de couleur mais tout le monde veut y croire ; les indicateurs avancés en sont la meilleure preuve.
La zone euro a connu durant près de deux ans une récession qui a laissé des traces. Du premier trimestre 2011 au quatrième trimestre 2013, leur retard cumulé de croissance vis-à-vis des Etats-Unis atteint huit points de PIB.
Le déficit d’activité par rapport au potentiel (output gap) est estimé à 3,8 points de PIB selon l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), à 2,7 points de PIB selon le Fonds monétaire international (FMI).
La croissance attendue pour 2014 reste modeste autour de 1,4 % et ne retrouverait un taux correct qu’au mieux en 2015 avec une prévision de 2 %.
La bonne nouvelle provient de l’Europe du Sud qui sort du trou noir. En Espagne, Portugal, Grèce, les enquêtes de la Commission européenne ou encore celles menées auprès des directeurs d’achats se teintent d’optimisme. Ces pays ont amélioré leur compétitivité permettant un rééquilibrage des comptes extérieurs et le retour des investissements directs étrangers. En revanche, pour le moment, la demande interne reste faible en raison du taux élevé de chômage.
Certes, les taux de chômage commencent à baisser au sud de l’Europe (sauf en Italie), comme dans la moitié des pays de l’UEM, la France restant à la traine. Néanmoins, le reflux reste modeste au regard des taux historiquement élevés (25,8% en Espagne, 15,3% au Portugal, 27,5% en Grèce).
Les enquêtes auprès des directeurs d’achats, ou encore les indices du climat économique de la Commission européenne et des instituts économiques soulignent que la reprise s’affirme de jour en jour même si les signes concrets restent ténus. La confiance s’accroît chez les chefs d’entreprise de la zone euro et les ménages se déclarent un peu moins inquiets. Si pour le premier trimestre, le taux de croissance devrait rester mesuré, celui du deuxième montrera réellement les capacités de la zone euro si ce n’est de rebondir mais du moins de passe un cap.
Actualité
Japon, augmentation de la TVA de 3 points en avril
« Abenomics », est au pied du mur avec la future hausse de la TVA qui pourrait tuer dans l’œuf l’esquisse de croissance. L’Abenomics qui est un mélange d’hyperstimulation monétaire, de relance budgétaire et de réformes structurelles semble trouver ses limites. Dans un premier temps, les marchés avaient « acheté » la reprise dans l’Archipel avec une hausse de la bourse de Tokyo de 57% (Nikkei). L’activité économie a été dopée mais le maintien du déficit public à 10% du PIB en 2013 et la dégradation vertigineuse des comptes extérieurs constituent deux points noirs. L’augmentation de la TVA de 3 points (passage de 5 à 8 %) pourrait plomber la croissance en pénalisant la consommation qui représente 60% du PIB. Cette dernière a progressé ces derniers mois que par l’anticipation de cette hausse.
De ce fait, la croissance est attendue en baisse en 2014 vers 1 /1,2% en 2014, contre 1,6% en 2013.
France, consommation étale mais confiance en hausse
La consommation a faiblement progressé de 0,1 % en février selon l’INSEE ne compensant pas la baisse du mois de janvier. Ce résultat est de mauvais augure pour la croissance du premier trimestre.
La semaine dernière, l’INSEE a publié l’indicateur sur la confiance des ménages qui ressort en hausse de 3 points en mars par rapport à février. Il retrouve ainsi son niveau de juillet 2012. Les ménages français sont tout à la fois plus confiants sur leur situation personnelle future et plus nombreux à juger opportun la réalisation d’achats importants. Par ailleurs, la capacité à épargner des ménages progresse.
Si ces résultats sont fiables, cela devrait se traduire par une augmentation de la consommation au mois de mars et par un raffermissement de la croissance. Affaire à suivre…
A suivre, Next week
Lundi 31 mars
Eurostat publiera, pour la zone euro, le taux d’inflation du mois de mars. Ce taux sera attendu pour connaître si les menaces déflationnistes sont toujours présentes et pour apprécier l’éventuelle réaction de la Banque centrale européenne. Au mois de février, l’inflation était en baisse en février, à 0,7%. Les experts économiques l’attendent en baisse.
En France, il faudra suivre les résultats pour des 2013 des comptes nationaux des administrations publiques et le montant de la dette au sens de Maastricht.
Il sera également communiqué les résultats définitifs du PIB 2013.
Mardi 1er avril
Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice ISM de mars. Cet indice devrait être en hausse autour de 55 après 53,2 en février et 51,3 en janvier traduisant l’enracinement de la croissance américaine.
Au Royaume-Uni, il faudra également regarder l’indice PMI manufacturier de mars qui est attendu en progression confirmant le résultat de février.
En Allemagne, il faudra scruter le rapport sur l’emploi de mars. Le chômage est encore attendu en diminution en mars. Le taux de chômage devrait rester autour de 6,8 % ce qui est son plus bas taux depuis 20 ans.
En France, il faudra suivre les immatriculations de voitures neuves en mars ainsi que l’indice PMI manufacturier.
Jeudi 3 avril
Au Royaume-Uni, sera publié l’indicateur PMI pour les services du mois de mars. Cet indice est attendu à la hausse.
Pour la zone euro, il faudra évidemment suivre la réunion de la BCE du mois d’avril. En fonction du taux d’inflation qui sera publié au début de semaine, le débat sur l’engagement d’actions énergiques sera incontournable. Néanmoins, le consensus parie pour le statuquo. La BCE veut se garder les mains libres en cas de remonter des taux sur les marchés mondiaux du fait de la fin des injections de liquidités par la FED, hausse des taux qui pourrait impacter la zone euro assez fortement. L’idée sous-jacente est pour la BCE de ne pas griller de manière anticipée ses cartes. Par ailleurs, du fait des indicateurs convergents, elle parie toujours sur une accélération de la croissance à compter de la fin du premier trimestre.
En France, il faudra regarder les Indices PMI des services et composite de mars ainsi que l’adjudication d'OAT long terme. A 22h00 sera communiquée la note de conjoncture de l'Insee.
Vendredi 4 avril
Aux Etats-Unis, il faudra suivre le rapport emploi de mars. Le taux de chômage devrait se maintenir à 6,7 % avec la création de 200 000 postes soit un volume assez classique en légère hausse par rapport à février (175 000).
La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.
Téléphone : 01 45 00 37 37
Mail : pcrevel@gmail.com
Site Internet
samedi 4 janvier 2014
La semaine économique et financière du 4 janvier 2014
Le Coin des Epargnants
Le CAC 40 a progressé de 17,99 % en 2013 et a flirté avec les 4300 points. Elle a terminé la première semaine de l’année avec une petite baisse de 0,70 %. Dans un marché, assez calme, les investisseurs ont à la fois engrangé quelques bénéfices et ont été un peu inquiété par les incertitudes chinoises et les prévisions pessimistes sur l’industrie française.
Si les deux précédentes années avaient été marquées par le relèvement du plafond du Livret A, 2014 a débuté avec le relèvement du plafond du PEA à 150 000 euros. L’année verra l’arrivée de deux nouveaux contrats d’assurance-vie orientée « actions », l’euro-croissance et le contrat Génération.
Le temps des vœux présidentiels
François Hollande a à l’occasion de ses vœux du 31 décembre tracé quelques lignes pour son action dans les prochains mois. Il a notamment admis que « les impôts sont devenus lourds, trop lourds, à force de s’accumuler depuis de nombreuses années.
Il a promis la création d’un « pacte de responsabilité aux entreprises fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social ».
Il a souligné qu’il entend réduire la dépense publique. « Nous devons faire des économies partout où elles sont possibles. Et j'ai la certitude que nous pouvons faire mieux en dépensant moins. Cela vaut pour l’Etat, qui doit se concentrer sur ses missions essentielles, mais aussi pour les collectivités locales, qui doivent voir leurs compétences clarifiées ; et pour la sécurité sociale, qui est notre bien le plus précieux, qui doit en terminer avec les excès - nous les connaissons - et les abus ». Il a précisé que « nous devons dépenser moins pour réduire notre déficit mais aussi pour pouvoir, à terme, baisser les impôts. C’est là le sens de la réforme fiscale que nous avons engagée ».
Espagne, retour de l’enfer
En Espagne, pour la première fois depuis 2006, le chômage a reculé en 2013 avec une diminution de 147 385 demandeurs d'emploi. Au mois de décembre, la baisse atteint 107 570 par rapport au mois précédent.
Le nombre de demandeurs d’emploi reste néanmoins à un niveau. Environ 4,7 millions de personnes sont à la recherche d'un emploi. Au troisième trimestre 2013, le taux de chômage établi par l'Institut national de la statistique s'établissait à 25,98%.
L’Espagne a renoué avec la croissance au 3ème trimestre avec un petit gain de 0,1 %. Les résultats du commerce extérieur sont redevenus positifs. La compétitivité de l’économie espagnole s’est améliorée par les baisses des salaires et par les réformes concernant le marché du travail.
Chine, inquiétudes relatives
Avec le ralentissement de la croissance, quelques tensions financières renaissent en Chine. L’endettement du système bancaire et des collectivités locales ne supportent pas la baisse de l’activité.
Néanmoins, un atterrissage brutal n’est pas à l’ordre du jour. Le taux de croissance devrait se situer autour de 7 %.
La Chine doit digérer sa forte croissance des décennies précédentes et passé à un modèle de consommation en lieu et place d’un système économique axé sur les exportations industrielles.
La Chine doit faire face en Asie même à des concurrents coriaces tant au niveau du haut de gamme qu’au niveau des gammes moyennes. La Corée du Sud devrait enregistrer des bons résultats du fait de ses liens avec les Etats-Unis. La Malaisie, l'Indonésie ou l'Inde devraient connaître une expansion plus dynamique en 2014 avec un taux de croissance de plus de 6%.
Japon, le plus dur est à venir !
L’année 2014 risque d’être compliquée pour le Japon. En 2013, l’Abenomics a permis une augmentation de la demande et de la bourse. En 2014, les Japonais vont devoir supporter une forte hausse de la TVA qui va passer de 5 à 8%.
Le Premier Ministre a tenté d’éviter cette hausse mais elle est devenue incontournable afin de financer le système de retraite japonais et la politique de relance par les travaux publics. Les dépenses sociales progressent très rapidement du fait du vieillissement de la population. En 2013, le Japon a vu sa population diminuer de 244.000 habitants.
Le Japon va devoir se résigner à recourir à l’immigration. Le sujet est sensible car le doublement de la population étrangère à 2,2 millions de personnes au cours de ces vingt dernières années a entraîné des crispations dans l’archipel. La population immigrée ne représente que 2% de la population totale. Par comparaison, les immigrés représentent environ 11% de la population en France
Le Premier Ministre veut ouvrir le marché japonais aux investisseurs étrangers mais il y a aussi des résistances sur ce sujet.
A suivre, next week
Lundi 6 janvier, il faudra regarder la publication des indicateurs avancés, le PMI Markit services du mois de décembre au Japon et le PMI Markit services toujours de décembre pour la Chine mais aussi celui de Washington. De même, seront publiés à Berlin, l’indice PMI Markit services et le taux d’inflation de décembre.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les commandes à l'industrie du mois de novembre.
Lundi, la Direction du Trésor français réalisera sa première adjudication. Du fait du retour en flamme des Etats d’Europe du Sud, une augmentation des taux sur les titres français pourrait intervenir en ce début d’année 2014.
Mardi 7 décembre sera publié le nombre de demandeurs d'emploi et le taux de chômage à Berlin. A Bruxelles, le taux d’inflation de la zone euro sera publié pour le mois de décembre.
A Washington sera communiquée la balance commerciale de novembre
En France, sera publiée l’enquête de conjoncture auprès des ménages du mois de décembre
Mercredi 8 janvier seront publiées la balance commerciale de novembre et les commandes à l'industrie de novembre pour l’Allemagne. A Bruxelles, seront rendus publics les ventes au détail zone euro et le taux de chômage zone euro pour le mois de novembre.
A Washington sera communiqué les résultats du crédit à la consommation de novembre
Jeudi 9 janvier, seront communiqués les indices du climat des affaires et du sentiment économique de la zone euro du mois de décembre. A Berlin sera connue la production industrielle de mois de novembre. A Londres, il faudra suivre les résultats de la balance commerciale de novembre et la décision de politique monétaire.
En France, il faudra suivre les résultats du commerce extérieur pour le mois de novembre.
A Francfort, il faudra suivre le Conseil des gouverneurs de la BCE qui pourrait être amené à prendre des décisions sur les taux.
Aux Etats-Unis, seront communiqués les résultats des inscriptions au chômage pour la première semaine.
Vendredi, il faudra regarder la production industrielle de novembre pour la France. Elle est attendue en baisse. Il faudra également suivre la production industrielle du Royaume-Uni. De même, il faudra prendre en compte les résultats de l’emploi pour le mois de décembre aux Etats-Unis et les stocks et ventes des grossistes / novembre
samedi 28 décembre 2013
La semaine économique et financière
52ème lettre économique et financière du Cercle pour l'année 2013. Bonne Fin d'Année à tous et à vendredi prochain pour la première lettre de l'année 2014 .
Le coin des épargnants
La semaine aura été marquée par la poursuite de la décollecte du Livret A et du LDD qui néanmoins termineront l'année avec un solde très positif autour de 18 milliards d'euros. L'assurance-vie a confirmé qu'elle résiste bien sans pour autant faire des étincelles avec une collecte nette positive de 600 millions d'euros au mois de novembre. Depuis le début de l'année, la collecte s'élève à 12 milliards d'euros.
De son côté, le CAC 40 a progressé de 3,68 % en une semaine. La perte sur un mois est limitée à 1,41 %.
Depuis le 1er janvier, la hausse est désormais de 15,86 %.
Le CAC 40 a terminé à 4 277 points revenant autour de la barre symbolique des 4 300 points toujours pas franchie. Les bourses ont été dopées par les résultats américains et par les déclarations de la FED de la semaine dernière.
France, chômage le débat empoisonné, la baisse de la hausse ou la hausse de la baisse ?
130 000 emplois n'ont pas trouvé preneurs selon une étude commandée par le MEDEF et de l'autre, le chômage frappe plus de 10,5 % de la population active française. Au mois de novembre, le taux de chômage a progressé de 0,5 % malgré 100 000 contrats d'avenir et au total plus de 400 000 emplois aidés. Le Gouvernement a communiqué sur l’inversion de la courbe du chômage en raisonnant sur une moyenne glissante. Certes, depuis plus de quatre mois, le chômage des jeunes recule quand celui des seniors augmente. Certes, l’emploi non-marchand progresse quand le secteur marchand continue à diminuer. Il y a certes une inflexion dans le rythme des destructions mais la situation demeure toujours critique. Avec une croissance quasi nulle en 2013 et une croissance qui devrait se situer autour de 1 % en 2014, les espoirs de réellement réduire le chômage sont faibles. Le Président de la République comptera sur la reprise économique de la zone euro et des Etats-Unis pour doper une croissance française anémique et espérer améliorer la situation de l’emploi. La France attendra beaucoup de l’extérieur mais la limite à ce pari provient du niveau extrêmement bas du taux de marge des entreprises français qui limite d’autant leurs capacités de rebond.
Europe, la zone euro passe à 18 et la Grèce préside l’Union européenne
Au 1er janvier, la zone euro accueille la Lettonie qui devient le 18ème Etat membre. Cette intégration intervient avec près de 6 ans de retard. La Lettonie a réussi à régler ses problèmes de finances publiques.
La Lettonie fait, aujourd’hui, figure de bon élève de la zone euro avec une hausse annuelle de son PIB de plus de 5% en 2011 et 2012. En 2013, la hausse devrait être de 4 %. Le taux d’inflation devrait se situer autour de 0,3 % cette année. Le taux de chômage est en recul. Il est passé de 13% au premier trimestre 2013 à 11,8% au troisième trimestre. Il pourrait revenir à 10 % et être ainsi dans la moyenne de la zone euro au cours de l’année 2014. Certains secteurs font état de pénurie de main d’œuvre qualifiée, même si le rythme de progression des salaires en général (+4,5 à 5%) paraît en ligne avec les gains de productivité, d’où une stabilité des coûts unitaires de main d’œuvre.
Le déficit des administrations publiques devrait atteindre 1,3% en 2013, soit le même niveau que celui de 2012. En 2010 le déficit public de la Lettonie était de 8,1%. Pour 2014, le déficit devrait se situer autour de 0,9 % du PIB. La dette publique s’élève à 42,5% du PIB en 2013, contre 9% avant 2008. Les banques lettones respectent les conditions fixées par la BCE en matière de ratio de solvabilité.
La Lettonie est avant tout un pays de services qui représentent 70 % de son PIB contre 26 % pour l’industrie et 4 % pour l’agriculture.
La Lettonie suit l’Estonie qui a intégré la zone euro en 2011. La Lituanie qui n’avait pas été retenue en 2007 pourrait en 2014 représenter sa candidature à la zone euro.
Japon, l'Abenomics, un an après…
L’Abenomics est née un 26 décembre 2012. Un an plus tard, le bilan est mitigé. Quand Shinzo Abe reprend le pouvoir, l’économie japonaise est à l’arrêt. Il décide alors une politique de relance qui repose sur une politique d’expansion monétaire. Il prend le parti de faire baisser le yen afin d’améliorer la compétitivité chancelante des produits japonais. Il fixe, par ailleurs, un objectif de retour de l’inflation à 2 % pour mettre un terme à la déflation. Il met en œuvre un plan de soutien dans le bâtiment et les infrastructures. Ce plan de soutien porte sur 110 milliards d’euros. Pour 2014, il poursuit ce soutien à l’activité avec une hausse de 3,5 % des dépenses du budget.
Le taux de croissance s’est amélioré repassant au-dessus de 1 % au premier semestre 2013. L’inflation évolue désormais entre 1 et 1,5 %. En revanche, la dette publique dépasse 250 % du PIB. Certes, elle est toujours possédée à 90 % par les résidents japonais. Par ailleurs, l’investissement et la production industrielle ont du mal à repartir. La montée du coût de l’énergie importée pénalise la production japonaise.
En 2014, plusieurs écueils pourraient mettre un terme à la relance. Ainsi, Shinzo Abe a prévu d’augmenter la TVA de 5 points pour réduire le déficit. Cette mesure devrait rapporter 60 milliards d’euros. Cette mesure dope avant son entrée la consommation mais devrait avoir un effet récessionniste certain au début de l’année 2014.
L’engagement de réformes structurelles en particulier au niveau du marché du travail. Le travail féminin et l’immigration pourraient être encouragés même si les conservatismes et le nationalisme demeurent puissants au pays du soleil levant.
Il faut noter qu’après des années de stagnation et de repli, la bourse de Tokyo a augmenté de plus de 55 % en un an soit son meilleur résultat en 40 ans.
Etats-Unis, comment éviter la sortie de route
La croissance américaine est bien de retour après de longs mois d'attente et cela malgré la crise budgétaire qui a gangréné l'année 2013. Au 3ème trimestre, le taux de croissance a atteint en rythme annuel 4,1 %. Les commandes de biens durables ont augmenté de 3,5 % au mois de novembre. La consommation des ménages progresse de 0,5 % soit sa plus forte hausse depuis 5 mois. Le nombre de voitures vendues est au plus haut depuis 2007. Ces résultats sont liés à la hausse des revenus des ménages de 0,2 % au mois dernier. Le taux d'épargne a baissé et se situe désormais à 4,2 % preuve que les Américains ont repris le chemin des magasins qu'ils soient réels ou virtuels. Le retour de la confiance se traduit par un important mouvement de reconstitution des stocks qui explique 1,7 point de la croissance du troisième trimestre.
En 2014, l’économie américaine devra commencer à se passer progressivement du dopage monétaire. Après le teasing de l’été 2012 qui avait entraîné une remontée des taux et une baisse des places boursières, la FED a décidé d’opérer en douceur pour éviter tout choc obligataire. Par ailleurs, l’accord budgétaire semble donner un peu d’air à l’administration fédérale. Pour savoir si la croissance est bien de retour, il faudra suivre avec attention l’investissement des entreprises dans les prochains mois.
Chine, cela aurait pu être pire
Le taux de croissance de la Chine devrait se situer pour 2013 autour de 7,6 % et non 7,5 % comme le Gouvernement l'avait un temps estimé. Le repli par rapport à 2012 est faible ; en effet, le taux avait été de 7,7 % l'année dernière.
A suivre, next week
Lundi 30 janvier, il faudra suivre les promesses de vente immobilières du mois de novembre aux Etats-Unis.
Mardi, il faudra regarder l’indice des prix immobiliers S&P/Case-Shiller du mois d’octobre et l’indice PMI de Chicago du mois de décembre. Il sera intéressant d’étudier le niveau de confiance du consommateur de décembre.
Mercredi 1er janvier 2014, changement de direction au sein de l’Union européenne. C’est au tour de la Grèce de prendre la présidence du Conseil européen pour six mois
Toujours 1er janvier, la Lettonie intègre la zone euro et devient le 18ème Etat.
Jeudi, devra être analysé l’indice PMI Markit manufacturier du mois de décembre de la Chine.
A Berlin, il faudra suivre l’indice PMI Markit manufacturier du mois de décembre ainsi que celui de la zone euro qui sera publié à Londres.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les inscriptions au chômage de la semaine au 28 décembre. Seront également publiés les dépenses de construction du mois de novembre et l’indice ISM manufacturier de décembre.
Vendredi 3 janvier seront publiées aux Etats-Unis les ventes automobiles de décembre
lundi 16 mai 2011
L'économie japonaise après le tremblement de terre
Philippe Crevel a été interviewé par le Parisien sur les conséquences économiques du Tsunami pour le Japon et pour l'ensemble de l'économie mondiale.
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