jeudi 3 août 2017

Le Mensuel de l'Epargne et de la Retraite du mois d'août 2017

 

Sommaire du Mensuel du mois d'août N°40

L’édito 

  • Pour un big-bang de l’épargne !

Le coin de l’épargne         

  • Le Livret A, une exception française
  • Le Plan d’Épargne Logement est-il un problème ?

Le coin de la retraite 

  • L’âge de la retraite fixé à 68 ans au Royaume-Uni
  • Les poly-pensionnés alignés sont unifiés
  • « Le Pan European Personal Pension Product »

Dossier : épargne, retraite et territoires  

  • Épargne, de la disparité sociale des territoire à la diversité des pratiques et des attentes
  • Retraite, unanimité autour du constat, divergence dans les solutions ?
  • Dépendance, le poids de la démographie

Les chiffres du Cercle de l’Epargne

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

vendredi 28 juillet 2017

L'économie française sur la bonne voie

Au deuxième trimestre 2017, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5 % en volume selon l'INSEE. C'est la troisième hausse trimestrielle consécutive. Cette croissance s'est construite autour de la consommation mais aussi, une fois n'est pas coutume grâce aux exportations. L('acquis de croissance pour l'année est de 1,4 % permettant au Gouvernement d'être serein sur l'atteinte du l'objectif qui avait été fixé pour l'ensemble de l'année, 1,5 %.

 

Les dépenses de consommation des ménages se sont  accélérées avec un taux de +0,3 % après +0,1 %. En revanche, mais cela était attendu avec la fin de la disposition d'amortissement  dérogatoire,  la formation brute de capital fixe (FBCF) n'a augmenté que de +0,5 % après +1,4 %

 

Les exportations rebondissent (+3,1 % après −0,7 %) tandis que les importations ralentissent nettement (+0,2 % après +1,2 %). Au total, le solde extérieur contribue positivement à la croissance du PIB : +0,8 point après −0,6 point au trimestre précédent. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (−0,6 point après +0,7 point).

 

La production totale de biens et services accélère un peu au deuxième trimestre 2017 (+0,8 % après +0,6 %). Elle augmente à nouveau dans les biens (+1,0 % après 0,0 %) tandis qu'elle est à peine moins dynamique qu'au trimestre précédent dans les services (+0,7 % après +0,8 %).

 

La production manufacturière a enregistré une hausse de +0,9 % après une stagnation au cours du 1er trimestre, principalement du fait du rebond dans la cokéfaction-raffinage. La production de gaz et d'électricité progresse à nouveau. Dans la construction, la production accélère (+1,0 % après +0,6 %). À l'inverse, elle ralentit très légèrement dans les services marchands (+0,8 % après +0,9 %).

 

La consommation des ménages a augmenté au cours du 2e trimestre de 0,3 % après +0,1 %. Les dépenses en biens ont progressé de +0,4 % après −0,4 % mais les dépenses en services n'ont connu une progression que de +0,2 % après +0,6 %.

 

La consommation d'énergie se redresse (+0,5 % après −3,2 %). Les achats de biens fabriqués accélèrent légèrement (+0,2 % après +0,1 %), de même que la consommation alimentaire (+0,6 % après +0,4 %). Dans les services, le ralentissement de la consommation provient notamment de l'hébergement-restauration.

 

Au mois de juin, les dépenses de consommation des ménages en biens ont connu accès de faiblesse avec une contraction de  0,8 % en volume après deux mois consécutifs de hausse. Les achats de biens fabriqués se contractent (−1,0 % après +1,2 %). Sur l'ensemble du trimestre, ils augmentent très légèrement (+0,2 %) : le recul des dépenses en textile-habillement atténue le rebond des achats de véhicules et le dynamisme des achats de biens d'équipement du logement.

 

Au deuxième trimestre 2017, l'investissement a donc fléchi avec une petite progression de 0,5 % après +1,4 %.  C'est la décélération de l'investissement des entreprises qui est responsable de repli relatif. Il n'augmente que de 0,5 % (après +2,1 %) quand celui  des ménages reste dynamique (+1,0 % après +1,2 %).

 

Preuve de la bonne santé du bâtiment, l'investissement  en construction accélère légèrement (+0,8 % après +0,6 %), L'investissement en biens manufacturés se replie nettement (−0,8 % après +2,0 %), surtout du fait d'un recul en biens d'équipement et, dans une moindre mesure, d'une baisse accentuée en matériels de transport. La FBCF en services marchands ralentit de façon notable (+1,0 % après +2,0 %) en raison notamment d'un repli en services aux entreprises. Ces contractions sont la conséquence de la fin du régime de surmaortissement, les entreprises ayant anticipé leurs dépenses d'investissement afin d'en bénéficier. Pour avoir une idée plus précise de la bonne tenue de l'investissement, il faudra attendre les résultats du dernier trimestre.

 

L'économie française devrait continuer, au cours du second semestre à croître selon le même rythme permettant de se rapprocher de la barre des 2 % de croissance, jamais atteinte depuis 2010. La consolidation de la croissance devrait se traduire par une amélioration sensible de l'emploi d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, ce surcroît d'activité devrait faciliter le respect des 3 % de déficit public.


 

jeudi 27 juillet 2017

Chômage en tôle ondulée



Selon les statistiques publiées ce mardi par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a diminué de 10.900 en juin en France métropolitaine pour revenir à 3.483.200, soit une contraction de 0,3 %. Sur les trois derniers mois, une diminution de 0,7 % est enregistrée. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie a baissé de 1 %. Mais sur l’ensemble du  premier semestre, c’est une hausse sui est constatée.

Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi  reste stable sur un mois (+ 1800) mais augmente sur trois mois de 1,1 % (+58 800). Sur un an, la hausse est plus sensible, + 2,2 %. Au total, la France métropolitaine compte 5 562 600 inscrits à Pôle Emploi.

En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3 739 000 pour la catégorie A. Sur trois mois, il diminue de 0,7 % (–0,3 % sur un mois et –1,0 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s'établit à 5 865 700. Sur trois mois, il augmente de 1,0 % (stable sur un mois et +2,2 % sur un an). 


Malgré la bonne tenue des créations d’emploi et le retour de la confiance (cf. articles ci-dessous), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi ne décroît pas réellement.

Les entrées dans le chômage sont essentiellement liées à la fin de contrats à durée déterminée. La progression de ces derniers mois est imputable au plafonnement du nombre de contrats aidés après une forte progression à la fin de l’année 2016 et au début de l’année 2017. De même, de nombreux chômeurs qui ont suivi des formations dans le cadre du programme mis en place par le précédent Président de la République se remettent à chercher un emploi à leur terme.

Enfin, l’amélioration de la situation conjoncturelle conduit des personnes qui avaient renoncé à chercher un travail à se réinscrire. 16,4 % des entrées à Pôle Emploi sont des premières inscriptions.


La bonne nouvelle provient de la réduction massive des licenciements économiques. Sur les trois derniers mois, ils baissent de 8,7 % et de 17,7 % sur un an. 

mercredi 19 juillet 2017

France JT 20 heures : qui paie l'impôt sur le revenu ?


Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Epargne a été interviewé par l'équipe du journal de 20 heures de France 2, le mardi 18 juillet 2017, au sujet de la baisse du nombre de redevables à l'impôt sur le revenu
Qui paye l’impôt ?

mercredi 5 juillet 2017

La bourse, stop ou encore ?


Philippe Crevel était l'invité le 5 juillet 2017 d'Intégrale Placement sur BFM Business. Il a été interviewé sur l'évolution possible des marchés financiers au cours du deuxième trimestre 2017.

lundi 3 juillet 2017

L'industrie n'a pas aimé avril

Petite déception, au mois d'avril,  le chiffre d'affaires de l'industrie est en recul. La baisse est de 4 % pour l'industrie manufacturière  et de 3,2 % pour l'ensemble de l'industrie. La contraction atteint 6,7 % pour l'exportation. 

Au cours des trois derniers mois, le chiffre d'affaires augmente dans l'industrie manufacturière (+1,3 %) ainsi que dans l'ensemble de l'industrie (+1,8 %). Au sein de l'industrie manufacturière, le chiffre d'affaires augmente dans les « autres industries » (+1,3 %), les industries agroalimentaires (+1,2 %), la cokéfaction-raffinage (+4,7 %), les matériels de transport (+1,2 %) et, plus légèrement, dans les biens d'équipement (+0,2 %).
Le chiffre d'affaires augmente nettement par rapport au trois mêmes mois de l'année précédente dans l'industrie manufacturière (+6,4 %). La croissance est plus marquée encore dans l'ensemble de l'industrie (+8,0 %) du fait de la forte hausse des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+15,8 %). Sur cette période, le chiffre d'affaires augmente dans tous les grands secteurs de l'industrie manufacturière : les matériels de transport (+12,5 %), les « autres industries » (+4,2 %), la cokéfaction-raffinage (+27,6 %), les industries agroalimentaires (+4,0 %) et les biens d'équipement (+3,3 %).
 

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière par secteur

  • Sources : DGFiP, Insee

lundi 26 juin 2017

Le mois de mai n'a pas souri au chômage en France

Fin mai 2017, la France  métropolitaine comptait  3 494 100 personnes inscrites à Pôle Emploi en  catégorie A.  2 066 700 personnes sont inscrites en ayant une activité réduite (catégories B, C). Le total atteint 5 560 800 personnes. Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,6 % en mai (+22 300). Sur trois mois, la hausse est de 0,9 %. En revanche, sur un an, une baisse de 0,8 % est enregistrée. 

pour les catégories A, B et C, la hausse est de 0,5 % en un mois, de 0,8 % sur trois mois et de 2,3 % sur un an.

 En France (y compris les départements et régions d'outre mer), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3 750 900 pour la catégorie A. Sur trois mois, il augmente de 0,8 % (+0,6 % sur un mois et –0,7 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s'établit à 5 864 000. Sur trois mois, il augmente de 0,8 % (+0,5 % sur un mois et +2,3 % sur un an).
Cette augmentation du chômage au mois de mai s'explique par la diminution du nombre de chômeurs en formation ou en maladie, baisse de 1 % ainsi que par celle du nombre de demandeurs d'emploi en contrats aidés (- 0,5 %). Les mesures prises par l'ancien gouvernement afin de passer la période électorale s'épuisent et conduisent à un phénomène de ressaut. Près de 1,8 million de personnes bénéficient d'un emploi aidé ou sont couverts par un dispositif de formation pour les demandeurs d'emploi. A fin mars, ces derniers étaient 276 000. 

Preuve que le marché du travail est plus dynamique, la durée du chômage a diminué de 10 jours en France métropolitaine) au mois de mai (13 jours pour l'ensemble de la France). Sur un an, la baisse est de respectivement de 16 et 17 jours. La durée moyenne est de 298 jours en France métropolitaine (300 jours ensemble de la France). 

L'amélioration de la situation économique si elle a pour conséquence de réduire les licenciements économiques, conduit aussi des personnes d'âge actif à se réinscrire à Pôle Emploi. Toujours en raison d'une augmentation des créations d'emploi, le nombre de personnes démissionnant pour retrouver un autre emploi augmente. Par ailleurs, les reprises d'emploi progressent de près de 3 %. 

Le nouveau gouvernement risque d'être incité à prendre des mesures afin de lisser les sorties des contrats aidés et des dispositifs de formation. Il pourrait néanmoins accepter le fardeau de cette hausse conjoncturelle en l'imputant aux prédécesseurs. Compte tenu de l'amélioration de la croissance et des créations d'emploi, une baisse du chômage devrait intervenir dans les prochains mois. 

jeudi 15 juin 2017

BFM Business : Intégrale Placement !


Reflux de l'inflation

Avec la baisse des cours du pétrole, l'inflation est en recul. Elle s'élevait, au mois de mai, en rythme annuel à 0,8 %. contre 1,2 % en avril.

Pour le mois de mai, l'indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable, après +0,1 % le mois précédent. Corrigé des variations saisonnières, il se replie de 0,2 %, après avoir été stable en avril.


Sur le mois, les prix de l'alimentation,ont augmenté mais ont donc été  compensé par un recul des prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, des prix du tabac. Les prix des services sont stables et ceux des produits manufacturés augmentent au même rythme que le mois précédent.

mercredi 7 juin 2017

Report de la retenue à la source pour éviter un télescopage

Le Premier Ministre a annoncé mercredi 7 juin le report au 1er janvier 2019 de la retenue à la source qui devait s'appliquer à compter du 1er janvier prochain. 
Cette décision a été motivée par le fait qu'il convenait de tester cette réforme qui pourrait générer un surcroît de charges de travail pour les PME. Elle vise surtout à éviter un télescopage avec la baisse des charges sociales, promesse phare du Président de la République. 

Ce report d'un an aboutit à supprimer l'année blanche 2017. De ce fait, tous les dispositifs de réduction d'impôt dont ceux relatifs à l'épargne retraite sont, cette année, opérationnels.  2018 sera donc  une année blanche (sauf en ce qui concerne les revenus exceptionnels) à moins qu'un nouveau report n'intervienne ou que la réforme ne soit abandonnée.

Le report de la retenue à la source évite donc de brouiller le projet d’Emmanuel Macron de suppression des cotisations d'assurance maladie (0,75 %) et des cotisations de chômage (2,4 %) compensée par la hausse de la CSG de 1,7 point. Au total, l’exonération de charges représente 3,15 % sur le salaire brut dans la limite de quatre fois le plafond de la sécurité sociale.
La hausse de 1,7 point de CSG  étant calculée sur 98,25 % du salaire brut aboutit à une  augmentation  de 1,67 %. Le gain cotisations sociales / CSG  serait donc, en moyenne, de 1,48 % pour un salarié en-dessous de 4 fois le plafond de la Sécurité sociale.*

exemples 
  • Un salarié rémunéré au SMIC améliore sa situation de 260 euros par an ;
  • Une personne rémunérée à 3000 euros brut gagne 533 euros ;
  • Une personne rémunérée 5000 euros brut gagne 888 euros.
Au-delà de quatre fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 12.872 euros par mois en 2016, la baisse des cotisations sociales du fait du plafonnement a un moindre effet.
Le gain de pouvoir d’achat est limité aux actifs. Les retraités ne payant pas de cotisation chômage supporteront la CSG sauf pour ceux qui sont exonérés et ceux qui bénéficient du taux réduit de 3,8 %. Pour les travailleurs indépendants et les fonctionnaires qui n’acquittent pas de cotisation chômage, des mesures spécifiques seront prises afin qu’ils puissent bénéficier d’une revalorisation de leurs revenus.
Par ailleurs, la hausse de la CSG touchera tous les autres revenus, mobiliers et immobiliers. Néanmoins, l'introduction du prélèvement libératoire de 30 % pourrait neutraliser ce relèvement.

mardi 6 juin 2017

Ecorama : les frais et l'épargne


Philippe Crevel pour Ecorama revient sur le sujet sensible des frais applicables en matière d'épargne.

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne - Juin 2017

SOMMAIRE 

L’Edito 

  • La protection sociale à l’épreuve des choix, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

Le Coin de l’épargne

  • L’épargne à l’heure de la présidence d’Emmanuel Macron
  • 4 764,7 milliards d’euros de patrimoine financier  pour les ménages français
  • L’épargne solidaire sème ses cailloux
  • L’éducation financière, une priorité !

Le Coin de la retraite 

  • Les retraités, leurs pensions et leur suppléments retraite

 Dossier : les retraités, leur épargne et leur retraite

  • Les retraités face à la retraite
  • Les retraités face à la dépendance
  • Les retraités face à l’épargne

L'Agenda du Cercle de l'Epargne 


Les Chiffres du Cercle de l’Épargne 

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Augmentation du nombre de crédits de 6 % au mois d'avril

Les Français profitent des taux bas pour s'endetter. Ils craignent également une remontée des taux ce qui les incitent à demander au plus vite des prêts pour financer leurs projets immobiliers. Pour autant, les taux restent à des niveaux historiquement bas. 

Selon la Banque de France, le taux d'intérêt moyen des crédits à l'habitat augmente au mois d'avril de 1,57 %, après 1,54 % en mars et 1,50 % en janvier tout en se situant encore à un niveau très bas.

Les crédits à l'habitat aux particuliers accélèrent à nouveau (+ 5,6 %, après + 5,4 % en mars).

La production mensuelle de crédits à l'habitat baisse toutefois (+27,1 milliards d'euros, après +31,4 milliards en mars), principalement en raison de la diminution des renégociations dont la part dans les crédits nouveaux se réduit une nouvelle fois pour atteindre 50 % (après 52 % en mars).

La croissance des crédits à la consommation s'atténue très légèrement en avril (+ 5,5 %, après + 5,6 % en mars et + 5,9 % en février).

Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente (+ 5,8 %, après + 5,6 %).

jeudi 1 juin 2017

Le marché automobile français toujours très dynamique

Avec 191 419 immatriculations en mai 2017, le marché français des voitures particulières a enregistré une forte hausse au mois de  8,9 % à nombre de jours identique (20 jours). Sur les cinq premiers mois de l’année, le marché s’est établi à 904 344 unités, en hausse de 3,3 % à nombre de jours ouvrables identique (104 jours). 

Le marché des véhicules utilitaires légers a augmenté de 7,5 % en mai, à 36 844 unités, et de 7,5 % aussi sur cinq mois, à 183 256 unités. 

Avec 4 298 immatriculations le mois dernier, le marché français des véhicules industriels de plus de 5 tonnes a enregistré une hausse de 16,3 % par rapport à mai 2016. Sur cinq mois, il a augmenté de 5,6 %, à 20 711 unités

vendredi 12 mai 2017

Près de 50 000 créations nettes d'emploi au 1er trimestre 2017

Selon l'INSEE, au premier trimestre de cette année,  l'emploi a enregistré une progression de 0,3 %  dans les secteurs marchands non agricoles. Il s'agit du huitième trimestre consécutif de hausse. Néanmoins, elles sont en recul, 49 400 créations d'emploi  après 67 300 au cours du trimestre précédent. Sur un an, l'emploi des secteurs principalement marchands s'accroît de nouveau de 1,2 % (soit +198 300). Ce résultat en demi-teinte s'explique par le ralentissement de la croissance constaté au cours du 1er trimestre. Du fait de cette moindre création d'emplois, la diminution du chômage s'est enrayée. Il n'y a pas eu suffisamment d'emplois créés pour compenser l'augmentation de la population active.

L'industrie et la construction continuent à perdre des emplois. Ainsi, l'emploi recule de 0,2 % (soit −4 800) dans l'industrie et de 0,2 % (soit −2 000) dans la construction. Sur un an, l'industrie perd 23 300 emplois et la construction 9 100.

Dans le secteur tertiaire, l'emploi continue d'augmenter solidement : +0,5 % au premier trimestre 2017, soit +56 200, après +0,6 % au quatrième trimestre 2016. Hors intérim, les créations nettes d'emploi accélèrent (+44 200, soit +0,4 %, après +34 500 au quatrième trimestre 2016). Sur un an, l'emploi tertiaire hors intérim augmente de 1,3 %, soit +147 500.Au total, l'emploi marchand hors intérim croît de 0,7 % sur un an (+115 100).
L'emploi intérimaire ralentit au premier trimestre 2017 (+1,8 %, soit +12 000, après +6,6 %). Sur un an, il reste en très nette hausse (+14,2 %, soit + 83 200).

vendredi 28 avril 2017

La croissance française toujours en mode fébrile

Une croissance contrariée par le commerce extérieur

Le PIB n’a augmenté, en France, que de 0,3 % au premier trimestre 2017 faisant suite à une hausse de 0,5 % au dernier trimestre de l’année dernière. Plusieurs facteurs ont contribué à ce résultat décevant. La consommation a été en recul quand la production industrielle a nettement marqué le pas. Le solde extérieur a, de son côté, pesé lourdement sur la croissance française en raison de la contraction des exportations et de la vive augmentation des importations. Heureusement, l’investissement a en partie compensé l’impact du commerce extérieur.

Déception sur le front de la consommation

La consommation des ménages n’a progressé que de 0,1 % au cours du premier trimestre contre +0,6 % au 4e trimestre. Les ménages ont moins acheté de biens (-0,4 %) mais ont maintenu leur consommation de services qui progresse de 0,5 %.

Le relèvement des prix de l’énergie a pesé sur le pouvoir d’achat. Par ailleurs, les ménages face à la multiplication des incertitudes nationales et internationales ont maintenu un fort d’épargne.

La consommation d’énergie se replie fortement (−3,8 % après +3,7 %) : les températures de l’hiver 2017 ont été plutôt douces pour la saison, après un automne 2016 frais. Les achats en biens fabriqués ralentissent (+0,4 % après +1,0 %), principalement du fait d’un repli des achats de véhicules. En revanche, la consommation alimentaire rebondit légèrement (+0,3 % après −0,3 %).

L’investissement, la bonne nouvelle du trimestre

L’investissement a vivement progressé au cours du premier trimestre, +0,9 % contre +0,6 % au 4e trimestre 2016. L’investissement des entreprises a augmenté de 1,3 %. Cette hausse concerne tous les domaines, Ainsi, la formation brute de capital fixe est en augmentation de 1,2 % pour les services marchands, de 0,3 % pour la construction et de 1,5 % pour la production manufacturière. Cette hausse de l’investissement est évidemment une bonne nouvelle. Elle ne peut que contribuer à fortifier la croissance. Elle est la condition sine qua non de l’amélioration de la compétitivité de l’économie française.

L’investissement des ménages est de son côté, également en hausse de 0,9 % soit le même rythme qu’au 4e trimestre 2016. Les achats immobiliers sont toujours en progrès et bénéficient toujours des taux d’intérêt bas.

La contrainte extérieure se rappelle à la France

Le commerce extérieur est toujours le talon d’Achille de l’économie française. Le déficit de la balance commerciale qui a atteint 48 milliards d’euros en 2016 ne semble pas être sur le point de se résorber. En effet, au cours du premier trimestre, les exportations ont diminué de 0,7 % et les importations ont progressé de 1,5 %. DE ce fait,  le solde extérieur a pesé négativement de 0,7 point sur la croissance. La France n’arrive toujours pas à regagner des parts de marché du fait d’un positionnement toujours trop gamme moyenne. L’amélioration du taux de marge des entreprises constatée depuis 2016 met du temps à se faire ressentir sur les exportations. Les entreprises ont avant tout amélioré leur profitabilité afin de pouvoir investir. En la matière, la progression de l’investissement pourrait permettre une amélioration du commerce extérieur d’ici quelques mois.

La production en souffrance

La production totale de biens et services a faiblement augmenté au cours des trois premiers mois de l’année, +0,3 % après +0,6 %).

La production de biens s’est contractée de 0,6 %. La production industrielle française n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant crise. Elle peine à se redresser du fait du sous-investissement accumulé ces dernières années.

La production accélère dans la construction (+0,6 % après +0,2 %) et augmente de 0,6 % pour les services marchands.

Les entreprises ont reconstitué leurs stocks

Après les fêtes, les entreprises ont reconstitué leurs stocks. De ce fait, la contribution des variations de stocks à l’évolution du PIB est de 0,6 point (après −0,2 point fin 2016). Elles augmentent notamment dans les matériels de transport et les autres produits industriels (chimie, pharmacie, plasturgie). Cette augmentation des stocks prouve que les entreprises ont confiance dans l’avenir et qu’elles pensent que la croissance se maintiendra dans les prochains mois à un niveau correct.

***
**

La croissance française demeure toujours modeste. Les derniers résultats concernant le nombre de demandeurs d’emploi et la production industrielle ne permettent pas malgré la publication de nombreux indicateurs de confiance encourageants d’anticiper une accélération de l’activité économique. La demande intérieure reste peu dynamique et nos capacités à accroître nos parts de marché à l’exportation sont, pour le moment, limités. Le calendrier électoral ne permet pas en outre de lever rapidement certaines incertitudes. Il faudra, en effet attendre, le second tour des élections législatives prévu le 18 juin pour connaître réellement les contours de la future politique économique française. L’objectif de croissance de 1,5 % fixé par l’actuelle majorité est ambitieux. Au rythme actuel, un taux de 1,1 à 1,3 % apparaît plus crédible.



mardi 25 avril 2017

Ecorama : le programme de Macron pour les épargnants !


Epargne : les projets d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen


Les chefs d'entreprise français croient en la reprise

Selon l'INSEE, au mois d'avril, comme depuis le mois de décembre dernier, le climat des affaires reste favorable. L'indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, reste  quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Il gagne trois points dans l'industrie et reste stable dans le bâtiment. Cependant, il perd un point dans les services et trois points dans le commerce de détail.

 Indicateur de climat des affaires France

En avril 2017, le climat de l'emploi se dégrade légèrement en raison  notamment du fait du commerce de détail. L'indicateur qui le synthétise perd un point à 107, après avoir atteint en mars son plus haut niveau depuis août 2011. Il demeure nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.
L'indicateur de retournement reste bien orienté soulignant qu'il n'y a pas de risque de dégradation de la conjoncture à court terme.

mercredi 12 avril 2017

La production industrielle patin en Europe

En février 2017 par rapport à janvier 2017, la production industrielle corrigée des variations saisonnières a diminué de 0,3% dans la zone euro (ZE19) et de 0,2% dans l'UE28, selon les estimations d’Eurostat, En février 2017 par rapport à février 2016, la production industrielle a progressé de 1,2% dans la zone euro et de 2,1% dans l'UE28.

Ecorama : Emmanuel Macron dépensier ou pas ?


vendredi 7 avril 2017

Mauvaise passe pour l'industrie française

Sur un an, la production manufacturière  en recul de 0,5 %, ce qui contraste avec les bons indicateurs de confiance publiés ces dernières semaines. 

La production baisse depuis trois mois. février marque, en effet, selon l'INSEE, le troisième mois consécutif de recul de l'industrie manufacturière (−0,6 % après −0,9 % en janvier). Pour l'ensemble de la production industrielle, la chute est plus sévère (−1,6 % après −0,2 %).
Au cours des trois derniers mois, la production baisse légèrement dans l'industrie manufacturière (−0,3 % par rapport aux trois mois précédents) ainsi que dans l'ensemble de l'industrie (−0,2 %).

Sur cette période, la production décroît dans les industries agroalimentaires (−1,0 %) et dans les biens d'équipement (−0,8 %). Elle diminue fortement dans la cokéfaction et raffinage (−7,0 %). En revanche, elle augmente légèrement dans les matériels de transport (+0,4 %). Elle est stable dans les « autres industries » ainsi que dans les industries extractives, énergie, eau.

Dans l'industrie manufacturière, la production des trois derniers mois diminue par rapport aux trois mêmes mois un an plus tôt (−0,5 %). Elle est stable dans l'ensemble de l'industrie.
Sur cette période, la production baisse dans les « autres industries » (−1,0 %) et dans les industries agroalimentaires (−1,9 %). En revanche, elle croît fortement dans les industries extractives, énergie, eau (+3,5 %) et dans les matériels de transport (+2,3 %). Elle augmente légèrement dans les biens d'équipement (+0,3 %) et nettement dans la cokéfaction et raffinage (+1,4 %).

Indices mensuels de la production industrielle

  • Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : industries agro-alimentaires - (C3) : biens d'équipement - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
  • Sources : Insee, SSP, SOeS

vendredi 31 mars 2017

Petit trou d'air en janvier pour la production industrielle

Selon l'INSEE, l'industrie l'industrie manufacturière a connu un creux en janvier avec un repli de 3,3 % après +1,3 % en décembre. C'est l'exportation qui a pesé sur les résultats de l'industrie, -9,1 % après des ventes exceptionnelles en décembre (+7,8 %). Dans l'ensemble de l'industrie, le chiffre d'affaires se contracte également (−2,9 % après +1,2 %).
Au cours des trois derniers mois, le chiffre d'affaires augmente nettement dans l'industrie manufacturière (+2,1 %) ainsi que dans l'ensemble de l'industrie (+2,4 %). Il croît dans la plupart des grands secteurs de l'industrie manufacturière : les « autres industries » (+1,8 %), les matériels de transport (+4,2 %), la cokéfaction et raffinage (+6,7 %), les biens d'équipement (+2,0 %). Il est stable dans les industries agro-alimentaires.
Le chiffre d'affaires des trois derniers mois croît nettement sur un an dans l'industrie manufacturière (+3,6 %). La croissance est encore plus vive dans l'ensemble de l'industrie (+4,6 %), portée par un bond des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+9,3 %). Sur un an, le chiffre d'affaires augmente dans tous les grands secteurs de l'industrie manufacturière : les matériels de transport (+10,1 %), les « autres industries » (+1,8 %), la cokéfaction et raffinage (+11,2 %), les industries agro-alimentaires (+1,7 %) et les biens d'équipement (+2,6 %).
 

 Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

 par secteur


  • Source : Insee

La consommation en tôle ondulée

Selon l'INSEE, en n février 2017, les dépenses de consommation des ménages se sont contractées de 0,8 % après avoir connu une hausse de 0,6 % en janvier. Cette baisse est imputable avant tout à la réduction des dépenses en énergie.. Les dépenses alimentaires et  les achats de biens fabriqués sont en hausse mais n'ont pas pu empêcher la contraction de la consommation totale.
 

 La consommation totale de biens


  • Source : Insee
La consommation d'énergie a connu une contraction des achats de la part des ménages de près de 11 %(−10,9 % après +5,1 %), Ce repli s'explique par les températures clémentes de février qui a été le mois plus chaud  depuis 2007  succédant à un mois de janvier marqué par un période de grand froid. ce dernier a été le plus froid depuis 2010.

 

jeudi 23 mars 2017

le climat des affaires patine au mois de mars

L'INSEE a publié ce jeudi 23 mars son indice sur le climat des affaires. Pour mars, cet indice perd un point ce qui constitue une légère inflexion par rapport aux résultats de ces derniers mois.  L'indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, reste néanmoins quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Il est stable ou quasi stable dans les services, le commerce et le bâtiment. En revanche, Il perd trois points dans l'industrie manufacturière.
Cette inflexion se traduit également par l'entrée en zone d'incertitude conjoncturelle de l'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie.
La campagne présidentielle en cours avec le débat sur l'euro ainsi que la montée de la tentation protectionniste à l'échelle internationale peuvent expliquer ce léger retournement de tendance qui pour le moment reste léger mais qu'il conviendra de surveiller.

 Indicateur de climat des affaires France

 Tableau – Indicateurs du climat des affaires et de retournement France et sectoriels
 
Indicateurs du climat des affaires et de retournement France et sectoriels
 Nov. 16Déc. 16Jan. 17Fév. 17Mars 17
Indicateurs du climat des affaires
France102105104105104
Industrie102106106107104
Bâtiment99989910099
Services102106102104104
Commerce de détail104107106104105
Commerce de gros98-103-103
Indicateurs de retournement
France0,30,60,40,80,1
Industrie0,40,70,80,8–0,5
Bâtiment0,30,40,70,70,9
Services–0,20,80,20,50,6
Commerce de gros0,0-0,9-0,8
  • Sources : Insee, enquêtes de conjoncture
 

Indicateur de retournement France


  • Lecture: proche de +1 (resp. −1) : climat conjoncturel favorable (défavorable). Entre +0,3 et −0,3 : zone d'incertitude conjoncturelle.
 

lundi 20 mars 2017

L'enquête 2017, les Français, l'Epargne et la Retraite


LES FRANÇAIS, L’ÉPARGNE, LA RETRAITE 

 

Enquête 2017 du  Cercle de l'Epargne et d'Amphitéa

en collaboration avec AG2R LA MONDIALE*



BANDEAU 2017

Les différents documents de l'enquête du Cercle et d'Amphitéa


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À l’occasion de l’édition 2017 de l’enquête du Cercle de l’Épargne / Amphitéa, réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, les Français se sont exprimés contre tout changement brutal de la fiscalité de l’épargne et du patrimoine tout en se prononçant en faveur de la donation.

Au niveau des placements préférés, la hiérarchie des années précédentes est confirmée avec l’immobilier locatif en tête, suivi de l’assurance-vie. La nouveauté provient de la montée en puissance des actions.

Dans le domaine des retraites, les Français considèrent  que leur pension est ou sera insuffisante  pour vivre correctement. S’ils sont opposés à un report de l’âge légal à 65 ans, à l’augmentation des cotisations ou à la diminution des pensions, ils sont, en revanche, favorables, à l’unification des régimes de retraite et au développement de l’épargne retraite.

LES CHIFFRES CLEFS 2017

  • 71 % des Français considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement
  • 76 % des Français sont favorables à la donation
  • 66 % des Français sont favorables à un prélèvement libératoire de 15 % applicable aux revenus de l’épargne
  • 45 % des épargnants jugent les actions intéressantes

LA DÉLICATE RÉFORME DE LA FISCALITE DU PATRIMOINE

Pour une taxation libératoire de l’épargne mais à un taux faible

Les Français se déclarent à 66 % pour un prélèvement libératoire sur les revenus de l’épargne mais limité à 15 %. Seuls 6 % sont favorables au taux de 30 % proposé par Emmanuel Macron et 28 % sont pour la taxation des revenus du patrimoine au même niveau que ceux du travail ce qui a été, en partie, réalisé par François Hollande.

Contre la modulation de la fiscalité en fonction du risque

 La réduction de la fiscalité sur les produits d’épargne risqués, compensée par une augmentation sur les produits non risqués, ne reçoit l’assentiment que de 22 % des sondés (78 % y étant opposés). Les Français tiennent au régime fiscal dont bénéficie l’épargne réglementée (Livret A, LDDs, etc.) et à celui dont bénéficient les fonds euros de l’assurance-vie.

Les Français divisés sur l’Impôt de Solidarité sur la Fortune

L’ISF, acquitté par moins de 350 000 contribuables, donne toujours lieu à des débats passionnés. Si 56 % des Français estiment qu’il s’agit d’un bon impôt, 44 % pensent qu’il nuit à l’économie et qu’il convient soit de le réduire soit de le supprimer. 24 % se déclarent favorables à son augmentation.

Plus des trois-quarts des Français pour la donation

76 % des Français se déclarent favorables à la donation aux enfants et aux petits enfants. Cette préférence n’est pas sans lien avec le fait qu’avec l’allongement de l’espérance de vie, les ménages héritent de plus en plus tard de leurs parents.

LES ATTITUDES DES FRANÇAIS FACE AUX PRODUITS D’ÉPARGNE : RETOUR EN GRÂCE DES ACTIONS

Le retour en force des actions parmi les placements intéressants

En 2017, les Français considèrent à 68 % que l’immobilier locatif est un placement intéressant (en hausse de 3 points par rapport à 2016). Les taux d’intérêt pratiqués ces derniers mois pour les crédits et la baisse du rendement des autres produits d’épargne expliquent sans nul doute cette évolution. L’immobilier devance toujours l’assurance-vie (59 %) qui est en léger recul (-3 points) certainement en raison de la baisse du rendement des fonds euros et de la polémique, née de l’adoption de la disposition de la loi Sapin II, prévoyant le blocage temporaire des contrats en cas de crise systémique. L’assurance-vie demeure, de loin, le placement financier préféré des Français.

Le fait marquant de l’enquête 2017 est la forte remontée des actions. 38 % des sondés considèrent que ce type de support est intéressant (+ 9 points par rapport à 2016)Les détenteurs de produits financiers plébiscitent à 45 % les actions. Ce taux monte même à 68 % pour ceux qui ont souscrit un Plan d’Épargne en Actions. Cette progression des actions est imputable aux bons résultats, ces derniers mois, de la bourse et de la baisse de rendement des autres placements. Les souvenirs de la crise financière de 2008 et de celle des dettes souveraines de 2011 s’estompent. Il est à signaler que le Livret A malgré son faible rendement progresse légèrement (22 % des sondés le jugent intéressant en 2017 contre 19 % en 2016).

Question rentabilité, l’immobilier locatif et l’assurance-vie toujours en tête mais les actions progressent

En interrogeant les Français plus précisément sur la question de la rentabilité, ces derniers placent toujours en tête l’immobilier locatif et l’assurance-vie. Néanmoins, par rapport à 2016, ces deux produits sont perçus un peu moins rentables (respectivement -5 points et -12 points). En revanche, pour 23 % des sondés, les actions sont jugées rentables, en progression de 6 points sur un an.

Il faut souligner que plus d’un Français sur quatre (29 %) considèrent qu’aucun placement n’est rentable. Ce taux est en nette progression par rapport à 2016 (+7 points). La baisse des rendements des produits de taux explique évidemment cette évolution.

La préférence pour la garantie en capital n’a pas de prix

La sécurité constitue toujours un élément de choix important pour les Français. Interrogés sur un éventuel placement dans un contrat d’assurance-vie, 41 % des Français privilégient le fonds euros quand seulement 18 % optent pour les unités de compte. 41 % ne souhaitent pas investir dans l’assurance-vie. Les fonds euros arrivent largement en tête chez les seuls épargnants (51 %). Pour ceux qui sont déjà détenteurs d’un contrat d’assurance-vie, ce taux est encore plus élevé (59 %). Seulement 40 % de ceux qui déclarent les unités de compte comme placement intéressant sont disposés à placer une partie de leur épargne sur ce type de support.

L’épargne retraite, un objectif contraint par le contexte économique et social

Le pourcentage de Français déclarant épargner pour améliorer leur retraite diminue depuis deux ans. Il est passé de 57 à 54 % de 2015 à 2017. La baisse est marquée chez ceux qui déclarent épargner régulièrement. Ils ne sont plus que 9 % contre 13 % en 2015. Les difficultés de pouvoir d’achat pèsent sur les capacités des ménages à épargner à long terme. Il est à souligner que la faculté d’épargner en vue de la retraite est fonction du niveau de revenu. Pour autant, plus de 60 % de ceux qui disposent d’un revenu mensuel supérieur à 3000 euros déclarent épargner pour améliorer leur retraite quand ce ratio est de 37 % parmi ceux gagnant moins de 1 200 euros.

40 % des sondés jugent souhaitable que l’épargne retraite collective (régimes à cotisations définies, à prestations définies ou PERCO) soit encouragée avec, le cas échéant, un abondement de l’employeur quand 36 % souhaitent que les avantages fiscaux de l’épargne retraite individuelle (PERP, Préfon, Corem, etc.) soient maintenus voire renforcés. 24 % des sondés ne souhaitent ni l’un, ni l’autre.

RETRAITE, UNE FORTE DEMANDE D’ÉQUITÉ

Les Français inquiets pour leur niveau de vie à la retraite

Pour près des trois-quarts des Français, (71 %), la pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Pour les non-retraités, ce taux est de 79 %. Ce résultat, sans appel, traduit non seulement le profond malaise des Français en ce qui concerne l’appréciation de leur pouvoir d’achat actuel et à venir, mais aussi leur anxiété vis-à-vis de  l’évolution des régimes de retraite.

Même si les retraités sont un peu plus optimistes, la moitié considère tout de même que leur pension ne leur suffit pas pour vivre correctement.

Réforme des retraites, une forte demande d’équité

Aucune réforme paramétrique du système de retraite ne reçoit l’approbation des Français. Néanmoins, 43 % sont favorables à une accélération de l’application de la durée de cotisation à 43 ans (prévue de s’appliquer à partir pour la génération 1973). Le report de l’âge de la retraite ne bénéficie que du soutien de 40 % des sondés. L’augmentation des cotisations et surtout la diminution des pensions sont fortement rejetées (respectivement 65 % et 95 % des Français sont contre).

Les Français se déclarent favorables à 70 % au régime unique de retraite (fusion du régime général et du régime de la fonction publique). Ils sont à 61 % pour la suppression des régimes spéciaux. 60 % des Français se déclarent, par ailleurs, favorables au développement des fonds de pension.

Les Français, à titre personnel, favorables à travailler un peu plus pour avoir une meilleure retraite

Si les Français sont hostiles à l’idée de travailler à temps plein jusqu’à 65 ans, ils n’y sont pas opposés mais à temps partiel pour améliorer leur niveau de vie (62 % d’appréciation positive). Ils sont, à une petite majorité (51 %), contre le cumul emploi-retraite.

Les Français opposés à l’alignement de la CSG des retraités sur celle des actifs

En fonction de leurs revenus, les retraités sont soit exonérés de CSG, soit acquittent, sur leurs pensions, une CSG au taux de 3,8 ou de 6,6 %. Pour rappel, celle des actifs est de 7,5 %. 49 % des Français sont opposés à tout alignement du taux de CSG entre les retraités sur celui des actifs quand 38 % y sont favorables mais seulement pour les retraités dont les revenus sont supérieurs au salaire moyen. Seulement 13 % des sondés se sont prononcés pour un alignement. 68 % des retraités sont contre tout alignement (6 % étant pour).

LES FRANÇAIS ET LA DÉPENDANCE

De manière assez prononcée, les Français souhaitent que les régimes sociaux prennent en charge le coût de la dépendance en ayant recours aux cotisations sociales (37 %). 24 % préféreraient que son financement soit assuré par les entreprises. 21 % se prononcent en faveur d’une intervention directe de l’État via l’impôt. Enfin, 18 % considèrent que la dépendance relève des individus à charge pour eux d’en financer le coût via leurs économies ou par la souscription d’une assurance dépendance.

71 % des Français jugent que le financement de la dépendance relève de la solidarité nationale et intergénérationnelle quand 29 % sont favorables à ce qu’elle ne soit financée que par les seuls les retraités.

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* À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’Études et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.

 L’enquête a été réalisée sur Internet du 7 au 10 février 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

À propos du Cercle de l’Épargne 

Centre d’études et d’information indépendant partenaire d'AG2R LA MONDIALE, le Cercle de l’Épargne est présidé par Jean-Pierre Thomas. Il mène des études à dimension économique et sociale et des actions de formation pour comprendre les grands enjeux de la protection sociale.

Animé par Philippe Crevel, le Cercle bénéficie, pour réaliser ses travaux, de l’appui d’un Conseil scientifique composé de Robert Baconnier, ancien Directeur général des impôts et ancien Président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions ; Jacques Barthélémy, Avocat conseil en droit social et ancien Professeur associé à la faculté de droit de Montpellier ; Philippe Brossard, Chef économiste d’AG2R LA MONDIALE ; Jean-Marie Colombani, Fondateur de Slate.fr et ancien Directeur du Monde et; Jean-Paul Fitoussi, Professeur des universités à l’IEP de Paris ; Jean-Pierre Gaillard, Journaliste et Chroniqueur boursier ; Christian Gollier, Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse Sciences Économiques, membre du Laboratoire d'Économie des Ressources Naturelles (LERNA) et Directeur de recherche à l’Institut d'Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse ; François Héran, Directeur de recherche à l'INED, ancien Directeur du département des sciences humaines et sociales de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) ; Jérôme Jaffré, Directeur du CECOP ; Florence Legros, Directrice générale d’ICN Business School de Nancy ; Jean-Marie Spaeth, Président honoraire de la CNAMTS et de l’EN3S et Jean-Pierre Thomas, Président de Thomas Vendôme Investment, ancien député.

À propos d’AMPHITÉA

AMPHITÉA, association d’assurés, souscrit auprès d’AG2R LA MONDIALE au nom et au profit de ses adhérents, des contrats répondant à leurs besoins de protection sociale et patrimoniale (épargne, retraite, santé, prévoyance, dépendance, obsèques). AMPHITÉA, grâce à ses correspondants, est une force de proposition.
  
Contacts presse :

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pcrevel@cercledelepargne.fr