- Le coin des épargnants
- Et si l'Ecosse devient indépendante
- France, l'heure des choix
- Etats-Unis, la route incertaine de la croissance
- Japon, la croissance crie "misère"
- L'agenda économique des prochains jours
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samedi 13 septembre 2014
La lettre économique N°92 du 13 septembre 2014
samedi 28 juin 2014
La lettre économique hebdomadaire de Lorello Ecodata
La lettre économique hebdomadaire N°81 de Lorello Ecodata du 28 juin 2014 est publiée.
Au sommaire de cette semaine :
Au sommaire de cette semaine :
- Le coin des épargnants
- Relâchement de l'effort d'épargne
- Assurance-vie, cap vers l'euro-croissance
- La mauvaise passe de l'économie française
- Etats-Unis, le doute reprend des forces
mercredi 19 mars 2014
Réorientation de la politique monétaire américaine avec l'arrivée de Yellen
Pour la première conférence de presse en tant que présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen a modifié la « forward guidance » de l’institut d’émission,. Elle a délibérément choisi des orientations plus qualitatives Elle a abandonné l'objectif du taux de chômage à 6,5 % pour resserrer la politique monétaire, objectif qui avait été fixé par BenBernanke. Certes, ce dernier avait souligné qu'il fallait d'autres paramètres. Janet Yellen a indiqué que « nous prendrons en compte une vaste série de données, qui incluent les mesures des conditions du marché du travail, des indicateurs sur les pressions inflationnistes comme les anticipations de baisse des prix et les nouveaux développements financiers » . Il en résulte que le taux directeur restera bas et cela même après la fin des programmes d'achats d'actifs et particulièrement si l’inflation continue d’être sous la cible des 2% du comité de politique monétaire,à la condition que les anticipations d’inflation de long terme restent bien ancrées ». Actuellement l'inflation est de 1,1 %.
La FED a par ailleurs décidé de poursuivre le plan de réduction des injections de liquidités à 55 milliards de dollars. Malgré quelques signes négatifs dont une partie provient des conditions climatiques, la FED a souhaité gardé le cap afin de ne pas créer un choc sur les marchés d'autant plus qu la production industriel a enregistré une forte progression en février (+0,6% après avoir décliné de 0,2 % en janvier).
samedi 15 mars 2014
La lettre économique hebdomadaire de Philippe Crevel
Le coin des épargnants
La bourse de Paris a passé une mauvaise semaine avec un recul de 3,44 %. Le CAC 40 est ainsi revenu à 4216 points. Paris suit la tendance des places occidentales qui sont assez nerveuses avant les résultats sans surprise du référendum en Crimée et face au ralentissement de la Chine. Les inquiétudes sur la solidité financière de certaines banques chinoises pèsent sur l’activité de ce pays.
En période de crise, l’or retrouve quelques couleurs. Après avoir perdu 23 % de sa valeur en 2013, le métal précieux a gagné 12 % depuis le début de l’année. Cette appréciation est liée à une augmentation de la demande en provenance des banques centrales et de certains institutionnels qui s’ajoute à celle toujours forte des particuliers en Chine ou en Inde. A 1382 dollars l’once vendredi 14 mars, l’or n’a pas encore retrouvé les sommets atteints en 2011 / 2012 autour de 1900 dollars.
L’euro continue de s’apprécier par rapport au dollar en atteignant un taux de 1,40 soit son plus haut niveau depuis trois ans. Cette valorisation repose sur les bons résultats de la zone euro en matière d’échanges extérieurs et par le repli des investissements dans les pays émergents. Cette appréciation pénalisera les exportateurs français qui sont très sensibles aux variations de prix.
Le coin des Prévisions
France
La majorité des experts économiques tablent pour une croissance de 0,2 % pour le premier trimestre 2014.
De nombreux indicateurs restent mal orientés ou nettement en-dessous de leur moyenne de longue période.
Zone euro
Pour l’OCDE, la prévision de croissance du PIB (en variation trimestrielle) est de de 0,5 % au 1er trimestre et de 0,3 % au 2ème trimestre 2014.
Pour la BCE (6 mars 2014, la croissance du PIB devrait être de 1,2 % en 2014 et 1,5 % en 2015.
Pour la Commission européenne (prévisions d’hiver, 25 février 2014), les prévisions de croissance du PIB sont de + 0,3 % au 1er trimestre 2014, de + 0,4 % au 2e trimestre ainsi qu’au 3e trimestre 2014 ; + 1,2 % pour 2014 et + 1,8 % pour 2015 sous l’hypothèse technique d’absence de nouvelles mesures budgétaires.
Selon Eurostat, le PIB de la zone euro était en hausse en de 0,3 % au 4ème trimestre 2013, après + 0,1 % au 3ème trimestre.
En moyenne annuelle, la croissance s’établit à – 0,4 % pour 2013 après – 0,6 % en 2012.
Selon l’Insee (Note de conjoncture de décembre 2013), la croissance du PIB de la zone euro devrait être de + 0,3 % aux 1er et 2ème trimestres 2014. L’acquis pour 2014 à la fin du 2ème trimestre 2014 serait de 0,9 %.
A la différence de la France, de nombreux indicateurs sont bien orientés témoignant d’une reprise de l’activité. L’indicateur du sentiment économique a atteint 101,2, après 101,0 en janvier (moyenne de long terme égale à 100).
L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est en hausse à + 0,37, après + 0,25 en janvier (moyenne de long terme égale à 0).
La confiance des industriels est de – 3,4, après – 3,8 en janvier (moyenne de long terme égale à – 7,0).
La confiance des ménages, final est de – 12,7 (flash confirmé), après – 11,7 en janvier (moyenne de long terme égale à – 13,3).
Retour sur la semaine passée
Zone euro, un retour de la croissance par la petite porte
La BCE juge prudent d’attendre avant de dégoupiller l’artillerie lourde. La semaine passée semble lui donner raison. Il y a eu une série de petits signes encourageants mais la croissance demeure faible et fragile.
Ainsi, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,1% tant dans la zone euro que dans l’Union Européenne au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. Au troisième trimestre 2013, l’emploi était resté stable dans la zone euro et avait progressé de 0,1% dans l’UE28.
Néanmoins, par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a néanmoins diminué de 0,5% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE au quatrième trimestre 2013 (après respectivement -0,8% et -0,3% au troisième trimestre 2013).
Sur l’ensemble de l’année 2013, l’emploi a reculé de 0,9% dans la zone euro et de 0,4% dans l’UE28, contre respectivement -0,7% et -0,2% en 2012. Eurostat estime qu’au quatrième trimestre 2013, 223,6 millions d’hommes et de femmes avaient un emploi.
En matière de production industrielle, les résultats sont encore très décevants. Ainsi au mois de janvier 2014, la production industrielle a diminué, au sein de la zone euro, de 0,2 % par rapport à décembre 2013. Elle a augmenté de 0,1% au sein de l’Union européenne selon Eurostat. En décembre 2013, la production industrielle avait diminué de 0,4% dans les deux zones.
Néanmoins, en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, la production industrielle a progressé de 2,1% dans la zone euro et de 2,4% dans l’UE28.
La baisse de la production industrielle s’explique par les moindres dépenses dans le secteur énergétique et par la sortie de la période des fêtes.
Au niveau des pays, c’est la France qui plombe la zone euro avec un recul de l’activité de 0,2% qui est certes compensé par la croissance soutenue en Allemagne (+0,7%) et en Italie (+1,0%).
Point positif, l’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne indique une amélioration des opinions sur l’évolution antérieure de la production manufacturière après la pause récente liée au ralentissement de l’activité en décembre
Japon, l’Abenomics commence à avoir du plomb dans les ailes
Au Japon, l’exercice budgétaire se termine au 31 mars. Or, au moment des comptes, ’optimisme n’est pas de rigueur car la croissance est passée de 3,3 à 1,7 % du premier au second semestre 2013. La demande intérieure (FBCF, consommation des ménages) ainsi que les exportations sont sur la pente descendante. Pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 1 % ce qui est bien au regard du faible potentiel de croissance qui se situe autour de 0,3 %.
Jusqu’au 1er avril, la consommation devrait être dopée par les anticipations d’achats du fait de la hausse de 3 point de la TVA qui devrait intervenir à cette date.
En revanche, de nombreux signaux tournent au rouge. En février, l’indice global de diffusion des anticipations se trouve inférieur de dix points au seuil des 50 qui délimite les phases d’expansion et de contraction de l’activité
Les autorités japonaises espèrent une reprise des exportations qui étaient sur le recul ces derniers mois avec même l’apparition d’un déficit de la balance commerciale certains mois qui s’explique également par le coût des importations énergétiques. Dans les prochains mois, les exportations pourraient être soutenues par la dépréciation du yen et par la reprise de la demande européenne.
Le plan dit en arc à trois flèches, une politique monétaire ultra-accommodante couplée à une politique budgétaire expansionniste et des réformes structurelles n’a pas encore réussi. La Banque du Japon s’est lancée dans une politique monétaire accommodante en acheté les obligations émises par l’Etat pour financer son plan de relance budgétaire. La base monétaire du Japon devrait atteindre 60 % du PIB d’ici le milieu de l’année avec un objectif d’inflation à 2 %. Elle a augmenté ces derniers mois en atteignant 1,4 %.
La hausse de la TVA au 1er avril devrait par ailleurs y contribuer. Les prix des biens de consommation augmenteraient de 3,5 % au second semestre. Il y a un an, l’indice des prix était à -0,3 %. Cette accélération toute modeste des prix doit plus au renchérissement des importations occasionnées par la dépréciation du Yen et par la montée en puissance des achats de produits énergétiques. Sans élément exceptionnel, l’inflation reste cantonnée dans les faits à 1 %.
Malgré les souhaits du Premier Ministre, les salaires restent toujours stables voire diminuent. Hors primes et heures supplémentaires, les salaires réels ont reculé de
0,5% en 2013. Certes, il est à noter que pour la première fois en six ans, les grands groupes industriels ont accordé des hausses de salaire.
La compétitivité japonaise est mise à mal par l’augmentation du coût des importations du fait de la baisse du yen. De ce fait, les entreprises ont tendance à réduire les coûts salariaux.
La mise en œuvre des réformes structurelles reste délicate. Ces réformes visent à favoriser l'investissement des entreprises, à restructurer le secteur agricole, moderniser le droit du travail. Le Japon souhaite également moderniser ses accords commerciaux en particulier dans le cadre des négociations d’un Accord de Partenariat Transpacifique – APTP – mais aussi avec l’Union européenne.
Le Japon, sans l’engagement rapide de réformes, peut retomber dans une léthargie économique quand les effets de la politique monétaire accommodante s’estomperont.
Etats-Unis, où en sommes-nous ?
Après un début d’année compliquée à cause de l’accumulation d’intempéries climatiques, il n’en demeure pas moins que la croissance devrait se renforcer au deuxième trimestre et cela jusqu’en 2015.
Le relâchement de la rigueur budgétaire et la fin du processus de désendettement des acteurs privés expliquent cette orientation de la croissance.
Les problématiques budgétaires et de dettes publiques sont dégagées jusqu’en 2015 compte tenu des accords conclus entre Démocrates et Républicains. L’impact de la réduction des injections de liquidités, le tapering, sur les marchés financiers et sur les taux a été faible. Il n’y a pas eu de réelle tension sur les taux. En revanche, un ralentissement économique est constaté depuis la fin de l’année. Ainsi, la moyenne sur 3 mois de la création d’emplois est passée de 200 000 à 130 000 de la fin 2013 à février 2014. Le salaire horaire a augmenté en février mais les horaires hebdomadaires ont reculé, pesant sur les salaires mensuels, tandis que le taux de chômage est remonté à 6,7%.
Au sein de la FED, certains regrettent d’avoir peut être décidés trop tôt la réduction des injections de liquidités. Néanmoins, toute remise en cause du plan pourrait avoir des effets importants. Ils veulent éviter de trop fortes turbulences financières aux Etats-Unis comme à l’échelle mondiale. Le FOMC de la FED devrait certainement maintenir le cap en étant peut être plus progressif dans le ralentissement.
Un autre point positif mérite d’être noté en ce qui concerne les Etats-Unis, c’est la réduction de ces besoins de financement. En effet, la dette publique continue de progresser de moins en moins rapidement et les acteurs économiques sont plutôt assez mesurés en matière d’endettement. En outre, la balance commerciale continue à s’améliorer.
Les ménages sont devenus plus vertueux depuis 2009, le solde de financement est passé d’un déficit de 5% du PIB à un excédent de 2,3 %. Les défauts et les faillites ont reculé et fini par se stabiliser. Le taux d’épargne des ménages est à point haut. Cet assainissement permet un redémarrage dans de bonnes conditions de la consommation si les entreprises augmentent les salaires et si la bourse ne connait pas une nouvelle bulle créant un effet de richesse artificiel.
A suivre Next week
Lundi 17 mars
A Bruxelles, sera publié le résultat définitif de l’inflation du mois de février.
A Washington, il faudra suivre la publication de l’indice d'activité "Empire State" de mars et le résultat de la production industrielle de février
Mardi 18 Mars
Aux Etats-Unis, il faudra suivre le taux d’inflation qui devrait rester modéré. En février, une hausse limitée de l'indice sous-jacent et des prix alimentaires compenserait le recul du prix des carburants. En glissement annuel, la hausse serait de 1,1%. Il faudra suivre également les résultats des mises en chantier et des permis de construire pour février. Par ailleurs, se déroulera la première journée de la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
A Bruxelles, seront publiées les immatriculations automobiles en Europe pour février ainsi que la balance commerciale zone euro pour le mois de janvier.
A Berlin, il faudra regarder l’évolution de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs de mars.
Mercredi 19 Mars
Aux Etats-Unis, Janet Yellen, la nouvelle responsable de la FED, donnera sa première conférence de presse post-réunion, annonçant une nouvelle réduction des achats de titres. Logiquement, elle devrait sauf revirement une réduction à 55 milliards de dollars des injections de liquidités.
Toujours aux Etats-Unis seront rendus publics les résultats des comptes courants du 4ème trimestre 2013
A Londres sera présenté le projet de budget 2014. Par ailleurs seront communiqués le résultat pour février des demandeurs d'emploi et le taux de chômage.
A Francfort se tiendra la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE (jeudi aussi), mais aucune décision sur les taux n’est attendue.
Il faudra suivre les résultats commerciaux du Japon. Après un fort déficit au mois de janvier, une amélioration est attendue.
Au Royaume- Uni, il faudra regarder les résultats de l’emploi de janvier. Une légère baisse du chômage est attendue.
En France seront rendus publics les résultats de la balance des paiements du mois de janvier.
Jeudi 20 mars
A Bruxelles se tiendra la première journée du Conseil européen.
A Berlin sera communiqué l’indice des prix à la production pour février.
A Londres seront connus les résultats des ventes au détail pour février.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les inscriptions au chômage au 15 mars, les reventes de logements pour février et la publication de plusieurs indicateurs avancés
Vendredi 21 mars
A Bruxelles, se déroulera la deuxième journée du Conseil européen.
Sera publié l’indicateur sur la confiance du consommateur pour mars au niveau de la zone euro.
Il faudra également regarder à Londres la présentation de la situation budgétaire pour février et surtout la revue de S&P sur la Grèce.
En France, il faudra regarder les résultats définitifs sur l’emploi et le taux d’activité au 4ème trimestre 2013.
Par ailleurs, devraient être communiqués les résultats du Livret A et du LDD pour le mois de février.
samedi 25 janvier 2014
La semaine économique et financière vue par Philippe Crevel
Le coin des Epargnants
Rien n’a tourné rond cette semaine pour les épargnants. La bourse de Paris a terminé à 4170 points en recul sur la semaine en recul de 3,84 % sur la semaine. Le contexte économique et financier s’est durci avec une menace de dégradation de la France par Moody’s.
Par ailleurs, l’éventuel freinage plus rapide que prévu des injections de liquidité par la FED et le ralentissement de l’économie chinoise ont pesé sur la semaine.
La reprise économique annoncée par tous il y a encore quelques jours devient moins nette du fait d’une situation plus complexe qu’attendue dans les pays émergents. Une remontée des taux d’intérêt pourrait, par ailleurs, faire revenir au cœur de l’actualité la question des dettes publiques.
Il faut noter que de nombreux investisseurs ont décidé de prendre leurs bénéfices après la clôture de l’année fiscale et avant de rentrer dans le tunnel des versements des dividendes. Le mois de janvier et de février sont des bons mois pour effectuer des arbitrages dans les portefeuilles surtout quand il y a des plus-values à dégager.
Il est fort probable que pierre qui roule n’amasse pas mousse, comprendra qui voudra…
France, déficit en réduction mais toujours vertigineux
Tout va bien Madame la Marquise, le déficit se réduit mais au-delà de cet optimisme de bon aloi, la France fait figure de mauvais élève.
Le déficit public français a, en effet baissé en 2013, pour la quatrième année consécutive. Le Gouvernement n’a pas pu respecter son objectif fixé à 3% du PIB en 2013 par la Loi de Finances initiale (LFI). Il avait revu à la hausse à 4,1% du PIB par la Loi de Finances rectificative (LFR). A priori, il devrait légèrement dépassé cet objectif. Le déficit de l’État s’est élevé à EUR 75 milliards, soit EUR 3 milliards de plus que la cible visée de EUR 72 milliards. La dérive représente 0,1% du PIB. Cette dégradation provient de rentrées fiscales moins bonnes qu’anticipées. Les dépenses, en revanche, ont progressé dans les limites prévues. Il est possible que l’Etat puisse corriger cette légère dérive en jouant sur les dépenses des régimes sociaux.
Avec une dette publique de 92 % du PIB, les agences de notations restent vigilantes. Si Moody's n'a pas abaissé la note de la France, notre pays reste sous surveillance étroite..
Etats-Unis, transition au sein de la FED
Les 28 et 29 janvier prochains, c’est la fin de la présidence de Ben Bernanke et l’arrivée quelques jours plus tard de Janet L. Yellen.
Cette transition est l’occasion de tracer un bilan des huit années de mandat de Bernanke qui aura du gérer une crise sans précédent. A milieu de son second mandat, Ben Bernanke aura finalement réussi à faire officiellement entrer la Fed dans le club des banques centrales ayant opté pour un ciblage flexible de l’inflation.
Après mis en œuvre des instruments de politiques non conventionnelles, la FED entend aujourd’hui recourir au tapering, c’est-à-dire la réduction du rythme mensuel d’expansion du bilan de la Fed au titre de la troisième vague d’assouplissement quantitatif (QE3).
Jusqu’en décembre 2013, ces rachats s’élevaient à USD 45 mds de Treasuries à longue échéance et à USD 40 mds de MBS. Depuis le 1er janvier 2014, ils ont été diminués de USD 10 milliards de dollars. En annonçant ce ralentissement le 18 décembre 2013, Ben Bernanke a également précisé que, compte tenu des actuelles projections économiques des membres de la Fed, il prévoyait que QE3 serait réduit de USD 10 mds lors de chaque réunion du FOMC. Malgré les derniers indicateurs économiques assez médiocres, la FED a décidé de maintenir sa politique de réduction des injections de liquidités.
Chine, la croissance au plus bas depuis 13 ans
Certes, un taux de 7,7 % fait rêver mais en Chine, la croissance sent le sapin. L’endettement croissant du secteur bancaire et des entreprises constitue une menace pour l’ensemble de l’économie qui s’est habituée à vivre au-dessus de 8 %.Pour 2014, le Gouvernement chinois devrait retenir un taux assez modeste de 7 %.
A suivre, next week
Une semaine très riche en annonces économiques avec le début de communication des résultats de croissance pour 2013. Il y aura en France, la publication des résultats du chômage de décembre et le débat sur l’inversion de la courbe. Il y aura également la consommation des ménages qui sera rendue publique vendredi. Cette semaine devrait être de ce fait encore agitée pour les épargnants ...
Lundi 27 janvier, à Bruxelles se tiendra la réunion de l'Eurogroupe. A Berlin sera publié l’indice Ifo du climat des affaires du mois de janvier. A Washington, il faudra suivre les ventes de logements neufs du mois de décembre.
En France, il faudra évidemment suivre les résultats du chômage de décembre et donc de l’ensemble de l’année 2013. Une très légère baisse est attendue après l’augmentation de novembre.
Mardi 28 janvier, deuxième journée de réunion de l'Ecofin. A Londres, il sera annoncé les résultats du PIB du 4ème trimestre 2013.
A Washington, il faudra suivre la réunion du FOMC de la Réserve fédérale (1ère journée). Il faudra également regarder les commandes de biens durables de décembre, l’indice immobilier S&P/Case-Shiller de novembre et la confiance du consommateur de janvier.
En France seront publiés les résultats de la construction de logements de décembre et l’enquête de conjoncture auprès des ménages de janvier.
Mercredi 29 janvier à Berlin, il faudra analyser l’indice GfK du moral des ménages de février.
A Washington sera publié le communiqué clôturant la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
Jeudi 30 janvier, il conviendra de regarder les résultats du 4ème trimestre espagnol pour savoir si la reprise est bien confirmée. A Berlin il faudra avoir en ligne de mire les résultats des demandeurs d'emploi et du taux de chômage de janvier ainsi que le taux d’inflation de janvier (1ère estimation)
A Bruxelles, il faudra avoir un œil sur les indices du climat des affaires et du sentiment économique de la zone euro pour janvier.
Il faudra surtout étudier les résultats du PIB du 4ème trimestre américain et les inscriptions au chômage de la semaine au 25 janvier ainsi que les promesses de vente immobilières de décembre.
Vendredi 31 janvier, à Pékin sera publié l’indice PMI manufacturier HSBC définitif de janvier.
A Bruxelles, le taux d’inflation de la zone euro du mois de janvier sera rendu public ainsi que le taux de chômage zone euro de décembre.
Aux Etats-Unis, seront connus les revenus et dépenses des ménages de décembre et le PMI de Chicago de janvier ainsi que l’indice Reuters-Michigan de janvier.
Au japon, il faudra suivre le taux d’inflation qui est toujours sous la pression des prix de l'énergie. Le taux d’inflation devrait demeurer à 1,5% en décembre.
Toujours au Japon sera publié le rapport d'emploi de décembre et les dépenses. Il faudra également suivre les dépenses et revenus des ménages de décembre et la production industrielle.
Il faudra suivre, en France, la consommation des ménages de décembre et les indices des prix de production et d'importation dans l'industrie pour décembre. Une mauvaise nouvelle est possible du fait de l’hiver clément qui ne pousse pas à la consommation d’énergie.
samedi 18 janvier 2014
La semaine économique et financière
Le Coin des Epargnants
Le CAC 40 a enfin refranchi la barre des 4300 points avec une hausse de 1,81 % sur la semaine pour atteindre 4327 points.
En ce début d’année, l’optimisme est de rigueur. Ainsi, la Banque Mondiale a revu ses prévisions à la hausse Selon la Banque, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2 % contre 2,4 % en 2013. Elle s’attend à une reprise de l’activité dans les prochaines années.
La sortie de la récession de l’Europe pousse les marchés. La zone euro pourrait obtenir un taux de croissance de 1,25 % dès 2014.
De ce fait, les secteurs traditionnels de l’économie se ressaisissent. Alsthom a ainsi gagné 8,22 % sur les cinq derniers jours, Bouygues 7,9 %, Legrand, 7,04 % et Eiffage 5,19 %. Le secteur automobile a connu une bonne semaine Renault a fait la course en tête du CAC 40 et Peugeot connait l’euphorie avec 14,7 % sur la semaine.
Après six années de vaches maigres, le marché automobile européen redresse enfin la tête. Il vient en effet d’enregistrer son quatrième mois consécutif de hausse avec un bond de 13 % des immatriculations en décembre. L’année 2013 se termine ainsi sur une baisse moins sévère que prévu (-1,7 %).
Hollande, simplement changement d’inclinaison ou changement libéral
Le 31 décembre 2013 et le 15 janvier 2014 de François Hollande seront-ils l’équivalent du 25 mars 1983 de François Mitterrand. Il y trente ans, la gauche abandonnait le socialisme dans un seul pays pour se convertir au réalisme économique et décida de jouer la carte de l’Europe.
François Hollande a annoncé la suppression, à l’horizon 2017, des cotisations patronales sur la famille, soit 30 milliards et 35 milliards d’euros d’allègement de charges.
Logiquement, le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) serait fusionné dans le dispositif et recyclé en baisse de charges à compter de 2016.
Le coût du travail serait allégé de 5% environ, et le taux de marge des sociétés non financières (SNF) serait directement augmenté d’environ trois points. Il remonterait ainsi de 28% aujourd’hui à 31%. Il retrouverait son niveau de 2008 ainsi que son niveau moyen depuis 1986, par ailleurs assez stable. Ce niveau est très en-deçà de la moyenne de la zone euro qui se situe autour de 40 %.
Le Gouvernement devra trouver de nouvelles économies pour financer la suppression des cotisations familiales. Des économies supplémentaires sur les dépenses Peu de détails ont été fournis sur la nature exacte des économies à réaliser.
Il est fort possible que l’Etat diminue les dotations aux collectivités locales en les liant aux regroupements faits (selon un système de bonus-malus). En 2012, les dépenses locales représentaient en effet 20% du total quand celles de l’Etat comptent pour 34% et celles de la Sécurité sociale 46%.
Zone euro, la déflation s’infiltre
Face à une inflation installée en-dessous de 1 %, le débat sur l’adoption par la BCE de mesures plus fortes refait surface. La reprise naissante s’annonce faible, de ce fait, il y de plus en plus d’experts qui demandent à M.Draghi de prendre des initiatives. Parmi les options envisageables, un programme d’achats de titres contribuerait sans doute le plus efficacement à dynamiser l’activité.
Par une telle mesure, l’investissement productif des entreprises et les embauches pourraient être stimulés.
Etats-Unis, une fin d’année conforme aux espérances
La production industrielle des Etats-Unis a augmenté de 0,3% au mois de décembre contre 1 % au mois de novembre. Le résultat du mois de décembre est en phase avec les attentes du marché. Par rapport à décembre 2012, la production industrielle s'est inscrite en hausse de 3,7%.
Le taux d'utilisation des capacités de production s’élevait en décembre à 79,2%, en hausse de 0,1 point par rapport au mois de novembre. Il demeure inférieur d'un point à sa moyenne historique de long terme (1972-2012).
Les ventes de détail ont enregistré une accélération notable en décembre. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, leur rythme de progression annualisé sur trois mois s’est inscrit à +5,3% en décembre, après une moyenne de +4,7% au cours des quatre mois précédents.
Ces données sont compatibles avec une croissance trimestrielle annualisée de 3,7% des dépenses réelles de consommation de ménages au dernier trimestre 2013. Une telle performance serait inédite depuis la fin de 2010, et marquerait une très nette accélération après une progression moyenne de +1,9% sur les trois premiers trimestres de l’année.
Du fait de l’impact positif du commerce extérieur et de la reconstitution de stock, en moyenne annuelle sur 2013, la croissance pourrait avoir atteint 2%.
Il faut noter que la réduction des déficits, a lourdement pesé sur la croissance, environ 0,8 point. Or ce frein sera moins puissant en 2014. Les Etats et collectivités locales ont mis fin, dans leur grande majorité, à l’assainissement « structurel » de leurs finances, laissant l’amélioration de la conjoncture conduire à une hausse des recettes et à une baisse des dépenses, alors qu’au niveau fédéral, il n’est prévu cette année aucune hausse de prélèvements. La progression des dépenses reste contrainte par le « sequester », qui a établi des limites pour chaque exercice budgétaire, mais le Congrès a voté une hausse des dépenses discrétionnaires, la première en trois ans. Il faut souligner que l’accord budgétaire, voté cette semaine par le Congrès, permet un financement de l’Etat jusqu’à la fin du mois de septembre. La bonne nouvelle est qu’il n’y aura pas de shutdown en 2014.
Autre point à prendre en compte provient du fait que les Etats-Unis sont devenus le premier pays producteur de pétrole réduisant leur déficit commercial et contribuant à améliorer la compétitivité.
A suivre, next week
Lundi 20 janvier, à Pékin, sera communiqué le PIB du quatrième trimestre et la production industrielle ainsi que les ventes au détail et l’investissement en zones urbaines pour le mois de décembre
A Berlin sera connu les prix à la production de mois de décembre
Mardi, à Berlin il faudra suivre l’indice ZEW du sentiment économique du mois de janvier
Mercredi, il faudra regarder les décisions de politique monétaire de la Banque centrale du Japon.
A Davos commencera le Forum économique mondial et cela jusqu'au 25 janvier.
A Londres sera publié le nombre des demandeurs d'emploi ainsi que le taux de chômage de décembre.
A Francfort, le Conseil des gouverneurs de la BCE se réunira mais logiquement aucune décision n’est attendue sur les taux.
Jeudi, à Pékin sera communiqué l’indice PMI Markit-HSBC manufacturier flash de janvier. Il en sera de même pour les indices PMI Markit flash de janvier pour l’Allemagne et pour le Royaume-Uni.
A Washington, il faudra suivre les inscriptions au chômage de semaine au 18 janvier
En France, il faudra regarder les enquêtes mensuelles et trimestrielles de conjoncture de l'Insee ainsi que les indices PMI Markit flash manufacturier et services de janvier. Il sera intéressant d’étudier les adjudications d'OAT moyen terme et indexées.
vendredi 6 décembre 2013
La semaine économique et financière vue par Philippe Crevel
Le Coin des Epargnants
Changement de climat, l’hiver est arrivé d’un coup. La bourse de Paris a reculé de 4,71 %. Depuis le début de l’année, la hausse est encore de 12,6 % et sur un an, elle atteint 14,19 %.
Les bourses s’inquiètent des bons résultats économiques américains avec notamment la création de plus de 200 000 emplois au mois de novembre. Les investisseurs sont nerveux du fait d’une possible réduction des injections de liquidités par la FED. Une remontée des taux inquiète l’ensemble de la sphère financière. Cette prise de conscience avec des prises de bénéfices avant la fin d’année a entraîné le repli de cette semaine. La barre des 4300 points d’éloigne un peu plus, le CAC terminant la semaine à 4 129 points.
Les investisseurs se montreront assez nerveux jusqu’à la réunion de la FED des 18 et 19 décembre prochains. Il apparaît clairement que nous entrons dans une période d’instabilité plus forte avec une amplitude plus importante des variations à la hausse et à la baisse en fonction des indices et des rumeurs de changement de cap monétaire.
France, une panne de croissance plus longue que prévue
Les inquiétudes commencent à poindre sur la capacité, dans les prochains mois, de rebondir. Le moral des chefs d’entreprise est à nouveau orienté à la baisse et les premiers résultats du troisième trimestre, en particulier, en matière de consommation ne sont pas très bons. De ce fait, l’espoir d’avoir un taux de croissance trimestrielle de l’ordre de 0,4 % s’estompe avec comme conséquence que l’objectif de croissance annuelle de 0,9 % sera plus difficilement à atteindre en 2014. Certes, les prix de l’énergie continuent à refluer améliorant d’autant le pouvoir d’achat des ménages et les la fin d’année, surtout en période de crise, est un moment de consommation et d’oubli du quotidien. Il n’en demeure pas moins que le nombre important de faillites pèse sur les capacités de rebond de l’économie française. L’incapacité de regagner des parts de marché à l’exportation constitue un frein à la reprise. Par ailleurs, le serrage budgétaire sera d’autant plus fort en 2014 que la croissance extérieure sera faible. François Hollande a fait le pari d’une reprise mondiale pour passer le cap de 2014 et réduire le déficit de 0,5 point ce qui constitue un défi majeur en France.
La BCE sauvera-t-elle l’Europe en 2014
La BCE a entre ses mains l’avenir de la zone euro. Du fait de l’absence de leadership politique, des divisions entre les grands Etats et l’absence de vision à moyen terme, il revient à la banque centrale de tracer la route et d’éviter les écueils. L’année 2014 sera marquée, en outre, par les élections européennes. De ce fait, la Commission dont le pouvoir s’étiole depuis une dizaine d’années sera aux abonnés absents.
En 2014, la BCE devra éviter la déflation, régler avec les Etats membres la soudure de la dette grecque, éviter une augmentation des taux par ricochet d’une éventuelle réduction des injections américaines de liquidité et le cas échéant faire face à une crise sociale dont l’un des pays. Elle devra permettre aux banques de se mettre en conformité avec la réglementation prudentielle. Le taux d’inflation semble se maintenir naturellement au-dessous de la cible des 2 %. Les hausses de TVA intervenues en Europe n’ont pas eu de réelles incidences. Le crédit aux entreprises reste orienté à la baisse.
Pour améliorer l’efficacité de la politique, la BCE dispose de plusieurs armes.
La BCE pourrait lancer un nouveau programme de liquidités qui pourrait être conditionné à une distribution de crédits au PME. La BCE pourrait aussi baisser le montant es réserves obligatoires que les banques doivent constituer. Le taux pourrait passer de 1 à 0,5 % ce qui permettrait de libérer 50 milliards d’euros. Elle pourrait abaisser une nouvelle fois les taux directeurs mais à 0,25 % il ne reste plus guère de marge. Elle pourrait également acheter des titres souverains via l’OMT mais cela signifierait que les Allemands soient d’accord et cela ne serait envisageable que si la crise était profonde. La BCE pourrait également acheter des titres privés pour venir en aide aux banques. Enfin, la BCE pourrait faire preuve de transparence pour mieux guider les anticipations du marché. La publication des Minutes des réunions ou de comptes rendus plus complets est assez probable.
L’Ukraine, une crise également économique
L’Ukraine est à la recherche d’un second souffle. Après quelques années de belle croissance, le pays accumule des revers avec l’apparition d’un déficit de la balance des paiements courants et une stagnation alarmante. Le PIB devrait diminuer de 0,3 % 2013. Pour 2014, certains experts entrevoient une contraction de 3 % du PIB. Elle serait plus probablement comprise entre -0,8 et + 1,5 % en fonction de l’évolution de la situation politique.
Le pouvoir est d’autant plus tenté d’aller voir du côté russe que c’est son penchant naturel mais également du fait que les caisses sont vides. Il y a plus d’argent à récupérer chez Poutine que chez des Européens affaiblis et divisés. Néanmoins, cette tendance a pour limite que l’Ukraine n’a pas oublié le traitement que la Russie lui a infligé avant et après la chute du rideau de fer, avant, c’était l’exploitation en coupe réglée et après c’était le maintien d’une tutelle par le gaz ou le pétrole. Les oligarques ukrainiens ne sont pas tous pro-russes car par définition ils ont autant d’intérêts à l’ouest qu’à l’est. Ils ne souhaitent en aucun cas l’alignement de leur pays sur la Russie qui pourrait mettre en danger leur indépendance financière.
Derrière cette crise, il y a un des rapports de force à plusieurs étages, à l’intérieur de l’Ukraine et également entre la Russie et l’Union européenne. Il y aussi pour le pouvoir ukrainien l’idée de marchander son positionnement dans une période économique un peu délicate.
Brésil, les jeux et du pain
Le PIB brésilien s'est contracté de 0,48% en volume au troisième trimestre. Ce mauvais résultat s’explique par une moindre progression de l’investissement qui, bien qu'en progression de 7,5% a/a, recule de 2,2% par rapport au deuxième trimestre. Les échanges extérieurs jouent contre la croissance : les exportations reculent de 1,4% t/t (+3,5% a/a), et de seulement 0,1% (+14,2% a/a) pour les importations. Pour 2014, la prévision de croissance est ramenée à 1,8 % avec un déficit de la balance des paiements courants qui devrait se situer entre 3,5 et 4% du PIB.
Face à cette dégradation, il est fort à parier que le Gouvernement essaiera de gagner du temps afin de passer le cap du Mondial de football voire celui des Jeux Olympiques. Le Brésil durant trois ans sera au cœur de l’actualité et doit prouver au monde que la situation économique et sociale est sous contrôle. Il y a un risque de dérapage budgétaire et un risque de progression des prix qui sera entretenu tant par les décisions du Gouvernement que par l’impact des jeux. Les prochaines années seront tendues pour le Brésil comme pour une grande partie du continent sud-américain.
Etats-Unis, le retour du patron ?
La croissance au 3ème trimestre a été revue à la hausse avec un taux de 3,6 %. Si la consommation des ménages reste assez atone, il n’en demeure pas moins que l’écart avec la zone euro est flagrant. Le taux de croissance a été de 0,9 % au 3ème trimestre contre 0,1 % en zone euro. Sur l’année, la croissance américaine devrait être de 1,7 % contre -0,4 % pour la zone euro. Les profits des entreprises américaines ont progressé de 6 % par rapport à 2012. En revanche, les inégalités de revenus constituent le point faible car elles continuent à progresser.
203 000 emplois ont été créés en novembre quand 180 000 étaient attendus. Il y a sur ce front une petite embellie.
Néanmoins, plusieurs indicateurs montrent que l’économie pourrait accélérer. Ainsi, l’enquête menée par l’ISM auprès des directeurs d’achats dans le secteur manufacturier américain démontre une amélioration réelle de la confiance des industriels. L’indice composite a enregistré six mois consécutifs de progression, passant de 49,0 en mai à 57,3 en novembre.
Le retour de la croissance intervient au moment où par définition, la politique budgétaire est restrictive. Sur les exercices budgétaires 2014 et 2015, l’effet est restrictif, puisque le CBO projette (à législation inchangée) une réduction de 2,1 points de PIB du déficit structurel.
L’accélération de la croissance américaine repose sur les exportations et l’investissement des entreprises.
Même si les exportations jouent encore un rôle marginal dans la construction de la croissance, il faut noter que la compétitivité externe est en forte amélioration. Le secteur manufacturier a enregistré une hausse de 14% de la productivité du travail en cinq ans conduisant à une réduction des coûts unitaires de production de 5%, alors que depuis le début de 2009, le taux de change effectif du dollar a reculé de 13%.
Ces facteurs placent les Etats-Unis en position de profiter d’une reprise mondiale, mais encore faut-il que celle-ci s’amorce. Un optimisme modéré est possible, avec le retour à la croissance en Europe et un rebond en Asie du Nord. Et d’ailleurs, les données pour le mois d’octobre confirment, avec une forte accélération des volumes exportés (+8,4% en glissement annuel, après une moyenne de 2,5% sur les trois mois précédents).
Les projets d’investissement à six mois du secteur manufacturier sont en hausse, avec un indice composite (que nous construisons sur la base des données d’enquêtes) à 54,3 sur les trois derniers mois. Un tel niveau est compatible avec une forte accélération des dépenses réelles en équipements et logiciels aux alentours de 10% en glissement annuel (contre une moyenne de 2,5% sur les neuf premiers mois de l’année).
A suivre, next week…
Lundi 9 décembre,
A Paris, il faudra regarder l’enquête de conjoncture de la Banque de France pour novembre.
Seront également publiés les résultats de l’activité et conditions d'emploi de la main-d'œuvre du 3ème trimestre.
L’OCDE présentera ses indicateurs avancés de pour décembre
Il faudra suivre en Chine le taux d’inflation du mois de novembre.
A Berlin sera publié les résultats de la balance commerciale du mois d’octobre ainsi que la production industrielle de ce même mois.
Il ne sera pas inutile de regarder si la Grèce commence à sortir de la récession avec la publication du PIB du troisième trimestre.
Mardi 10 décembre ; à Pékin, seront publiés la production industrielle, les ventes au détail et l’investissement en zones urbaines pour le mois de novembre.
A Londres, seront communiqués les résultats de la production industrielle du mois d’’octobre et de la balance commerciale
En France, il faudra regarder l’indice de la production industrielle du mois d’octobre pour se faire une idée sur la tendance du dernier trimestre.
A Bruxelles se tiendra une réunion des ministres de l’Economie et des Finances l'Ecofin.
Aux Etats-Unis seront connus les résultats des stocks et ventes des grossistes pour le mois d’octobre ainsi que le niveau du solde budgétaire à fin novembre.
Mercredi 11 décembre sera publié le taux d’inflation (définitif) pour novembre
Jeudi 12 décembre, il faudra suivre les résultats de la production industrielle de la zone euro pour octobre
En France, sera communiqué le taux d’inflation de novembre. En octobre, le taux s’était abaissé à 0,6 %. Une légère remontée est envisagée autour de 0,7 %.
Aux Etats-Unis, il sera utile de regarder les résultats des inscriptions au chômage de la semaine au 7 décembre. Plusieurs indices seront publiés dont les prix import/export pour novembre, les ventes au détail pour novembre et les stocks des entreprises pour octobre.
Vendredi 13 octobre, pensez à jouer au Loto ou en bourse et sinon les prix à la production américains de novembre seront publiés.
En France, le résultat des créations d’entreprises de novembre sera communiqué.
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