La France avec 0,2 % de croissance est en retrait par rapport à plusieurs de ses partenaires économiques. L’Espagne, malgré l’absence de gouvernement connait toujours un rythme soutenue de croissance avec un gain de 0,7 % au troisième trimestre portant le taux de croissance annuelle à 3,2 %. Le Royaume-Uni subit le Brexit mais sans rompre. Le taux de croissance passe de 0,7 à 0,5 % du 2ème au 3ème trimestre. Les Etats-Unis, de leur côté ont fortement accéléré au troisième trimestre avec un taux de croissance annuelle de 2,9 %. Le rythme d'expansion de ce trimestre est le plus fort depuis ces deux dernières années. Ce rebond de l’activité qui a dépassé les attentes des experts repose sur un augmentation des exportations et à un retour des investissements.
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vendredi 28 octobre 2016
lundi 16 mars 2015
Etats-Unis, le dollar fort fait quelques dégâts
Les derniers résultats économiques américains soulignent que dollar fort commence à se faire sentir. Ainsi, la production industrielle n'a progressé que de 0,1 % au mois de février contre 0,2 % au mois de janvier. Le taux d'utilisation des capacités de production est passé de 79,5 à 78,1 % de janvier à février. L'indicateur manufacturier de la FED de New York est en baisse sensible, passant de 8 à 6,9 de janvier à février.
samedi 24 mai 2014
La lettre économique hebdomadaire de Lorello Ecodata N°76 du 24 mai 2014
Retrouver la lettre N°76 du 24 mai avec au sommaire
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- Le coin des Epargnants
- Le Japon plie mais résiste
- La France s'enrichit sans rien faire
- Les Etats, croissance ou pas croissance
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samedi 19 avril 2014
La semaine économique vue par Philippe Crevel : N°71
Le coin des Epargnants
La bourse a repris le chemin de la hausse durant une semaine écourtée en raison du Vendredi Saint. Le CAC 40 a terminé, jeudi soir, à 4 431 points en progression sur une semaine de 0,42 %. Depuis le début de l’année, l’augmentation est de 3,16 % et sur un an, elle atteint 23 %.
La semaine a été marquée, une fois de plus, par les événements ukrainiens et par les menaces déflationnistes en Europe. Il est à noter que l’automobile a boosté la bourse du fait d’une reprise des immatriculations depuis le début de l’année, + 10 % en mars pour l’ensemble de l’Europe.
Dans les prochains jours, il faudra suivre les résultats de la collecte du Livret A et de l’assurance-vie.
France, le répit mais pas le report
La France a gagné un répit à défaut d’obtenir un nouveau report. Manuel Valls n’obtiendra pas un nouveau délai pour le passage des déficits publics en-dessous de la barre des 3 % du PIB mais la Commission européenne en fin de mandat devrait offrir, en cadeau d’adieu, un répit à la France en prenant acte de l’effort consenti en matière d’économies budgétaires.
Les marchés financiers et donc les investisseurs semblent donner du crédit au plan gouvernemental en acceptant de prêter à la France à un taux historiquement bas, 1,97 %. La différence entre les taux français et allemand à 10 ans est de 0,46 point seulement. L'Allemagne achète à 1,51%, la France à 1,97%. Le gel des prestations sociales jusqu’au 1er octobre 2015 et le blocage de l’indice des fonctionnaires ont sans nul doute marqué les esprits.
Cette capacité à emprunter à un taux très faible allège la facture du service de la dette qui accapare environ 15 % du budget de l’Etat. Une augmentation d’un point représente une surcharge de 10 milliards d’euros.
La France bénéficie également de la raréfaction des émissions de l’Etat allemand du fait que désormais le budget est désormais à l’équilibre. De ce fait, la France bénéficie d’une partie des capitaux ainsi libérés.
Tout le pari de François Hollande et du nouveau gouvernement est de pouvoir mener de front le pacte de responsabilité, le pacte de solidarité et la réduction des déficits publics. Pour cela, il compte sur la reprise de la zone euro. Si la croissance parvenait à passer au-dessus de 1 % à la fin du second semestre, la France bénéficierait d’une petite bouffée d’air.
Economie allemande la confiance n’interdit pas la vigilance
Les autorités allemandes s’attendent à une croissance de 1,8 % cette année et de 2 % en 2015 contre 0,4 % en 2013. "L'économie allemande connaît une solide dynamique de croissance et elle a deux bonnes années devant elle", a indiqué le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel.
La demande intérieure devrait être le moteur de la croissance avec une augmentation de 1,9% cette année et de 2,1% en 2015, avec une augmentation des dépenses des ménages et l'investissement dans le bâtiment et les équipements. Cette évolution pourrait rassurer les partenaires de l’Allemagne qui lui reprochent des exportations excessives.
La demande interne sera soutenue par une augmentation des salaires en relation avec les négociations salariales tandis qu'un marché du travail solide, une inflation modeste et des taux d'intérêt bas encouragent les Allemands, habituellement portés à épargner, à dépenser.
Selon les projections du ministère, les salaires augmenteront encore cette année et en 2015, tandis que le taux de chômage tombera à 6,7% cette année et à 6,6% en 2015.
Le ministère considère que les exportations de l'Allemagne augmenteront de 4,1% cette année, grâce à une amélioration générale de la conjoncture de la zone euro, et de 4,6% en 2015. Mais dans le même temps, les importations augmenteraient de 4,7% cette année et de 5,1% l'an prochain. Il en résulte que la contribution du commerce extérieur à la croissance serait nulle cette année et de 0,1% seulement en 2015, impliquant une réduction de l'excédent courant.
Les indicateurs avancés allemands sont moins optimistes que les autorités. Ils sont orientés à la baisse depuis 4 mois (indice ZEW). L’Ukraine n’est pas le seul souci. En effet, les instituts de conjoncture sont inquiets avec l'instauration d'un salaire minimum et avec la réforme des retraites permettant à certains salariés de partir à l'âge de 63 ans.
Etats-Unis, pas encore de surchauffe inflationniste
Petite surprise, l’inflation a repris des couleurs aux Etats-Unis mais pas de panique, la surchauffe ne se profile pas. Le taux d’inflation est, en effet, passé de 1,1 à 1,5 % en base annuelle au mois de mars avec une progression de 0,2 % sur le mois. Néanmoins, l’inflation sous-jacente reste contenue. La progression est imputable en partie aux évolutions conjoncturelles des prix de l’énergie. Les capacités de production restent largement excédentaires aux Etats-Unis comme dans l’ensemble des pays avancés. Par ailleurs, le taux d’emploi outre-Atlantique reste faible.
L’accélération de l’inflation ne pourrait venir que d’une augmentation de la demande intérieure ce qui suppose une progression du pouvoir d’achat. Si Barack Obama fait pression pour une revalorisation des salaires, il est fort peu entendu pour le moment. De ce fait, la probabilité de l’enclenchement d’un cycle inflationniste demeure très faible.
Quel parlement européen et quelle commission européenne ?
Dans un mois, précisément entre le 22 et le 25 mai se dérouleront dans les 28 Etats membres de l’Union européenne, les élections au Parlement européen. Dans la foulée, une nouvelle Commission européenne sera composée. Les premières projections soulignent la montée en puissance des petits partis et de l’extrême au détriment des deux grandes forces politiques que ce sont les socio-démocrates et les démocrates-chrétiens-conservateurs. Ces deux groupes seraient à égalité. Le Parti Populaire Européen qui comprend notamment la CDU et l’UMP pourrait compter sur l’appui des libéraux quand les socio-démocrates pourraient bénéficier de l’appui des verts. La constitution d’un groupe nationaliste avec le FN se posera sans nul doute même si dans le passé les partis d’extrême droite éprouvent les pires difficultés à s’unir. Il est fort probable que de toute façon qu’aucun des deux grands partis n’ait la majorité absolue et qu’une coalition plus ou moins large se dessine. Cette situation risque de rendre plus complexe la constitution de la Commission qui doit être validée par le Parlement. Cette situation pourrait fragiliser la Commission.
Au niveau économique, il n’y a pas d’inflexion majeure à attendre. L’absence de consensus sur la reprise de la construction européenne devrait peser sur l’activité de la Commission qui intervient de plus en plus en défensif.
L’euro s’apprécie car il est apprécié
L’euro s’apprécie car il est demandé. Et si notre monnaie commune est demandée, c’est en premier lieu à cause de notre excédent commercial. La zone euro exporte plus qu’elle n’importe. De ce fait, les importateurs pour régler leurs factures acquièrent de l’euro ce qui en fait monter le cours. Les Etats-Unis sont déficitaires de plus de 200 milliards de dollars par an quand l’Europe dégage un excédent d’une centaine de milliards d’euros. Sur le seul mois de février, l’excédent de la zone euro a été multiplié par deux. Logiquement, le dollar devrait se déprécier plus fortement. Son rôle d’étalon et de monnaie de réserve freine sa glissade.
Deuxième facteur, l’euro retrouve quelques lustres en raison du retour de la croissance et de la sortie de crise des Etats d’Europe du Sud. La crise des dettes publiques s’estompe et de ce fait les investisseurs placent plus facilement leur argent en Europe.
Troisième raison, les pays émergents n’inspirent plus la même confiance du fait du ralentissement de leur croissance, de l’augmentation des coûts (Chine par exemple) et des menaces de faillites bancaires. Les investisseurs rapatrient leur argent sous des cieux plus cléments ce qui favorise l’Europe.
La politique monétaire de la BCE est jugée crédible et prévisible ce qui renforce une fois de plus l’appréciation de la monnaie commune.
Il n’est pas inutile de rappeler les avantages de cette appréciation. Le coût des importations est réduit et cela vaut pour le pétrole en particulier. Cela permet des gains de pouvoirs d’achat par désinflation. Par ailleurs, cette demande d’euros contribue à maintenir les taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas ce qui favorise le crédit.
A suivre, next week
Lundi 21 avril
Au Japon, il faudra suivre les résultats des échanges commerciaux du mois de mars. Le déficit devrait persister autour de 2,5 % du PIB, comme quoi le champion des années 80 – 90 des exportations est entrée dans un nouveau cycle.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les indicateurs de l’activité nationale de la FED de Chicago qui devraient indiquer la poursuite de la reprise.
Mardi 22 avril
Aux Etats-Unis, il sera utile d’analyser les résultats sur les ventes maisons pour le mois de mars. Au mois de février, un recul avait été enregistré.
Pour la zone euro, sera attendu l’indice de confiance des consommateurs pour avril
Mercredi 23 avril
Les différents indicateurs avancés PMI seront publiés (PMI services, manufacturier et composite) notamment pour la France, l’Allemagne et la zone euro ainsi que pour les Etats-Unis. Dans ce dernier pays, il faudra également suivre les résultats des ventes des maisons neuves au mois de mars. Elles avaient diminué de 3,3 % au mois de février.
Jeudi 24 Avril
Aux Etats-Unis, seront connues les commandes de biens durables de mars qui devraient être en progression grâce à l’industrie aéronautique.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les inscriptions au chômage.
Pour la zone euro, il faudra suivre les enquêtes PMI du mois d’avril. Les indicateurs de confiance soulignent que la reprise de l’activité se renforce. Les données d’avril de l’indice PMI composite d’activité (53,1 en mars) devraient confirmer cette amélioration.
En Allemagne, il faudra suivre l’indice IFO du mois d’avril. A 110,7 en mars, l'indice du climat des affaires de l'enquête IFO avait reculé. En avril, il devrait baisser à nouveau, tiré vers le bas par l'indice des anticipations qui recule depuis janvier dernier, après avoir atteint un plus haut depuis trois ans.
En France, il sera intéressant de regarder les enquêtes de l’INSEE sur le climat des affaires pour le mois d’avril. Après un léger mieux en mars (+1 point, à 95), le climat des affaires est susceptible de s'améliorer de manière plus franche en avril, grâce, cette fois, à la contribution de l'ensemble des secteurs d'activité, sur fond de redressement des perspectives de croissance.
Vendredi 25 Avril 2014
Au Japon, il faudra regarder l’indice des prix à la consommation du mois de mars et les premières estimations d’avril. Les prix seraient en hausse en raison de la forte demande avant la hausse de TVA.
La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel
Téléphone : 01 45 00 37 37 / 06 03 84 70 36
Mail : phcrevel@lorello.fr
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samedi 8 mars 2014
La semaine économique vue par Philippe Crevel
Le Coin des Epargnants
La bourse de Paris a été rattrapée par les évènements ukrainiens en baisse de 0,95 point sur la semaine. Le CAC 40 a, en effet, terminé à 4366 points. Les autres places européennes se sont inscrites dans cette tendance baissière.
Les menaces formulées par Gazprom d’interrompre ses exportations de gaz ont pesé sur les indices tout comme les déclarations russes et les réactions occidentales.
Par ailleurs, après deux très bons mois, les investisseurs ont certainement engrangé quelques plus-values.
Les résultats de l’emploi américain ont eu un impact limité même s’ils ne sont pas inintéressants. Les États-Unis ont gagné 175.000 emplois en février, mais dans le même temps, le taux de chômage a augmenté à 6,7 % contre 6,6 % en janvier.
La Banque Centrale Européenne veut conserver ses armes dans l’armurerie
La Banque Centrale Européenne a décidé de ne rien changer et de maintenir ses taux directeurs malgré certaines pressions inverses alimentées par quelques signaux déflationnistes.
Certes, son analyse repose sur des facteurs indéniables d’amélioration.
Le retour de la croissance de la zone euro se confirme de semaine. Désormais, la croissance pourrait atteindre près de 1,5 % en 2014 et 1,6 % en 2016.
L’Espagne et le Portugal portent le drapeau du retour de l’espoir avec le retour de la croissance grâce un regain de compétitivité qui favorise leurs exportations. Les taux d’intérêt des pays dits périphériques, Espagne, Portugal et Italie se rapprochent progressivement de ceux des pays du cœur de l’Europe.
Même l’industrie enregistre quelques signes encourageants grâce à une demande étrangère plus dynamique (aux Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni), mais aussi de la stabilisation de la demande intérieure, notamment celle pour les biens d’équipement. Le taux d’utilisation des capacités est en progrès.
Il apparaît, à de nombreux experts, urgent de renouer avec l’investissement compte tenu du vieillissement des équipements
En revanche, la consommation reste relativement étale du fait de la volonté des ménages à reconstituer leur épargne.
Néanmoins, ces facteurs de croissance demeurent très fragiles. L’Europe n’est pas à l’abri du ralentissement en cours de la demande mondiale provoquée par le ralentissement de la Chine. De même, la croissance mondiale peut être impactée par le durcissement des politiques monétaires des pays émergents comme l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Afrique du Sud.
Du fait des excédents de la balance des paiements courants de la zone euro et des tensions internationales, la monnaie européenne risque de continuer son appréciation avec un risque de perte de parts de marché à l’exportation.
L’autre point d’inquiétude est la faiblesse récurrente de la demande de crédits en zone euro soulignant que les entreprises restent très prudentes face aux évolutions de la conjoncture.
Le processus de désendettement a un impact récessif voire déflationniste. Certes, le niveau de la dette, publique et privée, demeure élevé. La dette des sociétés non financières représentait 98 % du PIB à la fin de 2012, tandis que la dette des ménages s’établissait autour de 64 %. Les ratios de 80 % et 50 %, antérieurs à la crise, sont donc encore loin.
L’inflation demeure entre 0,7 et 0,8 soit assez éloigné du taux cible des 2 % mais la BCE considère que celui pourrait être atteint d’ici 2016.
La BCE a estimé en l’état de la situation urgent de ne rien faire. Elle fait le pari que la reprise économique se confirme. Elle considère qu’une intervention pourrait la priver d’outils si un retournement mondial se produisait dans les prochains mois. Compte tenu des incertitudes économiques, il peut être judicieux de conserver des armes dans l’armoire. La BCE doit intégrer le fait que l’économie mondiale reste suspendue à la capacité des Etats-Unis à surmonter la diminution des injections de liquidités et à celle de la Chine à changer de modèle de développement. Par ailleurs, au sein de l’Europe, il reste encore des points de faiblesse dont la France qui représente par définition un vrai risque systémique.
La France, en attendant Godot, la surveillance renforcée !
La France attend que le vent de la croissance de l’économie mondiale souffle à ses portes pour échapper à la dureté des réformes structurelles. Mais, à force de différer les réformes et les ajustements, les réalités s’imposent à la France. La mise sous surveillance renforcée par la Commission de Bruxelles constitue une épreuve de plus pour un pays qui depuis quelques années vit au rythme d’un long chemin de croix pavé de désindustrialisation, de déficits et de dégradation par les agences de notation.
La procédure de surveillance renforcée a été instituée dans le cadre du dispositif du «Two-Pack»: qui est le paquet législatif qui complète le cycle de surveillance budgétaire pour la zone euro afin d’améliorer la gouvernance économique. Ces mesures ont été prises après le déclenchement de la crise grecque pour éviter aux autorités européennes et aux Etats de se retrouver face à un pays membre à la dérive.
Le «two-pack» instaure à l'égard des États membres faisant l'objet d'une procédure de déficit excessif un système de contrôle. L’État membre concerné devra communiquer régulièrement à la Commission des informations sur les mesures qu'il a prises pour corriger son déficit excessif.
La Commission sera ainsi mieux en mesure de détecter tout risque compromettant cette correction. Si elle constate l'existence d'un risque de cette nature, la Commission pourra adresser une recommandation directement à l'État membre concerné de sorte que ce dernier puisse faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d'être considéré comme étant en défaut et donc éviter des sanctions pécuniaires.
Par ailleurs, le «two-pack» renforce le contrôle et la surveillance des États membres dont la stabilité financière est sérieusement mise à mal ou risque de l'être. L'intensité de ce contrôle et de cette surveillance dépendra de la gravité des difficultés financières traversées par l'État membre concerné. La France est désormais placée dans cette catégorie.
Cette surveillance accrue se fondera sur les obligations incombant aux États membres au titre du PSC mais elle ira aussi au-delà.
Compte tenu des résultats de cette surveillance, la Commission pourra conclure qu'un État membres est tenu de prendre des mesures supplémentaires parce que sa situation financière risque d'avoir des répercussions majeures sur la stabilité financière de la zone euro. En pareil cas, la Commission pourra proposer que le Conseil des ministres recommande à l'État membre concerné d'adopter des mesures correctrices ou d'élaborer un projet de programme d'ajustement macroéconomique. De facto, les marges de manœuvre du Gouvernement se sont réduites avec le placement du pays sous surveillance renforcée.
Etats-Unis, le long début du marathon budgétaire
Avec le mois de mars débute l’élaboration du budget 2015 des Etats-Unis. Le président Obama a publié ses propositions budgétaires avec un montant de dépenses de USD 3 651 mds pour un déficit de 3,1 % du PIB.
Dans les prévisions budgétaires, le retour à un excédent est prévu pour 2018 avec un recul du ratio de dette de 72 ,1% actuellement à 69% en 2024 (contre 79,2% selon les estimations du CBO).
Le projet du président Obama est très centré sur les classes modestes et moyennes ainsi que sur la réforme fiscale.
Le président Obama redemande une progression du salaire minimum à USD 10,10 de l’heure et la réintroduction de l’indemnisation chômage pour les chômeurs de longue durée (arrivée à échéance fin 2013).
II a également demandé un relèvement du crédit d’impôt destiné aux faibles revenus.
Le Président Obama souhaite également la création d’un réseau national d’instituts locaux, constituant autant de pépinières de promotion de l’investissement et de l’innovation dans le secteur manufacturier.
Il a également souhaité favoriser les investissements directs et les dépenses publiques fédérales en recherche et développement ainsi qu’en faveur des dépenses privées de R&D grâce à la réforme du crédit d’impôt.
Le président Obama appelle à la création d’une Banque nationale pour les infrastructures, permettant le financement mixte de projets. La banque, détenue à 100 % par l’Etat fédéral, levant des fonds publics et privés, pourrait accorder des prêts et des garanties, permettant de soutenir l’essentielle augmentation des dépenses en infrastructures.
Le projet présidentiel prévoit également une hausse des dépenses d’éducation, y compris des mesures en faveur de la formation continue et du soutien au développement des compétences des chômeurs de longue durée.
Le Président Obama propose d’engager en 2015 un premier volet de réforme fiscale avec l’impôt sur le revenu des personnes.
Cette réforme viserait à limiter le montant des déductions fiscales dont bénéficient les dons, le paiement des intérêts hypothécaires ou encore certains produits de placement de l’épargne retraite pour les plus fortunés. Selon la Maison Blanche, cette mesure ne toucherait que les 3% des Américains les plus aisés.
Le Président souhaiterait que les Américains ayant plus d’un million de dollars de ressources en acquittent pour au moins de 30% en impôts au gouvernement fédéral.
Sur dix ans, ces deux mesures permettraient d’augmenter les recettes de USD 650 mds
Une nouvelle taxe fédérale sur le tabac serait instituée ? Cette nouvelle taxe permettrait de générer USD 78 mds de recettes sur dix ans et le financement du programme fédéral d’éducation des jeunes enfants.
Du fait que le pouvoir budgétaire appartient au Congrès et que 2014 est une année électorale, ce projet est purement indicatif d'autant plus que les Républicains sont majoritaires à la Chambre des Représentants.
A suivre, next week
LUNDI 10 MARS
En France, il faudra regarder l’enquête de conjoncture de la Banque de France de février.
Il faudra également suivre l’indice de la production industrielle de janvier.
Par ailleurs se tiendra durant la semaine le marché international des professionnels de l'immobilier
Au Japon il faudra prendre en compte l’enquête auprès des observateurs de l'économie (février) En dépit d'une décélération des commandes, les observateurs devraient rester positifs concernant le climat d’affaires actuel. En revanche, leur appréciation des perspectives devrait se détériorer davantage en prévision de la hausse de la TVA de 3 points en avril. Toujours, au Japon, il sera intéressant d’étudier la révision des chiffres de croissance du dernier trimestre 2013 avec une baisse de 0,2 point par rapport aux premières estimations du fait d’un moindre investissement.
En France sera attendue la production industrielle de janvier. Le résultat sera pénalisé par un recul de la production d'énergie du fait du climat clément. Le secteur manufacturier devrait e revanche bien se comporter.
MARDI 11 MARS
En France, il faudra regarder l’évolution de l’emploi salarié du 4ème trimestre 2013.
Seront également publiés les indicateurs avancés de l'OCDE de mars.
Au Japon, il faudra suivre les annonces concernant la politique monétaire.
A Berlin sera annoncé le résultat de la balance commerciale du mois de janvier.
Au Royaume-Uni, il faudra regarder la production industrielle de janvier. La production industrielle avait légèrement progressé en décembre 2013 (+0,4% m/m) après avoir subi une légère correction en novembre. Les données d’enquêtes annoncent un léger fléchissement de la croissance.
MERCREDI 12 MARS
Au Japon sera publié les résultats de l’activité dans le secteur tertiaire (janvier) qui a bénéficié d’achats par anticipation du fait de la hausse attendue de la TVA.
Pour la zone euro sera connue la production industrielle de janvier avec une augmentation attendue.
JEUDI 13 MARS
En France, sera particulièrement attendu l’indice des prix à la consommation du mois de février. Du fait de la fin des soldes et de l’effet de la hausse de la TVA, un rebond de l’inflation est attendu avec un taux annuel qui pourrait atteindre 0,9 %.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les ventes de détail du mois de février. Les ventes de détail devraient être en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils. Les tempêtes de neige pourraient avoir soutenu les ventes de produits alimentaires tout en pénalisant les matériaux de construction.
Au Japon seront publiés les résultats des Commandes de machines de janvier.
Les commandes de machines, hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.
Aux Etats-Unis seront communiquées les ventes de détail qui devraient être restées assez faibles, en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils.
Au Japon, il faudra suivre les commandes de machines qui hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.
VENDREDI 14 MARS
En France, les résultats de la création d’entreprise du mois de mars seront publiés.
samedi 1 mars 2014
La semaine économique vue par Philippe Crevel
Le coin des épargnants
La bourse de Paris termine le mois de février avec une hausse de 5,8 %. En une semaine, la progression est de 0,62 %. Le CAC 40 a terminé vendredi à 4408 points. Les derniers événements ukrainiens commencent à se faire ressentir et freinent la hausse qui est alimentée par les bons résultats des entreprises. Par ailleurs, le ralentissement américain au mois de janvier se confirme
Il est fort probable qu’un mouvement de consolidation intervienne dans les prochains jours.
Les Etats-Unis en proie aux vicissitudes du climat et du ralentissement des injections de liquidités
Les Etats-Unis connaissent un début d’année moins facile que prévu avec des intempéries qui pèsent sur la croissance. La diminution des injections de liquidités pèse sur l’activité en contrariant les anticipations et en augmentant les taux.
Les résultats de la croissance au 4ème trimestre ont été revus à la baisse. Le taux de croissance évalué à 3,2 % a été corrigé à 2,4 % en rythme annuel.
Cette révision ramène la croissance à 1,9 % pour l’année en recul par rapport à 2012 où elle avait atteint 2,8 %.
Cette révision est imputable à une moindre consommation moins forte qu’anticipé. Les dépenses des ménages représentant 70 % de l’activité économique aux Etats-Unis, n’ont augmenté que de 2,6 %, soit un recul de 0,7 point par rapport à la première estimation du département du commerce.
La progression des exportations a été moins forte que prévu avec une hausse de 9,4 % contre 11,4 % estimé. En revanche, les importations ont augmenté de 1,5 % contre 0,6 % estimé.
La croissance a été impactée par une réduction plus forte des dépenses publiques. Elles ont baissé de 5,6 % ; celles du gouvernement fédéral diminuant de 12,8 % en raison de la paralysie partielle des services causés par la bataille budgétaire au Congrès les deux premières semaines d’octobre.
Néanmoins, il y a une bonne nouvelle à travers l’augmentation de l’investissement des entreprises qui a joué un rôle positif sur la croissance.
La confiance des ménages américains restent élevée malgré l’accumulation de mauvais signaux. De ce fait, malgré les intempéries, les experts tablent sur une croissance de 1,4 à 2 % en base annuelle sur le premier trimestre 2014. Il est fort probable que la FED stabiliser pour quelques mois les injections de liquidités autour de 65 milliards de dollars par mois.
Zone euro, un redémarrage au train de sénateur
L’Allemagne confirme sa bonne fin d’année, son chômage continue de baisser, l’Europe du Sud voit le bout du tunnel avec le retour sur les marchés financiers, la sortie de la récession ; en revanche la France est plus qu’hésitante et reste avec Italie un point de crispation économique. L’Union européenne a confirmé ce que de nombreux experts pressentaient, le déficit public en 2014 ne sera pas ramené à 3,6 % et celui de 2015 ne reviendra à 3 %. La Commission prévoit 4 et 3,9 %. En 2013, le déficit a atteint 4,2 %.
La Commission européenne a, en effet, publié ses Prévisions d’Hiver. Elle prévoit une croissance du PIB de 1,2% en 2014 et de 1,8% en 2015 pour la zone euro. Ces prévisions ont été élaborées à partir des derniers résultats du quatrième trimestre 2013. L’année dernière, le PIB de la zone euro a reculé de 0,4 % succédant à une contraction de 0,7 % en 2012.
La Commission a noté que la croissance s’était accélérée en Allemagne mais également en France au dernier trimestre. Avec des PIB en hausse pour le deuxième trimestre d’affilée, les économies italienne et espagnole sont bien sorties de la récession au cours de l’année 2013.
Cette sortie progressive de la récession confirme l’analyse de la BCE sur le statuquo en matière de politique monétaire malgré l’apparition de quelques signes déflationnistes.
Avec ses prévisions d’hiver, la Commission européenne lance la procédure du semestre européen donnant lieu à une évaluation de l’ensemble des politiques budgétaires.
Concernant les déséquilibres macroéconomiques, la Commission devrait rendre publics dans les toutes prochaines semaines les bilans approfondis (in-depth review) qu’elle prépare sur les Etats membres.
La situation de la zone euro s’est améliorée grâce à la disparition des déficits courants ; le solde courant de l’ensemble de la zone euro est positif de plus de 2%.
La Commission a souligné les efforts budgétaires accomplis par certains Etats tout en rappelant que des progrès doivent être encore réalisés. Selon ses prévisions, le déficit budgétaire de la zone euro est de 3,1% du PIB en 2013. En 2014, il pourrait être de 2,6%. Le niveau d’endettement devrait frôler les 96 % et pourrait diminuer en 2015. Chypre, l’Espagne et l’Irlande sont les Etats où les déficits resteront les plus élevés cette année.
La Commission a noté qu’à défaut de mesures correctrices la France devrait enregistrer un écart significatif avec la trajectoire prévu, de un point en 2015. Au mois d’avril, le Gouvernement français devra, dans le cadre du programme de stabilité et de croissance, convaincre la Commission que les économies à réaliser ont été identifiées.
Que fera la BCE ?
Le taux d’inflation est resté stable à 0,8 % au mois de février. Ce résultat est imputable à la poursuite de la baisse des prix de l’énergie (-2,2 % après -1,2% en janvier) et à la légère baisse des prix de l’alimentation, des boissons alcoolisées et du tabac. Ont augmenté légèrement les biens industriels hors énergie (0,6%, contre 0,2% en janvier) et les services (1,3 contre 1,2 % le mois précédent). Avec une inflation qui reste très en-deçà de 2 %, la BCE pourrait amener à prendre des mesures non conventionnelles afin d'éviter l'enclenchement d'une spirale déflationniste. La marge sur les taux est faible (taux directeur de 0,25 %) ce qui devrait inciter la BCE à effectuer des prêts ciblés aux banques. La BCE pourrait être d’autant plus incitée à prendre des mesures que le taux du chômage de la zone euro reste stable à un niveau très élevé, 12 %.
France, le temps de l’attentisme
La France est entrée dans une phase de croissance molle voire nulle sur fond d’attente du pacte de responsabilité et de reprise plus franche dans le sud de l’Europe.
Ainsi, au mois de janvier, les dépenses de consommation des ménages en biens ont baissé de 2,1 % en volume selon l’INSEE, après avoir augmenté de 0,2 % en décembre. La chute est liée au climat qui a entraîné la réduction de la consommation d’énergie et à la contraction des ventes d’automobile après le bon mois de décembre (modification du bonus-malus et hausse de la TVA).
La consommation des Français continue à faire du yoyo en fonction des variations climatiques, des impôts et des contraintes de revenus. Dans les faits, elle demeure sur longue période étale. En prenant en compte l’augmentation de la population, plus de 300 000 personnes par an, la consommation par tête diminue. Au mois de janvier, les ménages ont pensé à reconstituer leur cagnotte en plaçant de l’argent sur le Livret A et sur l’assurance-vie.
Après un rebond en décembre (+2,8 %), les dépenses en biens durables reculent en janvier (–4,3 %) en raison du fort repli des dépenses en automobiles. Ces dernières chutent en janvier (-7,7 %), après avoir été plutôt dynamiques en décembre (+2,9 %), du fait d’achats anticipés de voitures, en prévision du renforcement du malus écologique au 1er janvier 2014. Elles baissent de 0,6 % par rapport au mois de janvier 2013. Par ailleurs, les achats en équipement du logement baissent légèrement (–1,1 %), après un mois de décembre dynamique (+3,6 %).
La consommation de textile, habillement et cuir retrouve, à la faveur de la période des soldes de janvier, un niveau proche de celui atteint en novembre (+1,9 %, après –1,8 %). En janvier, les dépenses de consommation en autres biens fabriqués se redressent (+0,5 % après -0,1 % en décembre) notamment celles en quincaillerie-bricolage qui rebondissent.
A suivre, next week
Une semaine monétaire s’annonce avec la réunion de la BCE qui sera attendue pour connaître si des décisions sont prises pour contrecarrer les tendances déflationnistes de l’économie de la zone euro.
Lundi 3 mars
A Paris, il faudra suivre la publication des indicateurs avancés PMI manufacturier et les résultats des immatriculations de voitures neuves en février ainsi que l’adjudication de Bons du Trésor.
A Pékin, sera communiqué l’indice PMI Markit manufacturier définitif de février et l’indice PMI services officiel de février.
A Berlin, il faudra regarder l’indice PMI Markit manufacturier définitif de février
A Londres seront également communiqués les indices PMI Markit manufacturier définitif de la zone euro de février et celui du Royaume-Uni.
Mardi 4 mars
Les constructeurs automobiles seront tous à Genève pour le Salon de l'automobile de Genève (première journée presse).
Il faudra suivre à Bruxelles les prix à la production zone euro de janvier.
Moment important, à Washington sera présenté le projet de budget pour l'exercice 2015.
Mercredi 5 mars
A Paris, les indices PMI des services et composite de février seront publiés.
Jeudi 6 mars, sera publié le taux de taux de chômage au sens du BIT pour le 4ème trimestre. Il faudra regarder le taux d’intérêt pratiqué lors de l’adjudication d'OAT.
Au Japon sera publié l’indice PMI Markit services de février ainsi qu’en Chine, en Allemagne et au Royaume-Uni.
A Bruxelles sera communiqué le PIB détaillé zone euro du 4ème trimestre et les ventes au détail pour la zone euro de février.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’enquête ADP sur l'emploi de février.
Jeudi 6 mars
En Allemagne, seront communiquées les commandes à l'industrie de janvier.
A Londres, il faudra suivre la décision de politique monétaire.
A Londres, il faudra suivre la décision de politique monétaire.
A Francfort, le Conseil des gouverneurs de la BCE se réunira avec une annonce prévue sur la politique des taux.
Vendredi 7 mars
En Allemagne sera communiquée la production industrielle de janvier.
A Bruxelles, une réunion Ecofin des Ministres de l’Economie et des Finances est prévue. A Washington, il faudra suivre les résultats concernant les demandeurs d'emploi et le taux de chômage de février.
Par ailleurs, il faudra regarder la revue de Moody's sur les Pays-Bas et celle sur la Belgique.
samedi 22 février 2014
La semaine économique vue par Philippe Crevel
Le coin des épargnants
La bourse de Paris a passé une bonne semaine en se rapprochant des 4400 points. Le CAC 40 a, en effet, atteint 4 381 points en progression de 0,94 % sur la semaine. L’indice est à son plus haut depuis septembre 2008.
Les résultats économiques en demi-teinte des Etats-Unis ont eu peu d’impact car elles ont été jugées à l’aune des intempéries climatiques qui ont frappé le pays au mois de janvier. En revanche, les bons résultats financiers des entreprises portent le cours des actions qui bénéficient toujours de la réduction des injections de liquidités et de la défiance des investisseurs à l’égard des pays émergents.
Valeo a gagné 12,63 % à 99,07 euros grâce à un bénéfice net en hausse de 18 % en 2013.
Total s’est apprécié de 1,58 % à 45,60 euros du fait d’un relèvement de sa recommandation par Goldman Sachs
Si les affaires ukrainiennes ont peu d’incidences économiques, elles ont néanmoins comme conséquence de se faire ressentir sur le cours des céréales qui sont à la hausse ces derniers jours.
Le livret A et le Livret de Développement Durable se refont une santé au mois de janvier avec une collecte positive avec une collecte nette de 2,2 milliards d’euros. Les Français ont préféré le cochonnet aux soldes en ce début d’année. Les incertitudes qui pèsent sur la situation économique française les ont conduit à opter pour la prudence d’autant plus qu’ils n’attendent pas d’accalmie sur le front fiscal. Le niveau d’anxiété étant toujours élevé, il est fort à parier que l’année 2014 ne devrait pas enregistrer une inflexion sensible du taux d’épargne.
Le serpent de mer des contrats d’assurance-vie non réclamés et des comptes bancaires inactifs progresse avec l’examen d’une proposition de loi du rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale. La Caisse des Dépôts et Consignation pourrait ainsi recevoir les contrats non réclamés et les fonds des comptes bancaires inactifs. Les banques et les assureurs seraient amenés à effectuer des démarches afin de retrouver les bénéficiaires de manière plus proactive. In fine au bout de 30 ans, l’Etat ramasse la mise…
France, quand l’inflation disparaît des écrans radars
Les prix malgré la hausse de la TVA a, en janvier, ont baissé de 0,6 point ; le taux d’inflation restant campé sur ses 0,7 point. La hausse des taux de TVA aurait dû avoir un impact de 0,2 à 0,3 point de hausse des prix. Les entreprises ne l’ont pas répercutée pour le moment et ont joué sur leurs marges. L’inflation est trop basse pour de nombreux spécialistes qui réclament une action plus énergique de la BCE.
France et si les revenus étaient trop faibles…
Les salaires nets de biens de nos homologues sont supérieurs aux salaires des Français. Le poids des prélèvements et les exonérations de cotisations limitées à 1,6 fois le SMIC ont abouti à un plafonnement des rémunérations. Le mauvais positionnement de l’outil économique français avec insuffisamment de haut de gamme contraint les entreprises à réduire autant que possible la masse salariale avec comme voie de conséquence une paupérisation croissante des salariés qui depuis des années doivent se contenter de faibles augmentations en grande partie absorbées par le relèvement des impôts. Pour illustrer cette situation, il suffit d’analyser les chiffres de l’INSEE.
Le revenu moyen par ménage était de 20 375 euros en France (métropole + DOM). En métropole, il est de 20 530 euros. Le niveau le plus élevé est atteint en Ile de France avec 24 538 euros. Le plus bas se situe dans le Nord Pas de Calais avec 17 423 euros. Les autres régions sont assez proches les unes des autres. Parmi les régions les plus riches, se trouvent après l’Ile de France, Rhône-Alpes, la région Centre et Provence Côte d’Azur. Parmi les plus pauvres après le Nord-Pas de Calais, Languedoc Roussillon, Lorraine et la Corse.
Etats-Unis, un début d’année à petite vitesse
La fête est finie. Les Etats-Unis retrouvent un rythme de croissance plus lent. Certes, les résultats du mois de janvier doivent être interprétés avec prudence du fait de l’impact des intempéries économiques. Ainsi, les ventes de logements anciens aux États-Unis ont reculé plus que prévu en janvier avec une baisse de 5,1 %, le plus mauvais résultat enregistré depuis 18 mois.
Au mois de janvier, la production industrielle a reculé de 0,3%, et le seul secteur manufacturier a enregistré une baisse de 0,8%.
Dans le secteur de la construction. Les mises en chantier ont plongé de 16% en janvier et sont en recul sur un an, pour la première fois depuis août 2011.
Point positif, le marché du travail n’est pas impacté pour le moment
L’analyse des derniers résultats macroéconomiques soulignent qu’il ne faut pas trop exagérer la reprise américaine. En effet, le bon taux du dernier trimestre 2013, 3,2%, supérieur au rythme potentiel de l’économie évalué à 2,5 % s’explique par les reconstitutions de stocks.
La croissance de l’économie américaine campe depuis 2011 autour de 2 % avec la création annuelle de 2,025 à 2,642 millions d’emploi correspondant en rythme mensuel à la création de 169 000 à 205 000 emplois.
Il faut noter que les dernières indications sur les prix semblent témoigner d’un éloignement des forces déflationnistes. Néanmoins, l’inflation sous-jacente reste à un niveau faible autour de 1,5 % voire 1 % pour certains experts.
Au niveau des prévisions économiques, le taux de croissance de l’économie américaine devrait se situer entre 2,3 et 2,6 % en 2014 avec une amélioration sensible pour le second semestre.
A suivre, next week
Mardi 25 Février, il faudra regarder pour la France les enquêtes INSEE sur le climat des affaires du mois de février. L’indicateur est annoncé stable du fait des incertitudes qui pèsent sur la conjoncture française. Il faudra suivre toujours, en France, les résultats de la commercialisation des logements neufs du 4ème trimestre et ceux de la construction de logements pour janvier.
Mercredi 26 Février, ce sera le tour du Royaume-Uni de donner le résultat de sa croissance au 4ème trimestre 2013 qui devrait ressortir en hausse à 0,7 point soit une belle croissance.
En France sera attendu avec toujours autant d’attention les résultats du chômage du mois de janvier.
Jeudi 27 Février, aux Etats-Unis, seront communiqués les résultats des biens durables du mois de janvier qui devraient s’inscrire en baisse d’environ 3,5 % du fait des intempéries et des résultats décevant de l’aéronautique.
Pour la zone euro sera connu l’indice du climat économique L’indice du climat économique de la Commission européenne s’était inscrit à la hausse à 100,9 en janvier, son plus haut niveau depuis juillet 2011. Il devrait encore être en hausse en février.
Pour l’Allemagne sera publié le rapport emploi du mois de février. Un nouveau recul du chômage est attendu.
Pour la France, seront connus les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages de février et les indices des prix des logements anciens pour le 4ème trimestre 2013.
Vendredi 28 Février, plusieurs résultats japonais seront rendus publics dont la production industrielle de janvier. Du fait des achats en hausse en anticipation de la future hausse de TVA, la production devrait avoir progressé d’environ 4% en janvier.
Le rapport sur l’emploi japonais du mois de janvier devrait se conclure sur le maintien d’un taux de chômage à 3,7 %.
L’enquête sur les revenus et dépenses des ménages de janvier, toujours au Japon devrait indiquer que les dépenses des ménages ont augmenté de 1%. La demande de biens durables reste forte à la veille de la hausse de TVA.
Enfin sera rendu public le taux d’inflation du mois de janvier au Japon qui devrait se situer autour de 1,2 %.
Ce même vendredi, il sera également communiqué pour la zone euro, la prévision d’inflation pour le mois de février qui devrait rester à un niveau très faible, 0,7 %.
En France, il faudra regarder avec attention la consommation des ménages en biens de janvier et les indices de prix de production et d'importation de l'industrie / janvier.
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