jeudi 7 février 2019

Le Mensuel du Cercle - février 2019

 SOMMAIRE DU MENSUEL DE L’ÉPARGNE 
FÉVRIER 2019

L’ÉDITO

  • ISF, Repose en paix !, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

LE COIN DE L’ÉPARGNE

  • Le patrimoine en France en question et en chiffres
  • Le crowdfunding en France à la croisée des chemins
  • Comment les épargnants sont-ils protégés ?

LE COIN DE LA DÉMOGRAPHIE

  • La France rentre dans le rang
  • L’espérance de vie en hausse en 2018

LE DOSSIER DU MOIS

  • Retraites : rachat de trimestres mode d’emploi

LES CHIFFRES DU CERCLE

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

mardi 22 janvier 2019

Le Livret A réussit une belle année


Livret A
Résultat du mois de décembre et de l’année 2018

2018, une bonne année pour le Livret A




Le Livret A a fêté dignement ses deux cents ans avec une collecte sur l’ensemble de l’année 2018 de 10,08 milliards d’euros, soit à peine moins qu’en 2017 (10,24 milliards d’euros). Le produit d’épargne préféré des Français a démontré, une fois de plus, sa résilience. Il n’a pas été pénalisé ni par le faible rendement de 0,75 % qu’il offre depuis le 1er août 2015, ni par le regain de l’inflation qui a atteint sur l’année 1,8 %.

2018, une année plurielle pour le Livret A

L’année 2018 a été plurielle. Jusqu’en août, la collecte a été abondante avant de connaitre un passage à vide en septembre et en octobre. En novembre et en décembre, la collecte est redevenue positive tout en restant mesurée. En effet, pour le dernier mois de l’année, le Livret A a enregistré une collecte de 540 millions d’euros faisant suite à celle de 670 millions de novembre. 2018 a ainsi ressemblée à 2017, les ménages épargnent au premier semestre et dépensent au cours du second du fait des dépenses de rentrées scolaires et des impôts. Il sera intéressant d’analyser sur l’évolution de la collecte en 2019 les effets de la mise en place de la retenue à la source et de la suppression pour 80 % des ménages de la taxe d’habitation.

Le résultat du mois de décembre 2018 est assez conforme à la tradition. Lors de ces dix dernières années, une seule décollecte a été  enregistrée, en 2017. Le dernier mois de l’année donne, en effet, lieu à des versements de primes. Les fêtes de fin d’année sont également l’occasion pour les parents et les grands parents de doter les Livrets de leurs enfants ou petits-enfants. Les manifestations ont pu néanmoins freiner les ardeurs des épargnants de se rendre aux guichets pour placer une partie de leur liquidités.

2018, un bon cru pour le Livret A

Dans un contexte économique et social compliqué, les ménages ont accru, en 2018, leur effort d’épargne, effort qui a profité au Livret A. En période de doute et d’augmentation de l’inflation, les ménages ont traditionnellement tendance à accroître leur poche d’épargne de précaution. Pour faire face à l’augmentation des dépenses à venir, les ménages ont tendance à augmenter leur épargne. Ils peuvent également épargner plus pour compenser la perte de valeur de leur placement (effet d’encaisse). En 2018, les Français ont été plutôt souris que cigale, le taux d’épargne ayant atteint au 3e trimestre 15,6 % du revenu disponible brut. L’assurance vie a également profité de ce mouvement et devrait signer une bonne année 2018.

Un nouveau record pour l’encours du Livret A

L’encours du Livret A a atteint un nouveau record fin 2018 à 283,8 milliards d’euros. 2,02 milliards d’euros d’intérêts capitalisés ont été versés aux titulaires contre 1,94 milliard d’euros en 2017.

Le triptyque du succès du Livret A a eu raison du rendement réel négatif

Le Livret A peut compter sur son triptyque pour conserver et attirer les épargnants : la liquidité, la sécurité avec la garantie en capital et l’exonération de tout prélèvement.

Ce triptyque a éclipsé le faible rendement qu’offre le Livret A. Pourtant, pour la première fois depuis 35 ans, le rendement réel du Livret A est devenu négatif. En effet, du fait de l’augmentation de l’inflation provoquée par la hausse du cours du pétrole et le blocage du taux à 0,75 % jusqu’en 2020, le rendement réel est sur l’année négatif à hauteur d’un point.

La notion de rendement réel doit être relativisée. Le rendement d’un produit d’épargne avec l’évolution d’un panel de biens et de services ne sont pas totalement comparables. L’épargne, c’est la renonciation à la consommation. La mesure de la rentabilité de l’épargne doit prendre en compte le temps et aussi le processus d’accumulation (la capitalisation, les intérêts accumulés génèrent eux-mêmes des intérêts). Enfin, la performance d’un produit d’épargne doit être comparée à celle des autres placements en intégrant le degré de risque et de liquidité.

En période d’incertitudes, le Livret A est la valeur refuge par excellence. Cette situation ne devrait guère changer au cours de l’année 2019 qui devrait voir refluer l’inflation. Il  apparait donc clairement que le rendement réel de l’épargne à court terme a peu d’impact sur la collecte.
 

vendredi 11 janvier 2019

LE MENSUEL N°57 DU MOIS DE JANVIER 2019

 

SOMMAIRE DU MENSUEL DE L'ÉPARGNE ET DE LA RETRAITE


 MOIS DE JANVIER 2019

 

L'ÉDITO

    • Des portes s’ouvriront pour tous ceux qui trouveront les clefs, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 

    LE COIN DE L'ÉPARGNE

    • De 2018 à 2019, l’épargnant dans tous ses États
    • PEA, une croissance poussive 

    LE COIN DE LA RETRAITE

    • Le régime des marins, un ancêtre aux multiples spécificités 

    LE COIN DES INDÉPENDANTS

    • Devient-on travailleur indépendant par vocation ?  

    LE COIN DE LA DÉMOGRAPHIE

    • France, fécondité, rupture ou retour à la normale ? 

    LES CHIFFRES DU CERCLE

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite         

    Télécharger le PDF du Mensuel 

    lundi 10 décembre 2018

    Le Mensuel du Cercle de l'Epargne N°56 du mois de décembre

    La lettre de décembre 2018

    décembre 2018


    L’ÉDITO         

    • Face au duopole, combien de divisions pour l’Europe par  Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 

    LE COIN DE L’ÉPARGNE   

    • Premier bilan, une année 2018 bien chafouine
    • Être propriétaire, un challenge de plus en plus difficile à réussir
    • Entre 2015 et 2018, les Français ont plébiscité l’assurance vie

    LE COIN DE LA RETRAITE          

    • Partir à la retraite, c’est un tout un travail !

    LE COIN DE LA PROTECTION SOCIALE

    • Les dépenses de protection sociale : 33,8 % du PIB
    • Dépendance : rendez-vous pris pour 2019

    LE COIN DE LA DÉMOGRAPHIE

    • Gains d’espérance de vie en Europe : stop ou encore
    • Espérance de vie en bonne santé : un autre marqueur des inégalités hommes/femmes ?

    LE DOSSIERS DU MOIS DE DÉCEMBRE         

    LA DÉPENDANCE AU-DELÀ DES FRONTIÈRES FRANÇAISES

    • La difficile mesure de la dépendance
    • Les différentes réponses à la dépendance

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE   

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite

    samedi 10 novembre 2018

    Le mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de novembre 2018

    SOMMAIRE 

    L'ÉDITO 
    • Nous nous compliquons bien la vie, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 
    LE COIN DE L'ÉPARGNE
    • L’irrésistible progression des dépôts à vue s’achève-t-elle ?
    • L’épargne réglementée, de nombreux produits mais pas toujours le même destin
    • Les livrets bancaires fiscalisés, un récent retour en grâce
    • L’épargne salariale, une niche à fort potentiel
    • Les produits d’épargne-retraite individuelle et les affres du vieillissement
    • L’assurance vie maintient le cap
    • Le PEA et le PEA PME 
    LE COIN DE LA RETRAITE
    • Espérance de vie en bonne santé : avantage aux femmes
    • Cotisations retraite : histoire d’une croissance difficile à freiner 
    LE COIN PRATIQUE
    • Les prêts entre particuliers doivent être enregistrés 
    LE DOSSIER DU MOIS DE NOVEMBRE
    • Le cinquantenaire du PEL 
    LES CHIFFRES DU CERCLE
    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite         

    mardi 30 octobre 2018

    La croissance revient mais faiblement

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 % ; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.

    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Au mois de septembre, elle a fortement reculé au mois de septembre (-1,7 %). Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

    Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    Les dépenses de rentrée ne sont plus ce qu’elles étaient


    Le beau temps du mois de septembre n'a pas inspiré les consommateurs dont les dépenses ont reculé de 1,7 %, effaçant la hausse du mois d'août de 1,1 %.  Les ménages sont en mode économie. Ils ont réduit leurs dépenses en biens fabriqués (−2,5 %) et en produits énergétiques (−1,2 %). La hausse des prix de ces derniers et la clémence du climat ont pu inciter les ménages à reporter leurs achats en la matière. Par ailleurs, la consommation alimentaire a reculé de 0,9 % en juillet. Les dépenses en habillement-textile sont également en léger repli en septembre (−0,5 % après +0,1 %), du fait notamment de la baisse des ventes de chaussures.

    Les ménages étalent de plus en plus leurs dépenses de rentrées qui commencent dès le mois d’août. Par ailleurs, les contraintes de pouvoir d’achat médiatisées cette année peuvent également expliquer cette rechute de la co

    La croissance revient mais faiblement

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 % ; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.

    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Au mois de septembre, elle a fortement reculé au mois de septembre (-1,7 %). Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

    Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    Les dépenses de rentrée ne sont plus ce qu’elles étaient


    Le beau temps du mois de septembre n'a pas inspiré les consommateurs dont les dépenses ont reculé de 1,7 %, effaçant la hausse du mois d'août de 1,1 %.  Les ménages sont en mode économie. Ils ont réduit leurs dépenses en biens fabriqués (−2,5 %) et en produits énergétiques (−1,2 %). La hausse des prix de ces derniers et la clémence du climat ont pu inciter les ménages à reporter leurs achats en la matière. Par ailleurs, la consommation alimentaire a reculé de 0,9 % en juillet. Les dépenses en habillement-textile sont également en léger repli en septembre (−0,5 % après +0,1 %), du fait notamment de la baisse des ventes de chaussures.

    Les ménages étalent de plus en plus leurs dépenses de rentrées qui commencent dès le mois d’août. Par ailleurs, les contraintes de pouvoir d’achat médiatisées cette année peuvent également expliquer cette rechute de la co

    Rebond mesuré de la croissance au 3e trimestre

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 %; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.
    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

     Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    Rebond mesuré de la croissance au 3e trimestre

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 %; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.
    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

     Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    mardi 9 octobre 2018

    Le Cercle de l'Epargne et de la retraite - Mensuel Octobre 2018 - N°54

    SOMMAIRE

    L’ÉDITO     

    • Excès d’épargne ou excès d’endettement, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

    LE COIN DE L’ÉPARGNE

    • Les Français en mode « épargnant »
    • L’héritage, un sujet éternel de passions

    LE COIN DE LA SANTÉ 

    • La Sécurité Sociale face au défi des Affections de Longue Durée
    • Le plan « Santé 2022 » révolution, mutation ou évolution ?

    LES DOSSIERS DU MOIS D’ OCTOBRE     

    RÉFORME DES RETRAITES 2019 : LE DÉFI DE LA RETRAITE DES FONCTIONNAIRES

    • Les agents publics et leur retraite, un enjeu à 75 milliards d’euros
    • Une convergence des régimes publics vers les régimes de droit commun
    • Retraite publique, retraite privée, on refait le match ?
    • Pyramide des âges de la population de la CNRACL au 31 décembre 2017
    • Les régimes de la fonction publique face au défi du régime universel
    • Des retraités plutôt favorables à la réforme
    • Annexes

    L’ÉPARGNE SALARIALE, UN SENIOR TOUJOURS FRINGANT

    • L’architecture rapide de l’épargne salariale
    • 9 millions de salariés couverts
    • L’épargne salariale, un encours à 132 milliards d’euros
    • Les cadres et les salariés des grandes entreprises, les premiers bénéficiaires de l’épargne salariale
    • L’épargne salariale ou la surreprésentation de quelques secteurs d’activité
    • L’épargne salariale absente d’un très grand nombre de PME
    • Projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises et l’Épargne salariale

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE 

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite