vendredi 11 janvier 2019

LE MENSUEL N°57 DU MOIS DE JANVIER 2019

 

SOMMAIRE DU MENSUEL DE L'ÉPARGNE ET DE LA RETRAITE


 MOIS DE JANVIER 2019

 

L'ÉDITO

    • Des portes s’ouvriront pour tous ceux qui trouveront les clefs, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 

    LE COIN DE L'ÉPARGNE

    • De 2018 à 2019, l’épargnant dans tous ses États
    • PEA, une croissance poussive 

    LE COIN DE LA RETRAITE

    • Le régime des marins, un ancêtre aux multiples spécificités 

    LE COIN DES INDÉPENDANTS

    • Devient-on travailleur indépendant par vocation ?  

    LE COIN DE LA DÉMOGRAPHIE

    • France, fécondité, rupture ou retour à la normale ? 

    LES CHIFFRES DU CERCLE

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite         

    Télécharger le PDF du Mensuel 

    lundi 10 décembre 2018

    Le Mensuel du Cercle de l'Epargne N°56 du mois de décembre

    La lettre de décembre 2018

    décembre 2018


    L’ÉDITO         

    • Face au duopole, combien de divisions pour l’Europe par  Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 

    LE COIN DE L’ÉPARGNE   

    • Premier bilan, une année 2018 bien chafouine
    • Être propriétaire, un challenge de plus en plus difficile à réussir
    • Entre 2015 et 2018, les Français ont plébiscité l’assurance vie

    LE COIN DE LA RETRAITE          

    • Partir à la retraite, c’est un tout un travail !

    LE COIN DE LA PROTECTION SOCIALE

    • Les dépenses de protection sociale : 33,8 % du PIB
    • Dépendance : rendez-vous pris pour 2019

    LE COIN DE LA DÉMOGRAPHIE

    • Gains d’espérance de vie en Europe : stop ou encore
    • Espérance de vie en bonne santé : un autre marqueur des inégalités hommes/femmes ?

    LE DOSSIERS DU MOIS DE DÉCEMBRE         

    LA DÉPENDANCE AU-DELÀ DES FRONTIÈRES FRANÇAISES

    • La difficile mesure de la dépendance
    • Les différentes réponses à la dépendance

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE   

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite

    samedi 10 novembre 2018

    Le mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de novembre 2018

    SOMMAIRE 

    L'ÉDITO 
    • Nous nous compliquons bien la vie, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 
    LE COIN DE L'ÉPARGNE
    • L’irrésistible progression des dépôts à vue s’achève-t-elle ?
    • L’épargne réglementée, de nombreux produits mais pas toujours le même destin
    • Les livrets bancaires fiscalisés, un récent retour en grâce
    • L’épargne salariale, une niche à fort potentiel
    • Les produits d’épargne-retraite individuelle et les affres du vieillissement
    • L’assurance vie maintient le cap
    • Le PEA et le PEA PME 
    LE COIN DE LA RETRAITE
    • Espérance de vie en bonne santé : avantage aux femmes
    • Cotisations retraite : histoire d’une croissance difficile à freiner 
    LE COIN PRATIQUE
    • Les prêts entre particuliers doivent être enregistrés 
    LE DOSSIER DU MOIS DE NOVEMBRE
    • Le cinquantenaire du PEL 
    LES CHIFFRES DU CERCLE
    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite         

    mardi 30 octobre 2018

    La croissance revient mais faiblement

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 % ; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.

    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Au mois de septembre, elle a fortement reculé au mois de septembre (-1,7 %). Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

    Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    Les dépenses de rentrée ne sont plus ce qu’elles étaient


    Le beau temps du mois de septembre n'a pas inspiré les consommateurs dont les dépenses ont reculé de 1,7 %, effaçant la hausse du mois d'août de 1,1 %.  Les ménages sont en mode économie. Ils ont réduit leurs dépenses en biens fabriqués (−2,5 %) et en produits énergétiques (−1,2 %). La hausse des prix de ces derniers et la clémence du climat ont pu inciter les ménages à reporter leurs achats en la matière. Par ailleurs, la consommation alimentaire a reculé de 0,9 % en juillet. Les dépenses en habillement-textile sont également en léger repli en septembre (−0,5 % après +0,1 %), du fait notamment de la baisse des ventes de chaussures.

    Les ménages étalent de plus en plus leurs dépenses de rentrées qui commencent dès le mois d’août. Par ailleurs, les contraintes de pouvoir d’achat médiatisées cette année peuvent également expliquer cette rechute de la co

    La croissance revient mais faiblement

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 % ; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.

    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Au mois de septembre, elle a fortement reculé au mois de septembre (-1,7 %). Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

    Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    Les dépenses de rentrée ne sont plus ce qu’elles étaient


    Le beau temps du mois de septembre n'a pas inspiré les consommateurs dont les dépenses ont reculé de 1,7 %, effaçant la hausse du mois d'août de 1,1 %.  Les ménages sont en mode économie. Ils ont réduit leurs dépenses en biens fabriqués (−2,5 %) et en produits énergétiques (−1,2 %). La hausse des prix de ces derniers et la clémence du climat ont pu inciter les ménages à reporter leurs achats en la matière. Par ailleurs, la consommation alimentaire a reculé de 0,9 % en juillet. Les dépenses en habillement-textile sont également en léger repli en septembre (−0,5 % après +0,1 %), du fait notamment de la baisse des ventes de chaussures.

    Les ménages étalent de plus en plus leurs dépenses de rentrées qui commencent dès le mois d’août. Par ailleurs, les contraintes de pouvoir d’achat médiatisées cette année peuvent également expliquer cette rechute de la co

    Rebond mesuré de la croissance au 3e trimestre

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 %; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.
    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

     Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    Rebond mesuré de la croissance au 3e trimestre

    Après deux premiers trimestres décevants, la croissance s’est légèrement accéléré au troisième trimestre en passant de 0,2 à 0,4 %. Cette amélioration est imputable à la consommation et aux échanges extérieurs. Compte tenu du retard accumulé sur le premier semestre, ce résultat est néanmoins décevant. Avec la fin des grèves dans le secteur des transports, les experts s’attendaient à un rattrapage plus important avec une croissance du PIB espérée à +0,5 %. La multiplication des incertitudes et une moindre confiance tant des consommateurs que des entreprises ont limité l’ampleur du rebond.

    La reprise de la consommation confirmée

    Après avoir reculé de 0,1 % au 2e trimestre, la consommation a enregistré une hausse de 0,5 % au 3e. La consommation en biens a progressé de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,4 %; celle des services a connu une hausse de +0,3 % après +0,1 %. Cette évolution positive est imputable aux dépenses de l’énergie qui obéissent à des facteurs de prix et de conditions climatiques. Elles ne sont pas révélatrices du moral des consommateurs.

    Les dépenses alimentaires, après deux trimestres de recul, se sont stabilisées avec un gain de +0,1 %.
    Dans les services, les dépenses de transport augmentent de 3,7 % mais cela est imputable à la fin des grèves qui avaient provoqué une contraction au 2e trimestre de 2,9 %.

    La consommation des ménages reste convalescente. Elle est handicapée par le ralentissement des créations d’emploi. La légère augmentation du chômage enregistrée au 3e trimestre ne peut jouer que défavorablement sur les dépenses des ménages. Par ailleurs, la question du pouvoir d’achat est devenue un sujet majeur au cours du 3e trimestre avec l’augmentation du prix des carburants. Son amélioration est attendue au 4e trimestre qui sera marqué par la diminution des cotisations chômage et par la poursuite de la réduction de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

    L’investissement des entreprises reste dynamique

    Au troisième trimestre 2018, les dépenses d’investissement totales (formation brute de capital fixe) ont augmenté de 0,8 % soit au même rythme qu’au deuxième (+0,9 %). L'investissement des entreprises reste dynamique avec un gain de +1,4 % après +1,3 %. Les secteurs de l’informatique, les services d'information et l’automobile ont été à l’origine de ce bon résultat.

    Atterrissage de l’investissement des ménages

    L'investissement des ménages poursuit son mouvement de correction après la forte hausse de 2017. Il se contracte, en effet, de 0,2 % après 0,0 %, en lien avec le recul des mises en chantiers de logements depuis fin 2017.

    Légère contribution positive du commerce extérieur

     Au troisième trimestre, les exportations ont augmenté de 0,7 % contre +0,1 % au deuxième trimestre quand les importations n’ont progressé que de 0,3 % après +0,7 %. De ce fait, les échanges extérieurs contribuent positivement à la croissance : +0,1 point, après −0,2 point au deuxième trimestre. Au cours du premier semestre, le commerce extérieur avait pénalisé la croissance française. L’augmentation des livraisons d’avion a permis ce rétablissement qui ne permet pas de réduire de manière significative le déficit commercial. Au mois d’août, le déficit cumulé sur les 12 derniers du commerce extérieur français a atteint 61,9 milliards d'euros contre 63,8 milliards pour l'année 2017.

    L’objectif de croissance de 1,6 % en ligne de mire

    La croissance française pourrait atteindre sur l’année le taux prévu par l’INSEE et la Banque de France, 1,6 % sauf contreperformance notable au dernier trimestre. Elle pourrait en cas d’accélération se rapprocher de l’objectif du Gouvernement de 1,7 %. Le dernier trimestre bénéficiera de la baisse des charges sociales et de la baisse de la taxe d’habitation. Les pouvoirs publics espèrent également une diminution du taux d’épargne des ménages qui avait atteint 14,3 % du revenu disponible brut au 2e trimestre. Parmi les facteurs pouvant entraver la croissance française figurent le ralentissement du commerce international, la hausse du prix du pétrole, la stagnation des créations d’emploi et l’absence de confiance des consommateurs et des investisseurs. Au regard des chiffres des trois premiers trimestres, l’année 2018 est sur le plan économique une année passable voire décevante. L’embellie de la fin de l’année 2017 a fait long feu en raison du fait de la hausse du pétrole et d’une demande intérieure moins vive que prévu.

    mardi 9 octobre 2018

    Le Cercle de l'Epargne et de la retraite - Mensuel Octobre 2018 - N°54

    SOMMAIRE

    L’ÉDITO     

    • Excès d’épargne ou excès d’endettement, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

    LE COIN DE L’ÉPARGNE

    • Les Français en mode « épargnant »
    • L’héritage, un sujet éternel de passions

    LE COIN DE LA SANTÉ 

    • La Sécurité Sociale face au défi des Affections de Longue Durée
    • Le plan « Santé 2022 » révolution, mutation ou évolution ?

    LES DOSSIERS DU MOIS D’ OCTOBRE     

    RÉFORME DES RETRAITES 2019 : LE DÉFI DE LA RETRAITE DES FONCTIONNAIRES

    • Les agents publics et leur retraite, un enjeu à 75 milliards d’euros
    • Une convergence des régimes publics vers les régimes de droit commun
    • Retraite publique, retraite privée, on refait le match ?
    • Pyramide des âges de la population de la CNRACL au 31 décembre 2017
    • Les régimes de la fonction publique face au défi du régime universel
    • Des retraités plutôt favorables à la réforme
    • Annexes

    L’ÉPARGNE SALARIALE, UN SENIOR TOUJOURS FRINGANT

    • L’architecture rapide de l’épargne salariale
    • 9 millions de salariés couverts
    • L’épargne salariale, un encours à 132 milliards d’euros
    • Les cadres et les salariés des grandes entreprises, les premiers bénéficiaires de l’épargne salariale
    • L’épargne salariale ou la surreprésentation de quelques secteurs d’activité
    • L’épargne salariale absente d’un très grand nombre de PME
    • Projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises et l’Épargne salariale

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE 

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite

    lundi 10 septembre 2018

    Le mensuel du Cercle de l'Epargne de septembre 2018

     

    AU SOMMAIRE DU MENSUEL DE L'ÉPARGNE ET DE LA RETRAITE
    DU MOIS DE SEPTEMBRE 2018

     

    L'ÉDITO

    • Inflation, faut-il avoir peur ? Par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

    LE COIN DE LA CONJONCTURE
    • L’épargnant, le retraité et l’inflation font-ils bon ménage ?

    LE COIN DE LA RETRAITE
    • Régimes de retraites complémentaires des salariés : ce qui change au 1er janvier 2019
    • Retraite : les points d’alerte du comité de suivi des retraites
    • Le régime universel au secours des fonctionnaires territoriaux ?


    LE COIN DE L'ÉPARGNE

    • Projet de loi PACTE, la révolution de l’épargne-retraite est-elle au rendez-vous ?

    LE DOSSIER DU MOIS DE SEPTEMBRE

    L’ÉPARGNANT FRANÇAIS, UN PRUDENT QUI CONNAÎT SES LIMITES ?   

    • Livret A : un regain d’intérêt conjoncturel ?
    • L’assurance vie, toujours premier placement financier
    • Le retour en grâce des actions
    • La réforme fiscale de l’épargne pas encore totalement intégrée

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L'ÉPARGNE
    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite

             

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    mardi 31 juillet 2018

    Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois d'août 2018 N°52

    AU SOMMAIRE DU MENSUEL DE L'ÉPARGNE ET DE LA RETRAITE
    DU MOIS D'AOÛT 2018


    L'ÉDITO

    • La retraite est une affaire sérieuse, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

    LE COIN DE L'ÉPARGNE
    • Le Livret A en roue libre
    • Un semestre en or pour l’assurance vie
    • Rebond du nombre de PEA ouverts en France
    • Plan d’épargne logement, changement de cap ?
    • Les dépôts à vue, toujours grands favoris ! 

    LE COIN DE LA DÉMOGRAPHIE

    • La belle victoire sur la mortalité infantile marque le pas

    LES DOSSIERS DU MOIS D'AOÛT

    DU PACTE À LA RÉFORME DES RETRAITES CRAINTES, BESOINS ET ATTENTES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE D’ÉPARGNE
    • Placements : les actions, faute de mieux ?
    • Placements financiers : les choix fiscaux du Gouvernement contestés ?
    • L’effort régulier d’épargne-retraite confirme sa tendance à la baisse
    • Épargne-retraite : les atouts des produits dédiés encore méconnus du grand public
    • Pour promouvoir l’épargne-retraite, développons l’épargne individuelle ?
    • Après l’épargne pour compléter sa retraite, l’épargne pour financer sa possible dépendance ? 

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite          

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    lundi 9 juillet 2018

    Le Mensuel de l'Epargne et de la Retraite du mois de juillet 2018

    L’ÉDITO 
    •  Que faire des réserves des régimes complémentaires ? par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne
    LE COIN DE LA RETRAITE     
    • Retraite, état des lieux avant déménagement
    • Retraite :  qu’en sera-t-il demain ?          
    • L’âge de départ à la retraite repoussé en Russie ! 
    LE  COIN DE L’ÉPARGNE               
    • Patrimoine financier, les Français toujours très conservateurs
    • L’épargne réglementée maintient le cap malgré la baisse des taux
    • Le Plan d’Épargne Logement abandonne sa place  de champion pour la collecte
    • L’assurance vie plie mais résiste
    • La détention directe et indirecte d’actifs investis  en fonds propres
    • La prise de risques, un combat sans fin     
    LES DOSSIERS DU MOIS DE JUILLET  
    1. La réversion, réforme ou pas réforme un enjeu de société  par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne 

    • 4,4 millions de bénéficiaires de droits dérivés
    • La réversion en France, règles en vigueur
    • Le poids relatif de la réversion est amené à diminuer
    • La réversion chez nos partenaires
    • Quel avenir pour la réversion en France ?
    • Les pistes envisageables pour le Gouvernement
    2. La retraite et l’épargne des indépendants passées au crible, par Sarah Le Gouez, Secrétaire générale du Cercle de l’Épargne
    • Retraite : plus d’un travailleur non salarié sur deux  est très inquiet pour sa retraite      
    • Épargne des indépendants : diversité et sécurité     
    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE        
    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite

    jeudi 7 juin 2018

    Le Mensuel de l'Epargne et de la Retraite du mois de juin 2018

    AU SOMMAIRE DU MENSUEL DE L'ÉPARGNE 
    DU MOIS DE JUIN 2018


    L'ÉDITO

    • Quand 2018 solde 1944, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne 

    LE COIN DE LA SANTÉ

    • La complémentaire santé généralisée, an 1,  premières conclusions 

    LE COIN DE LA RETRAITE 

    •  Plus de 16 millions de retraités en France
    • 1760 euros par mois, le niveau de vie médian des retraités
    • Moins de 600 000 bénéficiaires du minimum vieillesse en France
    • Les suppléments de retraite par capitalisation
    • Histoire de quelques suppléments de retraite par capitalisation 

    DOSSIER : ÉPARGNE ET RETRAITE : REGARDS CROISÉS ENTRE JEUNES ACTIFS  ET RETRAITÉS

    • La retraite, les jeunes et les seniors,  même combat ?
    • Épargne retraite : jeunes actifs et retraités convertis à l’échelon individuel
    • Épargne : l’immobilier pour les jeunes actifs et l’assurance vie pour les retraités ? 

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite
     

    mercredi 9 mai 2018

    Le mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de mai 2018

    L'ÉDITO
    • Un petit pas pour l'Europe, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

    LE COIN DE LA RETRAITE 

    • L’épineuse question de la portabilité des droits
    LE COIN DE L' ÉPARGNE
    • L’assurance vie fête son bicentenaire
    • L’assurance européenne, un marché de près de 1 200 milliards d’euros

    DOSSIER :  ÉPARGNE, RETRAITE, SALARIÉS DU PRIVÉ, SALARIÉS DU PUBLIC, MÊME COMBAT ?

    • L’épargne, une grande convergence de vue
    • Retraite, un sujet d’inquiétude partagé par fonctionnaires et salariés du privé
    • Le secteur public, une terre d’épargnants en vue de la retraite ?
    • Assurance dépendance, consensus mou sur le sujet

    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE

    • Tableau de bord des produits d’épargne
    • Tableau de bord des marchés financiers
    • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
    • Tableau de bord retraite

    mercredi 25 avril 2018

    L'assurance vie, un mois en douceur

    L’assurance vie a connu un mois de mars mi-figue, mi-raisin, avec certes une collecte positive mais en pente douce par rapport au début de l’année. La collecte nette a été positive de plus de 1,5 milliard d’euros, en léger retrait par rapport aux mois de janvier et de février (respectivement 2,2 et 1,7 milliard d’euros). Le principal produit d’épargne des Français fait un peu moins bien que le Livret A dont la collecte a été en mars de 1,72 milliard d’euros.

    Les Français ont été plus fourmis que cigales au cours du premier trimestre. La collecte nette a atteint 5,5 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, contre 0,7 milliard d’euros sur la même période de l’année 2017.
    En règle générale, le mois de mars réussit, assez bien à l’assurance vie. Sur ces vingt dernières années, seuls deux mois de mars ont connu une décollecte, en 2012 et en 2017 (respectivement 1,4 milliard d’euros et 100 millions d’euros).

    Les cotisations sur les contrats d’assurance vie se sont élevées en mars à 11,9 milliards d’euros. Sur les trois premiers mois, ils atteignent 36,3 milliards d'euros, soit un montant supérieur aux sommes collectées sur le premier trimestre 2017 (34,1 milliards d’euros). Ce résultat témoigne du fort courant d’épargne des Français. La remontée de l’inflation et l’augmentation des tensions sociales les incitent à la prudence. En effet, les rachats en atteignant 10,3 milliards d’euros sont inférieurs à leur niveau de moyenne tendance (11 milliards d’euros sur un an).

    Les unités de compte, avec 3,3 milliards d’euros représentent près de 28 % de la collecte en léger retrait par rapport au mois de février (31 %). Seulement 39 % des Français sont prêts à prendre plus de risque en matière de placements selon l’enquête 2018 du Cercle de l’Epargne / Amphitéa. Néanmoins, 46 % des Français ayant un contrat d’assurance vie sont prêts d’effectuer des arbitrages au profit des unités de compte. 47 % des ménages sont, toujours selon le sondage du Cercle de l’Epargne / Amphitéa, favorables à des contrats mixtes comportant un fonds euros et des unités de compte contre 41 % qui privilégient des contrats à 100 % en fonds euros.
    .
    L’assurance vie conserve son pouvoir d’attractivité et demeure de loin le premier produit d’épargne avec un encours de 1 681 milliards d’euros à fin mars. Ainsi, selon notre enquête, 51 % des sondés considèrent ce produit intéressant et ce ratio atteint 73 % pour les détenteurs d’assurance vie. Cette dernière arrive toujours en deuxième position derrière l’immobilier parmi les placements jugés les plus intéressants.

    Pour 2018, la baisse, moins forte qu’attendue des rendements des fonds euros, joue en faveur du premier produit d’épargne français tout comme le tassement de la collecte des Plans d’Épargne Logement. Ce dernier produit qui a bénéficié d’une fort engouement en 2015 et 2016 souffre de son faible taux de rendement (1 %) et de son assujettissement au prélèvement forfaitaire unique même si, dans les faits, cela ne concerne que les souscriptions intervenues après le 1er janvier 2018. 47 % des ménages sont, toujours selon le sondage du Cercle de l’Épargne / AMPHITÉA favorables à des contrats mixtes comportant un fonds euros et des unités de compte contre 41 % qui privilégient des contrats à 100 % en fonds euros.


    Si dans un premier temps, les épargnants ont pu craindre que le projet de loi PACTE modifie le régime de l’assurance vie, les dernières déclarations de Bruno Le Maire, soulignant que « le grand soir de l’assurance vie n’est pas pour demain » peuvent rassurer les épargnants. Les modifications devraient concerner les fonds « euro-croissance » qui n’ont pas depuis leurs débuts n’ont pas trouvé leur clientèle ainsi que l’épargne retraite. 

    lundi 23 avril 2018

    Le Livret A en pleine forme


    COMMUNIQUE DE PRESSE DU CERCLE DE L’EPARGNE
    Résultats du Livret A mars 2018


    Le Livret A, indétrônable


    Au mois de mars, la collecte du Livret A a atteint 1,72 milliard d’euros contre 1,07 milliard d’euros au mois de février. Ce résultat est supérieur à celui enregistré l’année dernière (1,62 milliard d’euros). Pour obtenir une collecte aussi élevée en mars, il faut remonter à 2009, en pleine crise financière.

    L’encours s’élevait, fin mars, à 278,1 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. Le Livret de Développement Durable et Solidaire a également bénéficié d’une collecte positive en mars (+470 millions d’euros avec un encours record de 105,3 milliards d’euros.  

    Comme en 2017, les premiers mois de l’année sont donc porteurs pour le Livret A. La collecte sur les trois premiers mois est déjà de 6,38 milliards d’euros contre 5,90 milliards d’euros en 2017 sur la même période. Le Livret A déjoue les pronostics. L’INSEE tablait, pour 2018, sur une baisse du taux d’épargne du fait de l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, érosion provoquée par la hausse ce certains prélèvements et l’inflation. Or, les Français, au contraire, épargnent d’avantage. Par effet d’encaisse, ils veulent maintenir constant leur patrimoine. La crainte d’une résurgence de l’inflation les incite à placer une partie de leurs revenus afin de faire face à des dépenses futures plus importantes. Au cours de ce premier trimestre, la confiance des ménages même si elle reste élevée est orientée à la baisse ce qui conduit, en règle générale, à une progression de la collecte du Livret A.

    Le Livret A bénéficie de la désaffection des épargnants vis-à-vis du Plan d’Epargne Logement dont la collecte nette est passée en-dessous de 100 millions d’euros au mois de février dernier quand elle dépassait le milliard d’euros en 2016. En revanche, les ménages ne puisent pas dans leurs dépôts. En effet, leur encours a encore battu un record à plus de 420 milliards d’euros au mois de février 2018.

    Les résultats du Livret A devraient rester positifs au cours du premier semestre du fait du contexte économique et fiscal, les ménages jouant la prudence en attendant d’avoir une vision plus fine de la situation. Les nombreux changements fiscaux et les annonces de réformes de certains produits d’épargne (assurance vie et épargne retraite) incitent les Français à se replier sur le Livret A malgré son taux de rendement réel négatif, l’inflation étant depuis le début de l’année supérieur à son rendement de 0,75 point.

    Le Gouvernement tente de contrarier l’appétence des épargnants en faveur des produits liquides et sûrs en jouant sur la fiscalité (mise en place du Prélèvement Forfaitaire Unique) et en annonçant une nouvelle formule moins avantageuse pour le rendement du Livret A qui devrait s’appliquer après la période de gel de deux ans. Pour le moment, il est trop tôt pour apprécier les effets de ces mesures et de ces annonces. L’enquête du Cercle de l’Epargne de 2018 souligne que les Français n’ont pas bien perçu l’intérêt du Prélèvement Forfaitaire Unique (seuls 18 % d’entre eux jugent ce dispositif utile pour le pays) et qu’à leurs yeux le Livret A est plus intéressant en 2018 qu’en 2016  (+ 5 points).