vendredi 14 février 2014

France, une petite croissance de 0,3 % en 2013

 Le Gouvernement avait initialement prévu une progression du PIB de 0,9 %. Résultat des courses, la croissance n’a été que de 0,3 % faisant suite à une croissance nulle en 2012.
 Depuis 2008, la France fait du surplace. Certes, en 2013, la récession a été évitée avec la révision à la hausse des évolutions du PIB du 1er et 3ème trimestre mais dans les faits, le pays n’arrive pas à renouer avec la croissance.
 La France peine à dépasser son niveau de 2007 (en prenant en compte l’inflation). Du fait que la population progresse sur la base de 0,5 % par an, l’appauvrissement se poursuit, la richesse par habitant tend à diminuer d’année en année). La population française est, en effet, passée de 63,6 à 65,8 millions d’habitants de 2007 à fin 2013.
 Le PIB fin 2013 atteint environ 2056 milliards d’euros contre 2032 fin 2012. La valeur actualisée de 2007 est de 2062 milliards d’euros. 
France
Croissance
2008
-0,1 %
2009
-3,1 %
2010
1,7 %
2011
2,0 %
2012
0,0 %
2013
0,3 %
La consommation a été positive en 2013 de 0,4 % contre un recul de 0,4 % en 2012. La croissance aura été encore portée par la consommation des administrations publiques qui a progressé de 1,7 % contre 1,4 % en 2012. Cette composante devrait s’amoindrir dans les prochaines années du fait de la nécessité de réduire les dépenses publiques.
L’investissement a poursuivi son mouvement de baisse avec une chute de 2,1 %. La baisse avait été de 1,9 % en 2012. Les entreprises ont réduit leurs investissements de 2,3 % et les ménages de 3,8 % (essentiellement immobilier) quand les administrations publiques les ont augmentés de 1,4 % contre une baisse de 0,6 % en 2012. Il faut noter que l’investissement a progressé au dernier trimestre de 0,6 % après sept trimestres de recul.
Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance à hauteur de 0,1 % car les importations ont durant l’année progressé plus vite que les exportations. Le déficit de la balance commerciale qui a atteint en 2013 61 milliards d’euros en est l’illustration.
Les stocks ont également joué à la marge positivement en faveur de la croissance avec un impact positif de 0,1 % contre -0,8 % en 2012. Sur le dernier trimestre, les variations de stocks ont une contribution négative de 0,3 
Depuis plus de 5 ans, la France fait du surplace. Très dépendante de la consommation, la croissance française doit faire face à une perte de compétitivité liée à la chute de l’investissement et à la désindustrialisation.
La France doit faire face à des problèmes structurels liés à la diminution du taux de marge des entreprises qui est à un niveau historiquement bas. Par ailleurs, la contraction du pouvoir d’achat de 0,9 % en 2012 des ménages a pesé sur la croissance du premier semestre 2013.
 Si en 2012, la crise des dettes publiques a pu servir de paravent aux mauvais résultats, la France est désormais à la croisée des chemins. Elle peut soit s’engager dans une stagnation à l’italienne ou à la japonaise des années 90, soit revenir dans le groupe des Etats européens ayant une croissance modeste mais non nulle ce qui suppose une reprise de l’investissement forte et durable. Il y a surtout l’impérieuse nécessité de repositionner l’outil de production sur le haut de gamme et le premium. Le combat sur les secteurs traditionnels à faibles marges est voué à l’échec et risque de mobiliser inutilement les rares capitaux disponibles. La France doit également veiller à faciliter le financement des entreprises et éviter que les ressources disponibles ne soient affectées au seul financement de la dette publique.

jeudi 13 février 2014

La dépendance, le retour


Depuis 5 ans, la réforme de la dépendance est l'arlésienne de la vie publique. Jean-Marc Ayrault a néanmoins annoncé un projet de pour l’adaptation de la société au vieillissement qui sera présenté en Conseil des Ministres le 9 avril prochain. ce projet prévoit l'augmentation de l'Allocation personnalisée d’autonomie. 600 000 bénéficiaires de l'APA devraient voir leur allocation augmentée sur 750 000 au total qui la reçoivent. Un effort sera consenti pour les aides techniques visant le maintien à domicile à hauteur de 140 millions d'euros. 40 millions sont prévus pour es actions de prévention et 40 millions pour des aides en faveur de l'adaptation des logements. Le Gouvernement veut également réguler et donc encadrer l'assurance-privée dépendance. En tout l'enveloppe budgétaire serait de 650 millions d'euros soit assez loin des sommes prévus par Bachelot en 2011, 3 milliards d'euros. A ce jour, la France compte 1,2 million de personnes dépendantes et l'APA coûte 5,2 milliards d'euros.

Inflation sous contrôle en Allemagne en janvier


Le taux d'inflation est de 1,3  % au mois de janvier contre 1,4 % en décembre sur une base annualisée. Les prix ont reculé de 0,7 % au mois de janvier contre une hausse de 0,5 %. Malgré la reprise, les prix restent très maîtrisés confirmant la tendance observée dans toute l'Union.

  Lire le rapport de l'institut statistique allemand

mercredi 12 février 2014

News-Assurances : reportage sur le sondage 2014, les Français, l'épargne et la retraite


Emilie Gardes de News Assurances a réalisé un reportage sur la conférence de presse du Cercle spécial sondage 2014 avec une interview de Jean-Pierre Gaillard et de Philippe Crevel.

Consulter le site de news Assurances

La production industrielle chute en zone euro au mois de décembre


Au mois de décembre, la production industrielle a diminué de 0,7 % en zone euro comme au sein de l'Union européenne. Sur un an, la production industrielle a augmenté de 0,5 % sur al zone euro et de 0,9 % au sein de l'Union. Nous sommes retombés au niveau de 2004 et à 10 points au-dessus du niveau de 2009. Il faut noter qu'au mois de décembre la production a augmenté en Slovénie, en Grèce (+ 2,6 %), au Portugal et au Royaume-Uni.

Sur l'année écoulée, les plus fortes hausses sont enregistrées par le Portugal (+7,1 %), la Roumanie et la République Tchèque. les plus fortes baisses ont été constatées à Malte, en Irlande ou en Estonie.

lire la note d'Eurostat

Pourquoi ne pas avoir d'enfant ?



L'INED a publié une étude très intéressante sur les femmes et les hommes qui n'ont pas de descendance. Ainsi, l’infécondité définitive – être sans enfant en fin de vie féconde – concerne néanmoins, en France, 13,5 % des femmes nées entre 1961 et 1965 contre 21,0 % des mêmes générations d’hommes. L'INED note que l’infécondité définitive augmente ces dernières années. L'INED a également mesuré l'infécondité volontaire, le fait de ne pas vouloir d'enfant. 6,3 % des hommes et 4,3 % des femmes déclarent ne pas avoir d’enfant et ne pas en vouloir. La montée en puissance de l'activité féminine, les recompositions de famille peuvent expliquer a progression. Dans les couples recomposés, un des conjoints peut n'avoir pas eu auparavant d'enfant et ne pas en avoir dans son nouveau couple. Les problèmes financiers et de santé ne jouent qu'à la marge dans le refus d'avoir un enfant.

lire l'étude de l'INED

Revue de presse : le sondage du Cercle 2014


Jérôme Jaffré et Philippe Crevel ont présenté mardi 12 février l'enquête 2014, les Français, l'épargne et la retraite. De nombreux journaux et sites Internet ont repris les résultats du sondage.

   

mardi 11 février 2014

Les ventes sur Internet explosent

L'INSEE a publié une étude très intéressante sur les achats sur Internet.  En 2012, en France, 57 % de la population âgée de 16 à 74 ans a réalisé des achats sur Internet dans l’année, contre 40 % en 2008. Ce chiffre situe la France au-dessus de la moyenne de l’Europe à 28 pays (44 %) mais en dessous de la Suède (74 %), du Danemark, du Royaume-Uni (73 %) et de l’Allemagne (65 %).
Proportion d’Européens ayant acheté des biens et services via un site web
Figure 1 - Proportion d’Européens ayant acheté des biens et services via un site web
Champ : particuliers de 16 à 74 ans, achats au cours des douze derniers mois en 2012.
Source : Eurostat.
Les ventes de biens ou services à des particuliers via un site web par des entreprises  installées en France, sont principalement réalisées par celles occupant au moins dix personnes (soit 13 000 entreprises, c’est-à-dire 7 % des entreprises de cette taille). 46,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires par des ventes en ligne  ont été réalisés par ces entreprises (soit 8,2 % de leur chiffre d’affaires total et 1,6 % de celui de l’ensemble des entreprises marchandes non financières occupant dix personnes ou plus), en hausse de 37 % par rapport à 2008. Les entreprises des services et celles du commerce de détail ont alimenté cette hausse, avec une progression de leurs ventes en ligne de respectivement + 70 % et + 87 % sur la période.

Les entreprises s'endettent moins

Selon la Banque de France, l’endettement des sociétés non financières s'est ralenti au mois de  décembre avec une petite croissance de 1,6 % en rythme annuel, après + 2,6 % en novembre. Les financements par émissions de titres de dette progressent moins rapidement en rythme annuel. Le montant des crédits accordés aux résidents par les banques est quasi stable. Le coût des financements nouveaux augmente légèrement, à 2,55 % (après 2,51 % en novembre).
 
 
Dette bancaire et endettement de marché des sociétés non financières

Le sondage sur les Français, l'épargne et la retraite : analyse de Jérôme Jaffré et de Philippe Crevel

Le Cercle des Epargnants a publié le 11 février sa 12ème enquête sur les Français, l'épargne et la retraite. Cette enquête est réalisée avec le concours de  Jérôme Jaffré  (CECOP) et de l'institut CSA.

L’enquête 2014 fait le point sur le sentiment des Français face à la retraite après l'adoption de la réforme de 2013. par ailleurs, ce sondage analyse le comportement des Français en matière d'épargne et leur attitudes face aux différents produits : PERP, assurance-vie, PEA, Livret A...

sondage 2014


Les résultats de cette enquête peuvent être utilisés et faire l'objet d'une communication publique à la condition de mentionner  leurs origines "le Cercle des Epargnants", le CSA" et le "CECOP". Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à joindre Sarah le Gouez au 01 58 38 65 87 .

lundi 10 février 2014

Suisse et Montebourg même combat : celui du populisme démagogique


Les Suisses demandent la fermeture des frontières et un Ministre de l’Industrie et du redressement national français réclame la dépréciation de l’euro. Le temps est aux raccourcis économiques et aux sorties de route.

La Suisse dont le taux de chômage n’était que de 3,5 % au mois de janvier décide à 50,3 %par référendum de mettre un terme à l’appel de l’immigration. Or, sans l’apport de la population d’origine étrangère, point de salut pour ce petit pays qui doit faire face à une pénurie de main d’œuvre.

Les premiers perdants de cette votation sont les travailleurs frontaliers qui devront entrer sous les fourches caudines des quotas et des conditions des autorités russes.

La population immigrée représente 27 % de la population suisse soit environ 1,9 millions de personnes. Après le Luxembourg, c’est le pays qui comprend le plus d’étrangers. Il faut distinguer les travailleurs frontaliers qui passent chaque jour la frontière des immigrés installés en Suisse. Sur le 1,9 million installés en Suisse, 1,2 millions vient de l’Europe dont 284 000 d’Allemagne, 104 000 de France et 292 000 d’Italie. Les Portugais s’élèvent à 238 000. A ces chiffres, il faut ajouter les travailleurs frontaliers qui pourraient être plus de 200 000 dont une grande partie vient de France.

La Suisse compte 8,1 millions d’habitants. Le taux de natalité est faible en ce qui concerne les Suisses non étrangers. Le taux de fécondité est de 1,8 pour les immigrés et de 1,2 pour les natifs suisses.

La remise en cause des accords avec l’Union européenne pourrait aboutir à une réduction de la croissance avec des goulets d’étranglement. En outre, plusieurs grandes entreprises pourraient être incitées à se délocaliser du fait de la pénurie de main d’œuvre et des augmentations des coûts.

Pour la France, ce n’est pas une bonne nouvelle pour les régions situées à proximité de la Suisse. En effet, environ 100 000 résidents français travaillent en Suisse. Ces travailleurs frontaliers bénéficiant d’emplois et de salaires plus élevés qu’en France font le bonheur des régions de l’Est comme le Jura. Cette montée du poujadisme est européenne. Il y a aujourd’hui une volonté manifeste d’imputer tous les torts, tous les problèmes imaginaires ou réels à l’Europe. Ainsi, il est de bon ton d’accuser la monnaie unique d’être responsable de notre chômage, de notre déficit commercial ou de notre manque de compétitivité. Les arguments rationnels n’ont pas de poids face à la démagogie de certains. Affirmer que l’euro n’empêche pas les Allemands de dégager des excédents commerciaux de près de 200 milliards d’euros, que l’Espagne a réussi à augmenter, en 2013, d’augmenter ses exportations tout comme le Portugal, rien n’y fait. L’euro jouerait contre la France. De même, les partisans de la dépréciation de l’euro oublie de souligner que nos importations énergétiques payées en dollar qui représentent plus des deux tiers de notre déficit verraient leurs coûts augmenter, que le pouvoir d’achat des ménages serait réduit. En outre, il ne faut pas oublier que 60 % des exportations françaises s’effectuent au sein de l’Union européenne. Une dépréciation n’aurait pas d’incidence sur ses exportations qui sont réalisées notamment par les PME. Une dévalorisation de l’euro avantagerait les grands exportateurs.

Le problème de la France ne vient pas de l’euro mais du positionnement de ses produits. En effet, 60 % de notre production est de gamme moyenne. Elle est, de ce fait, exposée à la concurrence des produits des pays émergents. Seulement un cinquième de notre production peut être qualifiée de haut de gamme. Ce positionnement nous rend vulnérable à toute augmentation des prix ce qui explique notre différence vis-à-vis de l’Allemagne. Du fait que nous sommes mal installés sur le premium, tout accroissement du prix de vente se traduit par une perte de parts de marché. Jouer la baisse de l’euro, c’est se donner une dernière bouffée d’air avant de mourir. Le Ministre du redressement économique devrait mettre toute son énergie à améliorer le positionnement de notre production et faciliter l’investissement. C’est par le haut que les pays avancés peuvent renouer avec une croissance durable. Ce n’est pas en titillant les aspects grégaires et poujadistes que nous nous en sortirons.

Quand la bâtiment va....


Selon la Banque de France, au mois  de janvier, l’activité du bâtiment a progresse, après des mois difficiles, du fait d'un rebond dans le gros œuvre et d’une hausse dans le second œuvre. Néanmoins, l'optimisme demeure mesuré car l’opinion sur les carnets de commandes évolue peu dans l’ensemble. Il faut noter que les carnets du gros œuvre sont jugés moins dégarnis que le mois précédent et ceux du second œuvre demeurent jugés corrects. Les effectifs augmentent légèrement et les prix des devis se contractent. Un maintien de l’activité est attendu en février.

Lire la note de la BdF

Industrie, stabilité totale au mois de décembre

Avant la publication des résultats de la croissance pour 2013, l'INSEE vient de rendre public les résultats de la production de de l’industrie manufacturière de décembre. Elle est en volume  stable (0,0 %, après +0,2 % en novembre). La production de l’ensemble de l’industrie diminue légèrement (–0,3 %, après +1,2 % en novembre).
Au cours du dernier trimestre, la production a légèrement augmenté dans l’industrie manufacturière (+0,5 %), ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+0,3 %). Sur cette période, la production augmente nettement dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+2,6 %) et dans les matériels de transport (+1,3 %) et se maintient dans les autres produits industriels (+0,1 %). Elle est en léger retrait dans les industries agricoles et alimentaires (–0,9 %) et recule fortement dans la cokéfaction et raffinage (–7,0 %).
La production manufacturière augmente au quatrième trimestre 2013 par rapport au dernier trimestre de l’année précédente (+0,9 %) ce qui constitue une petite bonne nouvelle.
Sur cette période, la production progresse fortement dans les matériels de transport (+7,5 %) et plus modérément dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+3,4 %). Elle augmente légèrement dans les autres produits industriels (+0,4 %). En revanche, elle recule dans les industries agricoles et alimentaires (–4,1 %) et, plus fortement, dans lacokéfaction et raffinage (–10,1 %).
Indices mensuels de la production industrielle
Indices mensuels de la production industrielle

la Banque de France confirme la reprise


Selon la Banque de France, la production industrielle a augmenté au mois de janvier en particulier dans la métallurgie et l’industrie pharmaceutique. La demande étrangère progresse. Les carnets de commandes sont jugés quasi normaux. Les stocks restent maîtrisés. Les prix des matières premières sont stables, ceux des produits finis sont en léger recul. Les effectifs n’évoluent pas. Les trésoreries sont stables et demeurent à un niveau inférieur à la moyenne de long terme. Selon les chefs d’entreprise, la progression de l’activité devrait se poursuivre en février. Pour l'’activité dans les services, les résultats s'améliorent également en particulier dans les domaines des transports et du travail temporaire. Les effectifs s’accroissent légèrement. Une progression de l’activité est prévue en février par les chefs d’entreprise.

dimanche 9 février 2014

Mais de quelle retraite parlons-nous ?


Philippe Crevel est intervenu au mois de janvier devant les collaborateurs d'Expert et Finance aux Ménuires sur le thème de la retraite. 20 ans de réformes de retraite en France avec en filigrane la baisse du taux de remplacement. Il a été également abordé le rôle de l'épargne comme compléments de revenu pour la retraite.

Consulter le dossier

Rencontres APM sur la conjoncture et la compétitivité de l'économie française


Philippe Crevel a animé trois rencontres avec l'APM sur le thème du déchiffrage de l'économie. Quelles perspectives pour la croissance de la France et de l'économie mondiale en ce début d'année. Quels sont les raisons de notre manque de compétitivité : coûts et formation. Quels sont les conditions pour rendre un territoire attractif ?



samedi 8 février 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le coin des épargnants
Le CAC 40 a progressé de 1,5 % sur la semaine et a terminé la semaine à 4228 points. Les investisseurs ont été rassurés par la déclaration de Draghi qui a souligné qu’il suivait avec attention l’évolution de l’inflation. De ce fait, les financières se sont reprises.
Il n’en demeure pas moins que la volatilité devrait rester forte durant les prochaines semaines.
Etats-Unis, le chômage continue de baisser
La baisse du taux de chômage à 6,6 %, au mois de janvier, aux Etats-Unis devrait conforter la politique engagée par la FED depuis le début d’année.
Le nombre de personnes au chômage est de 10,2 millions. Depuis le mois d’octobre, le taux de chômage est passé de 7,2 à 6,6 %. Le taux de chômage est de 6,2 % chez les hommes et de 5,9 % chez les femmes. Le taux de chômage reste élevé chez les jeunes à 20,7 %. Par origine ethnique, le taux de chômage est de 5,7 % chez les blancs, de 12,1 % chez les blacks, de 8,4 % chez les Hispaniques et de 4,8 % chez les asiatiques 
Le chômage de longue durée a fortement reculé au mois de janvier avec une baisse de 232 000. En un an, le recul concerne 1,1 million de personnes. Néanmoins, il concerne près de 36 % des chômeurs ce qui est nettement moins qu’en France.
Cette diminution du chômage s’est accompagnée d’une amélioration du taux d’emploi.
And now, ladies and Gentlemen
Le compte à rebours est lancé afin de savoir si au-delà des mots, la France est capable de se réformer. De pacte de responsabilité en réforme fiscale, les promesses fusent mais que cachent-elles ? Nul ne le sait précisément ou presque. Compte tenu de l’ampleur du déficit et de la dégradation de la situation des entreprises, les marges sont réduites et les attentes importantes. Le Gouvernement lance des balles et regardent comment elles rebondissent. Il en a été ainsi, cette semaine, avec l’idée de fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. Ce fut également le cas avec celle du prélèvement à la source. Avec la proximité des élections municipales, il apparaît peu probable que le Gouvernement annonce la moindre réforme dans les prochaines semaines. La traduction en actes des promesses incombera peut être au futur Gouvernement à moins que l’urgence impose son calendrier. Il n’en demeure pas moins que pour sortir de l’ornière dans laquelle évolue l’économie française, cette dernière ne pourra pas se contenter de la reprise américaine ou de la sortie de récession de l’Europe du Sud.
Exportation, ça balance toujours en négatif
Le déficit commercial de la France s’est élevé en 2013 à 61,2 milliards d'euros contre 67 milliards d’euros en 2012 et 74 milliards d’euros en 2011.
Le déficit des échanges de biens avec le reste du monde a ainsi baissé de 6 milliards d'euros, soit près de 9% sur un an, selon les chiffres dévoilés vendredi par la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq.
Par rapport au record abyssal de 74 milliards d'euros enregistré en 2011, la baisse est de 17%. Mais en 2013, l'essentiel de la réduction du déficit s'explique par l'allègement de la facture énergétique.
Le chiffre de l'an dernier reste néanmoins le 3e plus mauvais de l'histoire après 2011 et 2012,
L’excédent allemand flirte avec les 200 milliards d’euros à 198,9 milliards d'euros en 2013.
Néanmoins, il y a un point positif, c’est le déficit hors énergie et matériel militaire a diminué de moitié en deux ans, à 13,5 milliards.
Mais les résultats du commerce extérieur traduit encore le recul de la France au niveau des échanges de marchandises. Pour les importations, le recul est de 2,3%, à 496,8 mds EUR et les exportations baisent de 1,3%, à 435,6 mds.
En revanche, la balance des services devrait dégager un excédent de 33,2 milliards d'euros, selon des chiffres provisoires. Le déficit de la balance des transactions courantes qui est le véritable juge de paix devrait se situer autour de 30-32 milliards en 2013.
La contribution du commerce extérieur à la croissance économique aurait été nulle voire négative l'an dernier (-0,2 point de produit intérieur brut), selon des évaluations provisoires transmises par le ministère.
Les exportations françaises sont portées en 2013 par trois grands moteurs traditionnels: l'agroalimentaire (+3,3% d'exportations avec un excédent de 11,5 milliards), la pharmacie (exportations en hausse de 2,5% et excédent de 4,5 milliards) et l'aéronautique, qui voit ses exportations augmenter de 1% et son excédent atteindre le record de 22 milliards et garder sa place de premier excédent commercial sectoriel.
L’année dernière, 120.700 entreprises ont exporté contre 119.200 en 2012. La France réalise 60% de son commerce au sein de l’Union européenne 
Chine, fin d’une époque
La Chine doit rechercher un nouveau modèle de développement faute de quoi elle pourrait bien perdre son statut de prétendant à la couronne mondiale. La Chine doit faire face à de nombreux défis. Le premier est d’ordre démographique avec un vieillissement de la population. Le second est lié à des problèmes d’accès aux matières premières et agricoles qui pourraient aboutir à une contraction des excédents commerciaux qui ont fait la richesse chinoise de ces vingt dernières années. La Chine, qui concentre 20% de la population mondiale ne possède que 10% des surfaces cultivables de la planète.  Ses achats en dollars de matières premières agricoles ont été multipliés par huit depuis son entrée dans l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), en 2001. Pour assurer son indépendance, la Chine achète des terres arables, en Afrique, en Asie ou en Amérique latine.
La Chine ne possède pratiquement pas de pétrole, ni de gaz, mais du charbon, au demeurant d’assez mauvaise qualité. Le « miracle » des années 2000 a donc eu pour contrepartie une très forte dépendance aux importations de produits de base. En 2013, celles-ci étaient à l’origine d’un déficit d’environ 550 milliards de dollars.
Pour financer ces besoins primaires, la Chine se doit de dégager des excédents commerciaux. Cela a été le cas ces dernières années, la Chine a accumulé d’énormes réserves de changes et est un  créancier net du reste du monde. Face au surendettement, les clients de la Chine sont tombés en crise et ont réduit leurs achats ou du moins leur croissance d’importations en provenance de Chine.
Aux Etats-Unis, plus encore en zone euro, la tolérance aux déséquilibres externes est moindre ; la compétitivité s’améliore, l’accent est mis sur la préservation des parts de marchés. Les déficits avec la Chine ont plutôt tendance à se réduire. Pour l’Allemagne, il y a désormais un excédent.
La Chine est en train d’abandonner son système d’économie d’assemblage. Le degré de  sophistication de ses produits augmente et, avec lui, leur contenu en  salaires et intrants. Pour la seconde économie mondiale, exporter toujours plus et au moindre coût n’est sans doute plus une stratégie d’avenir.
Un processus d’adaptation à la nouvelle donne prend forme avec une libéralisation progressive du marché intérieur visant notamment à abaisser les prix agricoles subventionnés, l’amélioration de la couverture sociale des travailleurs migrants, la facilitation de leurs déplacements, ou encore l’assouplissement partiel de la politique de l’enfant unique,
Il faut souligner que  la consommation des Chinois ne représente que 37 % du PIB contre plus de 60 % dans les pays de l’OCDE.  
La BCE n’est pas napoléonienne
Face à ses ennemis, Napoléon aimait surprendre et effectuer des attaques de contournement rapides en axant toutes ses énergies sur les points faibles. La BCE est moins innovante que Napoléon et joue peu l’effet de surprise. Elle avance par petites touches. Ainsi, malgré des signes tangibles de déflation, la BCE a décidé au l’occasion de sa réunion de février, de ne pas modifier ses taux directeurs. Malgré une  déclaration introductive globalement conforme à la précédente, néanmoins, le président Draghi ne s’interdit pas aucune option s, y compris l’absence de mesures supplémentaires en cas d’amélioration de la situation.
Pourtant quelques menaces auraient pu conduire à une action rapide. La faiblesse de l’inflation a dépassé les prévisions, les chiffres relatifs à la croissance du crédit sont restés décevants  et la volatilité de l’Eonia a considérablement augmenté. M. Draghi a, dans le cadre de la conférence de presse a tenté de relativiser l’importance de ces signes.
Le Président de la BCE considère que la situation se normalise. La faiblesse des prix est imputable à la diminution des cours des matières premières et l’évolution de la masse monétaire n’est pas préoccupante.
La réunion de mars de la BCE pourrait s’avérer comme crucial.  La Banque centrale présentera à cette occasion ses nouvelles projections d’inflation et de croissance pour les années 2014, 2015 et, exceptionnellement, pour 2016.
L’économie européenne est en état de vulnérabilité ; un nouveau choc pourrait entrainer l’enclenchement d’une spirale dépressive de forte ampleur.
Les pays périphériques se sont engagés dans une réduction de leurs coûts qui se traduit par un « authentique » processus de désinflation. Or, ce processus peut se muer assez facilement en une tendance déflationniste
Dans de nombreux pays, la demande intérieure est à l’arrêt et les excédents de capacités poussent à la baisse sur l’inflation. Le taux de chômage reste élevé.
Par ailleurs, les tests de résistance bancaire pourraient contraindre certaines banques à encore renforcer leurs fonds propres. Certains établissements pourraient être amenés à demander l’appui de la BCE pour améliorer leur situation.
Au-delà d’une action sur les taux directeurs, des mesures non-conventionnelles seraient la bienvenue en mars. 
Next week, what’s else
Lundi 10 février, sera publié le résultat de la production industrielle de décembre pour la France. Le résultat attendu ne devrait pas être très bon
Mardi 11 février, aux Etats-Unis, J.Yellen, la nouvelle responsable de la FED intervient devant le Congrès. Son discours devrait conforter les  tenants de la politique monétaire accommodante.
Mercredi 12 février, au Japon seront publiés les résultats des commandes de machine pour le mois de décembre.
Au Royaume-Uni sera rendu public le rapport sur l'inflation de la BoE. Par ailleurs, le taux de chômage étant proche du seuil de 7, la BoE devrait, par conséquent, clarifier sa politique monétaire.
Les résultats de la production industrielle de décembre seront connus en ce qui concerne la zone euro. Après avoir fortement rebondi en novembre (+1,8% m/m), la croissance de la production industrielle pourrait avoir ralenti en décembre.
Jeudi 13 février, aux Etats-Unis, seront rendues publiques les ventes de détail de janvier qui auront été gênées par la météo.
Vendredi 14 Février sera la journée du PIB en zone euro. Les enquêtes annoncent une augmentation d PIB pourrait pour le 4ème trimestre. Une croissance de 0,2-0,3% t/t est possible. Le PIB devrait continuer de croître en 2014, quoiqu'à un rythme modéré.
Sera attendu le résultat du PIB allemand pour le 4ème trimestre. Après une progression de 0,3% t/t au troisième trimestre, la croissance du PIB devrait avoir légèrement accéléré Une hausse de 0,4% t/t, est attendue soutenue par la consommation des ménages et l'investissement.
Il faudra évidemment suivre les résultats du PIB de la France pour le 4ème trimestre. Le taux de croissance devrait se situer entre 0,2 et 0,4 %.

vendredi 7 février 2014

la BCE joue le statuquo


La Banque Centrale Européenne a décidé de maintenir inchangé ses taux directeurs. Le taux de refinancement reste fixé à 0,25 %,. Le taux de facilité de dépôt reste nul et le taux de prêt marginal demeure à 0,75 %. Le taux de dépôt, auquel les banques placent leurs liquidités excédentaires auprès de la BCE pour vingt-quatre heures, a également été laissé à son niveau de 0 %. Plusieurs arguments pouvaient justifier une révision à la baisse. En effet, plusieurs indicateurs semblent prouver qu’une tendance déflationniste s’installe. L'inflation a été de 0,7 % en janvier quand l’objectif de la BCE vise est d’un peu moins de 2 %. Les prix de certains actifs sont en baisse, en particulier les valeurs immobilières. L’investissement reste en recul dans plusieurs pays dont la France. Les ventes au détail sont atones voire en baisse au sein de la zone euro et la demande de crédits est étale. Malgré ces arguments en faveur d’une action plus dynamique, la BCE considère que l’orientation de la conjoncture de la zone euro est bonne. Mario Draghi a souligné qu’une action serait envisageable en cas de détérioration des perspectives d’inflation. Il parie sur une reprise progressive de l’activité au cours de l’année. Cette option peut se justifier si la reprise américaine alimente celle de l’Europe et si le ralentissement des pays émergents n’est pas trop brutal. Compte tenu du processus de désindustrialisation qu’a connu la zone euro et en particulier les pays d’Europe du Sud et la France, la BCE prend un risque d’alimenter la récession en restant immobile. Certes, la gestion par les taux apparaît de plus en plus inefficace. Aujourd’hui, ce n’est pas l’argent cher qui empêche le crédit, ce sont les conditions du marché : recherche du moindre risque, faiblesse de lare demande, rentabilité faible de l’investissement, ratios prudentiels accrus pour les banques… C’est pour ces raisons que certains experts demandent à la Banque Centrale Européenne de prendre des mesures non conventionnelles en refinançant les banques et en ciblant les actions sur les crédits aux entreprises

jeudi 6 février 2014

Où et comment vivent les jeunes ?


La Dress vient de rendre public une étude très intéressante sur le niveau de vie des jeunes et tout particulièrement sur le lieu de vie des jeunes. selon cette étude, environ quatre jeunes adultes sur dix, âgés de 18 à 25 ans, ne vivent pas habituellement chez leurs parents. Globalement plus âgés, plus diplômés et donc mieux insérés dans le marché du travail que l’ensemble des jeunes adultes, 84 % de ces jeunes dits « non cohabitants » ont perçu en moyenne des revenus du travail au cours de l’année précédant l’enquête (2005-2010).

Par rapport au reste de la population, les jeunes rencontrent des difficultés dans le paiement des loyers et doivent faire face à des conditions de logement dégradées. Les non-cohabitants sans diplôme ou faiblement diplômés cumulent le plus de difficultés.

Lire l'étude 

Le taux d'intérêt légal est fixé à 0,04 % en 2014


Par décret publié au Journal Officiel du 6 février 2014, le Gouvernement a fixé le taux de l'intérêt légal pour cette année. Son champ d'application couvre notamment l'administration fiscale, les organismes bancaires, les commissions de surendettement et la justice. Il s'applique à tout calcul s'y référant du 1er janvier au 31 décembre de l'année en cours.

Le taux de l'intérêt légal est utilisé en matière fiscale pour le calcul d'intérêts moratoires et d'intérêts créditeurs ; il est également appliqué en l'absence de stipulations conventionnelles, pour le calcul des intérêts moratoires en cas de retard dans le paiement d'une dette. Il s'applique avec une majoration de cinq points en cas de condamnation par une décision de justice.

Le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Bouée d'optimisme pour l'investissement en France

Selon l'INSEE qui a interrogés au mois de  janvier les chefs d’entreprise des industries manufacturières, l'investissement qui a baissé de 7 % en 2013, devrait repartir en 2014. .
Taux de variation annuel de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière
Taux de variation annuel de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière


Pour 2014, les chefs d’entreprise des industries manufacturières prévoient  une augmentation de leur investissement. Leur estimation émise en octobre dernier a été revue en hausse de 5 points . Cette révision concerne l’ensemble des secteurs sauf celui des matériels de transport (–7 points). Elle est de 1 point dans le secteur des industries agricoles et alimentaires, de 5 points dans celui des équipements électroniques, électriques, informatiques et machines, et de 8 points dans celui des autres industries. . Dans le secteur des matériels de transport, les industriels prévoient une diminution des dépenses d’investissements pour 2014, mais cette baisse s’atténuerait (-4 % après -12 %). Dans le sous-secteur des automobiles, cette atténuation est encore plus marquée (–2 % après –22 %).

mercredi 5 février 2014

Crédits orientés à la baisse pour la consommation

Selon la Banque de France, la croissance annuelle des crédits à l’habitat aux particuliers a augmenté au mois de décembre de 3,3 %  après 3,1 % en novembre. La production de crédits nouveaux à l’habitat ressort à 11,4 milliards d’euros (11,9 milliards en novembre. En revanche, l’encours des crédits de trésorerie est toujours orienté à la baisse avec une contraction de - 2,1 %, après - 0,5 % en novembre. Les taux d’intérêt moyens des crédits nouveaux sont toujours en baisse  : découverts (7,87 %, après 8,13 % en novembre), crédits à la consommation (5,92 %, après 5,99 %), prêts à l’habitat à court terme ou à taux variable (2,75 %, après 2,79 %), prêts à l’habitat à long terme à taux fixe (3,21 %, après 3,22 %.

Lire la note de la BdF

Recul des ventes au détail en zone euro au mois de décembre 2013


Au sein de la zone euro, les ventes au détail s'inscrivent toujours en berne avec un recul de 1 % en décembre par rapport à décembre 2012 et de 1,6 % entre décembre et novembre 2013. La reprise de l'économie s'effectue à pas comptés. les indicateurs de ces deux dernières semaines devraient inciter la BCE à prendre des mesures assez rapidement. Affaire à suivre

Les auto-entrepreneurs décryptés


L'INSEE a présenté une étude sur les auto-entrepreneurs en France. L'INSEE souligne que depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2009, le  régime de l’auto-entrepreneur a changé la situation de la création d'entreprise.Chaque année, entre 270 000 et 360 000 immatriculations d’auto-entreprises sont enregistrées, soit plus d’une création d’entreprise sur deux.

Les auto-entrepreneurs se distinguent des créateurs d'entreprise classiques sur plusieurs points. 36 % des auto-entrepreneurs ont une autre activité rémunérée. Seulement un tiers des créateurs qui assimilent leur auto-entreprise à une activité de complément n’ont pas d’autre activité rémunérée, par exemple les retraités. 87%n’ont jamais créé d’entreprise auparavant. Les auto-entrepreneurs  cherchent un complément de revenu principalement dans le commerce ou les services aux personnes, souvent dans une activité différente de leur métier principal.

Le deuxième profil type est constitué des « retraités », qui ont profité eux aussi du régime de l’auto-entrepreneur pour créer une activité complémentaire.  Les « salariés du privé » et les « retraités » sont les profils types les plus éloignés de la création classique (seulement 18 % et 19 % de créateurs classiques. Seuls 3 % des auto-entrepreneurs parmi les « retraités » et 15 % parmi les « salariés du privé » envisagent d’adopter un autre régime.

Les femmes sont très représentées dans la création d'auto-entreprises dans le secteur de l'enseignement 61 %). Il s'agit de  diplômées, souvent fonctionnaires (39 %) .

«Les étudiants » (4%) créent plus souvent une auto-entreprise (69 %) dans les secteurs de l’information et la communication (17 %) ou du soutien aux entreprises (31 %), avec peu de moyens (moins de 2 000 euros pour 72 % d’entre eux). C’est leur première création d’entreprise (96 %).

« Les non-diplômés débutants » (10 %) : ils sont plus souvent sans activité professionnelle avant la création (65 %), sans diplôme (52 %), la part des femmes y est plus élevée que la moyenne (46 %). Ils deviennent auto-entrepreneurs pour en faire une activité principale (46 %), souvent dans le commerce (48 %). «Les consultants en Île-de-France » (12 %) : on y trouve davantage de salariés (47 %) ou de chômeurs de courte durée (31 %), de jeunes (47 % de 25 à 34 ans), très diplômés (73 % de titulaires d’un diplôme du 2e cycle universitaire ou supérieur). Ils créent en Île-de-France.

lire la suite de l'étude

mardi 4 février 2014

Baisse des crédits confirmée en France

Les entreprises non-financières continuent de se désendetter. Ainsi, le  taux de croissance annuel de l’encours des crédits aux sociétés non financières est très légèrement négatif en décembre de - 0,2 %, après + 0,3 % en novembre.  Il faut noter que les crédits de trésorerie s’accentue par rapport au mois précédent  sont en diminution de - 5,0 %, après - 3,9 % en novembre. Les crédits à l’investissement augmentent mais plus faiblement avec + 1,7 %, après + 1,9 % en novembre. Sur le mois toutefois la variation de l’encours des crédits est quasi nulle (181 millions d’euros).Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux est en légère baisse pour les montants unitaires inférieurs à 1 million d’euros (2,87 %, après 2,92 % en novembre) et en hausse modérée pour les montants supérieurs (2,08 %, après 1,97 %).
Ce mouvement traduit le caractère récessif et déflationniste en cours au sein de la zone euro et pourrait amener la BCE à intervenir.
Variations d’encours mensuelles de crédits à l’investissement (données cvs)
(Variations d’encours en milliards d’euros)

 
 
Crédits aux sociétés non financières

Le troisième tour de la crise viendra-t-il de Chine ?


Le premier tour de la crise des années 2000 a commencé en 2008 avec le problème des subprimes et la faillite de Lehmann Brothers, la deuxième est venue d'Europe avec la crise des dettes publiques avec le symbole grec; la troisième pourrait prendre naissance au sein des pays émergents qui doivent changer leur modèle de croissance en passant de la production pour l'exportation à la production pour la consommation. Par ailleurs, l'endettement massif des banques chinoises et des collectivités constituent une menace pour la croissance chinoise. Les sorties de capitaux des pays émergents et la dépréciation de leur monnaie les fragilisent. Le ralentissement des pays émergents qui représentent aujourd'hui plus de 40 % du PIB mondial peut avoir un impact fort sur l'ensemble de l'économie mondiale.

lundi 3 février 2014

déficit Public autour de 3 % pour la zone euro !


Selon Eurostat, au troisième trimestre 2013, le déficit public désaisonnalisé de la zone euro est en baisse à 3,1% du PIB et est stable à 3,5 % au sein de l'Union européenne; il est stable pour l'Union européenne à 3,5 % du PIB. Au troisième trimestre 2013, les recettes publiques totales se sont élevées dans la zone euro à 47,1% du PIB, en hausse par rapport au deuxième trimestre 2013 où elles se situaient à 46,9%. Les dépenses publiques totales dans la zone euro se sont quant à elles établies à 50,2% du PIB, stables comparé au trimestre précédent. Pour l'Union européenne, au troisième trimestre 2013, les recettes publiques totales étaient de 45,8% du PIB, en baisse par rapport au deuxième trimestre 2013 où elles se situaient à 46,0%. Les dépenses publiques totales se sont quant à elles établies à 49,3% du PIB, quasiment stables par rapport au trimestre précédent (49,4% du PIB).

Industrie manufacturière : calme plat ou presque en Europe (indicateurs PMI)

L'indicateur sur l'activité manufacturière PMI du mois de janvier est assez contrasté en Europe. Ainsi, il est en recul en Italie et au Royaume-Uni et en légère hausse pour l'Allemagne et la France. Il passe de 53,5 à 53,1 en Italie, de 48,8 à 49,3 en France et de 56,3 à 56,5 en Allemagne.

Lire le rapport pour la France &

L'investissement chute attention danger !


L'investissement dans les entreprise a certainement reculé de 7 % en 2013 et devrait connaître une nouvelle diminution de 2 % en 2014. Cette baisse est extrêmement inquiétante car elle traduit la désindustrialisation et l'incapacité des entreprises de se projeter sur un marché déprimé. En réduisant leurs investissements, les entreprises perdent en compétitivité. En cas de reprise, elle seront dans l'incapacité de répondre à la demande. Par ailleurs, les entreprises risquent de perdre des parts de marchés à l'étranger.

Le taux d'épargne reste élevé et la consommation est atone


Malgré les incitations pour débloquer leur épargne salariale (moins de 3 milliards d'euros), les Français ont peu réduit leur effort d'épargne en 2013. Ainsi, le taux d'épargne est de 15,7 % à fin 2013 contre 15,9 % à la fin du premier semestre. De ce fait, la consommation, faute d'augmentation salariale et du fait des relèvements d'impôts est restée étale avec une hausse limitée à 0,1 % en 2013. A l'exception de 2010 qui avait enregistré une hausse de 1,4 %, la consommation fait du surplace depuis 2008 avec 0 % en 2009 et 2011, et un recul de 0,5 % en 2012.

La baisse incontournable du taux de remplacement


Avec les différentes réformes adoptées en matière de retraite depuis 20 ans, le taux de remplacement (ratio entre le montant de la pension et les derniers revenus professionnels) est amené à baisser. Toute choses étant égales par ailleurs, le taux devrait passer de 55 % pour un cadre né en 1950 à 45 % pour un cadre né en 1985. Pour un non cadre; le taux devrait passer de 75 à 65 % en moyenne. En cas de problèmes économiques, la baisse serait plus marquée.

Les retraités français face aux homologues étrangers


Selon une note de l'OCDE reprise par le Conseil d'Orientation des Retraites, il apparaît que le niveau de vie des retraités français est relativement correct. Ainsi, la France se classe deuxième juste après le Luxembourg au sein de l'OCDE pour la revenu moyen des personnes âgées de plus de 65 ans par rapport à la moyenne de la population totale. Seulement 5 % des plus de 65 ans ont, en France, un revenu inférieur à 50 % du revenu médian contre une moyenne de 12,8 % au sein de l'OCDE. En Allemagne, ce taux est de 10 % ; aux Etats-Unis de 20 % et de 35 % en Australie. En France, plus de 72 % des revenus des plus de 65 ans proviennent des transferts publics contre une moyenne de 58 % au sein de l'OCDE. Ce taux est de 38 % aux Etats-Unis et de 50 % au Royaume-Uni. En France, plus de 70 % des plus de 65 ans sont propriétaires soit le niveau moyen constaté au sein de l'OCDE. Seulement 2,5 % des plus de 65 ans remboursent un emprunt immobilier contre 12 % en Europe. L'assurance-vie représente la moitié du patrimoine financier des personnes âgées de plus de 65 ans. La valeur des services publics augmentent le niveau du revenu disponible brut des plus de 65 ans de 40 % en France contre 30 % en moyenne au sein de l'OCDE. ce taux est de 30 % aux Etats-Unis et en Allemagne, de plus de 60 % en Suède et en Norvège.

samedi 1 février 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le coin des épargnants
La bourse de Paris a terminé à 4165 points avec une croissance de 0,1 % sur la semaine et une baisse de 3 % depuis le 1er janvier.
Les bourses doivent faire face au processus de réduction des injections de liquidités de la FED, aux incertitudes sur la croissance mondiale. La vulnérabilité des pays émergents est également une source d’inquiétudes. Nous entrons dans une période agitée qui risque de se traduire par une plus grande volatilité des cours.
La Fédération Française des Sociétés d’Assurance a communiqué les résultats de l’assurance-vie pour 2013. Après une année 2012 marquée par la première décollecte de son histoire, l’assurance-vie a renoué avec la croissance l’année dernière. Le contrat Euro-croissance devait être commercialisé à la fin de l’année ou plutôt début 2015, les décrets d’application devant être publiés d’ici la mi 2014.
Etats-Unis, la nouvelle croissance
La croissance, au second semestre 2013, a atteint 3,7 % soit le taux le plus élevé de ces dix dernières années. Les investissements ont connu une progression sans précédent avec + 11,4 % au 4ème trimestre. La croissance au dernier trimestre a été de 3,2 % après 4,1 % au 3ème.
Sur l’ensemble de l’année, les Etats-Unis ont connu une croissance de 2 % et cela malgré un plan d’assainissement portant sur 85 milliards de dollars et la paralysie de l’Etat pendant la première quinzaine d’octobre avec la mise en congé de centaines de milliers de fonctionnaires ; le premier a réduit la croissance de de 1,5 point et le second de 0,3 point.
Dans ces conditions, c’est sans surprise que la Fed a annoncé cette semaine la réduction de 10 milliards de dollars de ses achats mensuels de titres. Les marchés obligataires américains réagissent bien au tapering.
Du fait de l’augmentation des taux, les ménages devraient réduire leurs investissements en matière immobilière dans les prochains mois sans que cela pèse sur la croissance.
En 2013, les ménages ont puisé dans leur épargne pour augmenter leur consommation, une tendance qui qui, en 2014, devra être relayée par la croissance du revenu du travail comme d’ailleurs le Président Obama l’a suggéré à l’occasion du Discours de l’Union. Le marché du travail reste encore fragile avec des créations qui ont de 130-140 000 en décembre et qui devraient être de 170 000 en janvier.
Le taux de chômage ne devrait que peu varier du fait que de nombreux Américains pourraient être tentés de se réinscrire au chômage compte tenu de l’amélioration conjoncturelle.
Zone Euro, des signaux toujours positifs… mais aussi quelques inquiétudes
Que ce soient les indicateurs avancés ou les premiers résultats du 4ème trimestre, la reprise, certes lente, se confirme au sein de la zone euro. Les indices PMI, l’indice du sentiment économique (ESI) de la Commission européenne et l’indice IFO en Allemagne ont progressé en janvier, retrouvant des niveaux proches des points hauts de mi-2011. Il faut noter que la croissance belge a légèrement accéléré au T4 (0,4% t/t après +0,3% au T3). Dans la partie Sud d la zone, la fin de la récession au second semestre 2013 est largement confirmée en Espagne, où le PIB a augmenté de 0,3% t/t, après 0,1% t/t au T3.
Néanmoins, les menaces déflationnistes demeurent comme en témoigne l’évolution de la masse monétaire. La BCE sera suivie de près au moment de la prochaine réunion du Conseil des Gouverneurs, le 6 février à Francfort. La masse monétaire n’a augmenté que de 1% sur un an en décembre et l’inflation n’a été que de 0,7% en janvier 2014.
L’Espagne, la fin de la respiration artificielle
Au début du mois de décembre, l’Espagne est sortie du programme d’aide ouvert par le Mécanisme Européen de Stabilité à la fin du mois de décembre 2013. Ce programme visait à faciliter la recapitalisation du secteur bancaire et n’impliquait pas, à ce titre, de conditions particulières sur la politique économique ibérique. 
Pour éliminer tout doute quant à la capacité de l’Etat espagnol à restructurer son secteur bancaire, les Européens s’étaient engagés, mi-2012, à prêter jusqu’à 100 milliards d’euros à l’Espagne. 41,3 mds auront finalement été nécessaires (versés, pour l’essentiel, en décembre 2012).
France, croissance au 4ème trimestre : 0,3 % est probable
La France marquet-elle le pas ou arrivera-t-elle à redécoller ? La réponse en ce début d’année n’est pas évidente à formuler. Ainsi, les indices composites de l’INSEE et de la Banque de France montent une amélioration régulière tout au long de l’année 2013 laissant présager une reprise de l’activité économique  mais l’indice composite PMI reste en état dépressif et semble indiquer une rechute.
Les signaux contradictoires envoyés par l’économie française démontrent que la reprise est lente et fragile.
Il n’en demeure pas moins qu’après le repli du troisième trimestre (-0,1% t/t), le PIB devrait enregistrer un rebond au quatrième dans l’esprit du deuxième trimestre (+0,5% t/t). Il est possible que la contribution du commerce extérieur soit positive au 4ème permettant de compenser l’effet négatif des variations de stock.
Compte tenu des résultats de la consommation au mois de décembre avec un recul de 0,1 %, l’effet déblocage de l’épargne salariale autorisé de juillet à décembre aura été faible.
Les pouvoirs publics attendaient une augmentation des achats avant les hausses de TVA au 1er janvier 2014 et le durcissement des bonus-malus écologiques sur les voitures. Ce n’est pas certain qu’il ait eu lieu.
En revanche, les données de production et de ventes au détail  confirment un rebond de l’activité. En novembre, dernier point connu, la production industrielle a progressé de 1,3% m/m, effaçant la baisse des deux mois précédents et ramenant l’acquis de croissance en territoire positif à +0,3% t/t.
Pour la croissance du dernier trimestre 2013, la Banque de France table sur +0,5 % et l’INSEE sur + 0,4 %. A priori, elle devrait se situer à +0,3 %. Réponse le 14 février.
A suivre, next week
Lundi 3 février
En France, seront attendues les immatriculations de voitures neuves du mois de  janvier. Les constructeurs auront ainsi une information sur la tendance 2014. Il faudra également regarder l’indicateur avancé PMI manufacturier du mois de janvier.
En Allemagne, au Royaume-Uni, comme en Chine, il faudra également suivre l’indice PMI manufacturier officiel de janvier.
Mardi 4 février, il sera intéressant de regarder les chiffres des prix à la production de la  zone euro de décembre.
Mercredi, en France, il faudra consulter les indices PMI des services et composite de janvier. A Pékin, il faudra suivre les indices PMI services HSBC de janvier.
A Berlin comme à Londres, il faudra analyser l’indice PMI Markit services définitif de janvier et l’indice PMI Markit services définitif zone euro également de janvier 
A Bruxelles seront communiquées  les ventes au détail zone euro de décembre.
Jeudi 6 février à Paris, sera rendue publique l’enquête sur les investissements dans l'industrie de janvier.
 A Berlin, il en sera de même pour les commandes à l'industrie de décembre.
Plusieurs réunions monétaires sont programmées jeudi 6 avec notamment la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE. Une conférence de presse avec les décisions sur les taux est attendue à 13h45.
Vendredi 7 février, à Berlin sera communiquée la balance commerciale de décembre ainsi que la production industrielle de ce même mois.
A Londres, il sera rendu public la production industrielle de décembre et la balance commerciale de ce même mois.
A Washington, il faudra suivre de près l’évolution du nombre de demandeurs d'emploi, taux de chômage pour le mois de janvier.
A Paris, nous connaîtrons les résultats du commerce extérieur de décembre et donc de 2013.
Il sera également rendu public la situation mensuelle budgétaire de l'État pour la France à fin décembre.

Les Français ont légèrement réduit leur effort d'épargne au troisième trimestre 2013


Au 3ème trimestre de l'année dernière, les ménages ont réduit leur effort d'épargne faisant des retraits leurs livrets. En revanche, l'assurance-vie a enregistré un redressement.

L'épargne brute des ménages est passée, en flux, de 54 à 53,5 milliards d'euros du 2ème au 3ème trimestre 2013 avec une progression en parallèle de l'endettement qui est passé de 6,3 à 8,2 milliards d'euros en flux ce qui correspond à +1,9 %.

Les actifs liquides et non risqués s'élèvent à 1035 milliards d'euros à fin septembre 2013 dont 65 milliards d'euros pour les pièces et les billets. Les dépôts à vue s'élèvent à 322 milliards d'euros contre 320 à la fin du premier semestre. Les livrets et les CEL atteignent 626 milliards d'euros avec une décollecte sur trois mois de 2,5 milliards d'euros compensée par les revenus capitalisés.

Les actifs non risqués représentent 1580 milliards d'euros dont 77 milliards d'euros pour les comptes à terme, 215 milliards d'euros pour l'épargne contractuelle et 1287 milliards d'euros pour les fonds euros de l'assurance-vie. Ce dernier compartiment a enregistré un flux de 11 milliards d'euros sur le troisième trimestre.

Les actifs liquides et risqués sont passés de 497 à 518 milliards d'euros du fait de la valorisation des valeurs boursières. En effet, les flux sont restés négatifs au 3ème trimestre avec -6,9 milliards d'euros. Les actions cotées représentent 168,6 milliards d'euros et ont enregistré une décollecte de 0,4 milliard d'euros. Les OPCVM ont aussi connu un flux négatif de 4,4 milliards d'euros.

Les supports UC sont passés, en encours, de 223 à 236 milliards d'euros et cela malgré un flux négatif de 0,3 milliard d'euros.

Au 3ème trimestre, les ménages ont accru leurs placements financiers de 17,1 milliards d'euros contre 17,9 milliards d'euros au deuxième. L'encours atteint 3979 milliards d'euros au 30 septembre 2013.

Le taux d'épargne des ménages reste à un niveau élevé même s'il est en recul à 15,7 % du revenu disponible brut contre 15,9 % au deuxième trimestre 2013. (sources : Banque de France)

La lettre de l'épargne du mois de février de Philippe Crevel



La lettre N°91 du Cercle des Epargnants du mois de février est disponible.

Au sommaire de cette lettre  avec quelques clins d'oeil :

  • l'édito de Philippe Crevel, "la malédiction"
  • Après février, il y aura peut-être août
  • Les hommes rattrapent presque les femmes
  • Trop vieux ou trop jeune, toujours la même histoire
  • Stones ou Actions, il faut choisir
  • Satisfaction pour le Cercle


lire la lettre de février   

L 91 page 1  

Consommation des ménages : recul en décembre dans un contexte assez sombre pour l'économie française


La consommation a déçu au mois de décembre avec un recul de 0,1 %. En revanche, sur le dernier trimestre, les dépenses de consommation des ménages augmentent de 0,8 % après une stabilité au troisième.

Néanmoins, il n'y a pas de réel mouvement favorable en matière de consommation car cette hausse est imputable à l’accélération des dépenses en biens durables et alimentaires, ainsi qu’à la moindre baisse des dépenses en énergie. Sur l'année, la consommation n'a progressé que de 0,1 % après -0,5 % en 2012. Ce résultat devrait permettre une croissance du PIB au quatrième trimestre de 0,3 à 0,4 % compte tenu de la contribution négative du commerce extérieur et de l'atonie de l'investissement.

Le PIB 2013 ne devrait donc augmenter que de 0,1 à 0,2 %. La France reste engluée dans la stagnation avec des indicateurs très préoccupants pour l'avenir avec un commerce extérieur peu compétitif, un recul historique des investissements d'origine étrangère et des taux de marge pour les entreprises à un niveau historiquement bas.