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mardi 20 janvier 2015

Le FMI voit rouge

Le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance sauf pour les Etats-Unis. Le FMI considère que le ralentissement chinois va peser sur la conjoncture économique mondiale et que l'Europe est toujours en proie à des risques de déflation.

Lire la note sur le site de Philippe Crevel 

mercredi 9 avril 2014

Le FMI parie sur 1 % de croissance pour la France en 2014



Le FMI a publié son rapport du mois d'avril sur la conjoncture de l'économie mondiale. L'organisation internationale se montre légèrement plus optimiste pour la France avec une croissance qui pourrait atteindre 1 % cette année. Le Gouvernement a prévu 0,9 % et de nombreux experts penchent pour une croissance comprise entre 0,6 et 0,9 %.

Selon le FMI, la croissance mondiale devrait passer de 3 % en 2013 à 3,6 % en 2014 et à 3,9 % en 2015. Dans les pays avancés, la croissance devrait atteindre environ 2¼ % en 2014–15, soit une amélioration d’environ 1 point de pourcentage par rapport à 2013. Cette amélioration est imputable à une réduction du durcissement de la politique budgétaire, sauf au Japon, et à la persistance de conditions monétaires  accommodantes.La croissance sera la plus élevée aux États-Unis avec un taux de  2¾ %. La croissance serait positive mais  variable dans la zone euro, plus forte au  coeur de la zone, mais plus faible dans les pays caractérisés par une dette (privée et publique) élevée et une fragmentation financière. Dans les pays émergents et les pays en développement, la croissance devrait monter progressivement de 4,7 % en 2013 à environ 5 % en 2014 et à 5¼ % en 2015.

La croissance sera portée par l’affermissement de la demande extérieure des pays avancés, mais le durcissement des conditions financières pèsera sur la croissance de la demande intérieure. En Chine, la croissance s'élèverait à  7½ % en 2014 avec un freinage décidé par les autorités du  crédit et la mise en oeuvre de  réformes structurelles afin d'assurer une transition graduelle à une trajectoire de croissance plus équilibrée et durable.

Le FMI souligne que la reprise mondiale demeure fragile du fait de la persistance de nombreux déséquilibres et l'émergence de nouveaux problèmes avec le changement de politique monétaire américain. Le FMI note que les fluctuations financières pourraient évidemment avoir des conséquences sur les économies des pays émergents.

lire le rapport du FMI sur la conjoncture avril 2014

mercredi 22 janvier 2014

Le FMI demande à la BCE d'être plus proactive


Le Fonds monétaire international opte, dans ses prévisions du mois de janvier, pour un optimisme raisonné. L’organisation internationale considère que le renforcement de la croissance au second semestre 2013 devrait se confirmer en 2014 et 2015. De ce fait, elle prévoit une croissance de l’économie mondiale de 3,7 % en 2014 et de 3,9 % en 2015. Le FMI considère que le risque d’inflation est quasi nul avec comme conséquence un alourdissement de la charge de la dette surtout si les taux d’intérêts sont amenés à augmenter avec la fin progressive des injections de liquidités par les Etats-Unis.

Dans son analyse du mois de janvier, le point clef est l’adresse à la Banque centrale européenne d’être plus proactive dans la gestion de la zone euro. Le FMI demande à la Banque centrale de s’inspirer de la méthode américaine ou britannique. Il incite les Européens à poursuivre leurs réformes structurelles et d’avancer dans le fédéralisme économique.

  1. La zone euro au cœur des préoccupations du FMI
La zone euro sort de la récession avec un taux de croissance qui devrait être de 1 % en 2014 et de 1,4 % en 2015. Le Royaume, grâce à sa politique monétaire expansive devrait atteindre 2,25 % de croissance en 2014 et 2015. Le FMI demande à la BCE de pratiquer des injections de liquidités à plus long terme avec le cas échéant des prêts ciblés afin de dynamiser la demande et réduire la fragmentation du marché financier.

Le FMI fixe un programme d’action clair pour l’Europe :

Ø      Couper le lien entre les banques et les banques afin de favoriser le crédit au secteur privé
Ø      Evaluer les bilans des banques
Ø      Réparer les bilans des banques et le cas échéant les recapitaliser
Ø      Achever l’Union bancaire en unifiant les dispositifs de supervision
Ø      Favoriser l’investissement et poursuivre les réformes structurelles

Il n’est par sûr que la BCE se plie aux souhaits du FMI. La BCE demeure, en effet, assez timide même si dans les derniers comptes rendu elle signale qu’elle a conscience des risques déflationnistes. EN revanche, il n’y pas encore de consensus pour entrer dans un nouveau cycle de prêts à long terme. L’Union bancaire bute, dans sa réalisation, sur les oppositions entre pays membres, les Allemands ne souhaitant pas que leurs banques locales soient supervisées par l’échelon européen.

Avec la sortie de la récession du Sud de l’Europe, les investisseurs commencent à s’intéresser à nouveau à l’Espagne ou au Portugal mais le financement demeure très compartimenté ne favorisant pas la relance de l’investissement.

  1. le FMI assez confiant sur la reprise américaine 
Le FMI prévoit pour les Etats-Unis une croissance de 2,8 % en 2014 après 1,9 % en 2013. La croissance pourrait atteindre 3 % en 2015. L’amélioration est en partie liée à l’assouplissement des hausses d’impôt et aux moindres réductions des dépenses en application de l’accord budgétaire. EN revanche, pour 2015, un durcissement budgétaire est attendu et devrait peser sur la croissance.

  1. ralentissement en vue au Japon 
Au Japon, le FMI revoit ses projections à la baisse pour le Japon du fait de l’augmentation de la TVA qui devrait peser sur l’activité. Le taux de croissance devrait être de 1,7 % en 2014 et de 1 % en 2015.

  1. quelques doutes sur les pays émergents 
Le FMI souligne que les pays émergents profiteront de la progression de la demande extérieure des pays avancés lais que de nombreuses faiblesses structurelles pourraient entraver leur développement.

Les économies émergentes et en développement devrait enregistrer une croissance de 5,1 % en 2014 et de 5,4 % en 2015.

La croissance chinoise qui demeure soutenue par l’investissement devrait s’établir à 7,5 % en 2014 et 2015.

Les marchés financiers des pays émergents devraient rester instables avec des mouvements de capitaux assez importants en liaison avec le changement de la politique monétaire américaine. Des sorties de capitaux sont à attendre avec des variations des taux de change. Les pays ayant des balances des paiements courants déficitaires seront vulnérables à ces mouvements de capitaux.

La Chine devra poursuivre sa réorientation économique en réduisant l’investissement en faveur de la consommation. L’inquiétude sur la situation financière des collectivités locales et de certaines entreprises progresse.

Le FMI trace un tableau en demi-teinte de l’économie mondiale avec un raffermissement de la croissance et en confirmant la sortie de la récession de l’Europe. Il n’en demeure pas moins que l’organisation internationale reste prudente sur les évolutions économiques et financières à court et moyen terme compte tenu des menaces liées à la gestion des dettes et à l’impact de la fin progressive des injections de liquidités.


mercredi 9 octobre 2013

Une croissance meilleure en 2014 sous condition que les Etats-Unis ne tombent pas en récession


Le FMI a présenté mardi 8 octobre ses nouvelles prévisions économiques pour 2013 et 2014. Malgré les menaces liées au shutdown américain, le FMI se montre plus confiant et a réévalué ses prévisions à la hausse en ce qui concerne les pays avancés. En revanche, il a abaissé le taux de croissance de l'économie mondiale avec un net recul du développement des pays émergents ; leur croissance ne serait plus que de 4,5 % contre 5 % prévu en début d'année.

La croissance des pays avancés serait de 1,2 % cette année et de 2 % en 2014. pour la France, le PIB augmenterait de 0,2 % en 2013 et de 1 % en 2014 mais le chômage continuerait à augmenter pour atteindre 11,1 % Pour l'Allemagne, les taux de croissance respectifs seraient de 0,5 et de 1,4 %. L'Italie sortirait de la récession l'année prochaine avec un taux de croissance de 0,7 % après -1,8 % en 2013. Le Royaume-Uni enregistrerait une croissance de 1,4 % en 2013 et de 1,9 % en 2014. Pour la zone euro, le taux de croissance serait de 1 % en 2014 avec encore un recul en 2013 de -0,4 %. Les Etats-Unis devraient si un accord est trouvé au Congrès assez rapidement enregistrer une croissance de 2,6 % en 2014 après 1,6 % en 2013.

Les pays émergents devraient voir leur situation s'améliorer en 2014 avec un taux de croissance de 5,1 % contre 4,5 % cette année. La Chine en revanche obtiendrait un plus mauvais résultat avec une croissance de 7,3 % en 2014 contre 7,6 % en 2013. L'Inde aurait un taux de croissance de 3,8 % cette année et de 5,1 % en 2014 quand le Brésil resterait en 2013 comme en 2014 à 2,5 %.

lire le rapport du FMI

samedi 13 juillet 2013

La semaine économique et financière vue par Philippe Crevel

Le coin des épargnants

Comme tous les six mois, la vie de l’épargne est rythmée par la fixation du taux du Livret A.
Entre relancer la consommation, faire plaisir aux banquiers et ne pas désespérer les petits épargnants, les pouvoirs publics doivent faire le moins mauvais des choix. François Hollande ne pouvait pas retenir un taux de 1 % qui le placerait à un niveau historiquement bas. Il ne peut pas, en revanche, ne pas tenir compte de la baisse de l’inflation. Par ailleurs, le Gouvernement après avoir favorisé le déblocage de l’épargne salariale est à la recherche de tous les petits ruisseaux pour alimenter un filet de croissance.

Après avoir rassuré les assureurs avec le rapport Karine Berger et Dominique Lefebvre sur l’épargne longue, le Gouvernement se doit de faire un geste vis-à-vis des banquiers qui enragent de constater leurs liquidités filées vers l’épargne réglementée. A défaut d’obtenir un moindre taux de centralisation des ressources du Livret A sur la CDC, ils devront se contenter d’une baisse du taux du Livret A.

Autre fait de la semaine est la baisse confirmée de l’immobilier. Après des mois d’hésitation, d’allongement des délais de ventre et de diminution du nombre des transactions, les prix de l’immobilier s’orientent à la baisse. Elle demeure modérée au regard de celles enregistrées chez plusieurs de nos partenaires.

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi la France fait de la résistance. Notre pays connaît une progression de sa population, environ 200 000 habitants par an, exerçant automatiquement une demande supplémentaire en logements et une concentration croissante de sa population sur des grandes agglomérations conduisant à des pénuries locales.
Par ailleurs, le marché de l’immobilier est naturellement peu flexible dans un pays dont les habitants privilégient le placement foncier et où l’acquisition de la résidence principale est une religion. L’existence de nombreuses niches fiscales a également favorisé le développement de rentes de situation et a, contrairement à l’objectif poursuivi, conduit à des hausses de tarif. La segmentation du marché, locatif aidé, niches fiscales et secteur privé explique aussi la lenteur des ajustements des prix.

Le CAC 40 a terminé malgré un vendredi dans le rouge, cette semaine, en positif avec une croissance de 1,57 % à 3 855 points.

 La France, quartiers d’été avant un automne qui pourrait chaud

 Avec le 14 juillet, la France commence à prendre ses quartiers d’été. Néanmoins, la récession de la fin 2012 et du premier trimestre a laissé des traces. La rentrée risque d’être compliquée avec des entreprises qui ont serré au maximum leurs charges pour résister à la conjoncture. Les marges de manœuvre apparaissent faibles tant pour l’Etat que pour les entreprises. La dégradation de la France par l’agence Ficht rappelle que la situation reste compliquée. Certes, l’agence Ficht n’avait guère d’autre solution que de s’aligner sur les autres agences de notation.

 Le Gouvernement semble attendre la reprise de l’Europe du Sud, la confirmation de la santé retrouvée des Etats-Unis et l’élection allemande. Le pouvoir français espérera une grande coalition CDU-SPD à défaut de pouvoir compter sur une défaite d’Angela Merkel.

 Après l’automne, en fonction des résultats de l’élection allemande et de la situation économique et financière de la France ainsi qu’en Italie, des tensions pourraient se faire jour. En effet, une dérive des comptes publics français pourrait être constatée autour de 4 % du PIB. Les investisseurs pourraient, surtout si la reprise demeure aux abonnés absents, demandée des signes tangibles de réforme et d’assainissement à la France. Or, une remontée des taux rapides génèrerait un surcoût pour les finances publiques et pourrait mettre sous tensions le système financier.

 La réforme des retraites version 2013 sera suivie avec attention. Si les partenaires sociaux arrivent à bloquer tout ou partie de cette réforme, il y a un véritable risque à la fois financier et politique. L’impuissance du pouvoir pourrait être alors sanctionnée.

 L’été sera donc studieux pour le pouvoir avec en fil rouge la finalisation du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.
 Les deux ans de plus accordés par la Commission européenne pour ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2015 au lieu de 2013 n’empêcheront pas le Gouvernement de souffrir. Après un dérapage à 4,8 % du déficit en 2012, celui de 2013 devrait se situer bien au-delà de la fourchette des 3,7 % prévu dans le Programme de stabilité 2013-2017 publié en avril.

 Avec la récession, moins de recettes et plus de dépenses, le gouvernement avait fondé son PLF 2013 sur une prévision de croissance de +0,8% ramené pied à pied à +0,1% en moyenne annuelle. Chaque dixième de point de croissance en moins ajoute un dixième de point au déficit budgétaire.
 Une réduction du déficit structurel de 1 point de PIB en 2014 et de 0,6 point en 2015 est actuellement prévue dans le Programme de stabilité. Sur la base des prévisions officielles de croissance (+1,2% en 2014 et +2% en 2015), et partant d’un déficit de 4,2% en 2013, le plan prévoit de ramener le déficit budgétaire à 3,4% en 2014 et
2,5% en 2015, permettant une sortie de la France de la procédure pour déficit excessif.

 De nombreux experts considèrent que le Gouvernement ne tiendra pas le calendrier sauf à changer de braquet sur les réductions d’économie.

 Logiquement, le Gouvernement a prévu de porter l’effort de réduction des déficits sur la baisse des dépenses. Il faut qu’il fasse 14 milliards d’euros d’économies budgétaires et plus de 6 milliards en 2014, soit en tout 20 milliards ; en 2015, le même effort devra être reconduit.

 Côté recettes, il faut savoir que la somme d’EUR 6 milliards recouvre une augmentation brute bien plus importante, de l’ordre du double. En effet, il faut compter en 2014 avec EUR 6 milliards de manque à gagner dû à l’expiration de certaines mesures et au moindre rendement d’autres.
 Dans le collimateur du Gouvernement, une révision de la fiscalité sur les gros contrats d’assurance-vie, la mise en place accélérée d’une fiscalité écologique, un nouvel ajustement des taux de TVA.

 Côté dépenses, le pouvoir tentera de réduire les dépenses liées aux prestations familiales, aux retraites et à l’assurance-chômage. Les dotations de l’Etat à ses opérateurs et aux collectivités locales vont diminuer d’environ 1,5 milliard d’euros.

 Le FMI continue à ajuster la croissance mondiale à la baisse

 Le Fonds monétaire international (FMI) a publié ses perspectives économiques mondiales révisées du mois de juillet. Pour la deuxième fois cette année, il les révise en baisse. Comparé aux prévisions d’avril, le taux de croissance mondiale perd 0,2 point de pourcentage, à la fois en 2013 (3,1%) et en 2014 (3,8%). Pour l’Union économique et monétaire (UEM), le repli du PIB serait de 0,6% en 2013. Un taux un peu supérieur au consensus. Seule l’Allemagne, dans les grands pays de la zone euro, échapperait à la récession cette année. La récession serait de -0,2% en France et -1,8% en Italie. Pour 2014, la croissance de la zone serait modeste de +0,8% à +0,9%.

 Les bons résultats de la production industrielle en avril et mai devraient permettre de maintenir le caractère haussier de la conjoncture pour le second semestre même si un tassement est attendu.

 A suivre la semaine prochaine

 Lundi, il faudra suivre avec attention le résultat du PIB chinois du 2ème trimestre avec une possibilité de décrue du taux de croissance en-deçà de 7,5 %.
 Aux Etats-Unis, il conviendra de regarder de près les résultats de l’enquête manufacturière de la réserver fédéra de New York pour le mois de juillet. Elle devrait sortir en hausse. Il faudra également suivre les ventes au détail et les stocks d’entreprise.

 Mardi sera attendu les immatriculations automobiles de l’Union européenne. Et le taux d’inflation au sein de la zone euro. Il faudra également étudier l’indice Zew du climat économique au sein de la zone euro où une amélioration est attendue.
 Au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis seront publiés mercredi les taux d’inflation du mois de juin. Aux Etats-Unis, toujours, sera diffusé le résultat de la production industrielle de juin.

 Mercredi, il faudra regarder le compte rendu de la politique monétaire de la  réunion les 10 et 11 juin.

 Au Royaume-Uni, il faudra de même étudier le compte rendu de politique monétaire de la Banque d’Angleterre.

 Pour la zone euro, sera rendue publique la production dans le secteur de la construction de mai.
 En Italie, les comptes courants de mai seront rendues publics.

 Aux Etats-Unis, il sera intéressant de regarder les permis de construire et mises en chantier de juin.
 Pour connaître un peu plus les intentions de la FED, il faudra écouter l’audition semestrielle de Ben Benarke, Président de la Réserve fédérale, par la commission des services financiers de la Chambre des représentants

 Jeudi, dans le cadre du G 20 présidé par la Russie, il conviendra de suivre la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux à Moscou (également vendredi).
 Pour la zone euro, il conviendra d’étudier la deuxième publication de la balance des paiements du premier trimestre  et la balance des paiements de mai.
 Une série d’indicateurs devront être suivis aux Etats-Unis dont les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine achevée le 12 juillet, l’enquête de la réserve fédérale de Philadelphie pour le mois de juillet, la publication des indices composites du Conference Board du mois de juin (16 heures). Dans le prolongement de la veille, il faudra également avoir un œil sur l’audition semestrielle de Ben Benmarke pour la commission bancaire du Sénat.

 Vendredi sera plus calme avec la simplement la communication en Allemagne de l’orientation des 
prix de production en juin, celle de la situation budgétaire de juin au Royaume-Uni et  la balance commerciale de mai en Espagne.